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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 13:53

MAJESTYK (1)« Tu émets des sons comme si t’étais un méchant petit dur », dit Bronson à Paul Koslo qui le menace. « Mais je ne suis pas convaincu. Continue de parler et je t’arrache la tête ». Une MAJESTYKréplique-culte du polar des seventies.

« MR. MAJESTYK » est le premier film complètement américain que Charles Bronson tourna après son périple européen entamé en 1967. Dans une tentative de repositionnement de l’acteur, les productions Mirisch en on fait un « working class hero », un petit planteur de pastèques indépendant confronté à la mafia. Une image certainementMAJESTYK (2) plus appropriée que celle de ‘vigilante’ urbain imposée par « DEATH WISH » tourné dans la foulée.

Écrit par Elmore Leonard, le film fut d’abord un projet destiné à Clint Eastwood, mais il semble bien plus adapté à la mystique bronsonienne.

Ancien entraîneur au Vietnam, Vince Majestyk est un solitaire têtu et qui ne s’en laisse pas conter. Des racketteurs viennent lui imposer leur loi ? Majestyk les éjecte à coups de fusil et de crosse dans l’entrejambe. Des travailleurs mexicains sont rejetés ? Il les emploie aussitôt. Un tueur de la mafia fait régner la terreur ? Majestyk l’humilie et tente même de s’en servir comme monnaie d’échange.

Le personnage est assez opaque et parfois contradictoire, aimant à se faire passer pour un MAJESTYK (3)bas-du-front, mais capable de stratégies compliquées et d’un courage quasi-suicidaire.

Dans ses mémoires « JUST TELL ME WHEN TO CRY », le réalisateur Richard Fleischer raconte ses déboires avec Bronson sur le tournage. Pourtant, il tire une excellente prestation de son acteur. Un béret enfoncé jusqu'aux yeux, l’œil plissé d’ironie, Bronson compose un personnage proche de celui de « SOLEIL ROUGE », moins taciturne que d’habitude, moins monolithique et donc, plus humain. Son affrontement avec l’imposant Al Lettieri est un régal, l’insolence tranquille de Majestyk faisant littéralement écumer de rage le mafioso. Au côté des deux machos à moustache, la belle Linda Cristal est parfaite en saisonnière syndiquée mais néanmoins sexy.

MAJESTYK (4)

Polar rural linéaire et dépouillé, dont chaque séquence va droit au but, « MR. MAJESTYK » a bien supporté le passage des ans et tient encore parfaitement la distance. Quelques idées font sourire, comme le « massacre » des pastèques à la mitraillette ou la relation quasi-comique qui s’établit entre Bronson et Paul Koslo jouant un petit voyou arrogant et imbécile. On pourra déplorer un léger déséquilibre dans le montage qui donne peut-être trop d’importance aux méchants, mais ce « little big film » est un vrai plaisir.

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commentaires

Fred Jay Walk 21/08/2013 07:23

Elmore Leonard, R.I.P.

lemmy 11/05/2010 12:36


Dire que le dvd français zone 2 n'est pas foutu de bien écrire le nom du film : "Mr Majestic" alors qu'il est bien écrit dans le résumé de l'histoire !


Fred Jay Walk 11/05/2010 14:09



Pourquoi pas "Mr. Palm Beach" pendant qu'on y est ?



lemmy 11/05/2010 12:33


J'adore ce film assez surréaliste par son sujet. Et le coup de crosse assené avec vigueur par Bronson est assez hallucinant et marquant. Ouch ! Tu m'as donné envie de le revoir.

Je vais me laisser tenter à l'occasion par les mémoires de Fleischer. Je ne pense pas que le titre de son autobiographie ait été tiré d'une phrase dite par Bronson, à moins qu'il n'ait été emporté
par l'amour immodéré qu'a son personnage pour ses pastèques.


Fred Jay Walk 11/05/2010 14:09



Le titre vient d'une phrase qu'a dite Sylvia Sidney à Fleischer lors de son premier tournage (à lui).



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