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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 13:27

Un petit salut amical à des amis précieux de « WWW », les 7 magnifiques, qui ont traversé les années, les supports vidéo, les mauvaises critiques, les aléas du vedettariat fluctuant de ses têtes d’affiche, pour demeurer encore et toujours un des westerns les plus populaires de l’Histoire du genre.

7 POSTERS

Voici donc une visite dans le visuel de l’œuvre de John Sturges, de pays en pays, de décennie en décennie. Que note-t-on ? Une persistance du jaune dans les coloris fondamentaux déjà. Cela a-t-il un sens ? Probablement pas. Ensuite, notons la présence prédominante de Yul Brynner. Sur une des affiches, on lui a même mis Rosenda Monteros dans les bras, alors que dans le film c'est avec un autre qu'elle a une love story !

7 POSTERS (1)

What else ? Le délectable poster japonais d’une réédition, où McQueen est en vedette et où Bronson arbore une belle moustache prémonitoire. L’affiche allemande aussi, où Brynner partage la vedette avec Horst Buchholz (ben, voyons !). Ce poster italien où Brynner apparaît tête nue (il n’ôte son chapeau que dans un seul plan du film) et partage l’espace avec Bronson, McQueen et Wallach. Et puis ce titre espagnol étonnant : « 7 HOMMES, UN DESTIN ».

7 POSTERS (2)

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 07:26

NESSL’agent fédéral Eliot Ness (1903-1957) a réellement existé. À la tête d’un petit groupe d’élite surnommé ‘les incorruptibles’, il a contribué à la chute d’Al Capone dans le Chicago des années 30. L'homme écrivit ses mémoires et fut incarné à l’écran par Philip R. Allen dans « DU ROUGE POUR UN TRUAND », Kevin Costner dans le film de Brian DePalma et à la TV par Scott Paulin dans « THE REVENGE OF AL CAPONE » et Tom Amandes dans un remake de la série d’origine.

Mais celui qui nous intéresse ici, c'est le seul, le vrai : Robert Stack dans la série des NESS (1)années 50-60. Pourquoi ? Parce qu’à revoir « LES INCORRUPTIBLES » aujourd'hui, il est clair que l’acteur a créé un héros totalement conceptuel et unique en son genre, qui annonce à sa façon les antihéros des sixties comme 007 ou le ‘No Name’ des films de Leone. Stack en en effet inventé le héros antipathique ! Alors que le film-pilote, l’excellent « LES INCORRUPTIBLES DÉFIENT AL CAPONE » montrait encore Ness comme un type normal, un bon flic, amoureux d’une belle femme, en proie au doute et capable de sourire, la série a radicalisé le personnage.

Au fil des 101 épisodes, Stack n’a dû sourire que deux ou trois fois, il ne montre aucune chaleur ou même camaraderie envers ses subordonnés et sa haine viscérale des gangsters l’emmène aux frontières de la névrose obsessionnelle. Eliot Ness n’est pas là pour plaisanter, pour négocier ou transiger : les malfrats le dégoûtent, il les méprise ouvertement, il a même du mal à les regarder dans les yeux. De fait, les scénaristes de la série font le plus souvent la part belle aux ‘guest stars’, ne laissant au personnage de Ness que quelques séquences d’investigation ou d’interrogatoire.

Comment faire exister un concept ? Une entité quasi-abstraite ? Stack a fait d’Eliot Ness non pas un individu de chair et de sang, mais un symbole sur pattes. La cristallisation du flic de cinéma (ou de télé en l’occurrence), un justicier sans âme ni vie privée, un homme en creux, réduit à sa seule fonction sur terre : éliminer la vermine.

Au bout du compte, et c'est ce qui fait tout le prix de la série encore aujourd'hui, le « Mal » paraît bien plus sympathique et attractif que le « Bien ». Les gangsters sont des crapulesNESS (2) bien vivantes, animées par la rapacité, le goût du luxe, du pouvoir, l’amour des femmes, du bon whisky prohibé, du pognon. Ness lui, est un rabat-joie au visage de pierre, à l’œil glacial, à la voix cassante, un homme désincarné absolument dénué d’humour. Comment s’étonner que parfois, on prenne parti pour ses ennemis jurés ?

Ce type de personnage fleurira dans des genres comme le ‘spaghetti western’ où les vengeurs seront souvent des zombies impassibles et sans cœur et Stack fera même école à la télé : Jack Lord calquera plus ou moins son McGarrett sur Eliot Ness dans la série « HAWAII : POLICE D’ÉTAT ».

D'ailleurs, dans « THE JAKE LINGLE KILLING » un épisode des « INCORRUPTIBLES » dont Lord était la ‘guest star’, Ness pour la seule et unique fois, montrera une indulgence coupable envers une fripouille, dans une curieuse histoire fleurant bon le crypto-gay. Nous y reviendrons certainement !

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 11:48

BATTLING ERNIE (1)La mort d’Ernest Borgnine a suscité une vive émotion parmi les cinéphiles et les médias se sont montrés étonnamment prolixes, surtout quand on pense qu'il s’agit d’un comédien nonagénaire de seconds rôles, dont les plus grands accomplissements datent déjà de plusieurs décennies. Mais ‘Ernie’ avait le don de se faire aimer et aussi de se rendre BATTLING ERNIE (2)inoubliable. D'ailleurs, la fréquentation du présent blog a fait un bond en avant, hier, dû à l’annonce de sa disparition.

« WWW » se devait de lui rendre un dernier hommage en parlant d’une particularité du brave Ernest : malgré ses kilos en trop, sa bedaine conquérante, sa silhouette balourde, l'homme n’a jamais rechigné à se bagarrer à l’écran. Et la plupart du temps, il effectuait lui-même les cascades avec une souplesse tout à fait surprenante. Cela commence par une castagne avec Monty Clift dans « TANT QU'IL Y AURA DES HOMMES », ensuite Ernie se bastonne à poings nus avec Sterling Hayden dans « JOHNNY GUITARE » et « QUAND LE CLAIRON SONNERA », avec Spencer Tracy dans « UN HOMME EST PASSÉ ». Dans « LA MAFIA » il a une bagarre sanglante avec un colosse, son affrontement avec Rod Taylor dans « CHUKA LE REDOUTABLE » est un point fort du film, il se chope Jim Brown dans « LE CRIME, C'EST NOTRE BUSINESS », et se chamaille à coups de chaînes et de hache avec Lee Marvin dans « L’EMPEREUR DU NORD » alors qu'il n’était déjà plus un jeune homme.

BATTLING ERNIE

Il se calme avec l’arrivée des cheveux blancs, mais joue tout de même un ancien catcheur surnommé « M. Mort Blanche » dans un épisode de « MAGNUM ».

Sacré Ernie…

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:14

GERIATRIC (1)« Il est méchant. Il est en colère. Il est vieux », annonce sobrement la ‘tagline’ sur la jaquette de l’édition française de « BAD ASS » qui vient de sortir chez 20Th Century Fox.

Et le look de l’ineffable Danny Trejo parcheminé comme un vieux cuir, batte de baseball à la main, prouve que GERIATRICl’accroche n’est sans doute pas mensongère. À presque 70 ans, ‘Machete’ aurait-il inventé le concept du justicier du 3ème âge ? Le ‘geriatric vigilante’ pour parler en v.o. ? Évidemment pas ! Il est l’héritier d’une tradition amorcée dans les seventies par John Wayne qui faisait encore le coup de feu à l’âge de la retraite et GERIATRIC (3)surtout par Charles Bronson qui après s’être montré crédible en vengeur urbain dans le premier « UN JUSTICIER DANS LA VILLE », a continué de flinguer à tout-va bien après ses 75 ans.

Sir Michael Caine lui a repris le calibre des mains pour son superbe « HARRY BROWN » où lesGERIATRIC (2) auteurs poussaient le concept encore plus loin : si Bronson était censé avoir dix ans de moins que son âge réel dans « LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT », Caine lui était bel et bien quasi-octogénaire et avait du mal à se déplacer.

L’exemple des deux papys défourailleurs fut bientôt suivi par un Rutger Hauer ridé et en net surpoids dans « HOBO WITH A SHOTGUN » où en SDF crasseux, l’ex-réplicant s’improvisait éradiqueur de voyous à coups de fusil à pompe.

Avec « AMERICAN GUN » et « GRAN TORINO », James Coburn et Clint Eastwood ont eux aussi effleuré le thème du grand-père justicier, sans réellement traiter le sujet à fond. Dommage ?

Quoiqu’il en soit, et avec l’espérance de vie qui ne cesse de s’allonger, il est probable qu’on n’a pas encore vu la fin de cette vague de films d’action rhumatisants voire grabataires, qui a au moins l’avantage de faire travailler de vieux acteurs qu’on aime et – cerise sur le gâteau ! – qui nous offre de temps en temps de vrais bons films.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 19:34

On le sait, avant de jouer de l’harmonica pour Sergio Leone, Charles Bronson avait déjà tâté de l’instrument westernien dans « VERA CRUZ ». L’Italien avait-il fait un clin d’œil à Robert Aldrich ?

LVC HARMONICA (1)

Ce qu’on sait moins, c'est que Lee Van Cleef – autre mascotte du blog – a fait exactement la même chose : dans sa première apparition au cinéma dans « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », il joue aussi de l’harmonica en attendant l’arrivée du train de midi. 23 ans plus tard, le réalisateur italien Antonio Margheriti lui demandera de recommencer, en hommage à Fred Zinnemann dans « LA CHEVAUCHÉE TERRIBLE ». Mais entretemps, Lee était devenu vedette et il était filmé en gros-plan.

LVC HARMONICA

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:02

« Tu aimes les films de gladiateurs ? » demandait le pilote Peter Graves à l’innocent petit Joey dans « Y A-T-IL UN PILOTE DANS L’AVION ? ». Eh bien, depuis la série « SPARTACUS : LE SANG DES GLADIATEURS », « WWW » est en mesure de répondre par l’affirmative.

Le personnage emblématique de cet esclave devenant le symbole de la révolte est si fort et universel, qu'il peut avoir plusieurs visages. D'ailleurs la mort de l’acteur Andy Whitfield dans la série précitée n’a pas stoppé la production qui l’a remplacé par Liam McIntyre sans altérer son succès.

SPARTACUS (9)

D'ailleurs, Spartacus eut d’autres interprètes au fil des ans : Massimo Girotti dans le « SPARTACUS » italien de 1953, Kirk Douglas bien sûr dans le classique portant le même titre, de Kubrick sept ans plus tard. On le retrouve sous les traits de Peter Lupus (celui de « MISSION : IMPOSSIBLE ») dans le péplum « IL GLADIATORE CHE SFIDÓ L’IMPERO », puis enfin incarné par Goran Visnjic de « URGENCES » dans la minisérie de 2004.

On pourrait même le reconnaître sous les traits virtuels du chimpanzé incarné par Andy Serkis dans « LA PLANÈTE DES SINGES : AU COMMENCEMENT ».

Oui, ils sont plusieurs à pouvoir clamer, comme dans la séquence la plus célèbre du film de Kubrick : « I’m Spartacus ! ».

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 20:02

John Cassavetes il y a déjà longtemps, Peter Falk tout récemment et maintenant Ben Gazzara… Les trois « HUSBANDS » sont morts. Tous les trois ont disparu et – même si on ne les voyait plus beaucoup ces dernières années – cela laisse un vide énorme.

Ils n’ont été réunis que pour ce chef-d’œuvre réalisé par Cassavetes et aussi de façon COLUMBO 3 (1)anecdotique pour « OPENING NIGHT » dans lequel John et Ben jouaient des personnages centraux, alors que Peter n’apparaissait que quelques secondes dans son propre rôle. Ils se sont retrouvés de temps en temps à deux au même générique, mais plus jamais en trio.

Pourtant il est une série qui d’une certaine façon les a également réunis au fil des ans, c'est « COLUMBO » la mythique collection d’enquêtes dont Peter Falk était le héros entré dans le panthéon des grands flics aux côtés de Sherlock Holmes. Gazzara n’est jamais apparu en ‘guest star’ dedans, mais il en a réalisé deux épisodes en 1974 et ‘75 : « A FRIEND IN DEED » avec Richard Kiley, Rosemary Murphy et Val Avery (acteur régulier chez Cassavetes) et « TROUBLED WATERS » avec Robert Vaughn, Jane Greer, Dean Stockwell et Patrick Macnee. John lui est apparu en ’72 dans « ÉTUDE IN BLACK » où il joue un chef d’orchestre assassin aux côtés de Myrna Loy, Anjanette Comer et Blythe Danner. Signé Nick Colasanto, l’épisode fut dit-on coréalisé en fait par Cassavetes et Falk conjointement.

COLUMBO 3

C'est réconfortant de se dire que les trois compères ne se sont pas vraiment dit adieu après le dernier plan de « HUSBANDS »…

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 18:00

Le site « WESTERN ALL’ITALIANA » nous apprend aujourd'hui qu'il existerait une fin « alternative » à un quasi-classique du western, très apprécié sur « WWW » : « L'HOMME DE LA LOI ».

LAWMAN NEW END 

En effet, si on en croit l’auteur de l’article, Sheree North abattrait Burt Lancaster (qui venait de tuer son mari de sang-froid, il faut dire…) d’une balle de fusil dans le dos, alors qu'il s'apprêtait à quitter la ville. Une fin somme toute parfaitement logique, vu l’ambiance apocalyptique de ce final sanglant.

LAWMAN NEW END (1)

À noter que si l’info s’avère exacte, cela serait la seconde fois que Burt échappe à cette fin funeste dans un western : dans « BRONCO APACHE » en ’54, c'est Charles Bronson qui était censé le descendre d’une balle dans le dos, alors qu'il venait de se rendre. Là encore, la scène avait été tournée, mais jamais montée.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 07:24

Puisque cette semaine fut placée sous le signe de Woody Strode, terminons par un dernier clin d’œil en parlant de… Lance Reddick.

REDDICK strode

Ce comédien né à l’époque où « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » sortait en salles est un portrait craché de notre ami Woody. Vu dans des petits rôles au cinéma (« GODZILLA ») et surtout à la TV où il joue les commissaires dans « SUR ÉCOUTE », les FBI dans « FRINGE », les infiltrés dans « OZ », cet excellent acteur a la carrure, le crâne rasé et une intensité qui font souvent penser à notre ‘sergent noir’ préféré…

 

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24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 06:37

Étonnant comme parfois le hasard fait bien les choses. Ainsi comment ne pas s’émerveiller devant la communion d’inspiration des deux artistes qui ont signé les affiches du ‘spaghetti western’ « LES LONGS JOURS DE LA VENGEANCE » (1967) et de la copro anglaise « L'HOMME DE LA LOI » (1971) ?

COINCIDENCES

Des esprits chagrins, au vu des dates, vont chercher la petite bête et accuser l’auteur du poster du film de ’71 d’avoir calqué le dessin de son collègue exécuté quatre ans plus tôt. Mais ce n’est pas si simple : l’affiche des « LONGS JOURS DE LA VENGEANCE » est celle de la ressortie espagnole, postérieure à celle du film de Michael Winner !

En tout cas, la comparaison est édifiante. Et après tout… Peut-être n’est-ce qu’une coïncidence ? (rires)

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