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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 06:15

I. Stanford Jolley est un de ces comédiens de second, voire de troisième plan, qu’on connaît pour l’avoir vu dans des centaines de films (près de 400, pour être précis !) sans jamais avoir su son nom. Il débuta dans les années 30 et acheva son parcours quarante ans plus tard, se partageant entre télé et cinéma. 

On s’en souvient en paysan dans « JEANNE D’ARC », en vétéran dans « LA CHARGE VICTORIEUSE », en joueur dans « CONVOI DE FEMMES » et « LE SHÉRIF », en shérif-adjoint dans « L’ANGE DES MAUDITS », en croque-mort dans « LES CAVALIERS DE L’ENFER ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 112 ans. Happy birthday, Stanford.

JOLLEY

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 15:47

À la fin de la 5ème saison de « RAWHIDE », les cowboys de Gil Favor sont enfin arrivés à destination. Leur long voyage de cinq ans (censé n’avoir duré que six mois dans la série !) arrive à son terme dans l’épisode « ABILENE » où ils vendent le troupeau et s'apprêtent à faire la fête. Favor va acheter un ranch, retrouver sa famille, changer d’existence. Mais manque de chance, voilà nos héros confinés dans un petit hôtel à cause d’une épidémie de variole qui va tout chambouler.

« ABILENE » est un épisode curieusement âpre et amer de la série, qui remet en question les relations entre les personnages et jette une lumière réaliste sur le peu d’espoir qu’ont les vachers d'aspirer à une vie meilleure. ‘Rowdy’ saisit la première occasion pour rentrer dans le lard de son ex-boss, lui dit qu'il n’a jamais pu supporter son autoritarisme et finit même par lui mettre son poing dans la figure. Favor lui, empêche ses hommes de fuir et va jusqu'à les menacer de son fusil ! Bref, on est loin de Walt Disney et cette rudesse surprend dans ce qui est tout de même une série « familiale ». Quoi qu'il en soit, nos cowboys perdront de toute façon leur paie au poker et ruinés, devront se retrouver dans un an pour un nouveau convoi. Qu'ils se supportent ou non !

RAWHIDE totter

Bien réalisé et dialogué, l’épisode donne à Clint Eastwood une partition nouvelle pour Rowdy, celle d’un jeune imbécile irresponsable et ingrat qui a perdu toute naïveté et candeur. « Si vous me donnez à nouveau un ordre, j’enfoncerai si profondément mon poing dans votre gorge, que vous vous étoufferez avec ! », balance-t-il à son patron-mentor ! À ses côtés, l’excellente Audrey Totter qui rappelle étonnamment Jo Van Fleet, est une ‘gambling lady’ endurcie des plus crédibles et on reconnaît Bing Russell (père de Kurt) en méchant.

Drôle de façon de clore une saison de série et heureusement que « RAWHIDE » n’en est pas resté là, l’arrière-goût aurait été légèrement nauséeux.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE CLINT EASTWOOD
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 12:41

4 TEXASAllez ! Un petit clin d’œil à notre mascotte ‘Charley’ en ce mardi semi-nuageux.

Des photos de sa trogne burinée, jeune, âgée, entre deux âges, il en est passé sur « WWW » au fil des mois – voire des années, maintenant – mais comme celle-ci, jamais.

En effet, sur cette photo de plateau prise pendant le tournage de « 4 DU TEXAS », l’affreux navet du pourtant bon Bob Aldrich, notre ami Charles Bronson profite d’une pause pendant la séquence de l’attaque de diligence pour faire… Pour faire quoi, justement ?

C'est bien tout le mystère de ce cliché pour le moins intrigant. Oui, que fait-il, Bronson, sur cette photo ? Où se trouve-t-il ? Que tient-il à la main qui l’intéresse tant ? Un papier plié relié à un fil électrique ? Un gobelet bizarre ?

Nous n’en avons pas la moindre idée. Donc, « WWW » attend avec impatience et curiosité les suggestions de ses visiteurs imaginatifs pour tenter de légender correctement cette image incompréhensible.

À vous…

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Published by Fred Jay Walk - dans BRONSON & MARVIN ARCHIVES
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:32

Nous apprenons la mort, à l’âge de 73 ans de Russell Means, directeur de l’AIM (American Indian Movement), homme politique et finalement acteur d’origines Sioux Lakota.

MEANS

Il débute à l’écran à 50 ans passés, pour incarner un émouvant ‘Chingachgook’ dans « LE DERNIER DES MOHICANS ». On l’aperçoit dans « TUEURS NÉS », il incarne ‘Sitting Bull’ dans le téléfilm « BUFFALO GIRLS » et apparaît dans la minisérie « INTO THE WEST ».

La dernière scène du chef-d’œuvre de Michael Mann prendra une toute autre dimension, à partir de maintenant. R.I.P.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 20:18

Si à l’époque de sa sortie, « THE DAY OF THE MISFITS » était un épisode tout à fait banal de la série « LES VOYAGES DE JAMIE McPHEETERS », il a pris avec les années une belle plus-JAMIE LVC (1)value, par la richesse de son générique.

Réalisé par le vétéran de la série B Jack Arnold, le film raconte l’enlèvement du Dr. McPheeters par des chercheurs d’or. Emmené dans une communauté bizarre, il est censé accoucher une jeune femme (Mariette Hartley, récemment révélée par Peckinpah) enceinte de seulement… quatre mois. Et éventuellement de l’épouser. Le petit Jamie appelle Linc Murdock à la rescousse.

Le chef des mineurs est le cabotin Henry Hull, qui joua avec Bronson dans « LE MAÎTRE DU MONDE » et son bras-droit n’est autre que Lee Van Cleef. Celui-ci n’a qu’un petit rôle sans intérêt de brute qui garde un œil sur Miss Hartley, mais il est vraiment amusant de le voir au milieu de cette distribution qui porte en elle les germes de sa carrière future : il côtoie Bronson dans une petite séquence. Deux ans plus tard, c'est grâce au refus de celui-ci de jouer dans « …ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », que Van Cleef deviendra enfin vedette. Il convoite Mariette Hartley, qu'il séduira dans « BARQUERO » et « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES » et enfin, il brutalise le petit Kurt Russell, vingt ans avant de l’envoyer en mission dans « NEW YORK 1997 » !

JAMIE LVC

Bronson et le petit Kurt ont des scènes sympathiques, où le petit garçon lui inculque des notions de médecine pour qu'il se fasse passer pour un docteur. Leur alchimie est évidente et là encore, on sourit en se souvenant que Bronson fut le premier choix des producteurs pour incarner ‘Snake Plissken’, avant que Russell n’hérite du rôle qui fera sa gloire. Un véritable bouillon de culture décidément, cet épisode !

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 05:25

Pilier du théâtre anglais, Derek Jacobi n’en a pas moins trouvé le temps de tourner plus de 120 films à ce jour. Qu'il incarne un inoubliable Hamlet pour la BBC ou qu'il apparaisse dans « UNDERWORLD 2 : ÉVOLUTION », il affiche toujours la même classe un peu précieuse, le même humour pince-sans-rire, la même finesse.

Parmi ses grands rôles : le moine-enquêteur dans la série TV « CADFAEL », Francis Bacon dans « LOVE IS THE DEVIL », le rôle-titre de l’empereur dans la minisérie « I, CLAUDIUS ». Parmi tant d’autres.

Aujourd'hui, il fête ses 74 ans. Happy birthday, Sir.

JACOBI

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 17:05

« STEAMING » est le dernier film réalisé par Joseph Losey et aussi un de ses plus attachants depuis longtemps. Ce n’est bien sûr que du théâtre filmé, un huis clos sis dansSTEAMING (1) un bain turc au cœur de Londres, mais c'est simple et fluide, la mise en scène est entièrement au service du texte et des comédiennes, le montage est invisible et progressivement, on entre dans l’esprit de ces quelques femmes dénudées au sens propre comme figuré, qui semblent représenter toutes les femmes du monde.

De cette demi-douzaine de personnages se détache un trio ô combien symbolique : la ‘wonder woman’ riche et professionnellement comblée, mais qui se retrouve seule et sans enfant, la divorcée qui a toujours vécu à l’ombre d’un époux qui l’a quittée et la ‘working class girl’, inculte, grande gueule, perpétuellement en galère. Elles vont s’apprécier, s’engueuler, se confronter et finir par unir leurs différences pour sauver leur hammam de la destruction.

C'est joliment dialogué, intelligemment féministe, militant sans jamais être haineux et surtout – malgré les embûches du sujet lui-même – jamais bêtement voyeuriste. La nudité des comédiennes est parfaitement intégrée au récit et finit par ne plus se remarquer.

STEAMING

Si Vanessa Redgrave et Sarah Miles sont formidables d’humanité en vieilles amies déçues par la tournure qu’ont pris leurs vies, elles se font souffler la vedette par Patti Love, qui hérite du rôle le mieux écrit, le plus « payant », dans lequel elle fait preuve d’une gouaille, d’un abattage et d’une roborative vulgarité, qui en font le cœur et l’âme du film.

« STEAMING » n’est pas un grand film, ni même un grand Losey. C'est un exercice de style élégamment exécuté, filmé avec humilité et sensibilité et offrant un bel espace d’expression à de grandes comédiennes anglaises.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 12:21

LANGESi elle débute comme top model, la blonde Jessica Lange connaît des débuts (trop)médiatisés en reprenant le rôle de la starlette enlevée par le gorille géant dans le remake de « KING LANGE (1)KONG ». Difficile après cela de se faire prendre au sérieux !

On la revoit brièvement en ange de la mort dans « ALL THAT JAZZ » mais elle ne devient crédible qu’après un autre remake, celui du « FACTEUR SONNE TOUJOURS DEUX FOIS » où en ‘Cora’ sensuelle et déterminée, elle impose sa fragilité mêlée de force et s’imprime dans les annales avec des scènes érotiques d’une intensité rarement atteinte à l'époque.

Après le rôle-titre de « FRANCES » où elle LANGE (2)incarne une actrice des années 40 détruite par le système, qui finit lobotomisée, elle éclate dans son personnage de vedette de sitcoms nunuche dans « TOOTSIE », jolie performance qui lui vaut l’Oscar. Elle produit « LES MOISSONS DE LA COLÈRE » où elle tient une ferme aux côtés de son mari Sam Shepard et tourne sous la direction de celui-ci dans « FAR NORTH » en citadine retrouvant ses racines paysannes. Elle est étonnante en chanteuse délurée dans « CRIMES DU CŒUR », en avocate tourmentée dans « MUSIC BOX », en épouse de l’ex-champion de « EVERYBODY’S ALL AMERICAN ». Elle est magnifique en femme humiliée LANGE (3)de Liam Neeson dans « ROB ROY ».

Scorsese l’utilise intelligemment dans « LES NERFS À VIF » et elle retrouve De Niro pour jouer la barmaid désillusionnée dans « LA LOI DE LA NUIT ». Elle adopte un bébé noir dans « LOSING ISAIAH », obtient l’Oscar pour son rôle de nympho mûrissante dans « BLUE SKY ». Jessica Lange est l’aînée stoïque des trois sœurs de « SECRETS » et surprend franchement dans « DU VENIN DANS LES VEINES » en belle-mère psychopathe et dans le rôle-titre de « LA COUSINE BETTE ».

Elle est grandiose en reine des Goths assoiffée de vengeance dans « TITUS ». Elle est en roue-libre (comme d'ailleurs le reste du cast) dans « MASKED & ANONYMOUS » en organisatrice de concerts et joue la mère étouffante de « PROZAC NATION », la femme du mytho de « BIG FISH », la vétérinaire lesbienne de « BROKEN FLOWERS », la veuve deLANGE (4) « BONNEVILLE », la serveuse dans « DON’T COME KNOCKING ». Elle reprend le rôle de ‘Victoria Barkley’ créé par Barbara Stanwyck dans une adaptation cinéma de la série « LA GRANDE VALLÉE », joue la belle-mère paralysée dans « THÉRÈSE RAQUIN ».

À la TV, elle est une remarquable héroïne de Tennessee Williams dans « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR » dans le rôle de Blanche où elle fait presque oublier Vivien Leigh et « LA CHATTE SUR UN TOÎT BRÛLANT », en Maggie. Elle incarne avec force une pionnière de l’Ouest dans « O, PIONEERS ! », se montre touchante en épouse stoïque d’un homme voulant changer de sexe dans « NORMAL » et joue la psy dans une nouvelle version de « SYBIL » succédant à Joanne Woodward. Elle est assez sidérante en voisine plus qu’inquiétante dans la série « AMERICAN HORROR STORY ».

LANGE (5)

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 05:31

Melora Walters est une comédienne légèrement excentrique des années 90, aperçue dans « LE CERCLE DES POÈTES DISPARUS » ou « ED WOOD ».

Elle éclate dans son personnage de dépressive dans « MAGNOLIA », tient un second rôle décoiffant dans « RETOUR À COLD MOUNTAIN » et s’impose dans la série TV « BIG LOVE » en belle-sœur mormone à côté de ses pompes.

Aujourd'hui, elle fête ses 52 ans. Happy birthday, Melora.

WALTERS

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:56

VERDICT (2)Sous ses allures de drame psychologique british au casting prestigieux, « LE VERDICT » cache un bien drôle de film. On pourrait croire qu'il s’agit de la love story interdite entre un VERDICT (1)prof timide et mûrissant (Laurence Olivier) et une élève de 15 ans (Sarah Miles) amoureuse de lui. On suppose ensuite qu’on va suivre le procès pour viol qui s’ensuit, malgré l’innocence du pauvre homme. Mais pas du tout. En fait, le vrai sujet du film se révèle dans tout l’éclat de sa perversité dans sa dernière scène : les femmes préfèrent vivre avec un menteur manipulateur qui les trompe, plutôt qu’avec un lâche ! Et le petit prof devra mentir sur ses actes, avouer quelque chose qu'il n’a pas fait, pour éviter que sa femme ne le quitte ! Autrement dit, pour obtenir le respect, mieux vaut être une ordure qu’un type bien.

Pour en arriver à cette stupéfiante conclusion, « LE VERDICT » prend le temps de développer ses protagonistes dans le détail. Olivier a rarement été meilleur qu’en petit homme pusillanime et pleutre. S’il refuse de coucher avec l’adolescente qui s’offre à lui, est-ce par décence ou par couardise ? That is the question, comme dirait un copain de Sir Laurence. Aussi attachant que vaguement répugnant, ce personnage à multiples facettes est le centre d’intérêt d’un scénarioVERDICT incroyablement subtil et tordu. Simone Signoret est également excellente en épouse amère et déçue, minée par le dégoût que lui inspire son mariage. La jeune Sarah Miles nuance elle aussi son portrait de jeune écervelée, y injectant des touches de bêtise et de cruauté. Et on remarque le tout jeune Terence Stamp dans un rôle de « sauvageon » violent et rebelle.

Malgré ses presque deux heures, la complexité des caractères en présence, l’absence d’empathie pour les personnages, « LE VERDICT » passionne de bout en bout et tient en haleine jusqu'à son épilogue qui laisse un drôle d’arrière-goût. C'est un cinéma que les Anglais font mieux que quiconque et qui n’a pas pris une ride.

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