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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 13:10

Toujours pour le plaisir, cette vieille pub montrant Yul Brynner – photographe émérite dans le civil – déguisé en shérif, pour vanter le Fujica AZ-1.

À cette époque, on chargeait les appareils avec des rouleaux de pellicule de 36 poses, et les images numériques n’étaient même pas encore en projet…

FUJICA

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:24

La sortie annoncée de « JONAH HEX », dont le héros est un chasseur de primes défiguré par un tomahawk chauffé à blanc, nous ramène en mémoire tous ces westerners abimés et handicapés qui ont hanté l'Ouest de celluloïd.

HEROS MUTILE (1)
On raconte que John Wayne refusa le rôle principal de « LA CAPTIVE AUX YEUX CLAIRS » parce qu'il devait se faire couper un doigt, lors d’une scène. Pas question de mutiler un mythe ! C'est Kirk Douglas qui s’y colla, et cela ne nuisit en rien à son image.

Le western a souvent présenté des héros mutilés, amoindris, frôlant parfois le masochisme pur et simple, dans une volonté iconoclaste.

On se souvient de la balle tirée à bout-portant dans la main de James Stewart dans « L'HOMME DE LA PLAINE », de la main broyée à coups de crosse de Brando dans « LAHEROS MUTILE VENGEANCE AUX DEUX VISAGES », des deux mains écrasées par des chevaux de « DJANGO ».

Le « Duke » finit tout de même par tolérer une infirmité d’abord dans « EL DORADO » où une balle mal logée le rend à moitié invalide, puis surtout dans « 100 $ POUR UN SHÉRIF ». Son œil recouvert d’un bandeau noir lui valut l’Oscar.

Richard Widmark était borgne lui aussi dans « ALVAREZ KELLY ». Clint Eastwood se fait couper la jambe dans « LES PROIES », comme James Garner dans la minisérie « STREETS OF LAREDO ». Lee Marvin a eu le nez coupé dans « CAT BALLOU », il est à demi scalpé dans « LES COMANCHEROS », tout comme le fut Brian Keith dans « NEW MEXICO ». Joe Don Baker est manchot dans « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES ».

Robert Ryan devient aveugle dans « LE SHÉRIF », tout comme Jack Palance dans « JICOP LE PROSCRIT », Robert Mitchum dans « LA ROUTE DE L’OUEST » ou Charles Bronson atteint de syphilis dans « LE BISON BLANC ». Sans oublier le pistolero non-voyant de « BLINDMAN, LE JUSTICIER AVEUGLE ».

Jean-Louis Trintignant a eu les cordes vocales tranchées dans « LE GRAND SILENCE », Anthony Quinn est également muet dans « LOS AMIGOS ».

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 11:01

BALE BROLIN
Deux photos de Christian Bale de profil dans son seul western, le remake de « 3 :10 POUR BALE BROLIN (1)YUMA » ? L’une glabre, cigare au bec, l’autre plus cracra, regardant par la fenêtre ?

Eh bien... Pas du tout. La photo glabre représente en fait James Brolin plusieurs décennies plus tôt, dans son rôle de touriste malchanceux, descendu par le robot Yul Brynner dans « MONDWEST ». Étonnante ressemblance, n'est-il pas ?

Le plus curieux est que Brolin a un fils, Josh devenu une importante vedette aujourd'hui, et qui lui ressemble beaucoup moins que l’Anglais Bale !

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 10:30

La lecture des mémoires de Michael Caine, outre les savoureuses collisions entre tanks de la WW2 et diligences à Almeria, nous apprend quelque chose de très intéressant concernant le western : IL REND SOURD !

En effet, en tournant « L’INÉVITABLE CATASTROPHE », le film bien nommé, Caine avait côtoyé Henry Fonda, Ben Johnson, Richard Widmark et avait remarqué qu'ils étaient tous un peu durs d’oreille.

WESTERN REND SOURD
Sur « LE DERNIER SECRET DU POSÉIDON », il tourna aux côtés de Slim Pickens qui souffrait exactement du même mal. Intrigué, Caine lui demanda pourquoi, et Pickens expliqua que tous les comédiens spécialisés dans le western étaient un peu sourds à cause des petites charges d’explosifs censés figurer les impacts de balles, lors des fusillades, et qui pétaient à quelques centimètres de leurs oreilles. CQFD...

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 20:36

Il débuta comme décorateur et assistant à la mise en scène et s’appelait Demofilo Fidani.MILES DEEM Mais il était plus connu sous le pseudonyme de Miles Deem. Ce n’était d'ailleurs pas son seul pseudo, puisqu’il signait parfois ses films Sean O’Neal, Lucky Dickinson, Dick Spitfire (énorme, celui-là !), Dennis Ford et Danilo Dani (?).

À croire qu'il tournait des films si terribles, que ses propres avatars devaient se cacher derrière d’autres patronymes, dans une course folle au déni. Décors affreux, photo lavasse, acteurs à peine croyables, scénarios à dormir debout, rythme soporifique : on peut reconnaître un film de Miles Deem à des kilomètres.

Si Deem/Fidani a commis des classiques du nanar abyssal comme « KARZAN, LE MAÎTRE DE LA JUNGLE » (non, il n’y a pas de coquille) ou « CARESSES À DOMICILE », il s’est surtout distingué dans le western ‘spaghetti’ où il a réalisé quelques uns des plus mauvais films du genre qui n’était pourtant pas avare en navets. Parmi ses MILES DEEM2fleurons : « ÉTRANGER, SIGNE-TOI », « ET MAINTENANT, RECOMMANDE TON ÂME À DIEU » où le cascadeur Fabio Testi trouvait son premier grand rôle, « EL SARTANA… L’OMBRE DE LA MORT » avec son acteur-fétiche, le décourageant Jeff Cameron, « 4 POUR SARTANA », « DJANGO ET SARTANA » (histoire de ratisser large), « PLANQUE-TOI MINABLE, TRINITA ARRIVE ! ».

« MACHO CALLAGHAN SE DÉCHAÎNE » et « NEVADA KID », ses deux films avec Klaus Kinski (qui n’a dû passer que deux jours sur le tournage), sont chéris des amateurs de monstruosités sur pellicule.

Il y eut certainement des réalisateurs bien pires que Miles Deem à cette période du cinéma italien, mais c'est sur lui que se sont focalisées les railleries. Et c'est lui qui a écopé du surnom de « Ed Wood du western spaghetti ». Un titre de gloire comme un autre, qui vaut qu'on parle encore de lui aujourd'hui !

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:33

Le contremploi a toujours été le petit luxe des grandes vedettes, qui de temps à autres – pas trop souvent, attention ! – s’offrent le plaisir d’accepter un rôle opposé à leur image publique, au personnage qui a fait leur succès.

CONTREMPLOI (1)
Dans le domaine du western, le plus connu est bien sûr Henry Fonda tenant le rôle de Frank, le tueur d’enfants sadique de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ». Le genre ne s’est d'ailleurs pas souvent prêté à l’exercice : le viril Anthony Quinn a joué un boîteux blondinet dans « L'HOMME AUX COLTS D’OR », le méchant Jack Palance un timide rêvant d’épicerie dans « MONTE WALSH », Clint Eastwood un soudard débauché et manipulateur dans « LES PROIES », Charles Bronson un couard bonimenteur dans « C'EST ARRIVÉ… ENTRE MIDI ET TROIS HEURES », mais même s’ils s’en sont parfois approchés, John Wayne, Burt Lancaster, Kirk Douglas, Alan Ladd ou Randolph Scott ne sont jamais sortis (pour ce qui est du western, bien sûr) de leur emploi.

Alors pourquoi cette prudence ? Et qu'est-ce qui fait qu’un contremploi fonctionne ou pas ?

Si nous prenons l’exemple de Fonda dans le film de Leone, force est de reconnaître qu’on peut déceler des embryons de Frank dans de nombreux rôles précédents du comédien, même parmi ses plus aimables. L'homme est froid, volontiers distant, il ne craint jamais de susciter l’antipathie (« LE MASSACRE DE FORT APACHE »). Certes, son image est celle d’un homme digne et intelligent, il fut même le symbole d’une certaine Amérique, mais à bien y regarder, Frank n’est pas une composition spectaculaire : juste l’autre face d’une même pièce. Le sourire de Fonda, quand il tue de sang-froid le petit Timmy McBain,CONTREMPLOI pourrait dans un autre contexte, apparaître comme tout à fait chaleureux et compassé. Ce n’est pas tant l'homme qui change ici, mais le regard qu’a porté un cinéaste sur lui. Un œil non dénué de perversité…

Le contre-exemple nous semble se trouver dans « L'HOMME DE L’OUEST » d’Anthony Mann. Dans ce film grandiose et noir, quasi shakespearien, la seule faille vient de Gary Cooper. Qu'il soit bien trop âgé pour son rôle n’est pas trop dommageable. Ce qui l’est par contre, c'est le passé qu'il est censé avoir fui. Le hors-la-loi Lee J. Cobb raconte qu'il a élevé Cooper, lui a appris à assassiner, à égorger, à piller et à massacrer. Et qu'il était sacrément doué pour ça !

Pour les mêmes raisons que Fonda était parfaitement crédible en Frank, Cooper ne l’est jamais en Link Jones. Sa personnalité publique et privée est celle d’un séducteur délicat et effacé, d’un homme simple au grand cœur, d’un pudique. L’imaginer ne serait-ce qu’un instant, en barbare sanguinaire tient de la transgression pure et simple. Ce rôle qui aurait été parfait pour un Mitchum ou un Douglas, devient abstrait et irréel sous les traits de Gary Cooper.

« L'homme sage est celui qui connaît ses limites », disait Eastwood dans « MAGNUM FORCE ».

Le western est un genre composé d’archétypes, de clichés malléables à loisir, de caractères esquissés à gros traits. L'homme y est taillé dans le même roc que les canyons. Peut-être est-ce la raison pour laquelle le contremploi y est si rare… Et en tout cas, si rarement convaincant.

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 18:44

CLAUDIA STOPPA (1)
Nous avons déjà parlé ici, des filiations souterraines mais indéniables entre « LE GUÉPARD » de Luchino Visconti et « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », tourné cinq ans plus tard. En revoyant le chef-d’œuvre tiré du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, on décèle une multitude de détails dans la façon de filmer les paysages, la minutie des accessoires et costumes, l’utilisation de la musique, l'extrême lenteur de la narration, les mouvements de caméra sur grue, qui annoncent le western de 1969.

CLAUDIA STOPPA
Mais la preuve la plus visuelle et concrète provient des retrouvailles de Claudia Cardinale et Paolo Stoppa. Chez Visconti ils jouaient un père et sa fille. Ce qui expliquerait peut-être pourquoi « Sam », le cocher de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » se découvre un instinct protecteur, voire… paternel envers Jill, après qu'elle ait trouvé sa nouvelle famille massacrée à son arrivée à Sweetwater.

Deux comédiens, un pont subtil mais réel entre deux grands films, pas si éloignés l’un de l’autre qu’on ne pourrait d’abord le croire…

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 12:08

Puisque nous parlions tout récemment des débuts communs de Terence Hill et Bud Spencer, qui survinrent dans « DIEU PARDONNE… MOI PAS », nous avons – au prix d’efforts surhumains – exhumé leur véritable première rencontre dans un même générique, huit ans plus tôt, dans « HANNIBAL » de Edgar G. Ulmer, avec le délicat Victor Mature dans le rôle-titre.

HILL SPENCER HANNIBAL (1)
Terence Hill y joue un éphèbe en jupette brodée, luttant contre la tyrannie en fronçant les sourcils. Quant à Bud Spencer, moins facile à repérer, il est un grand barbare rouquin, enterré sous des tonnes de postiches, et ressemble à un gnome du « SEIGNEUR DES ANNEAUX ». Mais… c'est bien lui !

Il faudra encore quelques années de parcours du combattant, pour que l’éphèbe et le barbare trouvent enfin la voie du succès.
HILL SPENCER HANNIBAL

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 11:58

HIGH PLAINS DRIFTER
Il est certains films sur lesquels on se posera éternellement les mêmes questions, et celles-ci resteront à jamais sans réponse. « 2001, L’ODYSSÉE DE L’ESPACE » est le meilleur exemple. « IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE » en est un autre, ainsi que toute la filmo de David Lynch, et… « L'HOMME DES HAUTES PLAINES » n’est pas le moindre.

Dans la v.o. du premier western réalisé par Clint Eastwood, l’Étranger anonyme s'en va, à la fin, après avoir tué les meurtriers du shérif, et humilié toute la ville qui l’avait laissé mourir. En partant, il croise le nain Mordecaï, qui grave la tombe du shérif. Le cavalier s'arrête un instant.

HIGH PLAINS DRIFTER (1)
MORDECAÏ
 : « J'ai presque terminé… Au fait, je n’ai jamais su votre nom… »

L’ÉTRANGER : « Bien sûr que tu le sais. Prends bien soin de toi ».

Et l’inconnu s'éloigne à cheval, se fondant bientôt dans le paysage.

Réponse pour le moins ambiguë. Est-ce un ami du shérif assassiné ? Son frère ? Ou son fantôme ? Pourtant les flash-backs nous ont montré que le défunt était joué par un autre acteur qu’Eastwood (le cascadeur Buddy Van Horn, en l’occurrence). On n’en saura jamais plus !

HIGH PLAINS DRIFTER (2)
En v.f. par contre, les doubleurs français, plus cartésiens, ont tranché :

MORDECAÏ : « Je n’ai jamais su votre nom… »

L’ÉTRANGER : « C'est celui que tu graves. Celui de mon frère. Prends-en soin ».

Pas tout à fait la même chose !

Au résultat, deux conclusions aussi insatisfaisantes l’une que l’autre. L’Américaine laisse sur un énorme point d’interrogation. Quel est donc ce fichu nom que Mordecaï est censé connaître ? Celui du shérif ? Alors pourquoi son fantôme n’a-t-il pas le même visage que lui ?

La version française réduit l’histoire à une bête vengeance. Mais si l’Étranger n’est qu’un frangin rancunier, pourquoi chacune de ses apparitions est-elle enrobée de mystère, pourquoi rêve-t-il de la mort du shérif, comme s’il avait été présent sur les lieux du lynchage ? Pourquoi sursaute-t-il en entendant un fouet ?

HIGH PLAINS DRIFTER (3)
À chaque fois qu’on revoit « L'HOMME DES HAUTES PLAINES », on espère avoir des éclaircissements. En vain… Car à bien y regarder, le shérif agonisant, en gros-plan, le visage en sang, ressemble plus à Eastwood qu’à Van Horn… Les rides, la pomme d’Adam… Seul le nez diffère…

Notre ami Clint serait-il machiavélique ?

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 18:54

La rédemption a toujours été un grand thème du western, et le héros déchu parvenant à surmonter ses démons, pour un héroïque baroud d’honneur, un « must » du genre.

Le modèle demeure bien sûr Dean Martin dans « RIO BRAVO », le « borrachon », l’ivrogne crasseux, prêt à aller chercher un dollar dans un crachoir répugnant pour s’offrir un whisky. Un coup de rasoir, un bon bain, des vêtements propres, et le « Dude » retrouve toute sa superbe pour l’affrontement final. C'est Robert Mitchum qui reprend à peu près le même rôle dans « EL DORADO », guenilles puantes comprises.

BEFORE AFTER
Mais ils ne furent pas les seuls à avoir atteint le fond, pour remonter d’un bon coup de talon : Lee Marvin dans « CAT BALLOU », pochtron indécrottable, va chez le coiffeur, renfile sa tenue de lumière pour aller tuer son méchant jumeau. George Kennedy se retape également pour redevenir le héros qu'il fut jadis dans « UN HOMME FAIT LA LOI », idem pour Jack Palance dans « LES COLLINES DE LA TERREUR », qui remet son vieil uniforme sudiste bouffé aux mites, à l’instar de Burt Lancaster, qui retrouve sa dignité en même temps qu’une tenue de guerre dans « VALDEZ ».

Dans « LITTLE BIG MAN » et « WYATT EARP », Dustin Hoffman et Kevin Costner finissent littéralement dans le caniveau, sales et ivres-morts, avant de ressusciter et de retrouver un look décent, et une bonne paire de pistolets. Même chose pour Luke Askew dans « UN TUEUR NOMMÉ LUKE ».
Lee Van Cleef, bandit suant et mal rasé, devient propre sur lui, en acceptant l’étoile de shérif dans « PAS DE PITIÉ POUR LES SALOPARDS ».
BEFORE AFTER2 

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