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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 18:41

FURIES (2)Au moins aussi glauque et freudien que le sera « L'HOMME DE L’OUEST » que le même Anthony Mann tournera huit ans plus tard, l’assez peu connu « LES FURIES » est une sorte de mélange anachronique de ‘film noir’, de western et de drame shakespearien, situé dans un ranch du Nouveau Mexique régi par un ‘cattle baron’ mégalo et narcissique. LeFURIES bonhomme va jusqu'à faire circuler de la monnaie à son effigie et il entretient une relation très limite incestueuse avec sa fille Barbara Stanwyck. Cet amour-passion entre père et fille va tourner vinaigre quand le vieux dominateur s’entiche d’une aventurière et décide de lyncher un Mexicain, qui se trouve être l’ami d’enfance de sa fille. À partir de là, celle-ci devient son ennemie mortelle et va tout faire pour le ruiner.

Tout est ‘too much’ dans ce film dont les excès évoquent parfois « DUEL AU SOLEIL » : Stanwyck se sentant exclue du ranch (les « Furies » donnant leur titre au film) défigure sa rivale en lui balançant une paire de ciseaux à la figure. La famille de squatters mexicains est dirigée par une vieille ricanante, sorte de ‘banshee’ à moitié cinglée et tireuse d’élite ! Sans oublier le bras-droit du patron : un chicano obèse nommé « El Tigre » amateur de pendaisons expéditives. On s’embrasse fougueusement, on se baffe avec entrain, on s’adore ou on se hait, ou les deux en même temps, on pleure des larmes amères… C'est tellement excessif, qu'il ne manque que le TechniColor pour que le bonheur soit parfait ! Le film doit beaucoup au face à face Walter Huston, déchaîné dans un numéro « hénaurme » de rancher se prenant pour Zeus, et Stanwyck véritable boule d’énergie et de rage contenue. Leur relation père-fille est parfaitement crédible, que ce soit dans l’amour vache ou la haine virulente. Judith Anderson est excellente en future belle-mère trop polie pour être honnête. Seul Wendell Corey déçoit. Il n’a pas l’étoffe d’un premier rôle et passe à côté d’un personnage qui aurait parfaitement convenu à un Kirk Douglas.

FURIES (1)

« LES FURIES » est un film unique en son genre. Curieusement, en y repensant, cela aurait tout à fait pu être la jeunesse de Victoria Barkley, l’héroïne de la série « LA GRANDE VALLÉE » qu’interprètera Barbara Stanwyck quinze ans plus tard…

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 18:52

2 MRS CARROLLS (1)Quelle étrange idée que de réunir deux icônes majeures du ‘film noir’, à savoir Barbara Stanwyck et Humphrey Bogart (rien que ça !) et de les utiliser tous les deux à contremploi 2 MRS CARROLLSdans une espèce de suspense psychologique situé en Angleterre. « LA SECONDE MADAME CARROLLS » offre en effet à ‘Bogie’ un rôle de peintre tourmenté et pour tout dire complètement cinglé, qui se prend pour Van Gogh et empoisonne ses épouses dès qu'il les a peintes en anges de la mort. Stanwyck elle, la ‘tough girl’ par excellence, joue une faible femme paniquée et manipulée. Aucun des deux ne semble très à l’aise dans son rôle et Bogart se laisse même aller à de francs moments de cabotinage, roulant des yeux à la Dracula, montrant les dents et crispant ses grosses mains d’étrangleur. C'est d’autant plus perturbant qu'il a gardé le même look – costumes sombres, chapeau et imper – que dans ses personnages de privés.

Si le scénario est languissant et prévisible de A jusqu'à Z, on peut trouver un certain plaisir à voir de bons seconds rôles : Alexis Smith en grande tige glaciale cherchant à piquer Bogart à sa femme, Nigel Bruce le meilleur Dr. Watson de l’Histoire du 7ème Art, qui (sur)joue ici un autre médecin particulièrement incompétent (« Ce sont les nerfs »). La servante mal embouchée et la fillette surdouée parlant comme une adulte sont aussi intrigantes qu’horripilantes.

2 MRS CARROLLS (2)

Théâtral, à peu près dépourvu de rythme, plombé par une BO emphatique et assommante, « LA SECONDE MADAME CARROLLS » est une œuvre peu connue dans les filmos respectives de ses deux stars. Et franchement, ce n’est pas très surprenant. C'est un peu pour Bogart l’équivalent de « LA LAME NUE » pour Gary Cooper : un contremploi peu convaincant dans un contexte britannique où ils n’ont pas leur place.

 

À NOTER : le film vient de sortir chez « WARNER ARCHIVES » aux U.S.A. dans une copie remastérisée. Le titre français est – une fois de plus – mal traduit : le nom de Bogart est ‘Carroll’ et non pas ‘Carrolls’ qui en est le pluriel. Car les noms propres s’accordent en anglais…

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 07:13

ASSURANCE MORT« ASSURANCE SUR LA MORT » est un film qui a été tellement copié, pillé, pastiché, remaké, qu’on a la sensation de l’avoir vu et revu des centaines de fois. Au fil des ans, il est devenu en quelque sorte l’archétype parfait du ‘film noir’ amoral et sexy et des œuvres ultérieures comme « LA FIÈVRE AU CORPS » lui doivent tout.ASSURANCE MORT (1)

Le scénario de Billy Wilder et Raymond Chandler, inspiré d’un roman de James M. Cain est un modèle de haute précision. La narration en flash-back et la voix ‘off’ de Fred McMurray nous obligent à prendre fait et cause pour un VRP médiocre et trop sûr de lui, poussé au meurtre par une femme fatale. Celle-ci, grâce à la personnalité ambiguë et compliquée de Barbara Stanwyck prend un relief inattendu et s’avère passionnante : Phyllis est-elle une femme battue, à la merci d’un ivrogne ou une « veuve noire » professionnelle au palmarès criminel déjà fourni ? À la fois fragile et dure comme un roc, Stanwyck trouve là un de ses rôles les plus fascinants. McMurray lui, avec sa tête de M. Tout-le-Monde et ses postures de macho, est un antihéros parfaitement crédible.

L’enquêteur des assurances, joué par un Edward G. Robinson très en verve, est également un joli personnage : sorte de nain de jardin gesticulant et râleur, un bâton de chaise vissé entre les dents, il parle du « petit homme » qui vit dans son estomac et l’avertit des arnaques en lui faisant des nœuds dans le ventre. Jolies répliques, menace originale sur les amants maudits.

La photo est magnifique de bout en bout, les jeux d’ombres finissant par donner la sensation d’un cauchemar éveillé et la mise en scène de Wilder d’une folle élégance, fait la part belle à ses immenses décors où les protagonistes ressemblent à de dérisoires insectes aux pulsions autodestructrices.

Heureusement, certains classiques malgré les années qui passent, continuent d’éblouir à chaque revision.

 

À NOTER : dans une récente réédition du film en zone 2, figure le remake TV du film tourné en 1973 par Jack Smight, avec Samantha Eggar, Richard Crenna et Lee J. Cobb. Évidemment, on ne boxe pas dans la même catégorie…

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:32

Écrit par Clifford Odets d'après sa pièce, « LE DÉMON S’ÉVEILLE LA NUIT » utilise les mêmes ressorts dramatiques qu’un autre film que Fritz Lang tournera deux ans plus tard :CLASH BY NIGHT « DÉSIRS HUMAINS ».

Ce ‘film noir’ troque l’habituel décor d’une grande métropole pour un petit port de pêche où l’héroïne revient vivre, après de nombreux échecs. Idéalement castée, Barbara Stanwyck est vraiment l’incarnation de la ‘bad girl’ : amère, désabusée, sans aucune illusion, elle épouse un brave pêcheur local (Paul Douglas), lui fait même un enfant, mais le trompe dès qu'elle peut avec son meilleur ami. La description de caractères est plutôt réaliste et sans mièvrerie, mais le film ne va pas au bout de sa logique en proposant un dénouement étonnamment heureux et pour tout dire, peu logique.

Le plus fouillé est encore le personnage de l’amant. Robert Ryan en donne un portrait finement ciselé. Projectionniste dans le cinéma du coin, c'est un frimeur, un poseur, un faux-dur qui passe tout son temps à pleurnicher sur son sort, à radoter sur sa femme comédienne (qu’on ne verra jamais) et à trahir son seul ami. C'est un individu méprisable et nocif, auquel l’apparence virile de Ryan donne un beau relief. Il n’est d'ailleurs pas le seul « mauvais génie » du film, puisque Paul Douglas a un oncle pique-assiette (J. Carroll Naish) présenté comme un ‘comic relief’ pittoresque, mais qui sera le premier à le pousser au crime, dans le seul but d’éloigner l’épouse qui a pris sa place à la maison.

CLASH BY NIGHT (1)

Parmi les seconds rôles, Marilyn Monroe, étonnamment fraîche et naturelle, est très mignonne en ouvrière joyeuse au caractère bien trempé.

Mais en icône d’un genre qu'elle a fini par symboliser, Stanwyck occupe une bonne partie de l’espace et crée un personnage toxique malgré elle, incapable de résister à ses vieux démons, attirée par le mal et la fange. Quand elle regarde par la fenêtre, Lang insère des plans de tempête, traduisant ses tourments intérieurs.

À cause de sa fin décevante et un peu trop expédiée, « LE DÉMON S’ÉVEILLE LA NUIT » peine à s’inscrire dans les chefs-d’œuvre du ‘noir’, mais il contient quelques moments très forts et l’attirance malsaine entre Stanwyck et Ryan est très osée pour l’époque.

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:38

BOULE DE FEUBilly Wilder au scénario, Howard Hawks à la caméra, Barbara Stanwyck et Gary Cooper réunis après « L'HOMME DE LA RUE ». Comment rater un film pareil ? Apparemment pas possible, puisque « BOULE DE FEU » est plus qu’un délice, c'est un régal de fin-gourmet, une merveille de comédie pétillante qui mixe les thèmes de « BLANCHE NEIGE ET LES 7 NAINS » et « PYGMALION » avec un humour décapant. À part qu’ici, c'est Eliza Doolittle – prénommée ‘Sugarpuss’ – qui enseigne l’argot à un prof vieux garçon psychorigide.

La poule d’un gangster à la langue bien pendue se cache dans la maison où vivent huit professeurs en train d’écrire une encyclopédie. Le plus jeune, ‘Coop’ bien sûr, tombe amoureux d'elle, ignorant qu'elle ne cherche qu’à l’utiliser. Du moins jusqu'à ce qu'il l’embrasse… Il faut les avoir vus, à tour de rôle, aller se passer un linge humide sur la nuque, afin de tempérer leurs ardeurs !

Tout est magnifiquement écrit et rythmé, les personnages de vieux profs sont délicieux, surtout Richard Haydn avec son accent indéfinissable : sept puceaux septuagénaires qui BOULE DE FEU (2)jouent les cupidons pour leur cadet pas très dégourdi.

Cooper est d’une précision dans la comédie qui laisse toujours admiratif. Entre raideur et timidité, assurance et désarroi, il crée un personnage attachant et drôle sans effort apparent. Face à lui, la Stanwyck a rarement été plus sexy et énergétique que dans ce rôle à la vulgarité décapante et aux jambes affolantes. Parmi les seconds rôles, Dana Andrews et Dan Duryea jouent les gangsters. À noter d'ailleurs un clin d’œil fort sympathique : au moment de tirer, Duryea mouille de salive la mire de son arme en disant « J'ai vu faire ça dans un film ! ». En parlant évidemment de « SERGENT YORK », le film précédent de Hawks avec ‘Coop’.

Des dialogues à la mitraillette, des situations constamment cocasses, des personnages finement dessinés, des éclats de rire à intervalle régulier : on voit mal ce qu’on pourrait exiger de plus d'une comédie romantique. « BOULE DE FEU » est truffé de répliques qu’on aimerait retenir, de gags jamais lourds. Et ‘Coop’ et Stanwyck formaient vraiment un bien beau couple de cinéma.

BOULE DE FEU (1)

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 19:51

RACCROCHEZAdapté d’une pièce radiophonique, « RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR » commence très bien : un jeune homme pauvre mais séduisant et ambitieux (Burt Lancaster) épouse l’héritière d’un empire pharmaceutique (Barbara Stanwyck). Enfin, non… Ce n’est pas tout à fait le début. Au début, elle est clouée au lit invalide et surprend une conversation téléphonique entre deux tueurs… Ensuite… Non ! C'est une ancienne amie qui l’appelle chez elle pour la prévenir que…

Bon. Disons pour faire simple, que c'est un film difficile à raconter. Construit en poupée-gigogne, avec une succession ininterrompue de flash-backs imbriqués les uns dans les autres, le scénario devient de plus en plus confus en avançant, et la multiplication des points de vue rend l’identification à n'importe quel personnage impossible. Alors l’intérêt s’émousse peu à peu et quand ce mélodrame bourgeois en huis clos se métamorphose tout doucement en tentative de ‘film noir’ avec des trafiquants de drogue, des flics et des mafiosi, on ne sait plus très bien ce qu’on est en train de regarder.

C'est dommage, car Stanwyck se donne à fond dans un rôle particulièrement antipathique d’enfant gâtée capricieuse, de « malade imaginaire » exaspérante qui passe toutes ses scènes à geindre et à se plaindre. Dans un rôle plus effacé, Lancaster tout en tension et frustration n’a guère l’occasion de développer un caractère, malgré une introduction prometteuse. Parmi les seconds rôles, on reconnaît William Conrad encore chevelu, en gangster au langage de business man.

RACCROCHEZ (1)

La réalisation d’Anatole Litvak est élégante (particulièrement un magnifique mouvement de grue qui part de Stanwyck couchée dans son lit, passe par la fenêtre, glisse le long de la façade de la maison pour finir au rez de chaussée), mais quelques transparences sont assez vilaines et l’essentiel du scénario se résume quand même à d’incessantes explications en lieu clos.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 23:28

RUE CHAUDE (1)« LA RUE CHAUDE » est un des films les moins connus d’Edward Dmytryk qui, s’il n’a rien d’un chef-d’œuvre, mérite d’être redécouvert car il a tous les atouts d’un cult-movie pas RUE CHAUDE (4)piqué des vers. RUE CHAUDE

Le film démarre comme une sorte d’ersatz de Tennessee Williams, filmé dans un clair-obscur de ‘film noir’ et à l’arrivée à New Orleans se mue progressivement en mélodrame tellement sordide qu'il frise la parodie pure et simple. Pourtant tout le monde semble prendre le scénario très au sérieux, à commencer par les comédiens castés en dépit du bon sens : l’ambigu Anglais Laurence Harvey joue un fermier texan naïf et fou d’amour, Anne Baxter une cantinière mexicaine (avé l’accent !), Barbara Stanwyck est hallucinante en maquerelle lesbienne mariée à un cul-de-jatte (sic !) RUE CHAUDE (2)et la très distinguée Capucine est une traînée, vedette du bordel où elle officie. Quant à Jane Fonda, elle s’éclate à camper une clocharde mineure et allumeuse à la vulgarité revigorante.

Cela pourrait être glauque et poisseux, comme un bon vieux Elia Kazan, mais à force de dialogues emphatiques, de grandes envolées sentimentales, « LA RUE CHAUDE » a plutôt opté pour le kitsch (le ‘camp’ comme disent les Américains) et en acquiert un certain charme au second degré.

Parmi les vraies qualités du film : un sublime noir & blanc de Joe McDonald, une BO jazzy d’Elmer Bernstein et un générique superbe, suivant les pérégrinations d’un chat noir sur son territoire nocturne. Il vaut à lui seul le déplacement.

Un drôle de film qui entre définitivement dans la catégorie des « so bad they’re good ». Tellement mauvais qu'il en devient bon !

RUE CHAUDE (3) 

 

À NOTER : Lee Marvin est mentionné au générique du film sur IMDB, mais il s’agit manifestement d’une erreur, puisqu’il n’apparaît absolument pas dans « LA RUE CHAUDE ».

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:39

STANWYCK SHOW falkÉcrit par l’auteur de « EN QUATRIÈME VITESSE », « ASSASSIN » est un épisode complètement décalé de la série « THE BARBARA STANWYCK SHOW », qui tient à la fois du film noir et de la pure comédie.STANWYCK SHOW falk (1)

Secrétaire vieille fille aussi excentrique qu'elle a l’air sage, Stanwyck a volé 22.000 $ à ses patrons. L’un d’eux – encore plus voleur qu'elle – veut lui faire porter le chapeau avant un audit, et engage un hitman pour l’abattre en simulant un suicide. Mais la dame a du ressort et assomme le tueur.

Tout le charme de ce petit film « amuse-gueule » provient du dialogue entre une Stanwyck farfelue et tête-en-l’air très différente de son image habituelle et Peter Falk jouant le tueur. Un nommé ‘Joe’ pas aussi bête qu'il en a l’air, même s’il ne semble pas champion du monde dans sa partie. Leurs répliques du tac-au-tac, l’absurdité de leur relation provoque souvent le rire.

Autour d’eux quelques petits rôles familiers comme Dub Taylor ou Lawrence Tierney (« RÉSERVOIR DOGS ») qui apparaît brièvement en flic. D'ailleurs, quand celui-ci annonce à Stanwyck qu'elle va faire de la prison, elle semble positivement ravie de la nouvelle : elle va se faire de nouveaux amis !

Encore une petite merveille que nous permet de découvrir l’édition DVD du 2ème volume de cette série datant d’un demi-siècle.

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 19:49

BARBARA-STANWYCK-SHOW.jpgCet épisode de « THE BARBARA STANWYCK SHOW », est un face à face entre la femme d’un shérif et un voyou auquel elle est menottée. Ils fuient ensemble, et elle tente de le psychanalyser, afin de pouvoir lui échapper. Quel est son point faible ?

Le scénario de « THE KEY TO A KILLER » est lui-même bourré de points faibles : primo, le sauvageon a un revolver chargé. Pourquoi ne pense-t-il pas à tirer sur la chaîne, avant vingt bonnes minutes (sur 25 !) ? Son talon d’Achille est le vertige ? La seule chose que trouve à faire son otage, et de le balancer dans un ravin, et… Elle avec ! Bref, on n’arrête pas de se poser des questions basiques, qui gâchent un peu la fête. Comme dans « LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE » de John Ford. Quand on lui demandait pourquoi les Indiens ne tiraient pas sur les chevaux, pour immobiliser la diligence, il répondait « Parce qu'il n’y aurait plus de film ». C'est le cas ici aussi…

KEY KILLER Stanwyck
Cela dit, le voyou est joué par le toujours parfait Vic Morrow, dans un mood très James Dean, et Barbara Stanwyck ne ménage pas sa peine : menottée, giflée, traînée dans la rocaille, pelotée, menacée d’avoir la main coupée.

De la bonne vieille téloche à l’ancienne, qui ne tient – en tout cas pour cet épisode – que par la conviction de ses acteurs.

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 11:21

Intéressant épisode de « THE BARBARA STANWYCK SHOW », qui réunit trois vétérans du western : Stanwyck elle-même, Michael Ansara (le Cochise de la série TV tirée de « LA FLÈCHE BRISÉE ») et Julie London (« L'HOMME DE L’OUEST »), sous la direction de l’excellent téléaste Don Medford, lui-même habitué au Far West.

« NIGHT VISITORS » est un huis clos théâtral, dans lequel une bourgeoise en partance pour l’Europe, est attaquée chez elle par une inconnue armée, qui se fait d’abord passer pour la maîtresse de son mari, mais révèle bientôt être la femme du majordome, et réclame l’argent de son coffre.

Si on a souvent vu Stanwyck dans cet emploi de femme menacée (« RACCROCHEZ, C'EST UNE ERREUR »), la révélation du téléfilm est indéniablement Julie London. Outre le fait qu'elle n’a jamais été plus rayonnante, elle surprend dans ce rôle de garce vulgaire et amorale, prête à tout pour de l’argent et des fourrures. L’affrontement des deux femmes, qui au fond se ressemblent énormément, est le cœur de ce mini-film, très bien dialogué, au suspense constant, malgré son décor unique, et son manque d’action.

À l’issue de cette soirée d’angoisse, la bourgeoise hautaine et âpre au gain, saura admettre que son ennemie n’était que le reflet peu flatteur d’elle-même, et prendra le chemin de la rédemption.

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