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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:56

VERDICT (2)Sous ses allures de drame psychologique british au casting prestigieux, « LE VERDICT » cache un bien drôle de film. On pourrait croire qu'il s’agit de la love story interdite entre un VERDICT (1)prof timide et mûrissant (Laurence Olivier) et une élève de 15 ans (Sarah Miles) amoureuse de lui. On suppose ensuite qu’on va suivre le procès pour viol qui s’ensuit, malgré l’innocence du pauvre homme. Mais pas du tout. En fait, le vrai sujet du film se révèle dans tout l’éclat de sa perversité dans sa dernière scène : les femmes préfèrent vivre avec un menteur manipulateur qui les trompe, plutôt qu’avec un lâche ! Et le petit prof devra mentir sur ses actes, avouer quelque chose qu'il n’a pas fait, pour éviter que sa femme ne le quitte ! Autrement dit, pour obtenir le respect, mieux vaut être une ordure qu’un type bien.

Pour en arriver à cette stupéfiante conclusion, « LE VERDICT » prend le temps de développer ses protagonistes dans le détail. Olivier a rarement été meilleur qu’en petit homme pusillanime et pleutre. S’il refuse de coucher avec l’adolescente qui s’offre à lui, est-ce par décence ou par couardise ? That is the question, comme dirait un copain de Sir Laurence. Aussi attachant que vaguement répugnant, ce personnage à multiples facettes est le centre d’intérêt d’un scénarioVERDICT incroyablement subtil et tordu. Simone Signoret est également excellente en épouse amère et déçue, minée par le dégoût que lui inspire son mariage. La jeune Sarah Miles nuance elle aussi son portrait de jeune écervelée, y injectant des touches de bêtise et de cruauté. Et on remarque le tout jeune Terence Stamp dans un rôle de « sauvageon » violent et rebelle.

Malgré ses presque deux heures, la complexité des caractères en présence, l’absence d’empathie pour les personnages, « LE VERDICT » passionne de bout en bout et tient en haleine jusqu'à son épilogue qui laisse un drôle d’arrière-goût. C'est un cinéma que les Anglais font mieux que quiconque et qui n’a pas pris une ride.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 08:58

Ex-chanteur d’opéra, Jerry Orbach prête sa gouaille blasée de ‘tough guy’ new-yorkais à d’excellents seconds rôles : il est découvert en réalisateur de pub dans « LA SENTINELLE DES MAUDITS » et révélé dans « LE PRINCE DE NEW YORK » en flic irascible, emploi qu’il retrouve dans « TRAQUÉE ». Il apparaît en voleur ringard dans « THE GANG THAT COULDN’T SHOOT STRAIGHT », en caïd jouant triple jeu dans « F/X : EFFETS DE CHOC », en médecin père de famille dans « DIRTY DANCING », en réanimateur de cadavres dans « UNIVERSAL SOLDIERS ».

Il est drôle en imprésario faux-cul dans « MR. SATURDAY NIGHT », en patron de journal dans « FRANC-PARLER ». Il joue le père dans « EN ROUTE POUR MANHATTAN ! », apparaît en époux défunt non mentionné au générique, dans « LES VEUVES JOYEUSES ».

ORBACH modifié-1

Orbach fait une réelle impression dans « CRIMES ET DÉLITS » où il joue avec subtilité le frère malfrat de Martin Landau, organisant un meurtre.

À la TV, Jerry Orbach est un privé dans « LOVE AMONG THIEVES », un flic dans « ARABESQUE » et surtout dans une douzaine de saisons de « NEW YORK – POLICE JUDICIAIRE ».

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 77 ans. Happy birthday, Jerry.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 17:58

FEAR DESIRE (1)Tous les cinéphiles ou presque sont des complétistes de Kubrick. Et depuis plus d’un demi-siècle, ils souffraient du même mal : l’invisibilité du premier long-métrage du réalisateur, « FEAR AND DESIRE », dont on murmurait même qu'il ne restait aucune copie, tant son auteur en avait honte. Autrement dit, personne au monde ne pouvait affirmer sans mentir FEAR DESIRE (3)avoir vu TOUS les films de Stanley Kubrick !

On vit peu à peu apparaître des extraits sur le Web, mais dans un tel état de dégradation, qu’on ne pouvait juger quoi que ce soit.

Alors bien sûr, quand débarque subitement une édition Blu-ray, restaurée et plus que décente, on a peine à y croire. Et pourtant, aujourd'hui « FEAR AND DESIRE », film mythique parmi les grands serpents de mer du 7ème Art, est offert à tous. Et on a soudain peur d’être horriblement déçu.

Rassurons-nous. Sans être un chef-d’œuvre méconnu, le film vaut absolument d’être découvert et s’inscrit logiquement dans la filmo du maître.

La réalisation comme le scénario, sont délibérément « primitifs ». C'est un concentré de film de guerre (on ne sait d'ailleurs pas quelle guerre !), dont l’intro en voix ‘off’ fait penserFEAR DESIRE (2) à celles de Rod Serling dans « TWILIGHT ZONE ». De fait, tout le film baigne dans une atmosphère de cauchemar éveillé, accentuée par la BO et par un montage haché, des sautes d’axe déroutantes, des inserts cavaliers, des extrêmes gros-plans perturbants. Tout en fait, pour maintenir l’intérêt du spectateur en éveil par des moyens purement visuels, quitte à le bousculer.

Plus que son propre « FULL METAL JACKET », « FEAR AND DESIRE » fait plutôt penser à une esquisse de « OUTRAGES » de Brian DePalma. Particulièrement dans le long épisode avec la prisonnière aux prises avec un soldat devenu fou.

Sur à peine une heure, Kubrick lance plusieurs pistes de réflexion sur la guerre et la violence, cède parfois à un ton un brin prétentieux et didactique. Le plus intéressant est encore sa façon « sale » (surtout pour l’époque) de montrer la mort : les jeunes sentinelles ennemies sont poignardées pendant leur dîner et agonisent dans une mare de ragoût dont la vue écœure plus que les coups de couteaux. Même chose lors de l’exécution du général, qui agonise en rampant et en bavant, avant d’être achevé comme un animal par les personnages censés être les « héros ».

Tout cela est « brut-de-pomme », la photo rappelle les reportages de guerre de Capa, les acteurs se fondent complètement dans leurs rôles. Parmi eux, on reconnaît le futur réalisateur Paul Mazursky en jeune recrue perdant la raison. Petit clin d’œil prémonitoire : il ne cesse de parler de « LA TEMPÊTE » de Shakespeare, dont il devait tourner une adaptation trente ans plus tard !

FEAR DESIRE

Aucun film au monde ne survivrait à l’attente suscitée par 50 ans de clandestinité. Pourtant, « FEAR AND DESIRE » n’a rien d’embarrassant et on se demande pourquoi Kubrick l’avait si profondément enterré et renié.

Quoi qu'il en soit, la boucle est enfin bouclée !

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:02

SCOTT BAILEY« SCOTT & BAILEY » est une série anglaise qui n’a connu que deux saisons et 14 épisodes en tout, contemporaine de son équivalent américain « RIZZOLI & ISLES ». Impossible de ne pas comparer. Si la série U.S. est sympathique, efficace, très bien interprétée, elle fait subitement pâle figure comparée à la britannique. Ancrée dans un réel que savent si bien retranscrire les cinéastes anglais, « SCOTT & BAILEY » trouve d’emblée le parfait équilibre entre polar ultra-réaliste et vie privée des protagonistes. Les actrices n’ont rien de top models, leur amitié échappe aux archétypes, le dialogue est totalement quotidien.

L’écriture est pointue, acérée, même. Les conflits, les enjeux personnels sont toujours graves. On parle ici d’éthique, de responsabilité, mais aussi de la vie qui passe, des occasions qu’on laisse passer, des mensonges qui nous suivent et nous rattrapent. Bref, on est bien au-dessus de la moyenne des habituelles séries policières et cette exigence se reconnaît dans le casting absolument superbe : on retrouve avec délectation la formidableSCOTT BAILEY (1) Lesley Sharpe, quelques années après « AFTERLIFE ». En enquêtrice ultra-pro, mûrissante, trop indulgente avec sa co-équipière, elle compose un personnage d’une totale crédibilité. Son duo avec l’également magnifique Suranne Jones est une franche réussite. Excellent flic, mais femme influençable, paumée et même nunuche dans ses relations aux hommes, celle-ci est un idéal complément à sa collègue. Elles n’ont rien de clichés sur pattes, ce sont des individus à part entière, faillibles et compliqués. Elles pourraient jouer dans un film de Mike Leigh ! C'est si rare, à la télé.

Cerise sur le gâteau, même leur supérieure hiérarchique, campée par l’excellente Amelia Bullmore, échappe au stéréotype et parvient à faire de la série l’histoire d’un trio, plutôt que d’un classique duo.

Les enquêtes elles-mêmes sont suffisamment simples pour laisser de l’espace au relationnel, les drames humains sont sordides et parfois atroces, mais décrits avec finesse. Il y a même un fil rouge passionnant sur un meurtre survenu trente ans plus tôt, qui hante une des héroïnes. Le filmage est simple et sans recherche particulière, hormis quelques flous bizarres recréés en post-production et pas toujours très heureux.

Le seul vrai reproche qu’on puisse faire à cette 1ère saison est finalement de ne compter que six épisodes !

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 05:42

Kate Manx est une curieuse comédienne, qui tourna seulement deux longs-métrages – mais en tête d’affiche – sous la direction de Leslie Stevens : « PRIVATE PROPERTY » et « HERO’S ISLAND » et quatre petites ‘guests’ télé dans les années 60, avant de disparaître prématurément à l’âge de 34 ans.

Aujourd'hui, elle aurait fêté son 82ème anniversaire. Happy birthday, Kate.

MANX

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:14

WETHERBY (3)Il est des films qui fascinent sans qu’on les comprenne tout à fait. Sans qu’on les comprenne du tout, parfois. « WETHERBY » fait certainement partie de cette catégorie. On y pénètre tout doucement, presque malgré soi, agacé d’abord par la construction en WETHERBYflash-backs assez compliquée, par un dialogue surabondant et intellectualisant, par ses aspects théâtraux. Mais on finit par y pénétrer.

Le suicide d’un mystérieux jeune homme aux allures de serial killer en herbe, sous les yeux d’une prof solitaire, va réveiller le passé de celle-ci, affoler la petite communauté de banlieue de Wetherby et s’achever en queue de poisson, laissant plusWETHERBY (2) de questions sans réponses, que de solutions à nos questionnements.

Vanessa Redgrave porte le film sur ses épaules, dans ce qui est un de ses plus beaux rôles. Sa propre fille Joely Richardson – qui lui ressemble de façon hallucinante – l’incarne dans les retours au passé. Elles seront mère et fille dans la série « NIP/TUCK », vingt ans plus tard.

Ambiguë, opaque, comme perdue en permanence dans ses rêveries et ses regrets, l’actrice WETHERBY (1)(les actrices !) compose(nt) un personnage en trois dimensions qu'elle(s) habite(nt) avec intensité. Face à elle(s), de grands acteurs britanniques comme Ian Holm, Stuart Wilson et Judi Dench, dans un petit rôle de bonne copine un peu godiche. Et Tom Wilkinson en prof verbeux, qu’on a rarement vu aussi jeune.

« WETHERBY » n’est pas une œuvre facile d’accès, il faut en accepter les règles, les impasses, les sous-entendus abscons mais pour peu qu’on s’y abandonne, on se prend à se laisser dériver, à bondir au plafond lors de la scène du suicide très traumatisante, à saisir quelques bribes du message de David Hare d’une façon fugace et imprécise.

De quoi parle-t-il, ce film ? De solitude ? De sentiments qui à force d’être tus, finissent par nous ronger ? De la responsabilité qu’on endosse dès qu’on s’ouvre à quelqu’un ? Sans doute. Entre autres… À voir, en tout cas.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 14:05

KRISTELIndissociable à jamais de son fauteuil en osier de l’affiche de « EMMANUELLE », l’actrice hollandaise Sylvia Kristel vient de mourir à l’âge de 60 ans.

En dehors des sequels et dérivés des aventures érotiques de l’héroïne sulfureuse d’Emmanuelle Arsan, elle avait tourné une cinquantaine de films obscurs. Un Chabrol, malgré tout, une Mata-Hari de série B et son film le plus ‘mainstream’ : « AIRPORT 80 : CONCORDE » ! R.I.P.

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Published by Fred Jay Walk - dans LE CARNET NOIR
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 07:52

Continuons de célébrer l’anniversaire de l’ami Klaus Kinski, en l’incluant dans la nouvelle rubrique à la mode de « WWW » : « AVEC LE TEMPS VA… ».

Le moins que l’on puisse dire en voyant ces images couvrant 40 années de carrière, c'est que le bonhomme a toujours été égal à lui-même et n’a jamais dévié de sa trajectoire hallucinée. Qu'il incarne une femme larguée au théâtre en Allemagne (première photo) ou un Paganini enterré sous une perruque de chef sioux, il a creusé le même sillon. Pour notre plus grande joie…

Il ne va pas être simple de départager tous ces Klaus...

KLAUS K TOUS AGES

 

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 06:09

C'est un devoir – et un plaisir – pour « WWW » que de fêter chaque année l’anniversaire de Klaus Kinski, une de ses mascottes préférées.

On ne se lassera jamais de ses grimaces, de ses contorsions, de ses interviews méphistophéliques… Ni de son génie, quand il se donnait la peine d’être génial.

Aujourd'hui, il aurait fêté ses 86 ans. Happy birthday, Mister K.

KK INSKI

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:21

TRAPPED (2)« DÉLIVRANCE », le chef-d’œuvre de John Boorman, a fait beaucoup de petits. Mais ils ne sont – on aurait pu s’en douter – pas tous très jolis à voir ! « LE VILLAGE DE LA MORT » est l’un d’eux, c'est une série B américano-canadienne confrontant des citadins peu aguerris à des ploucs meurtriers.

Quatre étudiants, le genre d’imbéciles à passer le week-end dans une cabane au fond desTRAPPED (1) bois dans un film de Sam Raimi, partent se reposer dans le Tennessee. Manque de bol, ils arrivent au moment où Henry Silva, sorte de gourou-pécore du coin, surprend sa femme avec un pauvre gars qu'il tue après l’avoir recouvert de goudron et de plumes comme dans « LUCKY LUKE ». Mais en moins rigolo…

Témoins de la chose, notre quatuor d’abrutis fieffés devient la proie d’une bande de bouilleurs de cru à moitié débiles, bien décidés à s’en débarrasser.

C'est écrit avec les pieds, filmé et joué comme un court-métrage d’amateur en DV et on se demande comment les auteurs ont réussi à dépasser les 90 minutes avec aussi peu de choses à raconter. Un exploit en soi. Ils remplissent les vides avec quelques plans dénudés parfaitement inutiles, de longues poursuites mal filmées et une sous-intrigue incluant le shérif du bled, qui ne va absolument nulle part.

Seul l’amateur du grand Henry Silva restera jusqu'au bout, boira le calice jusqu'à la lie, pour voir son idole lâchée en roue-libre. Mal rasé, portant un chapeau informe et une veste rouge-sang, il joue un fils de prêcheur illuminé TRAPPEDet ivre de pouvoir, terrorisant une petite communauté de simplets. Visiblement content d’être là, Henry brame ses répliques en montrant les dents et en exorbitant ses petits yeux méchants de squale. Il assure le spectacle à lui seul, mais à l’impossible nul n’est tenu.

« LE VILLAGE DE LA MORT » est un navet de la plus belle eau, pas même suffisamment délirant pour amuser au second degré, hormis l’agonie d’un des ploucs transpercé par… une antenne de télé, à s’étouffer de rire. À fuir, en somme…

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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