Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 06:03

Skip Homeier est un second rôle des années 50 et 60, qui s’est surtout distingué dans les personnages de jeunes crétins impulsifs. On s’en souvient en provocateur dans « LA CIBLE HUMAINE », en G.I. dans « OKINAWA » et « BAÏONNETTE AU CANON », il a tourné beaucoup de westerns de série B comme « DIX HOMMES À ABATTRE », joue un des sbires de Richard Boone dans « L'HOMME DE L’ARIZONA », a tenu le rôle-titre de la courte série « DAN RAVEN » et a fini sa carrière à la TV.

Retiré depuis trois décennies, il fête aujourd'hui ses 82 ans. Happy birthday, Skip.

HOMEIER

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:38

ANGE DEMONCoproduit par l’italien Bino Cigogna, que Charles Bronson venait de rencontrer sur le tournage de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », « L’ANGE ET LE DÉMON » est une petite comédie sentimentale située à Londres et contant le mariage improbable d’un auteur de livres érotiques américain de 38 ans et d’une lycéenne anglaise de 16 ans. Le choix de Bronson pour le rôle de ‘Scott Wardman’ est d’autant plus surprenant que l’acteur a déjà dix ANGE DEMON (1)ans de trop pour le personnage et que l’âge est un facteur essentiel du scénario. Le film aurait probablement pris tout son sens avec – par exemple – un Robert Redford à sa place. Mais le réalisateur Richard Donner avait déjà dirigé Bronson dans un rôle « normal » dans « X-15 ». Curieuse lubie !

Filmé « à l’épate », dans une ambiance très ‘swinging London’, « L’ANGE ET LE DÉMON » est une œuvrette superficielle et décousue, qui ne tient que par l’énergie de Susan George et quelques scènes bien observée entre les deux époux. L’air un peu perdu, mal photographié, la lumière blême de la capitale anglaise accentuant ses rides, Bronson n’a de toute évidence rien à faire dans ce film et le traverse gauchement, rendant par son physique, l’histoire d’amour encore plus difficile à avaler. Sa « laideur » est d'ailleurs pointée du doigt par le père de Twinky, quand elle présente son fiancé à sa famille.

Sans parler des plans où on voit Bronson peiner devant sa machine à écrire… L’ami Charley a l’air de tout ce qu’on voudra, mais pas d’un homme de lettres ! Et encore moins de lettres pornographiques ! C'est vraiment une curiosité dans la filmographie de Bronson, qu’on peut déjà voir comme un signe des limites à ne pas dépasser, s’il désire pérenniser son vedettariat alors bourgeonnant.

Donner a réuni à ses côtés, le gratin des comédiens britanniques de l’époque, avec Trevor Howard, Honor Blackman très drôle en maman écervelée ou Jack Hawkins. Mais le film vaut uniquement pour la découverte de Susan George, qui ne trouvera qu’un seul autre rôle de cette ampleur dans « CHIENS DE PAILLE » de Sam Peckinpah, deux ans plus tard.

Le film fut acheté par Roger Corman, en vue d’une distribution aux U.S.A. Il fut rebaptisé « LOLA » (clin d’œil à l’ami Nabokov), raccourci d’une ou deux séquences et postsynchronisé pour remplacer toutes les phrases comprenant le nom ‘Twinky’ par ‘Lola’.

ANGE DEMON (2)

Curieusement, ce qui rendait le film irritant à l’époque de sa sortie, a fini avec la patine du temps par lui créer un charme indéniable. Le charme d’une époque insouciante, joyeuse, où on faisait du vélo et du patin à glace entre Londres et New York, sans autre inquiétude que celle du plaisir immédiat. Et le tout sur des chansons enjouées qu’on se surprend à fredonner bien après la fin de la projection.

Et quand survient le dernier plan de Bronson, seul et enfin tranquille. Mais réalisant subitement ce qu'il a perdu, on sent poindre quelque chose comme une esquisse d’émotion…

Repost 0
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 08:49

Remise en actu d'un post paru en juillet de cette année, afin de coïncider avec la sortie DVD et Blu-ray du film en France.

 

Bonheur ! Joie ! Félicité ! THEY DID IT !!! Ils ont réussi ! « Ils » ont fait un vrai film ‘hard boiled’ des seventies en 2012 ! Sans clin d’œil, sans parodie, sans second degré (ou presque), mais avec une pêche qu’on n’avait pas vue dans un film américain depuis des lustres. Alléluia !

« KILL THE GRINGO » (oui, c'est le titre français !) est ce qu’on appelle aujourd'hui « une tuerie » à tous les sens du terme, d'ailleurs. Un film âpre, saignant, amoral, cynique, avec un (anti)héros aussi charismatique qu’indéfendable, dans la lignée des Charley Varrick d’antan. Et – double bonheur – c'est Mel Gibson qui l’incarne. Pas le dépressif déprimant du « COMPLEXE DU CASTOR », pas le has-been amorti de « HORS DE CONTRÔLE », non : le vrai Mel ! Celui de « PAYBACK » enfin revenu d’entre les morts, pour ce qui restera très certainement comme un de ses meilleurs rôles.

Se passant presque entièrement dans un bagne mexicain hallucinant, sorte de bidonville à ciel ouvert, grouillant et surpeuplé, le scénario en béton armé suit un braqueur américain envoyé là-bas pour y pourrir. Débrouillard et roué, il va s’attacher à un gamin et à sa mère (oui, il y a même des familles, là-dedans !) et littéralement faire imploser le système de corruption ambiant.

GRINGO modifié-1

C'est d’une violence extrême, d’un humour grinçant. Le ‘showdown’ en plein cœur de la prison sort tout droit d’un Peckinpah de la grande époque et Gibson, comme un poisson dans l’eau, s’autorise des apartés formidables, comme cette imitation de Clint Eastwood qui est jubilatoire au possible.

Pas une seconde d’ennui, pas une fausse-note, des seconds rôles au diapason (on voit même Patrick Bauchau, ex-acteur de Rohmer, en chirurgien véreux !), et une happy end improbable mais, ma foi, bienvenue après une telle avalanche de violence et de morts en cascade.

« KILL THE GRINGO » n’est pas sorti en salles, même aux U.S.A., ce qui ne laisse pas de surprendre, quand on voit le film, mais peut-être a-t-il été considéré comme trop ancré dans un cinéma dépassé, enraciné dans une ère révolue.

Pourtant, très franchement, en le visionnant, on n’a vraiment pas la sensation de contempler une pièce de musée poussiéreuse. « WWW » approved !

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS-CULTE DE "WWW"
commenter cet article
4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 05:46

Armand Assante connaît un faux départ à la fin des seventies, en tenant des rôles importants comme le frère boiteux et aigri de Stallone dans « LA TAVERNE DE L’ENFER », l’Indien écolo de « PROPHECY, LE MONSTRE », le révolutionnaire à la Guevara de « LOVE AND MONEY » ou le chef d’orchestre jaloux de « FAUT PAS EN FAIRE UN DRAME » et le rôle-titre de « BELIZAIRE THE CAJUN ». Il connaît même un avant-goût de vedettariat en campant un remarquable Mike Hammer macho dans « J’AURAI TA PEAU » où il parvenait à faire oublier Ralph Meeker, meilleur détenteur du rôle jusque-là.

Mais Assante se retrouve « homme à tout faire » des téléfilms pendant une décennie. Il fait un comeback au début des nineties grâce à « CONTRE-ENQUÊTE » en dealer charismatique.

ASSANTE

Dès lors, il enchaîne film sur film et acquiert un nouveau statut de premier rôle : il est Bugsy Siegel dans « LA CHANTEUSE ET LE MILLIARDAIRE », le musicien dragueur de « MAMBO KINGS », Sanchez dans « 1492 » et un puissant mafioso dans « HOFFA » puis « TRIAL BY JURY », le flic-avocat de « FATAL INSTINCT » où il est extraordinairement drôle, le méchant de « JUGE DREDD » où il est à nouveau le frère de Stallone. Il joue le flic de « STRIPTEASE » et se voit à nouveau relégué depuis aux anonymes DTV.

À la TV, on voit Assante en restaurateur ripou dans « MADAME COLUMBO », en père de « SOPHIA LOREN », en gangster dandy dans « A DEADLY BUSINESS », en flic obsédé de « HANDS OF A STRANGER » et dans le rôle de l’Empereur dans « NAPOLÉON & JOSÉPHINE : A LOVE STORY ». On le revoit en corsaire dans « KIDNAPPED » et dans le rôle-titre de « GOTTI » où il est un puissant gangster. Il tient le rôle d’Ulysse dans « L’ODYSSÉE », promu comme étant téléfilm le plus cher jamais produit aux U.S.A., apparaît en acteur dans « JACK L’ÉVENTREUR », en business man malade dans quelques « URGENCES » et dans le rôle de « la grenouille » dans plusieurs « NCIS : ENQUÊTES SPÉCIALES ».

Aujourd'hui, il fête ses 63 ans. Happy birthday, Armand.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:55

NAKED (2)S’il ne s’était pas intitulé « NAKED », le film de Mike Leigh aurait très bien porté le titre « VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT », s’il n’était déjà pris. Presque entièrement tourné de nuit, dans un Londres vide et suintant de misère, c'est un ‘bad trip’ urbain, sur la condition NAKEDhumaine et surtout une véritable baffe dans la figure, dont peut avoir du mal à se relever.

Sans construction apparente, le scénario va de rencontre en rencontre, certaines drolatiques, d’autres sordides, mais quiNAKED (3) s’achèvent toutes dans le pathétique le plus complet. David Thewlis, sorte de clochard philosophe et lubrique, provocateur et odieux, lamentable et grandiose dans son jusqu’au-boutisme, va croiser des spécimens dont le seul point commun est d’être au bord du gouffre : du gardien de nuit malade de solitude à la serveuse à la tristesse insoutenable, en passant par ce jeune Écossais bourré de tics. Les gens se cognent les uns dans les autres, parfois douloureusement, s’insultent, s’humilient, se rejettent violemment et repartent dans la nuit.

Quand le jour se lève enfin, on croit comprendre le sens du film : n’était-ce pas une histoire d’amour ? Thewlis n’a-t-il pas accompli ce chemin de croix pour retrouver enfin la seule NAKED (1)femme qu'il ait aimé ? On aimerait se réfugier dans cette promesse de happy end, mais Mike Leigh ne nous fera pas ce plaisir.

Thewlis est tellement prodigieux qu’on se demande comment il a pu faire ensuite une carrière aussi décevante et terne. Face à lui, un trio de comédiennes fabuleuses : la regrettée Katrin Cartlidge en paumée systématiquement victimisée par tous les hommes qu'elle croise, Lesley Sharp émouvante en petite bonne femme déracinée mais étonnamment équilibrée au milieu du chaos et Gina McKee poignante et presque dérangeante de désespoir.

De quoi parle « NAKED » ? D’incommunicabilité ? De la chair qui est triste ? De solitude ? D’apocalypse ? Ou tout simplement de nous ?

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 09:29

SAVALASLa série TV « KOJAK » où il campait un flic new-yorkais sardonique (« Who loves ya, baby ? ») fait d’Aristoteles ‘Telly’ Savalas, une vedette médiatique dans les seventies et même un crooner, lui qui fut un des bad guys les plus irrécupérables de sa génération. Avec son crâne chauve, son nez busqué et son regard sardonique, Savalas après une SAVALAS (1)carrière de speaker radio, se fait remarquer en inspecteur dans « MAD DOG COLL » et en flic adjoint du procureur dans « LE TEMPS DU CHÂTIMENT ». Au côté du même Burt Lancaster, Savalas est inoubliable en forçatSAVALAS (3) rendu fou par l’internement à vie dans « LE PRISONNIER D’ALCATRAZ » qui lui vaut une nomination à l’Oscar du second rôle. Il le retrouvera encore des années plus tard dans « LES CHASSEURS DE SCALPS » où il joue le chef des comancheros avec une verve inouïe.

On revoit Savalas en privé dans « LES NERFSSAVALAS (2) À VIF », en gangster dans « LES PIEDS DANS LE PLAT », en Ponce-Pilate dans « LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE » pour lequel il rase définitivement son crâne, en sergent spécialisé dans le marché noir dans « LA BATAILLE DES ARDENNES », en légionnaire sadique dans « BEAU GESTE ». Il fait sensation en violeur bigot dans « 12 SALOPARDS », s’impose en sergent gueulard dans « DE L’OR POUR LES BRAVES » où il vole la vedette à Clint Eastwood, en Blofeld détestable dans « AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTÉ » où il abat (c’est tout à fait impardonnable !) Diana Rigg juste après ses noces avec 007.

Telly s’exile en Italie où il apparaît dans pléthore de séries B : « CITÉ DE LA VIOLENCE » en mafieux radoteur, « UNE RAISON POUR VIVRE, UNE RAISON POUR MOURIR » en SAVALAS (4)colonel corrompu, « TERREUR DANS LE SHANGAÏ-EXPRESS » en bandit cosaque, « PANCHO VILLA » dans le rôle-titre et ne revint aux U.S.A. que pour tourner « THE MARCUS-NELSON MURDERS », téléfilm de prestige en deux parties, qui donna naissance à « KOJAK ».

Son succès télé n’a hélas, pas mené Savalas à de meilleures choses au cinéma : on le revoit en résistant grec dans « BONS BAISERS D’ATHÈNES », en pilote râleur d’un coucou dans « CAPRICORNE ONE », en méchant de service dans « LE DERNIER SECRET DU POSÉIDON ». Il joue les ‘guests’ dans « LES MUPPETS : ÇA, C’EST DU CINÉMA ! » et « CANNONBALL 2 ». On l’aperçoit brièvement dans le film français « LES PRÉDATEURS DE LA NUIT », en business man qui veut retrouver sa fille.

Telly Savalas réalise « BEYOND REASON » où il tient un rôle de psy.

SAVALAS (5)

À la TV, on le voit en gangster dans trois « INCORRUPTIBLES », en voleur dans « THE ALFRED HITCHCOCK HOUR », en officier grec dans « COMBAT ! », il a des problèmes avec une poupée coriace dans « LA 4ème DIMENSION », joue un père qui veut faire arrêter Kimble dans « LE FUGITIF », incarne les méchants suaves dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX » ou « SUR LA PISTE DU CRIME », un inspecteur annonçant nettement Kojak dans « MONGO’S BACK IN TOWN », un serial killer dans « VISIONS », un prêtre bizarre dans « THE CARTIER AFFAIR » et joue le colonel plus proche du rôle de Lee Marvin, que de celui qu’il tenait lui-même dans le film d’Aldrich, dans quelques sequels poussives des « 12 SALOPARDS ».

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
commenter cet article
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 07:30

Inspiré de l’histoire vraie d’un théâtre londonien qui présenta le premier spectacle nu en Angleterre, pendant la WW2, « MADAME HENDERSON PRÉSENTE » est une agréable MRS H.comédie british, construite sous forme de chronique. C'est fin et drôle, comme il se doit, mais le scénario semble parfois faire du sur-place et même se répéter. La qualité des décors et surtout de l’interprétation fait que cela demeure tout de même plaisant, mais le temps semble un peu longuet par endroits. Le tout, élégant et confortable, laisse la sensation de plusieurs autres films de Stephen Frears, de n’être pas allé au fond des choses.

Le film est porté à bout de bras par l’immense Judi Dench, qui parvient – tout en incarnant une « vieille dame indigne » – à dégager une féminité, voire une séduction, qui font tout le prix de son personnage. Elle a une très belle scène, lorsqu’elle révèle devant une foule de soldats et d’officiels guindés, les vraies raisons qui l’ont poussée à financer le spectacle « scandaleux ». Un vrai moment d’émotion, que l’actrice joue sans pathos. Face à elle, le débonnaire et énergique Bob Hoskins (également producteur du film) est excellent en metteur en scène autoritaire. Leurs scènes de dispute teintées d’affection mutuelle, sont ce qu'il y a de plus goûteux. Dans un cast de formidables seconds rôles se détachent la délicieuse Kelly Reilly, en actrice nue au cœur d’artichaut et on reconnaît Toby Jones en régisseur, dans une quasi-figuration.

Une œuvre mineure et sans réelle substance, mais qui se laisse regarder pour le seul plaisir du tandem Dench-Hoskins, dont la jubilation à jouer ensemble crève littéralement l’écran.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
commenter cet article
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:03

« THE SPECULATOR » est un excellent épisode de la 4ème et dernière saison de la série « LES INCORRUPTIBLES », qui doit sa qualité à la confrontation de deux acteurs à forte personnalité : Bruce Gordon, dans son rôle récurrent de ‘Frank Nitti’ et Telly Savalas. Le premier est formidable de puissance physique mal contenue, d’énergie mauvaise, de violence bestiale à peine maquillée par une élégance un peu trop voyante. Le second n’a peut-être jamais été meilleur que dans ce rôle d’aigrefin surdoué, complètement cynique et amoral, qui a la mauvaise idée de s’en prendre à Nitti et de vouloir le dépouiller.

INCOS savalas

C'est un vrai régal de voir leurs scènes ensemble. Faux-jeton, malin et retors, Savalas retourne toutes les situations en sa faveur et va jusqu'à abattre son propre cousin, pour prouver sa bonne foi. Une ordure obséquieuse et compassée au rire dément, un personnage fascinant.

Face à ces deux poids-lourds, Robert Stack se contente de compter les points et apparaît (enfin – plus ou moins) dans une bagarre finale avec Savalas, où les cascadeurs sont affreusement visibles. Seul vrai défaut d’un épisode exemplaire.

Repost 0
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 11:24

« Il est en train de tailler un bout de bois… Quand il aura fini, quelque chose va se passer », dit ‘Cheyenne’ à ‘Jill’ dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST ».

Et effectivement, Charles Bronson assis sur sa barrière, un opinel à la main, taille consciencieusement une branche en attendant l’arrivée de ‘Frank’.

CB KNIFE (1)

Même s’il l’a moins pratiqué que le revolver, Bronson a eu une longue et fructueuse relation avec les couteaux à l’écran. Il brandit une lame contre Alan Ladd dans « L’AIGLE SOLITAIRE », égorge des sentinelles dans « LA PROIE DES VAUTOURS », taille une petite flûte qu'il offre à une fillette dans « LES 7 MERCENAIRES », envoie l’Albatross à sa perte en tranchant ses amarres dans « LE MAÎTRE DU MONDE », menace Robert Ryan dans « 12 SALOPARDS ».

CB KNIFE

Dans « ADIEU L’AMI », il manie plutôt le coupe-chou, dans « LES COLLINES DE LA TERREUR », il « épluche » un serpent à sonnette, dans « COSA NOSTRA », il tient en respect ceux qui veulent le tuer dans les douches de la prison. Il s’entraîne au lancer de couteaux dans « LE FLINGUEUR » et plante une lame dans la gorge de Raymond Saint-Jacques dans « L’ENFER DE LA VIOLENCE ».

« Tu sais seulement jouer de l’harmonica, ou tu sais jouer aussi du couteau ? », lui demandait Cheyenne. Les deux, mon général.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
commenter cet article
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 09:09

Le scénario de « DISPARUE » est une variante de celui du suspense « LE COLLECTIONNEUR », centré sur les mésaventures d’une jeune femme rescapée des griffes d’un serial killer et harcelée par celui-ci.

Encore une histoire de tueur en série, me direz-vous… Oui, encore. Mais celle-ci a pour DISPARUEavantage d’avoir simplifié son histoire jusqu'à l’os et d’entrer en plein dans le vif du sujet, sans intro, sans explication, sans blabla et avec un minimum de flash-back. C'est du cinoche physique, viscéral, jouant sur la trouille, la paranoïa et présentant une héroïne tout à fait inhabituelle, dans le sens qu’on n’est jamais sûr à 100% de sa santé mentale. À dire vrai, on n’est encore moins sûr de la trouver sympathique !

Bien sûr, les auteurs jouent un peu trop avec les codes du genre, en frisant parfois le ‘whodunit’. On finit par suspecter tous les protagonistes, des flics à la copine serveuse. Si ce petit jeu est amusant pendant qu'il dure, la chute en devient pour le coup étrangement décevante, alors qu'elle est tout à fait logique.

Le film doit beaucoup à l’implication d’Amanda Seyfried, qui se donne à fond, révélant une intensité qu’on ne lui connaissait pas encore. L’œil fou, l’air buté, le corps tendu à craquer, elle ne dévie pas une seconde de sa trajectoire de bulldozer et sa rencontre finale avec le croque-mitaine est assez frappante. On regrette par contre que l’excellente Jennifer Carpenter n’ait qu’un rôle totalement anodin et anecdotique de « bonne copine » sans le moindre développement.

« DISPARUE » est donc un bon film de genre, sec et sans chichi, aux cadrages et à la photo étonnamment stylisés et recherchés, une bonne et solide série B aisément oubliable, mais des plus agréables.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans POLAR - FILM NOIR ET ACTION
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens