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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 14:22

COBURN HESTON (1)Mine de rien, et année après année, deux hommes aussi différents (voire diamétralement opposés) que Charlton Heston et James Coburn ont tout de même tourné cinq fois ensemble. Cela ne fait pas d’eux les Laurel & Hardy du cinéma d’action, mais ce tandem incongru méritait bien un « post ».COBURN HESTON

Heston homme de droite, très branché politique, ami personnel du Bon Dieu (il lui prêta même sa voix) et Coburn, sybarite volubile pratiquant le bouddhisme et la méditation entre deux joints, se complétaient étonnamment bien.

Ils se rencontrent sur « MAJOR DUNDEE » de Peckinpah en 1965. Heston tient le rôle-titre et Coburn remplace Lee Marvin au pied-levé dans un rôle important mais plus effacé de pisteur manchot planqué derrière une fausse barbe. Ils ont quelques bonnes scènes ensemble.

Ils se retrouvent onze ans plus tard pour « LA LOI DE LA HAINE », encore un western de moindre envergure. Heston y campe un shérif vieillissant et Coburn un métis évadé du bagne qui a juré de se venger du grand Charlton. Peu de scènes ensemble, mais un duel final particulièrement sanglant. Ils figuraient à égalité sur le matériel publicitaire du film.

La même année, les deux comédiens se retrouvent au générique de « LA BATAILLE DE MIDWAY ». Heston y tient le rôle principal et Coburn n’apparaît que très brièvement en officier des renseignements face à Henry Fonda.

COBURN HESTON (2)

En 1992, Heston et Coburn tournent le téléfilm « DES HÉROS PAR MILLIERS ». Le premier en pilote héroïque, le second en responsable des secours à terre. Ils ne se croisent pas et semblent quelque peu âgés pour ce genre d’emploi !

Trois ans plus tard, ils tournent leur dernier (télé)film ensemble « THE AVENGING ANGEL » dans lequel Heston joue le Mormon Brigham Young et Coburn le leader des « anges de la vengeance », sortes de gardes-du-corps religieux mais très dangereux. Retour des barbes-postiche et perruques pour Coburn.

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 12:57

Walter Matthau avait déjà tourné quelques téléfilms « live » depuis 1951, mais c'est à l’âge de 35 ans qu'il fit ses débuts au cinéma dans « L'HOMME DU KENTUCKY », un western picaresque (à demi réussi) réalisé par Burt Lancaster. Dans un rôle de ‘villain’ sadique, Matthau apparaît donc pour la première fois aux yeux du grand public, un fouet à la main, faisant sauter la flamme d’une bougie, sous les yeux d’une assistance admirative.

MATTHAU hello goodbye

45 ans et 90 films plus tard, le visage raviné, amaigri, Matthau fait une ultime apparition dans « RACCROCHE ! », une comédie dramatique de Diane Keaton. Étendu sur son lit d’hôpital, le vieil acteur agonise et prononce deux derniers mots (le nom de l’actrice June Allyson !) avant de rendre l’âme. L’acteur décèdera réellement peu de temps après, rendant ces adieux encore plus troublants.

Il fut rejoint par son copain Jack Lemmon moins d’un an plus tard…

MATTHAU hello goodbye (1)

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 08:29

BURT CLINT (1)Le destin de Clint Eastwood et Burt Reynolds est curieusement lié. Déjà, leur contrat de débutants avec Universal fut annulé le même jour : « Ils ont dit à Clint que sa pomme d’Adam était trop proéminente. À David Janssen que ses oreilles étaient trop grandes et à moi que je n’avais aucun talent », se souvient Reynolds.

Si Clint a six ans de plus que ‘Buddy’ (surnom de Burt), les deux hommes se sont toujours fréquentés et sont restés amis au fil des années. Ils eurent même une petite rivalité de roisBURT CLINT du box-office, pendant les années 70. Eastwood se lance dans la réalisation en 1971 avec « UN FRISSON DANS LA NUIT », alors que Burt fait de même cinq ans plus tard pour « GATOR » un film d’action moins ambitieux. L’un dans l’autre, entre longs-métrages et téléfilms, Burt réalisera une quinzaine de films et de nombreux épisodes de sa série TV « EVENING SHADE ». Clint connaîtra la carrière de ‘director’ oscarisé que tout le monde adule aujourd'hui.

Quand Eastwood décide d’élargir son public avec « DOUX, DUR ET DINGUE » une comédie ‘redneck’, il chasse clairement sur les terres de Reynolds. Aussi celui-ci lui rend-il la politesse en tournant son « INSPECTEUR HARRY » à lui, « L’ANTIGANG ». À ce moment-là ils sont tous les deux au sommet.

Les deux hommes désirent tourner ensemble depuis des années. C'est Blake Edwards qui les réunit enfin en 1984 pour « HAUT LES FLINGUES ! ». Mais pour raisons de « différends artistiques », l’auteur-réalisateur quitte le projet, le laissant entre les mains du pâle Richard Benjamin. C'est pendant le tournage de ce (mauvais) film, que Reynolds a un accident pendant une cascade : une mâchoire fracassée qui va entraîner une longue série de déboires. Et la fin de son super-vedettariat. Il ne se remettra jamais vraiment de ce tournage, malgré quelques comebacks sans lendemain comme « BOOGIE NIGHTS ». Eastwood de son côté, décollera définitivement comme réalisateur l’année suivante avec « PALE RIDER ». Pour résumer, ce petit polar rétro marque pour l'un le début de la fin et pour l'autre la fin du début... 

25 ans plus tard, ‘Buddy’ Reynolds tourne toujours, des seconds rôles et des « direct to video » à la pelle, mais sa personnalité joyeuse et sautillante de jadis a fait place à un jeu beaucoup plus sombre et monolithique. Clint lui vient d’avoir 80 ans et n’a jamais autant réalisé de projets. Sa cote est au plus haut.

Le temps a passé, différemment pour les deux hommes, mais pour paraphraser Steve McQueen à la fin de « PAPILLON » : « Bande de salauds ! On est toujours là ! ».

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 10:55

La première fois que Burt Lancaster apparut aux yeux du public sur un écran de cinéma, ce fut en 1946 dans « LES TUEURS ». Il avait 33 ans, il était étendu dans le noir, dans une chambre de motel sordide. Un type venait le prévenir que deux hommes le cherchaient pour l’abattre, mais Lancaster s’en fichait. Il restait immobile, attendant la mort.

LANCASTER hello goodbye

43 ans et 87 films plus tard, c'est sur un autre rendez-vous avec la mort que s’acheva le parcours cinématographique de l’acteur : jouant le fantôme d’un médecin de famille qui avait rêvé d’être champion de baseball, il salue une dernière fois ses idoles du stade. « Eh, le bleu ! », lui lance l’un d’eux, joué par Ray Liotta. « T’as été bon ! ». Burt sourit tristement, puis tourne les talons et s’enfonce dans le champ de maïs où il disparaît. Une émouvante sortie de scène pour ce grand comédien.

LANCASTER hello goodbye (1)

Bien sûr, il tourna encore trois téléfilms dans les deux années qui suivirent, mais c'est bel et bien dans « JUSQU'AU BOUT DU RÊVE » qu'il fit ses vrais adieux.

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 12:46

Il existe parfois des ponts étranges entre les films ou séries qu’on aime. Ainsi, en revoyant « LE VIRGINIEN » datant du début des sixties (récemment réédité aux U.S.A.), on peut se dire en voyant évoluer le jeune Doug McClure : « C'est drôle, j'ai l’impression d’avoir vu cette tête-là quelque part. Et il n’y a pas très longtemps ». Mais l’acteur est mort depuis belle lurette et ses œuvres n’encombrent pas les étagères du collectionneur.

HALL McCLURE

Et puis soudain, en regardant la nouvelle saison de « DEXTER », l’excellente série dont le héros est un serial killer, on s’écrie : « Bon Dieu ! Mais c'est bien sûr ! ». Michael C. Hall, le subtil interprète de Dexter Morgan est le portrait craché du bon vieux Doug ! Il pourrait être son fils.

Un peu comme Christian Bale aurait pu être celui de James Brolin…

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:17

HILL NUMBER ONE (1)On crédite généralement James Dean de trois films entrés dans la légende, oubliant qu'il a tenu quelques rôles secondaires (« QUI DONC A VU MA BELLE ? », par exemple) et fait de nombreuses apparitions à la télé.

Nous parlions récemment de son premier film « BAÏONNETTE AU CANON », mais ‘Jimmy’ était déjà apparu en 1951 dans le téléfilm « HILL NUMBER ONE » de la collection « FAMILY THEATER » destinée au public catholique.

Le film commence pendant la WW2. Une troupe de GIs (parmi lesquels Roddy McDowall) doit prendre une colline, mais ils sont fatigués et découragés. Alors l’aumônier entreprend de leur raconter les jours qui suivirent la crucifixion du Christ, jusqu'à sa résurrection, histoire de leur donner du cœur à l’ouvrage.

HILL NUMBER ONE

Et là, on part en ‘flash-back’ : Leif Erickson joue Ponce-Pilate, Henry Brandon est un officier romain, Michael Ansara apparaît brièvement tout comme le scénariste de John Ford : James Warner Bellah. James Dean lui, incarne l’apôtre Jean avec toute la ferveur requise et une sobriété qu’on ne lui reverra que très rarement par la suite.

« HILL NUMBER ONE » est une authentique curiosité, à déguster au second degré bien sûr.

 

À NOTER : le film est visible en zone 1 dans le coffret « THE GOLDEN AGE OF TV DRAMA » où on trouve quelques autres raretés délectables.

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:16

C'est Sergio Leone qui a offert à Clint Eastwood son premier gros-plan en couleurs. C'était au début de « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS » : l’Étranger mal rasé en poncho s'arrête pour boire quelques gorgées d’eau du puits. Pendant qu'il boit, il voit un enfant qui s’introduit dans une maison pour rendre visite à sa mère. Il en est violemment chassé par des brutes épaisses qui lui tirent dans les pattes, lui bottent les fesses et vont ensuite tabasser celui qui semble être son père.

CLINT 1er gros-plan

Clint lui, observe tout cela tranquillement, sans réagir. SANS RÉAGIR !

En un seul plan, la mythologie de l’acteur et plus généralement du nouveau héros des sixties sont établis. Le défenseur de la veuve et de l’orphelin n’est plus. Ou en tout cas, il a bien changé !

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:07

Il a été et reste encore, même si certains trouvent que son jeu a pris un méchant coup de vieux, une des icônes les plus représentées du cinéma hollywoodien.

Entre sa première apparition sur un écran et sa dernière, il ne s’est guère passé que quatre ans. Mais contrairement à ce qu’on a souvent dit, James Dean n’a pas tourné que trois films. Il a tenu quelques seconds rôles et tourné une bonne vingtaine de téléfilms.

DEAN hello goodbye

Il fit ses premiers pas à la fin de « BAÏONNETTE AU CANON », le film de guerre de Sam Fuller en 1951. Il apparaît en train de courir, puis d’aller avertir son escadron de la présence d’intrus dans le secteur. À peine une minute à l’image. ‘Jimmy’ achève donc son parcours dans « GÉANT ». Vieilli par le maquillage, ivre-mort, il s’écroule sur une table de banquet et s’affale au sol, où il s’endort lamentablement. Le film sortira en salles après sa mort…

DEAN hello goodbye (1)

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:06

La première fois que Richard Widmark est apparu sur un écran, c'était en 1947. Il avait 33 ans et avait décroché le rôle de Tommy Udo, une horrible gouape dans « LE CARREFOUR DE LA MORT », un futur classique du ‘film noir’. Pour son tout premier plan, il apparaît derrière les barreaux d’une cellule et se moque du gardien. Il est flou, car le point est fait sur la vedette Victor Mature à l’arrière-plan, mais on entend déjà ce « rire de hyène » qui fera sa gloire.

WIDMARK hello goodbye

Quelques 44 ans, de nombreuses rides et 75 films plus tard, Widmark qui avait connu un honorable parcours de vedette, était revenu aux seconds rôles. Sa dernière apparition eut lieu dans « TRUE COLORS » un drame politique où il incarne un sénateur atteint de la maladie d’Alzheimer. Pour son ultime plan, il confronte le jeune loup John Cusack dans une salle de classe et menace de le détruire s’il fait du mal à sa fille. Et là – hyène ou pas hyène – il ne rigole plus du tout, Richard !

WIDMARK hello goodbye (1)

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 10:53

Warren Oates avait déjà 29 ans quand il fit ses premiers pas devant une caméra. Une caméra de télé en l’occurrence. C'était pour « THE NIGHT AMERICA TREMBLED » un épisode de la série « STUDIO ONE » où débutèrent aussi James Coburn, Ed Asner et Warren Beatty. C'est d'ailleurs avec ce dernier que Oates apparaît dans le téléfilm. Les deux Warren jouent des étudiants en pleine partie de poker, écoutant l’émission-radio d’Orson Welles décrivant l’invasion de l’Amérique par les extra-terrestres. Oates est le second en partant de la gauche...

OATES hello goodbye

Quelques 120 films et 35 ans plus tard, après avoir connu plusieurs années d’un vedettariat singulier, Warren Oates joua un commissaire de police dans « TONNERRE DE FEU ». Pour son dernier plan, il déclare à ses supérieurs que l’hélico de Roy Scheider a disparu des radars.

Un début plus que discret, un départ sans fanfare, à l’image de ce comédien à part.

OATES hello goodbye (1)

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