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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 17:13

ANNIE OAKLEY (2)Annie Oakley est une légende de l'Ouest, célébrée par le ‘Wild West Show’ de Buffalo Bill et réinventée par Ned Buntline. Tireuse d’élite de modestes origines, elle est l’héroïne de « LA GLOIRE DU CIRQUE », ‘biopic’ hollywoodien et hautement fantaisiste, située pour une bonne partie dans l’enceinte du cirque de Bill Cody.

Soigneusement produit et réalisé par George Stevens, le film bourré de charme pendant sa ANNIE OAKLEYpremière moitié, naïf et plein de joie de vivre, s’effiloche peu à peu et sombre parfois dans la bouffonnerie incongrue : voir Buffalo Bill en grand imbécile braillard, Sitting Bull en Cupidon emplumé n’a rien de très drôle. Quant aux spectacles eux-mêmes, s’ils sont joliment reconstitués, ils s’éternisent et lassent l’attention. On perçoit néanmoins une amorce d’intention satirique qui annonce (timidement !) la relecture que fera Robert Altman des mêmes mythes américains, quatre décades plus tard.

Tout cela demeure extrêmement désuet et vieillot. Heureusement, une jeune Barbara Stanwyck de 28 ans, mutine et énergique, brosse un attachant portrait d’Annie, à moitié wonder woman, à moitié midinette. Sa relation avec Preston Foster, excellent en tireur matamore est ce qu'il y a de plus sympathique dans le film. Leurs affrontements au fusil sont tous chargés d’érotisme sous-jacent. À voir pour le tandem, donc. Et pour quelques seconds rôles bien croqués comme l’hôtelier écossais avare (bien sûr) et l’ex-copine de Foster à la vulgarité ravigorante.

ANNIE OAKLEY (1)

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 11:48

En explorant ces derniers temps la filmographie de Barbara Stanwyck, « WWW » a constaté quelque chose de très étrange et inexplicable : toujours représentée sur les affiches de ses films, l’actrice n’a jamais la même tête !

STANWYCK posters

Non seulement ces portraits ne lui ressemblent pas du tout, mais en plus, ils n’ont aucun point commun entre eux ! Ici, huit exemples pris au hasard et… huit femmes différentes dont AUCUNE NE RESSEMBLE DE PRÈS OU DE LOIN À BARBARA STANWYCK !

Alors ? Difficile à dessiner, Barbara ? Un vrai mystère…

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 18:35

JEOPARDY (2)Le scénario de « LA PLAGE DÉSERTE », parfaitement construit, simple, concis, 100% efficace aurait tout à fait pu être intégré dans une série du genre « ALFRED HITCHCOCK PRÉSENTE ». Le noir & blanc, le format carré, l’unité de lieu et de temps, tout fait penser à JEOPARDYun téléfilm particulièrement réussi. Tout hormis le savoir-faire déjà bien établi de John Sturges à la caméra, qui fait toute la différence et transcende le matériau.

Avec son sens inné du cadrage, du montage sans une once de gras, l’excellence de sa direction d’acteurs, le réalisateur parvient à tenir en haleine pendant un peu plus d’une heure, à définir ses personnages uniquement dans l’action et à créer un suspense qui va crescendo jusqu'au final nullement décevant.

Le postulat est des plus simples : en vacances au Mexique, une famille s'arrête sur une plage isolée. Le mari se coince la jambe sous une poutre alors que la marée monte et la femme part chercher de l’aide avant qu'il ne soit noyé. Mais elle est prise en otage par un évadé dangereux. Le film va et vient entre les deux décors, les deux situations de plus en plus périlleuses et finit par les rejoindre.

Barbara Stanwyck est parfaite en épouse idéale et maman-gâteau, prête à tout pour sauver son mari. À tout ? Oui, à tout. Jusqu'à « allumer » son kidnappeur et – peut-être – s’offrir à lui. Un fondu-enchaîné qui tombe à pic, alors qu'il l’embrasse brutalement laisse entendre que la séquence ne s’est (vraisemblablement) pas arrêtée à ces préliminaires. Belle gestion du « code Hays » ! Ralph Meeker est très bien dans le rôle du tueur fugitif, à la fois odieux et étrangement attachant. Barry Sullivan a le rôle le plus ingrat : coincé sous sa poutre dans l’écume.

Peu connu dans la filmo de John Sturges, « LA PLAGE DÉSERTE » est un excellent petit suspense viscéral et sans dérivatif, à déguster au premier degré, en se rongeant les ongles.

JEOPARDY (1)

 À NOTER : Stanwyck et Sullivan ici heureusement mariés, se retrouveront quatre ans plus tard dans le fameux « QUARANTE TUEURS », pour une relation beaucoup moins paisible.

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 10:57

EXECUTIVE SUITE (1)« LA TOUR DES AMBITIEUX » (enfin un titre français bien meilleur que l’original !) est EXECUTIVE SUITE (2)un véritable « cours de capitalisme pour les nuls » et plonge tête la première dans une grosse société de meubles, en crise après la mort inopinée de son directeur.

Robert Wise, un des réalisateurs les plus éclectiques d’Hollywood filme sans enjolivure (hormis un effet de caméra subjective du début), brosse un portrait sans fard de crabes enEXECUTIVE SUITE costard-cravate s'agitant dans leur panier, pour prendre la succession et n'épargne pas grand-monde. Même les femmes, épouses opportunistes, secrétaires arrivistes, actionnaires à demi folles, ne sortent pas grandies de l'affaire : Barbara Stanwyck, Shelley Winters, June Allyson et Nina Foch font au moins jeu égal avec les mâles dans ce jeu de massacre.

Face à la froideur et au pragmatisme sans âme d'un Fredric March obnubilé par le profit, Wise oppose la créativité, le respect du client et la saine ambition d'un William Holden censé symboliser un capitalisme « moralisé », sujet actuel s'il en fut. Pourquoi a-t-on du mal à croire à la réalité de ce personnage-là ? Quant au spéculateur sans foi ni loi Louis Calhern, il aura sa juste punition, la seule qui fasse vraiment mal : PAS D'ARGENT !

À l'image du monde qu'il décrit, « LA TOUR DES AMBITIEUX » est un film froid et mécanique, mais qui fonctionne encore parfaitement un demi-siècle plus tard. Était-ce une œuvre prémonitoire ou notre société est-elle simplement montée en boucle ?

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 07:26

BIG VALLEY oates (1)Épisode de la 2ème saison de « LA GRANDE VALLÉE », « THE GREAT SAFE ROBBERY » est ce qu’on peut appeler un pur ravissement, voire un délice. Complètement atypique par rapport au reste de la série, ce film écrit par A.I. Bezzerides confronte Barbara Stanwyck et sa fille à un trio de frangins à moitié débiles dans le décor d’une gare : eux veulent braquer le coffre-fort mais s'avèrent incapables de l’ouvrir. Prenant le contrepied de son personnage de grande dame digne et distinguée, Stanwyck retrouve ce ton de comédie qui lui convenait si bien dans ses films avec Gary Cooper : effrontée, débrouillarde et même… sexy, elle affronte le chef des hors-la-loi, Warren Oates dans un duo du plus haut comique.

Car c'est bien de comédie qu'il s’agit ici et on sent bien que Miss Stanwyck s’est entendue à merveille avec Oates. Leur face à face est extraordinaire et fait parfois penser à « AFRICAN QUEEN ». Lui obtus, mal embouché, pas très futé, elle amusée, presque touchée par tant de stupidité et de maladresse. Car à l’instar des Dalton, ces trois ploucs sont « plus bêtes que méchants » et même lorsqu’ils prennent nos héroïnes en otages, le ton ne s’assombrit pas. Stanwyck finit même par aider Oates à dynamiter le coffre pour éviter qu'il ne se blesse ! Le syndrome de Stockholm traité de façon inattendue…

BIG VALLEY oates

C'est extrêmement bien écrit, admirablement joué et on regrette que ce ton qui sied si bien à la comédienne ait été si peu utilisé au fil des épisodes de « LA GRANDE VALLÉE » où elle s’efface généralement derrière ses enfants. Un vrai petit bijou !

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 19:11

EMPRISE CRIME (1)Teinté de ‘film noir’ par son atmosphère et son casting, « L’EMPRISE DU CRIME » est en fait un mélodrame provincial utilisant toutes les grosses ficelles du genre et jouant avec les EMPRISE CRIMEplus éculés des poncifs. La BO omniprésente de Miklos Rozsa vaEMPRISE CRIME (3) d'ailleurs dans le sens du mélo plutôt que du polar et surligne chaque émotion, chaque intention.

La réalisation du vétéran Lewis Milestone n’est pas très soignée, l’ambiance de la ville jamais palpable et la direction d’acteurs laisse à désirer. À la base, on dirait que Van Heflin et le débutant Kirk Douglas ont échangé leurs rôles à la dernière minute : le premier est censé jouer un ‘gambler’ séduisant et charismatique et le second un ‘geek’ timide et sans caractère ! Le contremploi est EMPRISE CRIME (2)parfois quelque chose d’admirable, mais là… ça ne fonctionne pas du tout. Malgré tout, si Heflin est mal à l'aise et n’a vraiment rien d’un tombeur irrésistible, Douglas compose tout de même un personnage intéressant d’alcoolique amoureux transi. Lizabeth Scott, dont le jeu paraît toujours gauche et appliqué, ne relève pas vraiment le niveau.

Heureusement, Barbara Stanwyck nage comme un poisson dans l’eau, dans un rôle manifestement écrit pour elle : une femme fatale sans scrupule, une sociopathe glaciale et manipulatrice. Sa dernière étreinte avec Douglas, qui s’achève dans la grande tradition de la tragédie shakespearienne, rachète un peu le reste du film.

Beaucoup trop long – presque deux heures – pour ce qu'il a à raconter, alourdi par un prologue « vingt ans plus tôt » superflu et un dialogue surabondant, « L’EMPRISE DU CRIME » peine à séduire aujourd'hui. On peut y jeter un coup d’œil curieux pour la silhouette élancée de Stanwyck et pour s’amuser d’un Kirk Douglas incroyablement juvénile.

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 16:27

STANWYCK SHOW zodiac (1)Certains génériques de séries télé laissent rêveur : ainsi « SIGN OF THE ZODIAC », un épisode de « THE BARBARA STANWYCK SHOW ». C'est réalisé par Jacques Tourneur, auteur de « LA FÉLINE » ou « LA GRIFFE DU PASSÉ », écrit par A.I. Bezzerides qui signa « EN QUATRIÈME VITESSE » et interprété par trois stars des années 40 : Stanwyck, Joan Blondell et Dan Duryea.

Entraînée par sa belle-sœur (Blondell), une veuve va voir un médium (Duryea) qui semble savoir des choses à son sujet. La veuve l’attire chez elle et l’abat de sang-froid : c'est elle qui a assassiné son mari et elle tient à garder son secret. Mais l’histoire – malgré ses courtes 26 minutes – ne s'arrête pas là et connaît encore un ou deux gros coups de théâtre, en particulier autour de la gentille belle-doche qui n’est pas aussi lisse qu'elle ne paraît.

La photo très ‘film noir’ est digne d’un long-métrage, les comédiens se donnent à fond et c'est toujours un plaisir de revoir des stars vieillissantes trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Stanwyck et Duryea, qu’on vit ensemble dans « BOULE DE FEU » vingt ans plus tôt, ont de jolis face à faces.

STANWYCK SHOW zodiac

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 07:38

LADY EVE (2)« UN CŒUR PRIS AU PIÈGE » est une fable charmante, mais néanmoins assez caustique, sur les préjugés sociaux et l’hypocrisie des rapports de caste dans l’Amérique des années 40. Le film est construit en deux parties distinctes : la première est une comédieLADY EVE romantique dans la grande tradition. Le riche héritier Henry Fonda, grand nigaud beau comme un dieu, mais distrait et gaffeur, rentre d’Amérique du Sud (où il a étudié les serpents) en paquebot. Là, il est repéré par une arnaqueuse professionnelle (Barbara Stanwyck) et son père, qui entreprennent de le séduire pour le dépouiller. Mais évidemment, l’amour s’en mêle. Apprenant la véritable identité de la sensuelle passagère, Fonda la largue sans autre forme de procès, alors qu'il venait de demander sa main.

Quelques mois plus tard, Stanwyck se faisant passer pour une aristocrate anglaise décide de se venger. Elle séduit à nouveau Fonda – assez naïf pour ne pas voir qu'il s’agit de la même femme – et l’épouse. C'est lors du voyage de noces qu'elle lui révèle son passé : celui d’une vulgaire nymphomane pas bien futée, qui a collectionné les aventures plus ou moins sordides depuis l’adolescence.

Le pauvre héritier comprendra alors qu’une voleuse sincère vaut peut-être mieux qu’une femme du monde dévoyée. C'est une morale comme une autre !

LADY EVE (1)

Si le film fonctionne aussi bien et ravit de bout en bout, c'est par le rythme infernal imposé par Preston Sturges, la vivacité de son dialogue, son refus de la mièvrerie. Dans un emploi de grand dadais maladroit, Fonda endosse magnifiquement un emploi généralement dévolu à Gary Cooper ou James Stewart. Il est d’une grâce inouïe, frôlant constamment le ridicule sans jamais y sombrer tout à fait. Mais le film appartient à Stanwyck dans son (double) rôle le plus pétulant, le plus sexy avec « BOULE DE FEU ». La scène de « confession » dans le train est ce qu'elle a fait de plus virtuose dans le domaine de la comédie. Quel duo époustouflant !

« UN CŒUR PRIS AU PIÈGE » (un titre français qui ne traduit absolument pas l’esprit du film !) est un vrai bijou qui n’a pas pris une ride.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 11:42

RUBIS BURMA (2)« LES RUBIS DU PRINCE BIRMAN » est un des nombreux films que tourna Robert Ryan pour la RKO et il lui fait retrouver Barbara Stanwyck avec laquelle il joua les amantsRUBIS BURMA maudits dans « LE DÉMON S’ÉVEILLE LA NUIT ».

Situé en Birmanie, mais intégralement tourné en studio, ce film d’aventures « exotiques » a tout d’une série B anonyme, hormis RUBIS BURMA (3)la signature d’un réalisateur adulé des cinéphiles : Allan Dwan. Pourtant, rien de bien remarquable dans cette chasse à l'homme qui évoque à la fois les ‘serials’ façon « JUNGLE JIM » et les films hindous de Fritz Lang. Ryan joue un Américain poursuivi pour meurtre, qui se réfugie dans la propriété d’une ‘mensahib’ éleveuse d’éléphants. À ce titre, il faut noter que Stanwyck semble particulièrement à l’aise avec les animaux, qu'il s’agisse des pachydermes où des macaques et autres orang-outangs auxquels elle donne la réplique. Par contre, elle comme Ryan semblent légèrement surqualifiés, pour tenir ces rôles mal écrits et infantiles : elle en maîtresse-femme maniant le fusil et faisant plier d’énormes éléphants par sa seule volonté (« My will against your will ! »), lui en faux-vrai-méchant qui s’avérera beaucoup plusRUBIS BURMA (1) fréquentable que prévu. Maintenant, pourquoi il n’a pas tenté d’expliquer les raisons de sa fuite au policier ou à sa girl friend avant les dernières minutes du film… Il faudra demander aux scénaristes !

« LES RUBIS DU PRINCE BIRMAN » (titre français charmant de ringardise) a énormément vieilli. Les décors de jungle en studio, les stock-shots d’animaux plus ou moins bien intégrés et les scènes « brûlantes » entre nos deux héros à la différence de taille quasi-comique, lui donnent aujourd'hui un petit côté antiquité attendrissante. Mais il ne faut surtout pas en attendre autre chose.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 15:17

« PALMS OF GLORY » est le film-pilote de la série western « LA GRANDE VALLÉE », qui s’inscrit dans la tradition des « BONANZA » ou « LE VIRGINIEN », à savoir une saga familiale mettant en vedettes un patriarche rancher et les siens, confrontés à la rude vie du Far-West.

Depuis la mort du père, le ranch est dirigé par Victoria Barkley, interprétée par Barbara Stanwyck alors quinquagénaire, un rôle qui s’inscrit dans la tradition de films qu'elle tourna pour le cinéma comme « LA REINE DE LA PRAIRIE », « QUARANTE TUEURS » ou « LES FURIES » : une pionnière dure à cuire, encore plus rude que les hommes qu'elle dirige. Dans ce ‘pilote’, elle apparaît relativement peu, l’accent étant mis sur l’arrivée au ranch de Lee Majors, le fils bâtard de son défunt mari, qui réclame sa place dans le clan.

Mais « LA GRANDE VALLÉE » inscrit son action dans une réalité historique peu exploitée à la TV : l’expropriation des fermiers par les grosses compagnies de chemin de fer. Comme dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », ceux-ci deviennent des « petits obstacles sur la voie » qu’on n’hésite pas à éliminer en engageant des armées de tueurs à gages. Les fils Barkley, après avoir tenté d’éviter le conflit et de respecter la loi, se rangeront du côté des plus faibles.

BIG VALLEY pilote

Très bien réalisé, avec des moyens conséquents, ce téléfilm tient à la qualité de son interprétation : Peter Breck a une très intéressante interaction avec Lee Majors, une rivalité apparente dès leur rencontre sur un pont de bois, qui finit par s’écrouler sous leur poids ! Richard Long est excellent en avocat, qu'il joue « à la Roger Moore » et la jeune Linda Evans, un peu gauche est essentiellement décorative. Parmi les ‘guests’ de l’épisode, Vincent Gardenia connu pour son rôle de flic dans les deux premiers « JUSTICIER DANS LA VILLE ».

Un début prometteur pour une série qui se distingue par son manque de sentimentalisme et une certaine âpreté dans la description des mœurs du vieil Ouest.

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