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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:11

MANCHOTSLe manchot le plus célèbre du western, celui qu’on surnomme carrément « le manchot », possède bel et bien ses deux bras ! Dans « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », Clint Eastwood est surnommé ‘Monco’ (le Manchot, en v.f.), probablement à cause du manchon en cuir qu'il porte à son poignet droit. Manchon, manchot…

Le western a néanmoins collectionné quelques personnages à un bras, que ce soit dans des rôles de héros ou de salopards. Celui qui vient immédiatement en tête est Spencer Tracy dans le quasi-western « UN HOMME EST PASSÉ ». La scène où il démolit Ernest Borgnine d’une seule main est entrée dans la légende.

MANCHOTS (1)

Richard Boone est un ex-officier nordiste qui a perdu un bras sans gloire à la guerre dans « LE RAID », Michael Dante un jeune soldat revenu dans le même état dans « LE COURRIER DE L’OR », Tom Tryon a perdu son bras enfant dans « TERRE SANS PARDON », James Coburn continue de jouer les scouts malgré son handicap dans « MAJOR DUNDEE » et se bat même au couteau avec Mario Adorf, qui se retrouvera lui-même manchot dans « LE SPÉCIALISTE ». Jan Merlin a eu le bras mutilé lors d’une fusillade dans « LE CALIFORNIEN », Joe Don Baker ex-sudiste joue encore les tireurs d’élite dans « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES ». Dans le même cas, Jack Palance est devenu encore plus méchant dans « LE CLAN DES McMASTERS » puis dans « COMPAÑEROS ! » où il a une main en bois.

MANCHOTS (2)

Al Mulock est devenu infirme en voulant capturer Eli Wallach dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », Neville Brand a un tronçon de rail à la place d’une de ses mains dans « LE SHÉRIF NE PARDONNE PAS ».

La doublure-lumière de Burt Lancaster, Bill Raisch n’avait nul besoin d’avoir un bras attaché le long du corps : il était réellement manchot et a joué un rôle inoubliable dans la série « LE FUGITIF ». Il s’est également bagarré avec Kirk Douglas dans « SEULS SONT LES INDOMPTÉS ».

En BD, le héros de la série d’Alejandro Jodorowsky « LE BOUNCER » n’a qu’un bras.

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 11:08

LES CHEYENNES navajosAnecdote amusante, glanée dans un documentaire sur les Indiens d’Amérique. Pardon – les « Native Americans » !

Pendant son tournage des « CHEYENNES », John Ford dut engager des Navajos de la réserve où il filmait les extérieurs, pour incarner les guerriers cheyennes en figuration. Les rôles « parlants » étant tenus comme il se doit, par des ‘hispanos’ comme Gilbert Roland ou Dolores Del Rio et des ‘italo’ comme Sal Mineo.

Personne dans l'équipe ne comprenant un traître mot de Navajo (c'est même pour ça que l’U.S. Army les enrôla comme messagers pendant la WW2), les figurants en question ne racontèrent que des âneries et des blagues pendant les prises.

Ce qui fait que si « LES CHEYENNES » est une œuvre grave et émouvante pour le commun des mortels, c'est un film hautement comique pour le spectateur Navajo qui hurle de rire à chaque projection.

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 10:43

BIG NOSE KATE (1)Mary Katherine Horony (1850-1940), émigrée hongroise installée en Amérique, est essentiellement connue aujourd'hui pour avoir été la compagne de ‘Doc’ Holliday. Elle fit sa connaissance en travaillant dans le saloon tenu par l’épouse de Wyatt Earp, en tant qu’entraîneuse ou prostituée, et resta avec lui jusqu'à sa mort. Célèbre sous le surnom de ‘Big Nose’ Kate, elle s’est également fait appeler Katie Elder.BIG NOSE KATE

À l’écran, Kate a été dignement interprétée par plusieurs excellentes comédiennes : à commencer par Jo Van Fleet dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL », qui en a donné une interprétation réaliste de femme mûrissante, amère et humiliée. Vint ensuite la plus « glamoureuse » Faye Dunaway dans « DOC », puis pour respecter les origines européennes de la dame : Joanna Pacula dans « TOMBSTONE » et Isabella Rossellini dans « WYATT EARP ».

Le personnage est bizarrement absent de « 7 SECONDES EN ENFER », laissant Jason Robards célibataire. John Ford lui, en avait inexplicablement fait une chanteuse Mexicaine nommée 'Chihuahua' et campée par Linda Darnell dans « LA POURSUITE INFERNALE ».

Dans la série TV « THE LIFE AND LEGEND OF WYATT EARP », Carol Stone l’incarne pendant 7 épisodes, mais – télé oblige – devient alors « Kate Holliday », dûment mariée à l’Église.

BIG NOSE KATE (2)
Quoiqu’il en soit, aucune de ces comédiennes n’avait un appendice nasal particulièrement développé. Le mystère demeure donc entier quant à l’origine du surnom de « Kate au gros pif » !

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 20:26

LONESOME COWBOYLa célébrissime chanson que Lucky Luke entonne à la fin de chaque album « I’m a poor lonesome cowboy » est des plus pertinentes. Car le héros de western ne peut être que solitaire. Il n’est pas taillé pour être père de famille, et s’il veut devenir un personnage de tragédie, il doit avoir de bonnes raisons de se venger. Alors le western l’a rendu veuf. Le meurtre de l’épouse mythique et magnifiée devient son obsession et la vengeance sa raison LONESOME COWBOY (1)de vivre. Bien sûr, on peut lui avoir tué son frère, sa sœur, ses enfants, mais la mort de la femme est devenu un standard incontournable. Et une justification parfois facile à ses agissements violents.

Parmi les veufs les plus mémorables du genre : Randolph Scott qui l’a souvent été et tout particulièrement dans « LA CHEVAUCHÉE DE LA VENGEANCE » et « 7 HOMMES À ABATTRE », Gregory Peck supprime les assassins de sa chérie dans « BRAVADOS » (même s’il se trompe de cible), Chuck Connors est veuf dans la série « L'HOMME À LA CARABINE », John Wayne parle à la tombe de sa femme dans « LA CHARGE HÉROÏQUE » et en veut aux médecins qui n’ont pas su la sauver dans « LES CAVALIERS », Kirk Douglas est aveuglé par la haine quand sa femme indienne est violée et tuée dans « LE DERNIER TRAIN DE GUN HILL », Clint Eastwood voit sa moitié assassinée dans « JOSEY WALES HORS-LA-LOI » et décédée de mort naturelle dans « IMPITOYABLE », Robert Redford devient fou quand sa squaw est tuée dans « JEREMIAH JOHNSON », Lee Van Cleef jette son étoile de shérif pour venger sa femme dans « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES », Burt Reynolds a duLONESOME COWBOY (2) mal à se remettre de la mort de sa femme indienne (même si c'est lui qui l’a tuée) dans « LE FANTÔME DE CAT DANCING », William Holden traque l'homme qui a massacré son épouse dans « LA POURSUITE SAUVAGE », James Coburn veut la peau du shérif qui l’a rendu veuf dans « LA LOI DE LA HAINE », Lee Marvin et Gene Hackman deux héros de Richard Brooks n’ont jamais oublié leurs épouses mortes au champ d’honneur dans « LES PROFESSIONNELS » et « LA CHEVAUCHÉE SAUVAGE ». Le ‘spaghetti western’ a usé et abusé du veuvage menant à la rancune meurtrière.

Charles Bronson pourtant habitué à se venger, se joue de ce cliché dans l’impertinent « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES », en faisant croire à une jolie veuve qu'il est devenu impuissant depuis la mort de sa chère et tendre.

À l’inverse, c'est son mari qu’on tue à Raquel Welch dans « UN COLT POUR 3 SALOPARDS », la poussant à apprendre le maniement des armes. Une des rares « lonesome cowgirls ».

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 13:20

Parce que c'est tout de même une bien triste nouvelle et qu’on a du mal à s’y faire, petit retour sur la mort de Peter Graves.

Ce géant calme et toujours propre sur lui, qui a occupé le petit écran pendant plusieurs décades à l’instar de Robert Stack, Leslie Nielsen ou son frère James Arness, incarnant avec un inébranlable sérieux le ‘héros’ All-American tel que la télé l’a figé de série en série.

GRAVES ENCORE (1)
Et puis ces deux images, pour se souvenir qu'il n’a pas été que Mr. Phelps, l'homme qui regardait les bandes magnétiques « s’auto-détruire ».

Sur la photo en noir & blanc, Graves s'apprête à se faire arrêter au début de « LA NUIT DU CHASSEUR » et dans l’autre, il côtoie une autre icône de la télévision : David Vincent alias Roy Thiness dans un épisode des « ENVAHISSEURS ».

GRAVES ENCORE
Petite consolation : la série « MISSION : IMPOSSIBLE » étant rediffusée en boucle sur une chaîne ou l’autre à longueur d’année, Peter Graves n’est pas tout à fait mort. Ou alors s’il l’est, il fait probablement semblant, histoire d’arnaquer le dictateur basané d’un pays imaginaire d’Amérique du Sud.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:04

Un beau jour de 1974, quelques comédiens de western se sont retrouvés pour fêter le 25ème anniversaire de la chaîne de TV ABC, qui en profita pour rediffuser des épisodes de leurs séries respectives.

Entourant John Wayne on reconnaît Hugh O’Brian alias Wyatt Earp, Chuck Connors (avec sa carabine), Clint Walker (tellement grand qu’on l’a mis au fond), David Carradine le jeunot de la bande, Michael Ansara et Jack Kelly.

À côté du « Duke » avec sa panoplie et son masque, le doyen Clayton Moore qui incarna de 1949 à ’57 le légendaire ‘Lone Ranger’.
ABC

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 10:33

Quand ils apparurent pour la première fois dans un même film, Paul Newman et Steve McQueen n’étaient pas sur un pied d’égalité. À 31 ans, le premier tenait la tête d’affiche de « MARQUÉ PAR LA HAINE » dans le rôle du boxeur Rocky Graziano, alors que le second âgé de 26 ans, n’apparaissait que dans le premier quart-d’heure, pour jouer ‘Fidel’ un petit loubard du gang fréquenté par Newman. On les voyait commettre des petits larcins minables dans le Bronx, se battre au couteau, voler des pneus…

NEWMAN MCQUEEN (1)
Vingt ans s’écoulèrent avant que les deux hommes – amis dans la vie – ne se retrouvent ensemble sur un écran. Cette fois McQueen avait dépassé Newman en popularité et il était en premier sur le poster de « LA TOUR INFERNALE ». Enfin… En premier, mais au-dessous de Newman : la seule façon trouvée par leurs agents pour qu'ils acceptent de tourner ensemble.
NEWMAN MCQUEEN 

Car en 1968 ils faillirent déjà partager la vedette de « BUTCH CASSIDY & LE KID », mais l’affaire ne se monta pas, car aucune des deux stars aux yeux bleus n’acceptait d’être en seconde position au générique.

Robert Redford doit donc sa carrière à ces egos hypertrophiés…

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 15:19

Dans le premier « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », la police assiste impuissante aux exploits du « vigilante », qui devient un héros national, et qu'elle n’arrive pas à localiser. Le commissaire – joué par Vincent Gardenia – exhorte ses hommes à se remuer un peu. Parmi ces policiers new-yorkais, on aperçoit une fliquette en uniforme, l’air blasé et fatigué, dans deux courtes séquences : c'est une comédienne de second plan nommée Olympia Dukakis, encore totalement inconnue.

GARDENIA DUKAKIS
Quelques treize ans plus tard, et toujours à New York, Gardenia et Dukakis se retrouvèrent pour le délicieux « ÉCLAIR DE LUNE » de Norman Jewison, pour jouer les parents de Cher. Les deux vétérans y trouvèrent leurs meilleurs rôles.

C'était une petite parenthèse en forme de clin d’œil, un appendice au survol que nous avons récemment effectué sur la « franchise » des « DEATH WISH ».
GARDENIA DUKAKIS (1)

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 10:14

VIEILLISSEMENTSLe vieillissement artificiel a toujours été un défi pour les cinéastes, les maquilleurs et les comédiens. Arriver à faire croire, par des artifices comme des perruques, postiches ou prothèses en latex, qu’un personnage prend vingt ou trente ans, est un art difficile à maîtriser.VIEILLISSEMENTS (1)

Dans le domaine du western, John Wayne par exemple, fut parfaitement crédible en homme de 60 ans (alors qu'il en avait vingt de moins) dans « LA CHARGE HÉROÏQUE » et « LA RIVIÈRE ROUGE ». Par contre, il ne ressemblait pas du tout à ce qu'il devait devenir quand il atteignit réellement cet âge-là !

Il ne fut pas le seul à passer des heures sur le siège des maquilleurs : James Stewart, Vera Miles, Andy Devine et Woody Strode apparaissent tous blanchis et chenus au début de VIEILLISSEMENTS (2)« L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE » avant de rajeunir en flash-back.

Ce principe fut également adopté par Dustin Hoffman grimé en centenaire au début de « LITTLE BIG MAN », Emilio Estevez dans « YOUNG GUNS 2 », James Coburn dans le « director’s cut » de « PAT GARRETT & BILLY THE KID ». Kris Kristofferson prend vingt ans lors de l’épilogue de « LA PORTE DU PARADIS ». Liz Taylor, Rock Hudson et James Dean vieillissent de façon plus ou moins convaincante au cours de « GÉANT », George Peppard, Debbie Reynolds sémillants trentenaires, grisonnent dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST ». Idem – mais de façon plus discrète – pour Gregory Peck ou Jack Palance, censés avoir quinze ans de plus que leur âge réel dans « LA CIBLE HUMAINE » ou « JICOP LE PROSCRIT ».

Pour que l’effet soit crédible, il faut prendre le temps de maquiller les comédiens, de les éclairer adéquatement. Ce qui explique peut-être pourquoi ce genre d’exercice semble beaucoup moins réussi en téléfilm : les miniséries « COLORADO », « CAPITAINES ET ROIS » ou « NORD ET SUD » sont des festivals de moumoutes mal posées, de rides plâtreuses, de visages échappés du musée Grévin.
VIEILLISSEMENTS (3)

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 12:16

DELMER DAVES (3)Delmer Daves (1904-1977) débuta comme scénariste, avant de se lancer dans la réalisation. Il signa quelques œuvres notables dans le film noir et le film de guerre, avant de se démarquer avec « LA FLÈCHE BRISÉE », resté dans l’Histoire comme le premier film résolument pro-Indiens. Le discours y apparaît aujourd'hui naïf, mais il fallait faire ce DELMER DAVES (2)premier pas, et Daves peut s’enorgueillir d’avoir été le pionnier en la matière.DELMER DAVES (1)

Son western suivant « LE RETOUR DU TEXAN » n’a pas eu le même impact. Daves retourne en territoire indien avec « L’AIGLE SOLITAIRE », film visuellement somptueux, mais dramatiquement inégal, relatant des évènements historiques. Le film est demeuré dans les mémoires pour l’extraordinaire prestation du jeune Charles Bronson en chef Modoc. Cette fois les « Natives » ne sont pas tous des braves gens, mais les « visages pâles » non plus ne sont pas des saints.DELMER DAVES

« L'HOMME DE NULLE PART » marque la rencontre du réalisateur avec Glenn Ford, pour une adaptation de « OTHELLO » au Far West, qui ne décolle jamais vraiment. « LA DERNIÈRE CARAVANE » est beaucoup plus ludique et réussi, offrant à Richard Widmark un de ses rôles les plus charismatiques. À nouveau, la façon de filmer les paysages en CinémaScope balaie les réticences.

« 3 :10 POUR YUMA » et « COWBOY » reforme le tandem Daves-Glenn Ford, pour deux réussites éclatantes : le premier est un suspense austère et pervers, le second une initiation à la vie de cowboy vue à travers les yeux d’un « pied-tendre » joué par Jack Lemmon.

« L’OR DU HOLLANDAIS » est plus banal et impersonnel, « LA COLLINE DES POTENCES » est un film sombre et torturé, offrant un rôle intéressant au vieillissant Gary Cooper.

« LA MONTAGNE DES 9 SPENCER » n’est pas un western, malgré la présence des deux vétérans fordiens Maureen O’Hara et Henry Fonda.
DELMER DAVES (4) 

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