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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 09:36

« LA VIEILLE FILLE » est et a toujours été un film déroutant, parce que ne ressemblant absolument pas à ce que promet l’affiche, le casting, l’époque à laquelle il fut tourné. On s’attend à une comédie sentimentale franchouillarde, un véhicule pour deux stars populaires VIEILLE FILLEet on a… On a quoi, au fait ? Une tranche de vie débraillée et foutraque saisie dans le vif de la France pompidolienne, une réalisation quasi-expérimentale par instants, avec un montage heurté, une lumière souvent « sale », une narration éclatée en mosaïque. Bref, une sorte de grande fresque satirique à la Dubout, sur pellicule.

Les auteurs filment au microscope un groupe d’individus pittoresques, étranges, dérangés, inadaptés, ridicules, lamentables, dont on sourit d’abord, avant de comprendre que nous pourrions tous faire partie de cette joyeuse mais pathétique bande. Et au sein de cette « monstrueuse parade », il isole un célibataire en goguette (Philippe Noiret), un brave type pas spécialement futé, un brin « relou » et une vieille fille (Annie Girardot) cassante et rébarbative. Des gens qui n’ont pas de conversation, pratiquement pas le sens de l’humour, mais qui peu à peu se rapprochent, comme des animaux méfiants, le temps de quelques jours de vacances tristounets.

Bien sûr, Girardot paraît un peu trop belle physiquement, pour être tout à fait crédible, mais elle a de grands moments d’émotion rentrée et son tandem avec Noiret fonctionne à plein régime. Leur dialogue fait de non-dits, de maladresses, de bouffées de désespoir sur le ponton flottant, est un très joli morceau de bon cinéma français.

VIEILLE FILLE (1)

Les seconds rôles sont un véritable régal : Michel Lonsdale en pasteur bizarroïde, Edith Scob géniale dans le rôle de sa femme anorexique et folle à lier, Marthe Keller radieuse en soubrette sexy et même la débutante Maria Schneider en vacancière accro au soleil.

Difficile de mettre le doigt sur ce qui fait le charme inoxydable de « LA VIEILLE FILLE ». Son style sans doute, son mélange de méchanceté et de générosité, son œil d’entomologiste sur un monde aujourd'hui disparu. Et aussi cette façon de nous attacher progressivement et l’air de rien, à des personnages qui n’ont rien d’attirant ou même d’intéressant. À priori…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 06:12

Melinda Dillon sort du rang au milieu des seventies dans des rôles sympathiques comme la mère affolée de « RENCONTRES DU TROISIÈME TYPE », l’ouvrière de « F.I.S.T. », la femme du chanteur de « EN ROUTE POUR LA GLOIRE ! », celle du joueur dans « LA CASTAGNE », elle est fille de mafioso dans « ABSENCE DE MALICE ».

On la retrouve en mère de famille dans « STAYING TOGETHER » et « BIGFOOT ET LES HENDERSON » et en sœur suicidaire dans « LE PRINCE DES MARÉES ». Elle joue la bonne-sœur de « ENTERTAINING ANGELS : THE DOROTHY DAY STORY ». Elle est excellente en épouse écœurée dans « MAGNOLIA ».

À la TV, elle est la fille névrosée de Bette Davis et Jimmy Stewart dans « RIGHT OF WAY », un médecin dans « THE CRITICAL LIST » et la femme d’un alcoolique dans « SHATTERED SPIRITS ».

Elle apparaît non-mentionnée au générique dans « JUSQU'À CE QUE LA FIN DU MONDE NOUS SÉPARE ».

Aujourd'hui, elle fête ses 73 ans. Happy birthday, Melinda.

DILLON

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:35

« Déjà en voyant l'affiche, je me dis : mais qui est donc ce vieux type à tête de gros chat sur l'affiche, qui offre une vague ressemblance avec l'acteur bien connu Charles Bronson ?
« WWW » devrait avoir le courage du photomontage choc : la tronche du justicier de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » côte à côte avec celle de ce justicier-là ».

 

Voilà ce que déclarait notre ami canadien ‘Marc Provencher’ dans un commentaire sur le ‘post’ de « LE JUSTICIER : L’ULTIME COMBAT ». « WWW » ne pouvait que relever le défi (car le bougre n’a pas tort : l’ami Charley a BEAUCOUP changé au fil des années !) et présenter à ses visiteurs l’évolution de la mascotte du blog de décennie en décennie. La première photo date de… 1947.

Quelle est votre décennie préférée ?

CB TOUS AGES

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:52

On le sait, les sequels tardives donnent rarement de bons films et ceux-ci ont trop souvent la fade saveur du surgelé bas-de-gamme. C'est pourquoi « MEN IN BLACK 3 » est une aussi bonne surprise.

Écrit par Etan Cohen (attention ce n’est pas le presque homonyme frangin Coen !), le scénario MIB3au lieu de remâcher les acquis des deux précédents opus, se focalise plutôt sur le thème difficile mais toujours payant du paradoxe temporel et envoie Will Smith dans le passé, pour sauver la vie de son co-équipier Tommy Lee Jones (et accessoirement empêcher la destruction de la Terre). Le mouvement est incessant, les idées visuelles pullulent à chaque plan, les gags sont drôles sans jamais être plaqués et le film s’offre même le luxe inouï de s’achever dans un joli moment d’émotion qui cueille complètement et fait réfléchir à l’essence même de la ‘franchise’.

La vraie bonne surprise du film, c'est l’effacement de Jones, qui paraît bizarrement momifié dans son vieux rôle de ‘K’, au profit de Josh Brolin qui l’incarne à l’âge de 30 ans. Cet excellent acteur, qui ne cesse de s’améliorer d’année en année, fait ici une imitation-réincarnation absolument sidérante du jeu si particulier de son aîné et retrouve l’alchimie intacte avec son partenaire. Rien que pour cela, le film vaut d’être vu. Mais ce n’est pas le seul plaisir : d’abord, Smith pris dans le rythme effréné, n’a pas trop le loisir de se complaire dans l’auto-célébration de lui-même et c'est bien agréable. Ensuite, Emma Thompson est délectable en nouveau chef du MIB. Son premier discours en langage extra-terrestre est à hurler de rire.

Pas une seconde d’ennui, du suspense, des F/X magnifiques et – comme nous l’avons dit – une pointe d’émotion en bonus, ce « MEN IN BLACK 3 » surprend où on ne l’attendait pas et donne envie d’applaudir des deux mains. Ou des trois, si on vient d'ailleurs...

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FRANCHISES
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 19:24

« THE PRICE OF JUSTICE » est le second téléfilm inspiré de la série à succès « KOJAK », terminée depuis une quinzaine d’années. Ce ‘revival’ n’a pas gardé grand-chose de la série originelle, pas même le ton ultra-réaliste et volontiers cynique qui la caractérisait. Juste le personnage du lieutenant Theo Kojak. Mais un Kojak changé, mûri, qui ne balance plus des ‘one liners’ à tout-va et a oublié les sucettes depuis belle lurette. Son diabète, peut-être ?

Tout ceci n’empêche pas qu'il s’agisse d’un excellent polar, bâti autour de la personnalité ambiguë et toxique d’une belle femme, la toujours remarquable Kate Nelligan, soupçonnée d’avoir assassiné ses deux petits garçons. Instinctivement persuadé de son innocence (« Les mamans ne tuent pas leurs propres enfants »), Kojak va imprudemment se rapprocher de la suspecte, prendre même un petit « coup de chaud » et se laisser séduire, comme tous les hommes autour d'elle, dont la plupart le paient de leur vie.

KOJAK TVM

Telly Savalas, accusant un net coup de vieux, est assez émouvant. On le voit pleurer devant les petits cadavres au début du film, puis perdre définitivement ses dernières illusions sur l’être humain à mesure que l’enquête se déroule. Autour de Nelligan, d’une justesse sans défaut, de vieilles connaissances comme Pat Hingle, Jack Thompson, Jeffrey DeMunn étonnant en caïd gay, James Rebhorn, l’ex-incorruptible Nick Georgiade (qui figure une fois encore en flic à l’arrière-plan) et le tout jeune Stanley Tucci qui apparaît deux secondes en locataire d’un immeuble.

De la très bonne télé et une intelligente continuation d’un mythe télévisuel.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:31

BOMBSHELLSÀ la mort de son mari, une anonyme « vieille dame indigne » se souvient que pendant la WW2, elle fut membre d’un orchestre de jazz, les « Blonde Bombshells » qui fit swinguer Londres sous les bombes. Elle décide alors de ressortir son vieux saxo et de réunir les BOMBSHELLS (1)survivantes du groupe, pour un ultime concert pour la fête de l’école de sa petite-fille.

« THE LAST OF THE BLONDE BOMBSHELLS » est un très joli et touchant téléfilm anglais, aux moyens assez conséquents et au scénario tendre et sensible, bâti sur le principe archi-usé du « recrutement », devenu un standard depuis « LES 7 SAMOURAÏS ». Les trois-quarts du film sont en fait les voyages de l’héroïne pour réunir ces vieilles femmes et les arracher à l’oubli pour un dernier tour de piste, un baroud d’honneur.

Le film doit tout à Judi Dench. Dégageant une énergie, un humour et une détermination incroyables, la grande actrice nage comme un poisson dansBOMBSHELLS (2) l’eau, cimentant cette histoire somme toute bien légère et lui donnant tout son poids de nostalgie et de pathétique. L’humour règne malgré tout en maître et les seconds rôles sont délectables : Ian Holm, formidable en vieux séducteur insatiable et filou, Olympia Dukakis en pochtronne joyeuse ou Leslie Caron en ‘prima donna’ flamboyante.

Tout cela est bien sûr sans surprise, mais on se surprend à s’attacher à ces personnages qui ont le tact de ne pas abuser de la corde sensible et pendant le concert qui clôt le film, malgré les sourires, la danse, les fous rires complices, on ne peut que repenser au fameux poème : « Cueillez, cueillez les roses de la vie ».

Très joli et un peu triste. Mais Dame Judi a vraiment du génie.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 05:25

Romancier et scénariste spécialisé dans le western et le polar ‘hard boiled’, Elmore Leonard a vu son nom associé à plusieurs classiques comme « 3 :10 POUR YUMA », « L'HOMME DE L’ARIZONA », « HOMBRE », des séries B cultes comme « MISTER MAJESTYK ».

Il redevient ‘hot’ dans les années 90 grâce à « JACKIE BROWN », puis « HORS D’ATTEINTE » et crée un héros marquant à la TV, à mi-chemin entre western et polar dans la série « JUSTIFIED ».

Aujourd'hui, il fête ses 87 ans. Happy birthday, Elmore.

ELMORE

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 05:07

Charles Dance est un excellent comédien anglais, au visage en lame de couteau, à la froide autorité, qu’on a vu dans bon nombre de productions internationales, de ‘blockbusters’ et de séries TV britanniques.

Parmi ses apparitions mémorables : Ian Fleming dans le téléfilm « GOLDENEYE », le médecin dans « ALIEN 3 », le bras-droit d’Anthony Quinn dans « LAST ACTION HERO » et plus récemment le roi belliqueux dans la série « GAME OF THRONES ». Il a également réalisé le très joli « LES DAMES DE CORNOUAILLES ».

Aujourd'hui, il fête ses 66 ans. Happy birthday, Mr Dance.

DANCE

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:39

TALKINGS’inscrivant dans la mouvance du cinéma réaliste anglais des années 60, le dramaturge John Hopkins signe avec « TALKING TO A STRANGER » une pièce en quatre actes, sur le week-end d’une jeune femme enceinte, seule et désespérée, adaptée en « dramatique » pour la BBC.

Malmenant sa ‘coloc’, passant un dimanche horrible chez ses culpabilisants parents, retrouvant par hasard un ex dans un restaurant, ‘Terry’ passe par tous les états de la solitude, de l’agressivité, de la mythomanie et du malheur à l’état brut.

TALKING (1)Rien de bien joyeux là-dedans, d’autant que la facture très « live » du film n’a rien de très attractif. Mais le texte connaît de belles envolées et surtout, surtout, c'est une occasion rare de voir Judi Dench jeune !

Âgée de 32 ans et déjà en pleine possession de ses moyens, elle incarne cette « pauvre fille » à la fois émouvante et tête-à-claques, avec une profondeur et une maturité exceptionnelles. Ses scènes avec sa mère sont presque douloureuses tant elles s’enfoncent dans l’incommunicabilité et le non-dit. Car après tout, Terry n’est-elle pas en train de gâcher sa vie – et probablement celle de son enfant à naître – parce que cette mère ne l’a jamais prise dans ses bras, pour lui dire « Je t’aime » ?

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 12:19

‘Daniel’ un fidèle visiteur de « WWW » nous signale que plusieurs téléfilms datant de 1954 et ’56 et dans lesquels figure Steve McQueen, viennent d’être retrouvés à la suite d’une enquête approfondie. Ils n’ont jamais été répertoriés nulle part, même dans les plus pointues des bios de l’acteur et – espérons-le – devraient être bientôt visibles, peut-être en DVD. L’inoxydable ‘King of Cool’ a trop peu tourné pour qu’on puisse ignorer ses apparitions à l’écran. Wait and see, donc.

MCQ INEDIT

Et pendant qu’on y est, quand pourra-t-on voir ces deux téléfilms datant de 1957, où Steve McQueen tient de bons seconds rôles ? Une intégrale s’impose !

« DEEP WATER », dans la série « THE 20TH CENTURY-FOX HOUR », réalisé par Roy Del Ruth et interprété par Richard Arlen, Ken Clark, James Whitmore, Ralph Meeker, Barry Coe. McQueen y incarne ‘Kinsella’.

« MALCOLM GLOVER OF THE SAN FRANCISCO EXAMINER », un épisode de « THE BIG STORY », réalisé par Robert Lewis Shayon, avec Ray Boyle, Ed Bryce, Dana Elcar, Dolores Sutton et Steve dans le rôle de ‘Chuck Milton’.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE STEVE McQUEEN
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