Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:41

« THE JOHN TURNBULL STORY » est un épisode de la 5ème saison de la série western « LA GRANDE CARAVANE », partant d’un scénario potentiellement passionnant, mais qui hélas, s’égare dans de longues scènes sur-dialoguées et particulièrement figées.

Un Indien Ute élevé par les visages pâles est devenu avocat. Associé à un vieux magistrat juif, il rêve de devenir le défenseur de toutes les tribus ‘natives’ spoliées par l'homme blanc. Le patron de sa ville ne cherche qu’à éliminer la tribu de sa réserve, afin de récupérer les terres et de les faire fructifier. Il est même prêt à tout, quitte à déclencher une guerre. Mais les héros de la série, venus acheter des chevaux, vont heureusement empêcher le pire.

WAGON T silva

C'est Henry Silva qui incarne le rôle-titre, un rôle qui rappelle énormément celui que tenait Jack Palance dans « LE SORCIER DU RIO GRANDE ». Un Indien qui a appris la loi des blancs pour mieux s’en servir contre eux. Avec sa présence habituelle, son visage impénétrable, sa fureur mal contenue, Silva compose un personnage intéressant et imprévisible, face à Warren Stevens en pistolero sans foi ni loi.

Dommage que l’épisode ne soit composé que d’une succession de séquences bavardes et répétitives qui épuise rapidement l’intérêt réel du thème. À noter tout de même un évènement inouï et à peine croyable : dans son dernier plan, Henry Silva esquisse un sourire ! De plusieurs secondes… Si !

Repost 0
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 09:52

Dans la mouvance de ce renouveau du cinéma fantastique espagnol, « EVA » est une jolie fable irréelle dérivée du vieux mythe de Frankenstein créé par Mary Shelley. Le vieux rêve de fabriquer de toutes pièces un être humain, ici à base de métal, de circuits, de mémoire artificielle, détruit par l’ambition d’un savant qui a voulu le faire humain… Trop humain.

Agréable à regarder, « EVA » souffre un peu de n’être jamais ancré dans un univers concret EVAou bien défini. On devine que nous sommes dans un futur proche où les robots et cyborgs sont monnaie courante, mais on ne le ressent pas vraiment, ce qui ôte de la force au propos et ne laisse jamais oublier qu’on assiste à une plaisante et poétique historiette chargée de symboles.

La vision des suppléments dans le DVD, révèle l’existence d’un flash-back de plus de… vingt minutes, relatant les débuts des trois chercheurs à l’université, qui a été entièrement coupé. Et qui ne manque pas vraiment au film. Ce qui laisse supposer quelques petits soucis d’écriture, qu’on retrouve également dans un certain ronron général, un manque de surprise dans le déroulement, voire dans la chute finale (déjà vue en partie, au pré-générique !).

Mais les comédiens sont bons. Daniel Brühl fait énormément penser à un jeune Jacques Perrin, Marta Etura – découverte dans « MALVEILLANCE » – est très émouvante et on retrouve avec plaisir la belle Anne Canovas. Sans oublier le chat-robot en 3D, très sympathique.

Malgré les réticences, « EVA » reste un film prenant, parfois touchant, qui ne cède à aucune faute de goût. C'est une œuvre un peu trop désincarnée, mais après tout, cela colle au sujet. Et le tout laisse une plutôt bonne impression, teintée de frustration. Comme si tout n’avait pas été traité à fond…

Repost 0
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 05:51

Randy Quaid – frère aîné du plus connu Dennis – est un acteur des seventies, d’abord spécialisé dans les rôles de benêts maladroits, comme le gosse de riche dans « LA DERNIÈRE SÉANCE », (qu’on retrouvera mûri dans « TEXASVILLE »), le marin klepto de « LA DERNIÈRE CORVÉE » (le rôle de sa vie), l’associé souffre-douleur de Bronson dans « L’ÉVADÉ », le hors-la-loi de « MISSOURI BREAKS » puis « THE LONG RIDERS », le chômeur de « EN ROUTE POUR LA GLOIRE ! », un des bleus de « BANDE DE FLICS ! », le prisonnier des geôles turques dans « MIDNIGHT EXPRESS ».

Après une longue éclipse, Quaid revient sur les écrans au début des années 90, en voleur dans « QUICK CHANGE », en promoteur du coureur dans « JOURS DE TONNERRE », en journaliste ivrogne dans « LE JOURNAL », en divorcé dans « BYE BYE LOVE », en viet vet alcoolo se révèlant héroïque dans « INDEPENDENCE DAY », en champion de bowling amish dans « KINGPIN », en shérif qui retourne sa veste dans « PLUIE D’ENFER », en roi dans « LES FANTÔMES DE GOYA ». Il affronte des cafards dans « BLATELLA » et joue un robot dans « PLUTO NASH », un rancher dans « LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN ».

QUAID

Randy Quaid apparaît non-mentionné au générique de « GET ON THE BUS ».

À la TV, il joue des rôles classiques comme Lenny dans « OF MICE AND MEN », Mitch dans « A STREETCAR NAMED DESIRE » et le monstre dans une énième version de « FRANKENSTEIN », Lyndon Johnson dans « LBJ : THE EARLY YEARS ». Il incarne également un pro de golf dans « DEAD SOLID PERFECT », le colonel dans « ELVIS ». Il est un riche Texan séducteur dans un épisode de « GUN ».

Aujourd'hui, il fête ses 62 ans. Happy birthday, Randy.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:29

ALCAPONE (1)Le véritable Al Capone (1899-1947) n’était sans doute pas aussi pittoresque et fascinant que ce qu’en ont fait sa légende et le cinéma, mais son nom est encore aujourd'hui synonyme de violence, de mafia et inspire toujours autant les scénaristes et les comédiens. Ceux-ci en ont donné toutes sortes d’interprétations au fil des ans, le plus souvent ALCAPONEcabotines et ‘bigger than life’, mais aucun n’a vraiment ressemblé aux rares images qu'il reste du véritable Capone. Le seul en fait, qui aurait pu s’en approcher réellement semble être Bob Hoskins. Mais il n’a pas pu aller jusqu'au bout de son contrat pour « LES INCORRUPTIBLES », puisque Brian DePalma a finalement choisi de le remplacer par Robert De Niro qui en donna une interprétation très personnelle !

Parmi les Capone les plus mémorables : Rod Steiger dans « AL CAPONE » très excessif mais assez crédible, Neville Brand dans « LES INCORRUPTIBLES DÉFIENT AL CAPONE » pas ressemblant physiquement mais certainement très proche de la réalité. Il reprend d'ailleurs le rôle au cinéma dansALCAPONE (2) « LE DOMPTEUR DE FEMMES ». Jason Robards est une grossière erreur de casting dans « L’AFFAIRE AL CAPONE », tout comme le sera le trop cérébral Ben Gazzara, les joues bourrées de coton dans le « CAPONE » au rabais produit par Corman. William Forsythe est plutôt bien vu dans la série « LES INCORRUPTIBLES, LE RETOUR », le maigre F. Murray Abraham est quelque peu déroutant dans « DILLINGER & CAPONE » et « BABY FACE NELSON ». Plus récemment, on retrouve un Capone tout jeunot dans la série « BOARDWALK EMPIRE », campé par Stephen Graham.

Sans oublier Paul Muni et Al Pacino dans les deux versions de « SCARFACE », inspirés (librement) de la vie de Capone.

Le vrai ‘biopic’ sur « Scarface » reste à faire… Mais qui pourrait l’incarner aujourd'hui ? « WWW » se lance : Philip Seymour Hoffman. Qui dit mieux ?

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
commenter cet article
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 06:34

Antoinette Bower est une comédienne de télévision, apparue à la fin des années 50 et qui n’a pratiquement tourné que des épisodes de séries en ‘guest star’.

Parmi ses rares apparitions au cinéma, le bronsonophile se souvient avec émotion de son rôle de sœur lesbienne du satanique tortionnaire dans « L’ENFER DE LA VIOLENCE ». On l’aperçoit aussi dans « LE BAL DE L’HORREUR ». On l’a plus récemment revue dans un rôle récurrent de la série « LE RANCH DE L’ESPOIR ».

Aujourd'hui, elle fête ses 80 ans. Happy birthday, Antoinette.

BOWER

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 17:21

Les stars féminines d’un certain âge comme Bette Davis, Joan Crawford ou Olivia De Havilland, ont toujours adoré ce genre de films où elles se retrouvaient seules contre tous, TEMOIN MEURTRE (1)traquées, en péril et roulaient des yeux en se prenant la tête dans les mains, accompagnées par de tonitruantes musiques symphoniques accentuant chacune de leurs mimiques.

Barbara Stanwyck n’échappe pas à la règle avec « TÉMOIN DE CE MEURTRE », où – comme dans « FENÊTRE SUR COUR » – elle assiste à un meurtre par la fenêtre de l’immeuble d’en face. Mais personne ne la croit et l’assassin commence à la menacer.

Ce petit suspense platement réalisé tient pourtant en haleine, par sa rapidité, par la vulnérabilité de l’héroïne qui passe peu à peu pour folle et finit même à l’asile pendant quelques jours. Heureusement, le flic de service est tombé amoureux d'elle et l’aidera à coincer le méchant, un ex-nazi particulièrement givré et nietzschéen (sic !).

Le scénario est simpliste mais bien bâti, Miss Stanwyck fait toujours preuve de cette présence concrète et sans affèterie qui la rend crédible dans n'importe quelle situation. Elle porte le film sur les épaules, face à deux revenants du « ÈVE » de Mankiewicz : Gary Merrill en enquêteur mou du genou mais chaleureux et surtout George Sanders assez inquiétant en meurtrier faux-jeton qui se met à aboyer l’allemand comme Hitler quand il s’énerve. À noter la courte figuration de Claude Akins, dans un rôle de flic en uniforme.

TEMOIN MEURTRE

Un modeste suspense correctement empaqueté, caractérisé par quelques plans « à effet » de visages en clair-obscur menaçant et une poursuite finale dans un immeuble en construction, plutôt efficace et franchement hitchcockienne.

Repost 0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 09:21

L’acteur principal de la minisérie « SPARTACUS » étant prématurément décédé, les producteurs de la 2ème saison ont trouvé une parade inédite à ce casse-tête : tourner une ‘prequel’ dans laquelle le personnage-titre serait complètement absent ! Le plus incroyable est que ça fonctionne.

« SPARTACUS : GODS OF THE ARENA » reprend la plupart des protagonistes, quelques années plus tôt et fait habilement le raccord avec ce qui est censé suivre, autrement dit la 1ère saison.

Sanglante, érotique, barbare, la série fait penser à un super ‘soap opera’ antique, où GODSgrouillent les intrigants, les félons, les empoisonneuses, les ambitieux de tous poils. Impossible de trouver un héros positif auquel se raccrocher, tout le monde se vaut plus ou moins. Du ‘lanista’ arriviste joué avec délectation par John Hannah au gladiateur traité comme une star du foot, incarné par Dustin Clare, en passant par la vipère sensuelle Jaime Murray, tous les rôles sont parfaitement dessinés. Quelques-uns sortent du rang comme l’excellentissime Lucy Lawless en épouse dévouée à son mari jusqu'à en devenir monstrueuse et le formidable Peter Mensah, en ‘doctore’ sage et d’une intensité à faire brûler la pellicule. Mais le seul personnage dont on suit réellement l’évolution de « bête humaine » à graine de champion, c'est l’imposant Manu Bennett jouant ‘Crixus’, qui devait devenir le rival n°1 de Spartacus par la suite. Enfin – par le passé… Enfin, non… C'est compliqué !

Moins stylisés que la 1ère saison, ces six épisodes de transition sont passionnants et addictifs au possible. Certaines séquences comme le combat final dans les arènes au cœur d’un cercle de feu, sont anthologiques et valent tous les vieux péplums du monde et le tout, grâce aux rapports du père et du fils dans la maison Battiatus, a de forts relents shakespeariens. Que demande le peuple ? Du pain, des jeux et… d’autres saisons de « SPARTACUS » !

Repost 0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 05:32

Étrange comédienne marquée par le ‘film noir’, Lizabeth Scott évoque parfois Lauren Bacall. Son jeu inhabituel, parfois gauche, suscite la curiosité, ainsi qu’une diction un peu particulière.

Elle n’a tourné qu’une petite trentaine de films dans des rôles de garces à la fois naïves et vénéneuses comme dans « EN MARGE DE L’ENQUÊTE », « L’EMPRISE DU CRIME », « LA FURIE DU DÉSERT » ou « L'HOMME AUX ABOIS », « LA MAIN QUI VENGE » (où elle donnait la réplique à la nouvelle génération des Douglas, Heston et Lancaster). Elle a achevé sa courte carrière à la TV et s’est retirée depuis 40 ans. 

Aujourd'hui, elle fête ses 90 ans. Happy birthday, Lizabeth.

LSCOTT

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
commenter cet article
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 17:50

Épisode de la 5ème saison de la série « RAWHIDE », « INCIDENT OF THE HOSTAGES » est tout à fait étonnant, dans le sens qu'il prend le contrepied absolu des westerns de John Ford comme « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » ou « LES DEUX CAVALIERS ».

Ici, les cowboys du convoi échangent trois enfants blancs élevés par les Apaches, contre du bétail et comptent les ramener à la civilisation. Cette fratrie émeut tout le monde, à commencer par Gil Favor qui s’attache à la fillette muette. Wishbone apprend à cuisiner au garçon et Rowdy, fidèle à lui-même, dragouille gentiment l’aînée. Jusqu'à ce que les Apaches surviennent pour récupérer le trio. Mais à la surprise générale, l’affrontement n’aura pas lieu, puisque les enfants décideront d’eux-mêmes de suivre les Indiens, qu'ils considèrent à présent comme leur vraie famille ! Conclusion assez stupéfiante pour ce genre de sujet, rarement vue (jamais ?) au grand écran.

RAWHIDE acosta

L’épisode permet d’entendre Clint Eastwood chanter « My Rowdy Ways » en s’accompagnant à la guitare. Le reste du temps, il adopte un style de jeu quasi-comique, accentuant l’aspect grand benêt de son personnage. On aperçoit Rodolfo Acosta au début du film, en Arapaho échangeant les enfants.

À noter que le chef Apache se nomme ‘Ulzana’ comme le personnage central de « FUREUR APACHE » de Robert Aldrich, tourné neuf ans plus tard.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
commenter cet article
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:23

Remise en actualité d'un post originellement paru en mars 2011, pour coïncider avec la sortie du film en DVD en France.

 

« LE CHEVALIER DU ROI » est une grosse pâtisserie médiévale hollywoodienne des années 50. Autrement dit, un cinéma complètement révolu, tombé en désuétude et en passe d’être oublié.

CHEVALIER ROI (1)

Ce qui épate le plus dans ce film, c'est tout ce qu'il arrive à raconter dans le modeste temps de 96 minutes ! Alors qu’aujourd'hui le moindre remake de « ROBIN DES BOIS » frise les 2 H 30, Rudolph Maté compresse allègrement des secrets de famille, des complots de cour, des histoires d’amour (une double, en l’occurrence !), des tournois sanglants et parvientCHEVALIER ROI même à y introduire des temps de pause. C'était vraiment une autre façon de raconter.

Naïf, simpliste et kitsch à souhait, « LE CHEVALIER DU ROI » vaut d’être vu, car c'est un des premiers films en CinémaScope, que les couleurs sont splendides, les décors imaginatifs. Et bien sûr, il y a Janet Leigh. Un film avec Janet Leigh vaut toujours d’être vu. Ça ne se discute pas. Tony Curtis, juvénile et acrobate émérite, est moyennement crédible en jouvenceau moyenâgeux, avec sa gouaille naturelle et son accent du Bronx, mais il dégage une belle énergie et se dépense sans compter, apparemment très peu doublé pour les cascades. Patrick O’Neal joue un félon dans la tradition de Basil Rathbone, Dan O’Herlihy compose un intéressant prince héritier se faisant délibérément passer pour un ivrogne inoffensif. Mais c'est Torin Thatcher qui pique la vedette à tout le monde dans un rôle de maître d’armes borgne et ronchon à la capitaine Haddock.

Pas le genre de film à donner la migraine donc, mais c'est plutôt un compliment. Et la bataille finale dans la cour du château est extrêmement bien réglée. Il y a dû y avoir quelques séjours à l’hôpital aux frais des assurances !

 

À NOTER : le film vient de sortir en UK dans une très belle copie en Blu-ray, qui redonne à l’image tout son lustre d’origine.

Repost 0
Published by Fred Jay Walk - dans LES SORTIES DVD
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens