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14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 18:11

GOLDEN BOY (1)Tiré d’une pièce de Clifford Odets, « L’ESCLAVE AUX MAINS D’OR » est un magnifique mélodrame, situé dans un univers de « petites gens » habités par des rêves plus grands GOLDEN BOYqu’eux et tentés par le Mal et la corruption. Le héros – un jeune violoniste au caractère bien trempé – décide de devenir boxeur pour sortir de sa condition. Mais pour cela, il devraGOLDEN BOY (2) sacrifier son art et vendre son âme au Diable. Et cela commence par sa chevelure bouclée de gamin mal grandi, qu'il troque pour une coupe gominée à la mode.

Incroyablement bien filmé et photographié, parfaitement rythmé, le film ne recule devant aucun excès sentimental, mais ne sombre jamais dans le ridicule. La force du dialogue, sa sincérité emportent le morceau et rendent le spectacle encore tout à fait émouvant aujourd'hui.

Rouben Mamoulian a réuni un cast de tout premier choix : dans son premier rôle important, William Holden est exceptionnel de présence et d’énergie dans un personnage constamment déchiré par ses contradictions. Barbara Stanwyck est très séduisante en opportuniste désabusée tentée par l’amour, mais accrochée à son confort matériel. Joseph GOLDEN BOY (3)Calleia fait un gangster très inquiétant et crédible. Mais le vrai gros morceau de ce film, c'est le fabuleux Lee J. Cobb. Il incarne un vieil épicier italien grisonnant et truculent, avec une gestuelle et un accent irréprochables. Bien sûr, il est spécialiste des compositions, mais là, il faut tenir compte qu'il a… 28 ans ! À peine sept de plus que Holden qui joue son fils. Beau travail de maquillage certes, mais…quel acteur !

À la fois théâtral dans son dialogue et ultra-stylisé dans l’utilisation des décors, interprété à la perfection, « L’ESCLAVE AUX MAINS D’OR » est un véritable bijou qui mérite d’être redécouvert, en fermant les yeux sur une misogynie et un racisme d'époque un peu dérangeants aujourd'hui.

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 19:19

Un western inconnu de Tay Garnett avec Barbara Stanwyck en vedette ? En fait « THE CAPTAIN’S WIFE » n’est pas tout à fait un film, mais bien un épisode de la 4ème saison de « RAWHIDE ».

Le moins que l’on puisse dire est que la ‘Queen’ Barbara a été gâtée pour son apparition : elle joue l’épouse du commandant d’un petit fort perdu dans l'Ouest, qui pousse son mollasson de mari à des actes héroïques afin qu'il prenne du galon et soit nommé à Washington, où elle rêve de retourner. Pour cela, elle est prête à tout cette ‘Nora’. Mais alors, absolument tout !

RAWHIDE stanwyck

Elle met la vie des soldats en danger, ment, trahit, « allume » le pauvre épicier éperdu d’amour pour elle. À 55 ans, à l’âge où ses consœurs jouent sagement les mamans ou les matrones, Stanwyck assure comme une bête : elle monte elle-même à cheval, porte un holster à la ceinture, flingue à tout-va, descend des comancheros sans ciller. C'est proprement ahurissant. Ses affrontements avec le héros de la série, Eric Fleming, valent leur pesant d’or. À la fin, alors qu'elle agonise, une balle dans le dos, elle lui déclare sa flamme : « J’aurais aimé rencontrer un homme comme vous, qui me donne des ordres, qui me prenne dans ses bras, qui me rende heureuse d'être femme… ». Du Stanwyck pur sucre !

Un épisode spécial donc, dont on ne peut regretter qu’une chose : la rencontre Stanwyck-Eastwood n’aura pas eu lieu, puisque Clint n’apparaît pas du tout dans le film. Dommage…

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 08:49

À l’instar de « LA VIE EST BELLE » de Capra, « JOYEUX NOËL DANS LE CONNECTICUT » est aux U.S.A. le champion toutes catégories des rediffusions télé en périodes de fêtes de fin d’année, et ce depuis des décennies.

De quoi s’agit-il ? Ni plus ni moins d’une pièce de boulevard filmée, respectant tous lesCHRISTMAS CONNECTICUT codes du genre, sans crainte du gros comique ou des dérapages sentimentaux. On retrouve avec confort les décors des films Warner, leur petit monde chaleureux et confiné, leurs seconds rôles pittoresques. Le scénario est entièrement bâti autour d’un gros mensonge qui déclenche toute une avalanche de quiproquos, de malentendus, de coups de théâtre. Les portes claquent, les gifles aussi et tout cela se passe à toute vitesse dans une jolie ferme du Connecticut où se sont réunis divers personnages le soir de Noël. 

Barbabra Stanwyck, toujours parfaite dans le registre de la comédie coquine, est excellente en journaliste-usurpatrice, se faisant passer pour la ménagère américaine idéale, mère de famille et cuisinière hors-pair, alors qu'elle est célibataire et incapable de cuire un œuf. Elle donne à elle seule le tempo au film, avec cette sensualité joyeuse qui n’appartient qu’à elle. Elle est désopilante dans les scènes où elle se débat avec « son » bébé, dont elle ne sait que faire. À ses côtés, deux partenaires familiers de Bogart en font des tonnes : Sidney Greenstreet, le ‘fat man’ du « FAUCON MALTAIS » en boss despotique et morfal et surtout S.Z. Sakall, le maître d’hôtel de « CASABLANCA », difficile à supporter en gros cuisinier minaudant et efféminé, auquel le réalisateur a malencontreusement laissé la bride sur le cou. On ne voit que lui !

CHRISTMAS CONNECTICUT (1)

« JOYEUX NOËL DANS LE CONNECTICUT » fait passer un moment tout à fait plaisant, si on accepte son grand âge et les conventions d’un genre tout de même très poussiéreux. Il y règne une énergie positive et une euphorie auxquelles il est vain de résister.

 

À NOTER : en 1992, Arnold Schwarzenegger a tourné un remake télé de ce film, avec Dyan Cannon, Kris Kristofferson, Tony Curtis et Richard Roundtree. Un éditeur devrait penser à sortir un coffret avec les deux films. Pour Noël prochain, par exemple !

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:03

MOONLIGHTER (1)Qu'est-ce qu’un ‘moonlighter’ ? C'est un voleur de bétail qui opère la nuit au lasso. Il était important de tirer déjà cela au clair…

« THE MOONLIGHTER » est une modeste série B dont l’attraction n°1 est la réunion des deux stars de « ASSURANCE SUR LA MORT » : Barbara Stanwyck et Fred McMurray. À peine vieillis, ils jouent des ex-amants qui se retrouvent après cinq ans. Lui est devenuMOONLIGHTER hors-la-loi, elle l’a attendu puis s’est décidée à dire oui à son frère cadet. Mais voilà le filou qui revient !

Le scénario part un peu dans tous les sens mais contient au moins deux idées extrêmement originales : au début, McMurray assiste à son propre lynchage (en fait un malheureux confondu avec lui et pendu à sa place) et jure de se venger des assassins. L’autre idée est que Barbara décide de se faire nommer ‘deputy’ quand McMurray braque une banque, pour le ramener elle-même mort ou vif. Du jamais vu ! Le couple fonctionne bien et on est de toute façon content de les voir réunis. Mais le film est vraiment fauché, les décors sont rudimentaires, les extérieurs vus et revus dans n'importe quelle série TV et les péripéties semblent se produire au petit bonheur, sans réelle progression logique.

Autour du couple, on retrouve avec plaisir Ward Bond en bandit dangereux. Il a une scène de bagarre particulièrement brutale avec McMurray dans une cabane. Jack Elam apparaît dans quelques plans dans le rôle d’un des lyncheurs. Que ferait-on sans lui ?

« THE MOONLIGHTER » n’a rien d’un chef-d’œuvre oublié, mais il vaut le coup d’œil pour son dynamisme, son féminisme assumé et pour Stanwyck impayable avec ses pulls moulants et son fusil retrouvé de l’époque où elle fut Annie Oakley.

MOONLIGHTER (2)

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 17:49

MISS MANTON-copie-1Première des trois rencontres de Barbara Stanwyck et Henry Fonda à l’écran, « MISS MANTON EST FOLLE » est un surprenant mélange de ‘whodunit’ policier et de ‘screwball comedy’ mené tambour-battant. L’héroïne est une sorte de Paris Hilton est années 30, qui après avoir découvert un cadavre, mène elle-même l’enquête quand il disparaît, la faisant passer pour une mytho. Elle ne circule que flanquée de son « gang », une demi-douzaine d’idiotes en manteau de vison qui sont à la fois ses clones et ses boulets. MISS MANTON (1)

Tout cela semble friser le n'importe quoi, et c'est le cas, mais il règne dans ce film une telle bonne humeur, une si évidente joie de vivre, qu’on le suit avec plaisir, le sourire aux lèvres. Le rythme est maintenu du début à la fin, les gags s’enchaînent avec bonheur et tous les personnages, jusqu'au plus modeste, sont écrits avec verve. Fonda est étonnamment drôle en journaliste amoureux. La scène où il feint d’agoniser pour faire parler Stanwyck est un pur régal. Sam Levene – redoutable voleur de scènes – est excellent en flic new-yorkais miné par des ulcères, que la seule vue de la belle mondaine rend carrément fou de rage. Quant à l’ineffable Hattie McDaniel (la future mamie de « AUTANT EN EMPORTE LE VENT »), elle tient ce même rôle dont elle devait avoir le copyright, de gouvernante-esclave râleuse et maugréante.

MISS MANTON (2)

« MISS MANTON EST FOLLE » est une des meilleures comédies de Barbara Stanwyck qui y fait preuve de son timing parfait et de sa séduction singulière. Un vrai bon moment de détente. À savourer comme un cocktail au champagne.

 

À NOTER : comme d'habitude, Miss Stanwyck n’est absolument pas ressemblante sur l’affiche U.S. du film. Un grand mystère que cette impossibilité généralisée des illustrateurs de l’époque à la « choper ».

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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 09:15

ALL I DESIRE (1)Qu'est-ce qui différencie un film comme « ALL I DESIRE » d’un vulgaire ‘soap’ télévisuel ? Ce n’est pas tant dans le sujet qu'il faut chercher que dans la signature de Douglas Sirk. Roi ALL I DESIRE2du mélodrame flamboyant, celui-ci prend son scénario à bras-le-corps et en assume les excès, le ridicule, pour transcenderALL I DESIRE (2) son matériau. Avec une rigueur, un soin extraordinaire dans la mise en scène, généralement consacrés à des œuvres plus ambitieuses, Sirk parvient à faire naître l’émotion d’un scénario improbable et de personnages peu attachants. Il tente même d’insuffler un peu d’humour avec la cuisinière allemande truculente, ce qui ne semble pas être son fort…

Barbara Stanwyck dans tout l’éclat de sa quarantaine, joue une chanteuse de music-hall à la carrière lamentable, qui revient après dix ans dans la ville qu'elle a quittée, abandonnant son mari et ses trois enfants. Elle va tout faire pour être acceptée de tous, mais son vieil amant ressurgit…

Sous couvert de mélo familial, Sirk parle d’intolérance, de castes sociales, d’hypocrisie. Et si les portraits de femmes ne sont pas toujours charitables, les hommes quant à eux, sont franchement pathétiques : qu'il s’agisse du mari complaisant et lâche ou de l’ex-amant ALL I DESIRE (3)obsédé sexuel, le tableau n’est guère reluisant. Entourée de partenaires pas toujours à la hauteur (les jeunes comédiennes jouant ses filles sont particulièrement agaçantes), Stanwyck occupe le terrain avec une force peu commune, même si son personnage n’est pas très clair, passant de la danseuse de baltringue vulgaire du début à la « grande dame » digne et élégante qu'elle devient dès son arrivée en ville.

Parmi les petits rôles, on reconnaît deux futurs grands noms du petit écran : Stuart Whitman jouant un acteur dans la pièce amateur et Guy ‘Zorro’ Williams qui fait de la figuration en étudiant souriant lors d’une party. À noter que Richard Long, qui joue le soupirant de la fille aînée de Barbara Stanwyck, jouera le fils de celle-ci dix ans plus tard dans la série « LA GRANDE VALLÉE ».

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 16:54

PACIFIC EXPRESS (2)On reconnaît un film signé Ceci B. DeMille du premier coup d’œil : l’écran grouille littéralement de monde, chaque plan est bourré à craquer de détails, de figurants qui semblent filmés sur le vif, de mobilier extravagant, de costumes qui sentent l’authentique à plein nez. Chaque séquence s’efforce de mêler le destin individuel des protagonistes àPACIFIC EXPRESS (1) l’épopée d’une nation toute entière.

« PACIFIC EXPRESS » condense en deux heures tout un pan de l’Histoire de l’Amérique, la construction du plus grand chemin de fer du monde, par le prisme d’un triangle amoureux original et imprévisible. Bien sûr, le portrait que brosse DeMille des Sioux n’a rien de flatteur, ni de très honnête : ce sont des abrutis sanguinaires tirant sur les pianos et prenant peur devant une statue d’Indien en bois. Bien sûr, il cède trop souvent à son péché-mignon, qu’est le sentimentalisme dégoulinant, mais dans l’ensemble le film tient étonnamment bien le coup et l’importance des moyens mis en œuvre emporte le morceau.

Si Joel McCrea est un héros sans épaisseur ni charisme, Barbara Stanwyck est amusante en « sweet irish girl » élevée dans un train et gagnant sa vie comme postière. Robert Preston crée un intéressant personnage de faux-méchant tiraillé entre Bien et Mal et de croustillants seconds rôles comme l’inénarrable Akim Tamiroff (en Mexicain bigame nommé ‘Fiesta’ et maniant le fouet), le suave Brian Donlevy et le tout jeune Anthony Quinn en ‘gambler’ sournois rapidement révolvérisé par McCrea, occupent plaisamment l’écran.

Ambitieux, naïf, manichéen et mouvementé, « PACIFIC EXPRESS » se laisse encore regarder aujourd'hui avec plaisir, ce qui pour un film datant de plus de 70 ans mérite un coup de stetson…

PACIFIC EXPRESS

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 06:40

Quarante ans avant le méga-succès de James Cameron, il y eut un autre « TITANIC » tourné en format carré et en noir & blanc. Et avec beaucoup moins de moyens, ce qui n’est pas uneTITANIC tare en soi, mais peut handicaper avec des sujets aussi ambitieux.

Le scénario tourne autour d’une famille dysfonctionnelle : le mari est un mondain tête-à-claques (l’agaçant Clifton Webb), lequel a suivi sa femme (Barbara Stanwyck) qui a filé avec ses deux enfants afin qu'ils échappent à l’influence néfaste de leur oisif de père. La fille jouée par Audrey Dalton va tomber amoureuse du Leonardo DiCaprio de l’époque, autrement dit du brillantiné Robert Wagner, même si leur amour ne connaîtra pas autant d’obstacles.

Tout le monde connaissant la fin de l’histoire, le film peine à passionner et ressemble par moments à un téléfilm. La figuration est mal gérée, laissant l’étrange impression que le paquebot ne transporte qu’une petite cinquantaine de passagers. Quant à la collision avec l’iceberg… Disons qu’on a vu mieux depuis et que les maquettes ont beaucoup progressé. Mais bon… Nous sommes en 1954 !

« TITANIC » est donc à voir en rangeant son sens critique au placard, pour Mrs Stanwyck qui a quelques affrontements bien fielleux avec son abruti de mari. Celui-ci sera d'ailleurs le seul à profiter du naufrage, puisqu’à l’instant précis où le bateau commence à couler, il se transformera en héros indomptable.

TITANIC (1)

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 07:55

MY REPUTATION (1)« LE DROIT D’AIMER » (traduction quasi-littérale du titre en v.o. : « MA RÉPUTATION » !) est un mélo typique des studios Warner, le genre de films dont raffolaient les stars féminines maison qui pouvaient y exprimer toute leur gamme d’émotions. Et porter de belles robes. Ici, Barbara Stanwyck joue à contremploi une jeune veuve, mère de deux ados, qui se retrouve désemparée après la mort de son mari des suites d’une longue maladie. Elle tombe (trop) rapidement dans les bras d’un séduisant soldat (enfin, séduisant…) au risque de ternir sa réputation et de s’aliéner ses amis. Mais quoi… Il faut bien vivre !

Le scénario est mal fichu. Le contexte de la WW2 ne sert pratiquement à rien, hormis à expédier le héros sur le front à la fin. On ne voit jamais la protagoniste dans ses œuvresMY REPUTATION, alors qu'il est dit plusieurs fois qu'elle fait du bénévolat dans un hôpital. S’il reste un intérêt dans ce film daté et même désuet, ce sera Stanwyck dans un rôle inhabituel de jeune femme inhibée, enfermée dans les conventions, écrasée par une mère dominatrice. Le genre de rôle qui a fait le succès de la douce Olivia de Havilland. Ici, la star doit éteindre son tempérament de feu, atténuer son autorité naturelle et c'est intéressant à voir. Par contre, le choix de George Brent pour jouer le militaire fiche quasiment le film par terre. Partenaire habituel de Bette Davis, ce curieux acteur s’avère catastrophique : trop âgé, sans charme, ni charisme, il laisse dans ses scènes de séduction la sensation d’être un pervers pépère aux mains baladeuses. Le film aurait certainement eu plus de sens avec un Cary Grant ou un Gary Cooper. Là, c'est juste… bizarre.

« LE DROIT D’AIMER » doit ses quelques bons moments à sa vedette. Comme cette scène où elle vient dire ses quatre vérités à une amie cancanière, le soir de Noël. Mais c'est un film et une problématique d’un autre temps qui fait aujourd'hui figure de pièce de musée.

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 06:15

CALIFORNIA (2)« CALIFORNIE, TERRE PROMISE » est un western qui commence modestement par l’aventure d’un convoi en route vers l'Ouest et se développe en épopée mêlant Histoire, politique et s’achève par la création d’un nouvel État. Encore une fois, comment ne pas être épaté par tout ce que les scénaristes arrivaient à caser en si peu de temps ? Il y avait CALIFORNIAmatière à faire toute une minisérie télé !

Très bien réalisé par John Farrow dans un TechniColor somptueux, le film se laisse voir sans ennui et maîtrise les multiples interrelations entre personnages. Il faut dire que ceux-ci sont travaillés en profondeur, tout particulièrement le méchant, George Coulouris, qui campe un ancien négrier hanté par son passé d’assassin, au point d’en perdre la raison. À noter que la traduction de son nom est… « Pharaon Cercueil » ! Barbara Stanwyck a également un rôle passionnant de chanteuse de saloon intelligente et ambitieuse, une joueuse dure à cuire qui fait jeu égal avec les hommes. Sa scène de séduction dans le charriot qui s’achève par une méchante baffe, est un grand moment ‘stanwyckien’.

Seule ombre au tableau : le choix de Ray Milland pour jouer le héros. L’acteur par ailleurs estimable, n’a rien, mais vraiment rien d’un westerner et évoque un sous-Jimmy Stewart dénué de charme et de présence physique. Barry Fitzgerald est pittoresque à souhait, sans jamais cabotiner et Anthony Quinn apparaît brièvement en gentilhomme mexicain perdu par ses scrupules.

CALIFORNIA (1)

Parfois réminiscent de certains westerns de Raoul Walsh ou Cecil B. DeMille, « CALIFORNIE, TERRE PROMISE » surprend par l’approche adulte des rapports humains, par son absence de manichéisme et son discours de tolérance. Il est à parier qu’avec une tête d’affiche plus appropriée, il bénéficierait aujourd'hui d’une plus grande aura.

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