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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 11:24

En hommage à Larry Hagman qui vient de nous quitter, un petit historique de l’affiche française de « S.O.B. » de Blake Edwards, qui bat certains records de laideur et de mauvaise foi et qui donc, ne pouvait que réjouir « WWW ».

Satire au vitriol sur Hollywood, le film était resté inédit en France. Mais après le succès de « VICTOR/VICTORIA » du même auteur, il fut jugé opportun de le ressortir des tiroirs où il prenait la poussière. Malgré un casting brillant mais légèrement vieillissant, le distributeur nota la présence de Larry Hagman qui triomphait alors à la télé dans la série « DALLAS ». Une aubaine !

SOBS

L’affiche U.S. représentait un taureau déguisé en ‘producer’. Pourquoi ? Parce que « S.O.B. » signifie « Standard Operational Bullshit »  (et que ‘Bull’ veut dire ‘taureau’). Vous suivez ? Le titre étant intraduisible et donc le bovidé inutilisable, notre compatriote a collé la tête de « J.R. » sur le corps du taureau, l’a assis sur un dos de pin-up et a écrit en sous-titre : « Son Of A Bitch » pour expliquer ce que signifiait le titre. Même si cela n’a rien à voir.

Petit détail insignifiant au passage, Larry Hagman n’avait qu’un petit rôle très peu marquant dans le film… Et alors, me direz-vous ? On n’en est plus à ça près !

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 05:48

VENTURA FLICLino Ventura a débuté comme « méchant » de première classe dans les années 50, puis tout doucement a évolué vers les emplois de durs-au-cœur-d’or, pour finir acteur à part entière, capable d’incarner des profs d’université, des savants, des espions, des mafiosi, etc.

Mais c'est en flic qu'il a su trouver son image iconique, son archétype personnel. Sa silhouette massive, son imper mastic, sa chemise (généralement) bleue-ciel, son expression obstinée et inflexible, l’ont rendu inoubliable en policier incorruptible, souvent seul contre tous, allant jusqu'au bout de la vérité.

Mais en a-t-il vraiment joué autant que cela ?

Lino est simple inspecteur aux ordres de Maigret dans « MAIGRET TEND UN PIÈGE », il passe commissaire pour cuisiner Maurice Ronet dans « ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFFAUD » et monte encore en grade pour jouer le chef de la police dans « L’OPÉRA DE QUAT’ SOUS ».

Il faut ensuite attendre « LE CLAN DES SICILIENS », pour qu'il réintègre les rangs de la police et crée son image gravée dans le marbre, imper inclus. L’année suivante, c'est « DERNIER DOMICILE CONNU » où Ventura est un inspecteur solitaire, besogneux et mal-aimé, refusant d’avoir des états d’âme. Un de ses très grands rôles.

Il enchaîne cinq ans plus tard trois rôles de flics : dans « ADIEU POULET », il est le commissaire ‘Verjat’ (Javert en l’envers), un flic intègre au milieu de la corruption politicarde, dans « CADAVRES EXQUIS », il s’enfonce plus encore dans le labyrinthe des magouilles politiques (italiennes, cette fois), dans « LA GRANDE MENACE », il s'en va enquêter en Angleterre sur un assassin aux pouvoirs surnaturels.

VENTURA FLIC (1)

Son dernier rôle de flic sera dans « GARDE À VUE » où monolithe pétri de certitudes, il affronte l’anguille Michel Serrault dans un face à face anthologique en lieu clos.

Ce qui fait tout de même neuf personnages de policiers.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 07:52

Continuons de célébrer l’anniversaire de l’ami Klaus Kinski, en l’incluant dans la nouvelle rubrique à la mode de « WWW » : « AVEC LE TEMPS VA… ».

Le moins que l’on puisse dire en voyant ces images couvrant 40 années de carrière, c'est que le bonhomme a toujours été égal à lui-même et n’a jamais dévié de sa trajectoire hallucinée. Qu'il incarne une femme larguée au théâtre en Allemagne (première photo) ou un Paganini enterré sous une perruque de chef sioux, il a creusé le même sillon. Pour notre plus grande joie…

Il ne va pas être simple de départager tous ces Klaus...

KLAUS K TOUS AGES

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:42

Lee Van Cleef est un cas un peu à part, dans le sens qu'en vieillissant, il a radicalement changé d’emploi à plusieurs reprises, tant son aspect physique se modifiait. Il a toujours fait plus vieux que son âge et pour son premier ‘spaghetti western’ avec Leone, il avait à peine 40 ans et son partenaire l’appelait déjà ‘le vieux’ !

LVC TOUS AGES

Du voyou filiforme et frisotté du début des années 50 au vétéran blanchi sous le harnais, usé avant l’heure des années 80, Van Cleef ne s’est jamais figé dans une image. Dans son cas, pas de mystère, celle qui restera gravée dans le marbre est celle des deux classiques qu'il tourna avec le maître italien en 1965 et ’66.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 12:13

Notre récent voyage à travers les âges focalisé sur Charles Bronson, a attisé la curiosité de « WWW » concernant une autre de ses mascottes : Clint Eastwood.

Si ses métamorphoses physiques furent moins drastiques que celles de Bronson, il n’en a pas moins beaucoup changé au fil des années.

CLINT TOUS AGES

Du jeune premier gominé de 1954, au vieux ‘tough guy’ parcheminé de 2008, il est passé par l’étape rugueuse du ‘spaghetti western’, la mode capillaire discutable des seventies… Tel qu’en lui-même, toujours il changea. Et change toujours, d'ailleurs !

Mais quelle image iconique du Clint restera-t-il pour les générations futures ? 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:29

ALCAPONE (1)Le véritable Al Capone (1899-1947) n’était sans doute pas aussi pittoresque et fascinant que ce qu’en ont fait sa légende et le cinéma, mais son nom est encore aujourd'hui synonyme de violence, de mafia et inspire toujours autant les scénaristes et les comédiens. Ceux-ci en ont donné toutes sortes d’interprétations au fil des ans, le plus souvent ALCAPONEcabotines et ‘bigger than life’, mais aucun n’a vraiment ressemblé aux rares images qu'il reste du véritable Capone. Le seul en fait, qui aurait pu s’en approcher réellement semble être Bob Hoskins. Mais il n’a pas pu aller jusqu'au bout de son contrat pour « LES INCORRUPTIBLES », puisque Brian DePalma a finalement choisi de le remplacer par Robert De Niro qui en donna une interprétation très personnelle !

Parmi les Capone les plus mémorables : Rod Steiger dans « AL CAPONE » très excessif mais assez crédible, Neville Brand dans « LES INCORRUPTIBLES DÉFIENT AL CAPONE » pas ressemblant physiquement mais certainement très proche de la réalité. Il reprend d'ailleurs le rôle au cinéma dansALCAPONE (2) « LE DOMPTEUR DE FEMMES ». Jason Robards est une grossière erreur de casting dans « L’AFFAIRE AL CAPONE », tout comme le sera le trop cérébral Ben Gazzara, les joues bourrées de coton dans le « CAPONE » au rabais produit par Corman. William Forsythe est plutôt bien vu dans la série « LES INCORRUPTIBLES, LE RETOUR », le maigre F. Murray Abraham est quelque peu déroutant dans « DILLINGER & CAPONE » et « BABY FACE NELSON ». Plus récemment, on retrouve un Capone tout jeunot dans la série « BOARDWALK EMPIRE », campé par Stephen Graham.

Sans oublier Paul Muni et Al Pacino dans les deux versions de « SCARFACE », inspirés (librement) de la vie de Capone.

Le vrai ‘biopic’ sur « Scarface » reste à faire… Mais qui pourrait l’incarner aujourd'hui ? « WWW » se lance : Philip Seymour Hoffman. Qui dit mieux ?

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 10:27

Le fan inconsolable des « SOPRANO » se souvient que dans la série, la psy Lorraine Bracco était elle-même suivie par un collègue – également son ‘ex’ – incarné par le réalisateur Peter Bogdanovich.

C'est sans doute en clin d’œil à la mythique série mafieuse, que les deux comédiens apparaissent côte à côte dans une séquence de « BURNING DOWN THE HOUSE », un épisode de la 2ème saison de « RIZZOLI & ISLES ». Vieux suspect libidineux amateur de femmes de ménages grassouillettes, il fait les yeux doux à la maman de l’héroïne (Angie Harmon, à droite).

BRACCO

Bien sûr, leur rencontre dans la cafète du commissariat est inutile au scénario et semble complètement plaquée, mais on est bien content de les revoir ensemble, dix ans après leur premier face à face sur un divan d’analyse. Joli clin d’œil.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 10:09

La vision de « MY WEEK WITH MARILYN » nous fait penser à tous ces comédiens qui ont relevé le défi d’incarner d’autres comédiens, parfois des icônes culturelles, avec plus ou moins de succès. Quelques-uns au hasard :

 

  • James Cagney en Lon Chaney dans « L'HOMME AUX MILLE VISAGES ».
  • Ray Danton joue l’acteur-gangster George Raft dans « LE DOMPTEUR DE FEMMES ».
  • John Gavin joue Cary Grant dans le ‘biopic’ télé « SOPHIA LOREN », alors que le rôle-titre est tenu de façon très crédible par… Sophia Loren.
  • Robert Downey, Jr. (Charlie Chaplin) et Kevin Kline (Douglas Fairbanks) dans « CHAPLIN ».
  • Ray Liotta (Frank Sinatra), Joe Mantegna (Dean Martin), Don Cheadle (Sammy Davis, Jr.) et Deborah Kara Unger (Ava Gardner) dans le téléfilm « THE RAT PACK ».
  • Dennis Hopper joue également Sinatra dans « THE NIGHT WE CALLED IT A DAY ».
  • Rod Steiger en W.C. Fields dans « W.C. FIELDS AND ME ».
  • Sherilyn Fenn dans le rôle-titre du téléfilm « THE ELIZABETH TAYLOR STORY ».
  • Martin Landau était un extraordinaire Bela Lugosi dans « ED WOOD ».
  • Jill Clayburgh et Lance Henriksen jouant respectivement Jill Ireland et Charles Bronson dans le téléfilm « REASON FOR LIVING : THE JILL IRELAND STORY ».
  •  La même Jill Clayburgh et James Brolin incarnent les rôles-titre de « GABLE & LOMBARD » (Clark et Carole, cela va sans dire !).
  • Diane Venora incarne brièvement Gloria Swanson dans « COTTON CLUB ».
  • Jerry Lacy est Bogart (ou plutôt son fantôme) dans « TOMBE LES FILLES ET TAIS-TOI ».

ACTEURS

 

  • Poppy Montgomery était une étonnamment convaincante Marilyn dans le téléfilm « BLONDE », Mira Sorvino et Ashley Judd se partageaient le même rôle dans « NORMA JEAN & MARILYN », toujours pour la TV.
  • James Dean lui fut incarné par Stephen McHattie dans le téléfilm « JAMES DEAN » (bon titre), par Casper Van Dien dans « JAMES DEAN : RACE WITH DESTINY » et par James Franco dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… JAMES DEAN ».
  • Dans « AVIATOR », Cate Blanchett est censée être Katharine Hepburn, Kate Beckinsale est… Ava Gardner (?) et Jude Law incarne Errol Flynn (???). Guy Pearce n’était pas beaucoup plus crédible dans ce même rôle dans « FLYNN ».
  • Orson Welles fut incarné par Paul Shenar dans le téléfilm « THE NIGHT THAT PANICKED AMERICA », par Vincent D’Onofrio dans une séquence de « ED WOOD » et dans le court-métrage « FIXE MINUTES, MR. WELLES », par Angus McFadyen dans « BROADWAY 39ème RUE » et par Liev Schreiber dans « RKO 281 ».
  • Le « HITCHCOCK » à venir va nous offrir Jessica Biel en Vera Miles, Scarlett Johansson en Janet Leigh et James D’Arcy en Anthony Perkins. « GRACE OF MONACO » verra Nicole Kidman tenir le rôle-titre.
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 05:29

En 1939, William Holden a 21 ans. Il a été figurant dans un film, avant de se voir catapulté tête d’affiche dans « L’ESCLAVE AUX MAINS D’OR », dans un rôle de violoniste-boxeur où il affiche un visage bien lisse de pâtre grec. Son premier plan à l’écran le voit entrer sans frapper dans le bureau d’un manager de boxe en train d’embrasser Barbara Stanwyck.

HOLDEN h & g (1)

42 ans et 70 films plus tard, boucané par la vie au grand air, abimé par les alcools forts, ‘Bill’ apparaît en réalisateur désabusé et suicidaire dans le caustique « S.O.B. ».  Dans l’ultime plan de sa carrière, Holden est au gouvernail d’un bateau et offre des funérailles vikings à son ami producteur.

HOLDEN h & g

On a beau être physionomiste, il est TRÈS difficile d’imaginer qu'il s’agit du même homme !

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 06:16

Les stars masculines sont – quelque part – comme tout le monde et finissent presque toujours par connaître des petits problèmes de prise de poids, de chute de dents ou de calvitie. Nombreux sont ceux qui ont porté des dentiers, mis des perruques plus ou moins convaincantes, pour préserver leur image et allonger leur emploi de séducteur.

Ça se voit, bien sûr. Mais à la longue, on se fait aux postiches de John Wayne, de Bogart, de Burt Reynolds. Il y a également ceux qui se fichent de jouer tête nue et déplumée comme Sean Connery, Robert Duvall ou Lee Van Cleef, mais n’hésitent pas non plus à mettre diverses moumoutes quand le rôle l’exige (ou que l’envie leur en prend). Dans « MEURTRES EN DIRECT », Connery finit carrément le film en arrachant sa perruque !

Sur les trois premières photos, notre ami ‘Sentenza’ arbore 1) ses vrais cheveux de jeune homme 2) sa calvitie de quadragénaire 3) sa calvitie progressive de quinquagénaire. Et ça lui va plutôt pas mal.

LVC PERRUQUE

Les trois autres illustrations le montrent arborant des postiches 1) moche 2) épouvantable 3) longue et rouquine et donc, abominable.

Comme quoi, l’extension capillaire n’est pas toujours la solution.

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