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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 09:47

Si nul n’a oublié ce semi-classique du western psychologique qu’est « LE GAUCHER » d’Arthur Penn, peu se souviennent que le film est en quelque sorte le remake d’un téléfilm de la série anthologique « THE PHILCO TELEVISION PLAYHOUSE », tourné en 1955, soit trois ans avant la sortie du film.

GAUCHER
Originellement prévu et conçu pour James Dean, le film fut offert à Paul Newman, après que « Jimmy » ait été accaparé par Hollywood. Réalisé par l’excellent Robert Mulligan, sur un scénario de Gore Vidal, « THE DEATH OF BILLY THE KID » était donc un premier essai du jeune Newman, dans le rôle de Billy Bonney. À ses côtés, Frank Overton jouait Pat Garrett, Michael Conrad était Bowdre, l’acolyte du Kid, et le débutant Jason Robards incarnait Joe Grant. On voyait également Harold J. Stone en Mexicain. Newman est donc l’unique membre du cast, à avoir tourné la version cinéma.

On se doute bien qu’un western d'une heure à peine, tourné « live », avec un budget de misère, ne doit pas rivaliser de spectaculaire avec un long-métrage, mais à l’heure où des classiques de la TV sortent chez Criterion aux U.S.A. (merci, Criterion !), on se prend à rêver qu’un jour, un éditeur méticuleux, ressorte « LE GAUCHER » en DVD, et y ajoute comme supplément, « THE DEATH OF BILLY THE KID ». Voilà par exemple, qui serait intéressant ! Et puis… Ça ne coûte rien de rêver.

 

À NOTER : sur les photogrammes de la page ci-dessus de « STAR CINÉ BRAVOURE », on remarque qu’en se rendant, Paul Newman a les bras non pas levés au-dessus de la tête, mais en croix. Exactement comme Kris Kristofferson quinze ans plus tard dans « PAT GARRETT & BILLY THE KID ». Clin d’œil de Peckinpah à Arthur Penn ? Influence inconsciente ?

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 19:41

Ce pourrait être une nouvelle rubrique « le saviez-vous ? ». En effet, saviez-vous qu’une des têtes de gondole de ce blog, Henry Calvin le magnifique, était apparu un beau soir de 1963, dans le rôle de son sosie-jumeau-clone Oliver Hardy ?

HARDY CALVIN
C'était dans le cadre du show comique « THE DICK VAN DYKE SHOW », dans lequel Calvin apparaissait régulièrement, et c'est Van Dyke qui personnifiait Stan Laurel. Casting inspiré, pour le moins !

Le sergent Garcia a toujours eu de faux-airs de Hardy, un Hardy mal rasé et sans chapeau melon certes, mais la comparaison est inévitable. On donnerait cher pour voir une photo de l’évènement.

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 07:14

CALVIN nef des fous
Vu l’étonnante popularité du sergent Garcia parmi nos visiteurs, nous ne résistons pas au plaisir de signaler son apparition (une de ses rares au cinéma) dans « LA NEF DES FOUS », superproduction de 1965, où notre hérosCALVIN nef des fous (1)Henry Calvin, donc – apparaît au milieu d’un casting trois étoiles comprenant Simone Signoret, Lee Marvin, Vivien Leigh, Oskar Werner et George Segal.

Dans ce film contant l’odyssée d’un navire quittant Mexico pour l’Europe, dans les années 30, notre sergent préféré joue un peone voyageant en 3ème classe. On le voit poser pour l’artiste Segal, puis mener une rébellion des miséreux, réprimée à coups de lance à eau.

À noter que Calvin retrouve là un de ses partenaires de « ZORRO » : Charles Korvin, qui incarnait le méchant comploteur appelé « l’Aigle » dans la série, et qui joue ici le capitaine du bateau. Le producteur Stanley Kramer était-il fan du justicier masqué ?

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 17:27

La gravité des évènements, l’urgence de la chose, et l’importance primordiale (pesons nos mots !) des récentes nouvelles, développées dans un article d’hier, nous obligent à revenir sur un « topic » brûlant, qui ne peut laisser quiconque indifférent.

EGGER SOMOZA
Le chef de gare de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » a-t-il également incarné le croque-mort de « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » ?

Seule une comparaison photo pouvait apporter une réponse définitive. Eh bien, voilà : l’acteur allemand Josef « Joe » Egger ressemble effectivement comme un frère à l'anonyme chef de gare, mais un examen approfondi nous démontre (le spectateur assidu des « EXPERTS » suivra facilement) 1) que le nez est très différent 2) que la couleur des yeux n’est pas la même. Et enfin, que l'anonyme est infiniment plus rigolo – rien qu’en photo – que Egger.

EGGER SOMOZA (1)
Nous sommes donc en mesure de confirmer que le chef de gare est bien l’acteur qui joue également « grand-père » dans « MON NOM EST PERSONNE », et qui gémit d’angoisse en écoutant Terence Hill raconter son histoire d’oisillon recouvert de crotte.

Une légende est née… Mais elle n'a toujours pas de nom !

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:35

Certains acteurs semblent unis par un lien étrange et invisible, qui les suit tout au long de leur carrière, de façon évidente ou parfois plus souterraine. Ainsi, Delon et Belmondo, Depardieu et Dewaere en France, Douglas et Lancaster, De Niro et Pacino, Stallone et Schwarzenegger, et Lee Marvin et Charles Bronson.

Les deux derniers ont débuté en 1950 dans le même film, la comédie de guerre « LA MARINE EST DANS LE LAC ». Marvin est décédé le premier, après avoir fini un autre film de guerre (celle-ci l’aura décidément poursuivi jusqu'au bout !), « DELTA FORCE », où il reprenait un rôle écrit pour… Charles Bronson.


Bronson, acheva sa carrière dans le 3ème téléfilm de la série TV « 
FAMILY OF COPS ». Entretemps, Bronson sera apparu dans 269 films et téléfilms, et Marvin en aura tourné dix de plus !

De longs parcours, parsemés de chefs-d’œuvre, de nanars, de grands films populaires, pour deux « hombre » vétérans de la WW2, spécialisés dans les personnages de durs à cuire, et qui connurent le succès sur le tard, malgré des physiques à mille lieux des canons hollywoodiens.


Nous avons retrouvé la toute première apparition des deux compères dans « LA MARINE EST DANS LE LAC » : Marvin (au milieu) passe le balai sur le pont (en compagnie de Jack Warden), et Bronson (à l'arrière-plan) travaille sur les cordages. La toute première fois que leurs visages pas encore familiers, impressionna la pellicule.


Plusieurs décennies plus tard, la dernière image de Lee Marvin le montre, prêt à embarquer dans un avion-cargo avec Chuck Norris, et celle de Bronson est un sourire un peu lointain, alors qu'il regarde son petit-fils, lors d’une fête de famille. L'un s'est émacié en vieillissant, l'autre a pris quelques kilos...

Il s’en sera passé des choses, entre ces images noir & blanc, et celles en couleurs !

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 08:04

« LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS » fait partie des grands classiques du genre, de ces films qu’on cite systématiquement quand on parle du western, et qu’apprécient même ceux qui détestent habituellement le Far West hollywoodien. Pourtant, pas d’Indiens, nulle chevauchée, aucune poursuite, et un « gunfight » qui ne survient qu’à la toute fin. Une sorte de « western en chambre », porté par le charisme de Gary Cooper, et l’habileté du montage, qui suit les règles du film à suspense.

Mais ce qu’on sait moins du « TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS », c'est qu'il a fait des petits ! Deux, en tout cas. Le premier « HIGH NOON PART 2 : THE RETURN OF WILL KANE » (1980) fut même écrit pour la télévision, par Elmore Leonard. Bien sûr, Lee Majors à la place de Cooper, ce n’est pas tout à fait la même chose, et Katherine Cannon reprenait le rôle de Grace Kelly. De retour à Hadleyville, après quelques années, Kane retrouve sa ville sous la coupe d’un shérif tyrannique (Pernell Roberts), et tente d’aider un vagabond (David Carradine) accusé à tort. Le film sortit en VHS en France, sous le titre « TERREUR À HADLEYVILLE ».

Exactement vingt ans plus tard, Rod Hardy tourne un remake du film de Fred Zinnemann, sous le même titre de « HIGH NOON », également pour la TV : cette fois, l’excellent Tom Skerritt et Susanna Thompson incarnent Will et Amy Kane, la très « hot » Maria Conchita Alonso campe Helen Ramirez, l’ex de Kane, et Michael Madsen est l’affreux Frank Miller.
On peut discuter de l'utilité de tels produits dérivés, mais quoiqu'il en soit, Mr. Zinnemann peut continuer de dormir sur ses deux oreilles !

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 11:17

Sergio Leone a déclaré avoir pensé à Eli Wallach, pour tenir le rôle de Tuco dans « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », après l’avoir vu dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », et apprécié son « numéro de clown ».

En costume noir, l’œil rusé, Wallach apparaît en pilleur de train nommé Charlie Gant (malgré un accent mexicain à couper au couteau !), et partage ses quelques scènes, avec George Peppard jouant le shérif.

Ce qu’on sait moins, c'est qu’un autre acteur du chef-d’œuvre de Leone apparaît également dans « LA CONQUÊTE DE L’OUEST » : Lee Van Cleef en personne, qui fait un passage fugitif, dans le rôle de « Monty », un pirate de rivière, qui s’attaque à la famille de Karl Malden. Une quasi-figuration, qui finira exactement de la même façon que dans « R­ÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » pour Van Cleef : un poignard en plein cœur !

Leurs sketches se passant à des époques différentes, les futurs Tuco et Sentenza n’ont donc aucune opportunité de se croiser, mais la chose sera réparée quatre ans plus tard.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:08

Dans la lignée des polars noirs à construction spiroïdale, « LA PEUR AU VENTRE » fait plutôt partie des réussites de ce sous-genre, n’ayant finalement que peu de dettes envers son promoteur Quentin Tarantino.

Thriller stylisé – un peu trop systématiquement, parfois – le film contient des séquences magistrales, comme celle du gamin russe prisonnier du couple monstrueux, sorti tout droit d’un conte de fées classé X, ainsi qu’une ou deux fusillades époustouflantes, pour une fois sans inspiration hongkonguaise.

Mais c'est la présence inattendue et persistante d’un vieux mythe américain, qui frappe dans « LA PEUR AU VENTRE ». Dans cet univers de mafia russe, de caïds italiens, sous la caméra d’un réalisateur Sud-Africain, passe régulièrement le spectre de… John Wayne.

Neveu d’un chef de Little Odessa, Anzor (Karel Roden) idolâtre le « Duke » depuis son enfance. À l’époque, on lui avait offert un projecteur 16MM et une copie des « COWBOYS », réduite à dix minutes. Passé à la censure, le film ne contenait pas la mort de John Wayne !

Depuis, Anzor revoit sans arrêt le DVD du film, espérant à chaque vision, que son héros survivra. Ce personnage d’Anzor, odieux, tabasseur de femmes et d’enfants, s’est fait tatouer l’effigie du « Duke » dans le dos, et au moment de mourir, glisse ses pouces dans son ceinturon, comme son idole, avant de s'éloigner, en imitant sa démarche si particulière.

Quand son beau-fils veut le provoquer, il n’hésite pas à commettre le blasphème suprême, en déclarant : « Le Duke était une tapette ».


Avalanche de clins d’œil, appuyée par le fait que le ripou (Chazz Palminteri) se nomme Rydell, comme le Mark du même nom, qui est le réalisateur des « COWBOYS », ce polar frénétique et violentissime, cite respectueusement ses sources, gardant un orteil dans le passé.

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 10:08

Avant de se croiser dans la série « RAWHIDE », puis de se retrouver pour « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » et « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », Clint Eastwood et Lee Van Cleef avaient déjà un point commun. Et pas des moindres !


Dans « LE MONSTRE DES TEMPS PERDUS » (1953), Lee Van Cleef apparaissait à la fin du film, dans un rôle de tireur d’élite de l’armée, le temps de flinguer le très encombrant dinosaure. Deux ans plus tard, Clint Eastwood fit exactement la même chose dans « TARENTULA » : il arrivait dans la dernière séquence, dans un rôle d’aviateur, pour balancer du napalm sur l’araignée géante.

Amusante coïncidence…

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:29

Il y a des acteurs dont on regrettera toujours qu'ils ne se soient jamais croisés au cinéma. Mais parfois, en fouinant dans leur filmo télé, on s’aperçoit que certains ont tout de même tourné ensemble.
Ainsi, deux acteurs iconique du western, souvent confondus par le néophyte, pour leurs « gueules » burinées, et leurs cheveux prématurément blanchis, Lee Marvin et James Coburn, ont-ils partagé quelques scènes d’un épisode de « M-SQUAD » (la série de Marvin), intitulé « THE FIRE MAKERS » (1959) et réalisé par Don Medford. Coburn y jouait un incendiaire-escroc, flanqué d’un frère cadet psychopathe, campé par… Leonard Nimoy (photo du haut).

Un tel trio valait bien d’être mentionné.

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