Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 17:07

OKCORRAL (4)« RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » se situe à mi-chemin entre le western traditionnel et la récente mode du ‘western psychologique’. John Sturges au mieux de sa OKCORRAL (1)forme offre à son public son lot de ‘gunfights’, de beaux paysages, sa musique tonitruante signée Dimitri Tiomkin, maisOKCORRAL (3) le scénario de Leon Uris pousse l’étude de caractères plus loin que d’habitude : c'est en fait un film sur la famille. Dans tous ses états : Doc Holliday voit Wyatt Earp comme le grand frère qu'il aurait rêvé d’avoir, l'homme qu'il aurait aimé être. Earp se retrouve dans le jeune Billy Clanton écrasé par ses aînés. Pour aller aider son frère en danger, Earp n’hésite pas à abandonner la femme de sa vie…

Écrit avec rigueur, même s’il est parfois un peu trop bavard, réalisé au cordeau, cela demeure un des grands westerns des fifties. Un peu mécanique dans son déroulement, le scénario s’oblige à justifier par des actes l’amitié que Doc ressent pour Earp, quand le second sauve la vie du premier. Dans « LA POURSUITE OKCORRAL (6)INFERNALE », cette camaraderie inattendue ne naissait que par la compatibilité de caractères des deux hommes. On peut aussi regretter la récurrence de la chanson de Frankie Laine qui vient jouer les chœurs antiques de façon irritante.

Mais le casting de Burt Lancaster et Kirk Douglas est un coup de génie. Burt incarne un ‘lawman’ psychorigide dénué du moindre humour, une incarnation monolithique du héros du Far-West, alors que Kirk est son exact contraire : dépravé, suicidaire, cynique. Le tandem fonctionne à merveille, chacun de leurs face à faces est un plaisir. Que Lancaster ne soit jamais éclipsé par Douglas qui a un rôle beaucoup plus gratifiant, en dit long sur sa présence et son métier.

OKCORRAL (5)

À leurs côtés, Jo Van Fleet est remarquable dans un rôle de prostituée au visage fané, qui entretient une relation malsaine et extraordinairement osée pour l’époque avec Doc. On frise le sado-maso ! La belle Rhonda Fleming a plus de mal à s’intégrer au récit dans unOKCORRAL personnage mal développé. Parmi les superbes seconds rôles : Dennis Hopper est très bien en jeunot condamné, Lee Van Cleef apparaît au début en pistolero haineux et on reconnaît au passage de vieilles connaissances comme Earl Holliman, DeForest Kelley ou Jack Elam dans une silhouette. 

Il manquera toujours un petit quelque chose à « RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » pour être un western parfait. Un brin de poésie, peut-être, de laisser-aller… C'est difficile à définir. Cela demeure un grand moment de plaisir cinéphile et quand arrive enfin l’affrontement à OK-Corral, on n’est nullement déçu. Le genre de film auquel on revient régulièrement.

OKCORRAL (2)

 

Par Fred Jay Walk - Publié dans : LES CHEFS-D'OEUVRE DU WESTERN
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Catégories

Recherche

Calendrier

Août 2014
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés