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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 05:41

La carrière de James Coburn regorge de « moments » chers à « WWW ». Mais il en est un tout particulièrement qui vient en mémoire dès qu’on pense à lui.

Dans « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION », alors que le ‘peone’ Rod Steiger vient de crever le pneu de sa moto d’une balle bien sentie, James/Sean quelque peu agacé, mais tout à fait impassible, se rend dans la caravane dérobée par le Mexicain. Il semble prier et même allumer un cierge. Il fait sortir les moutards endormis à l’intérieur. Tout cela sans un mot.

MOMENT JAMES

Quand il repasse devant Steiger, il lui adresse un grand sourire coburnien et dit : « Planque-toi, connard ». Juste avant que la caravane – qu'il vient de piéger – n’explose dans une gerbe de feu.

Vive James !

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 17:58

L’édition en Blu-ray de la version intégrale et restaurée de « LE QUAI DES BRUMES » va-t-elle permettre un regard nouveau, voire une réévaluation du film sept décennies après sa sortie en salles ?

Œuvre importante historiquement, le film fait partie de ces chefs-d’œuvre vénérés et intouchables qu'il serait fort mal élevé de critiquer voire de ne pas aimer. Heureusement – QUAIpour une fois ! – « WWW » ne trouve rien à redire à l’aura qui entoure « LE QUAI DES BRUMES » et ne va pas s’amuser à jouer les iconoclastes retardataires.

C'est indéniablement un beau film. Beau parce qu’étrange, poisseux comme un cauchemar, désespéré à l’extrême, poétique bien sûr, même si le dialogue appuie un peu trop ostensiblement sur cette corde-là. Marcel Carné est beaucoup plus doué pour décrire les laissés-pour-compte lyriques, les crapules visqueuses que pour filmer les scènes d’amour. C'était également le défaut de « HÔTEL DU NORD ».

Les répliques entre le beau déserteur et la jeune fille abusée (« T’as d’beaux yeux, tu sais ») font partie du patrimoine cinématographique hexagonal, mais pour être honnête, la plupart de leurs scènes sont bavardes, répétitives, larmoyantes. Que n’ont-elles le relief des moments anthologiques de Michel Simon, abject pervers pépère mélomane ou de Pierre Brasseur, prodigieux en demi-sel efféminé et fielleux !

Jean Gabin a une présence inimitable, à la fois terre-à-terre et héroïque. Il balance quelques baffes mémorables à Brasseur ! Michèle Morgan a la fraîcheur des débutantes, un peu comme Lauren Bacall dans « LE PORT DE L’ANGOISSE » (tiens, encore un port !).

L’aspect artificiel des décors, la présence constante de la mort qui plane au-dessus de tous les personnages, ce chien certes très mignon, mais qui finit par symboliser la poisse qui suit partout le pauvre ‘Jean’, l’ambiance suffocante de no man’s land, finissent par laisser imaginer un sous-texte fantastique au film. Comme si le soldat avait été tué au combat et qu'il errait à présent comme une âme en peine dans ce Havre improbable.

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 09:23

On devine rapidement les ambitions de départ de « UNITÉS D’ÉLITE » (titre français qui n’a strictement rien à voir avec le contenu) : s’inscrire dans la lignée de polars tournant autour de la corruption policière comme « TRAINING DAY » ou « DARK BLUE ». Avec en bonus – pourquoi se gêner ? – une petite touche scorsesienne. Ça pourrait être alléchant…

Mais le final frôle de très près la cata. Si le pitch est intrigant : trois amis ex-voyous FREELANCERSdeviennent flics et se retrouvent la proie de ripoux de grande envergure, le scénario est d’une platitude et d’une naïveté confondantes. Sans même parler du dialogue atrocement mal écrit. La mise en scène constamment tape-à-l’œil paraît déjà démodée, bien des séries télé ont usé et abusé de ce style qui n’a plus aucun sens. Alors que reste-t-il ? Les acteurs, pour lesquels on s’est intéressé en premier lieu à ce DTV ? Hélas, c'est le vrai gros point faible du film ! Tout particulièrement le « héros », le rappeur ’50 Cent’, inexpressif, gauche et dénué de toute présence physique. Il est censé porter le film sur les épaules et ne fait que le plomber. Mais il n’est pas pire que Forest Whitaker, en pleine crise de sur-cabotinage aigu, qui incarne un ripou cocaïné avec la finesse d’un Quasimodo lobotomisé.

Et Robert De Niro, alors ? Comment dire… C'est Robert De Niro, quoi. La grimace affleurant, il s’appuie sur ses tics habituels (répéter deux fois la même chose, entre autres) et compose un flic corrompu et quasi-mafieux, qui est un cousin de son rôle dans « LES AFFRANCHIS ». D'ailleurs, il adresse un clin d’œil à la célèbre scène de Joe Pesci (« You think I’m funny ? ») dans une pauvre séquence avec 50 Cent.

« UNITÉS D’ÉLITE » ne serait probablement pas une telle déconvenue s’il n’avait pas De Niro à son générique. Ce serait une série B de plus, qu’on aurait sans doute remis dans son boîtier au bout de 20 minutes. Mais malgré les années qui passent, les nanars, les déceptions, les horreurs du genre « LA LOI ET L’ORDRE » (des mêmes producteurs, on aurait dû se méfier !), on continue d’espérer un vrai ‘comeback’ du grand Bob. Ce ne sera pas pour ce coup-là.

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Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 05:32

D’origines russes et arméniennes, Akim Tamiroff a fait une carrière de plus de six décennies, débutée dans les années 30 et comptant 155 films de toutes nationalités.

Cabotin génial, improvisateur doué, monstre sacré du second rôle, redoutable voleur de scènes, il est mémorable en émir dans « LES TROIS LANCIERS DU BENGALE », en général chinois dans « LE GÉNÉRAL EST MORT À L’AUBE », en traître basque dans « POUR QUI SONNE LE GLAS », en trappeur dans « LES TUNIQUES ÉCARLATES » (quatre films avec Gary Cooper).

Il est irremplaçable en caïd moumouté dans « LA SOIF DU MAL », en marquis dans le film français « LA TULIPE NOIRE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 113 ans. Happy birthday, Akim.

TAMIROFF

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 09:36

La 2ème saison de la série anglaise « SCOTT & BAILEY », non contente de ne pas décevoir les attentes, améliore même le score des superbes six premiers épisodes. Déjà, on a droit à deux films de plus, ce qui n’est pas négligeable, quand c'est d’une telle qualité et ensuite, au lieu de capitaliser sur son acquis, comme c'est souvent le cas avec ce genre de série, la saisonSCOTT2 2 pousse encore plus loin les curseurs, va jusqu'au bout de ses personnages et de leur logique.

Les auteurs ont trouvé l’équilibre à peu près idéal entre la vie privée des héroïnes et les enquêtes policières. À peu près, parce que les personnages sont si fouillés et concrets, qu’on finit par presque trouver certaines scènes de procédure longuettes, voire parasites. Il y a pourtant un vrai souci de réalisme dans les interrogatoires, dans la description du travail de terrain. Les suspects sont monstrueux, mais constamment crédibles. Même l’émule d’Hannibal Lecter, que ‘Janet Scott’ doit affronter dans un pénible face à face en prison, ne sombre pas dans la caricature « à l’Américaine ». Des monstres oui, mais ordinaires.

L’implication personnelle des deux fliquettes est constante. Elle les fragilise, les rend vulnérables, parfois même pathétiques. Les bitures de ‘Bailey’, ses accès de violence, son refus de l’intimité, ce frère qui porte la scoumoune… Tout cela est bien réel, loin du cliché télé. Tout comme le minable mari de ‘Scott’, sa pauvre aventure extra-conjugale avec un collègue pour le moins bizarre.

Chapeau bas encore une fois aux comédiennes : Suranne Jones, torturée, immature, surdouée mais incontrôlable. Et Lesley Sharp, électrisante comme toujours. Les rares moments où elle laisse exploser sa colère et sa frustration sont d’une vérité rarement vue. Hormis dans le grand cinéma britannique contemporain, chez Mike Leigh ou Ken Loach.

Bonne nouvelle : une 3ème saison est annoncée en tournage pour le mois de novembre. On attend !

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 05:24

Dennis Franz s’est d’abord fait une spécialité des personnages sordides, insalubres, corrompus, qu'ils soient flics (« PULSIONS »), voyous (« AMERICAN BUFFALO ») ou qu'ils dirigent un motel (« PSYCHOSE 2 »).

Il a incarné un lieutenant de police dans la série « CAPITAINE FURILLO » et c'est un autre personnage de policier, le sergent Andy Sipowicz qui l’immortalise dans la série « NYPD BLUE » qu'il tourna pendant huit saisons.

Aujourd'hui, il fête ses 68 ans. Happy birthday, Andy.

FRANZ

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 18:52

« VICTOIRE À ENTEBBE » est chronologiquement le premier des trois films consacrés au Raid sur l’aéroport d’Ouganda par l’armée israélienne, pour libérer des otages retenus par un groupe de sympathisants palestiniens. Tourné et monté littéralement quelques semaines après lesENTEBBE (1) évènements réels dont il s’inspire, ce téléfilm sortit en salles dans une version abrégée et fut très mal accueilli.

Le passage des années lui a plutôt et étonnamment, bien réussi. Son filmage en vidéo (l’affreux NTSC des seventies) au rendu grisâtre et instable, lui donne aujourd'hui un côté ‘docudrama’ qui épouse parfaitement le propos et lui évite de sombrer dans le kitsch d’un « DELTA FORCE », par exemple, bâti sur le même schéma, mais avec plus de moyens.

Le scénario suit les clichés du film-catastrophe, mais les personnages sont bien dessinés, sans trop de manichéisme et le casting de stars remplit bien son office. Certains ont de vrais rôles comme Burt Lancaster (systématiquement en colère !) et Anthony Hopkins (encore sans tics) incarnant respectivement Peres et Rabin, d’autres ne font que des ‘caméos’ un brin ridicules comme Kirk Douglas et Liz Taylor, qui pleurent toutes les larmes de leur corps en parents éplorés. Certains s’avèrent excellents, comme Helen Hayes en vieille dame à l’humour caustique. Linda Blair semble échappée d’un « AIRPLANE » et Bibi Besch fait froid dans le dos en terroriste haineuse. On ne sait trop que penser de Julius Harris, dont l’Idi Amin Dada n’est absolument pas ressemblant, mais qui parvient à donner à son rôle une allure de clown malfaisant assez frappante. Quant à Richard Dreyfuss, très bien comme toujours, il n’a visiblement pas eu le temps de suivre un régime pour perdre les quelques kilos qui l’auraient rendu plus crédible en commando surentraîné.

ENTEBBE

Sans être un bon film, « VICTOIRE À ENTEBBE » apparaît comme un document sur une époque, sur une guerre – toujours en cours, comme une sorte de « geste » recréée à chaud, comme pour la fixer pour la postérité. En cela, le spectacle s’avère passionnant, malgré ses facilités, son manque de nuances parfois et malgré une esthétique qui fait tout de même un peu mal aux yeux.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT LANCASTER
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:31

À l’instar de son ami/rival/mentor/jumeau Burt Lancaster, Kirk Douglas n’était pas avare en « moments » et « WWW » risque de revenir souvent à lui pour cette rubrique.

Un des plus intenses se trouve dans « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL ». Kirk surprend sa maîtresse Jo Van Fleet dans une chambre d’hôtel avec son nouvel amant John Ireland. Celui-ci provoque Kirk en duel, mais Kirk refuse de saisir le colt qu’on lui tend : il a promis à Wyatt Earp (Burt, justement !) de ne pas créer de grabuge en ville. Alors profitant de la situation, Ireland lui balance un verre de whisky en plein visage.

MOMENT KIRK

Trempé, humilié devant son ex, vibrant de rage et de haine, Kirk parvient à se contenir. Quelques secondes d’une incroyable densité dramatique et un grand, un très grand ‘Kirk moment’ pour la postérité !

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 08:20

MOMENT BURTBurt Lancaster était un acteur « à moments », comme les aime « WWW ». Un des plus réjouissants de sa carrière se trouve dans « VERA CRUZ », chef-d’œuvre picaresque qu'il produisit lui-même.

Arrivé en ville après un long périple, le mercenaire ‘Joe Erin’ s'apprête à séduire la comtesse française. Il repère un miroir, se mouille les cheveux avec de l’eau parfumée, puis il serre les dents, les frotte d’un index vigoureux et sourit à son reflet, visiblement très satisfait de sa personne.

Magnifique moment narcissique à tiroirs : il n’y a pas de miroir à l’écran.

En fait Burt fait directement face à la caméra ! Et il tenait – paraît-il – à montrer au monde entier ses nouvelles dents toute blanches. Alors est-ce Burt qui s’aime ainsi devant la glace ? Est-ce Joe ? Ou alors est-il génial dans ce film parce que les deux egos ne font qu’un ?

En tout cas, quelques secondes qu’on ne se lasse jamais de revoir.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 15:52

HOLMES NY (1)« SHERLOCK HOLMES IN NEW YORK », malgré les apparences, malgré l’essentiel de son casting, est un téléfilm américain et qui plus est, un véritable régal pour l’amateur de l’œuvre de Conan Doyle.

Le scénario à la fois simple et malin, entraîne Holmes et Watson à New York, où le détective retrouve une femme qu'il aima jadis, dont le fils a été kidnappé par Moriarty. Celui-ci menace la paix mondiale et Holmes va devoir déjouer ses plans tout en sauvantHOLMES NY l’enfant, qui s’avèrera être le sien.

Le réalisateur Boris Sagal a adopté le parti-pris d’une réalisation aérée, presque théâtrale par moments, en privilégiant les plans larges, une lumière en semi-pénombre et une absence quasi-totale de gros-plans. Cela donne un vrai cachet à son film.

Mais le vrai grand plaisir, c'est de découvrir Roger Moore dans le rôle du héros de Baker Street. Même s’il n’en a pas le profil aquilin habituellement requis, Moore fait preuve d’une autorité et d’un premier degré qu’on aurait bien aimé voir dans ses 007. Il est impeccable, comme il l’a rarement été, et ses affrontements avec Moriarty sont d’une agressivité saisissante. Surtout que celui-ci est incarné par un John Huston simiesque à souhait, dans sa période « vieillard machiavélique ». L’autre bonheur, c'est un Patrick Macnee étonnamment enroué, campant un Dr. Watson d’une justesse idéale. Son tandem avec Moore est une réussite au-delà des espérances. Charlotte Rampling n’a pas grand-chose à faire en star de la scène et ex-grand amour de Holmes.

Élégant, utilisant très adroitement des moyens qu’on devine limités, ce téléfilm de luxe se laisse regarder certes sans passion excessive, mais avec un constant sourire aux lèvres. Moore est – répétons-le – vraiment étonnant, surtout dans les scènes où il adopte des déguisements farfelus, comme celui d’un Houdini italien tonitruant, qui le fait ressembler à… Vittorio Gassman.

HOLMES NY (2)

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