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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 16:52

« THE MAUD FRAZER STORY » est le premier des quatre épisodes de « LA GRANDE CARAVANE » que Barbara Stanwyck tourna en ‘guest star’, à l’instar de sa collègue et rivale Bette Davis.

Dès les premiers plans où elle apparaît, superbe quinquagénaire filiforme, la « reine de la prairie » s’impose dans un rôle manifestement écrit pour elle : la femme d’un guide de caravane manipulant celui-ci pour aller chercher une mine d’or, au péril de la sécurité du convoi. À la suite d’une attaque d’Indiens, tous les hommes sont tués et Stanwyck doit mener les survivantes, qu'elle mène à la baguette, à San Francisco. Seulement voilà, elle veut toujours aller à la mine et tente de séduire Robert Horton, héros de la série venu la secourir. Quand celui-ci lui fait remarquer qu'elle n’a pas porté longtemps le deuil de son mari, la ‘queen’ répond : « Je ne l’ai jamais aimé. C'était une lavette. Je n’aime pas les lavettes ! ». Difficile de faire plus stanwyckien !

WAGON stanwyck

Avec ses chapeaux noirs, sa moue méprisante, sa voix légèrement cassée, la comédienne s’épanouit dans cet emploi de manipulatrice dure et amorale. Son revirement final n’en est que plus absurde et improbable. Mais quoi ! On est à la télé, pas chez Billy Wilder… Notons tout de même les laïus très MLF que ‘Maud Frazer’ déclame au coin du feu, pour motiver sa troupe de veuves.

Curieusement, l’épisode ne mentionne pas le nom du réalisateur.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 15:39

« A PASSAGE OF SAINTS » est un épisode de la 4ème et ultime saison de la série western « LA GRANDE VALLÉE », construit sur le thème de l’intolérance.

Fritz Weaver, un Mormon, loue une ferme aux Barkley. Mais il y vit avec ses deux épouses, ce qui est totalement illégal en Californie. Alors que les habitants de la ville haineux et remontés comme des horloges sont prêts à les lyncher, les frères Barkley vont prendre leur défense. La plus jeune – et mignonne – des deux femmes va prendre la décision qui s’impose : demander le divorce !

BIG VALLEY weaver

La série est d’un niveau assez élevé et plutôt régulière dans la qualité de ses scénarios. Mais… pas toujours. Cet épisode relève de l’accident industriel, tant il est mal écrit, mal photographié et atrocement mal interprété. Ainsi, l’habituellement bon Weaver est-il insupportable en bigame coléreux et geignard, ne sachant visiblement pas par quel bout prendre ce rôle impossible et pas du tout fait pour lui. Peut-être qu’un R.G. Armstrong aurait pu s’en sortir…

Miss Stanwyck fait deux ou trois apparitions pas fatigantes, Peter Breck se montre enjoué et badin et Richard Long défend la loi à coups de poing.

Un film pas très représentatif de la série dont il est issu, disons…

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 21:10

BIG VALLEY london« THEY CALLED HER DELILAH » est un épisode de la 4ème et dernière saison de la sérieBIG VALLEY london (1) « LA GRANDE VALLÉE », notable pour la présence en ‘guest star’ de l’incomparable Julie London.

L’intérêt du film est qu'elle est employée exactement pour ce qu'elle représentait à l’écran : une chanteuse de saloon au charme intoxicant, à la voix rauque et au passé plus que trouble.

Elle incarne ‘Julia Saxon’ (une transposition à l’identique de son vrai patronyme, donc) qui espionna pour les sudistes, pendant la guerre, causant le suicide d’un jeune homme de Stockton. Des années après, elle revient pour revoir Richard Long, l’aîné des fils Barkley qu'elle aimait alors. Mais elle est rejetée par les habitants dont la haine BIG VALLEY london (2)est intacte. Bientôt accusée injustement de meurtre, elle sera – évidemment – défendue par son ex-amant qui ne s’est jamais remis de sa trahison.

Mûre et un peu trop maquillée, le regard triste et la moue amère, Julie London est remarquable dans ce personnage taillé sur mesure. À vrai dire, on l’a rarement vue meilleure à l’écran. Face à elle, Long trouve un de ses meilleurs épisodes. Barbara Stanwyck ne fait que quelques passages-éclair. On peut noter une bagarre finale entre Peter Breck et trois ‘bad guys’, très bien réglée, même si on identifie beaucoup trop les doublures-cascades, un défaut récurrent de cette heureuse époque où l'arrêt sur image n'existait pas.

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 09:47

« L’ANGE BLANC » est un film bizarre. Très bizarre, même ! Il commence comme un docudrama sur la vie des infirmières dans les années 30, suivant le destin de la novice Barbara Stanwyck et ses démêlées avec sa chef-cerbère et sa copine de chambrée délurée. Cela évolue ANGEBLANC (1)ensuite en comédie avec sa rencontre avec un sympathique bootlegger, pour finir en mélodrame dans lequel notre héroïne doit sauver deux fillettes menacées de mort par leur propre famille de riches pochetrons.

Aucune unité donc, aucune ligne directrice, mais une espèce de bonne humeur et de laisser-aller qui finissent par devenir attachants. En réalité, le film vaut essentiellement pour son atmosphère « d’époque » (après tout, il fut tourné en pleine prohibition) et pour l’inimitable naturel de Miss Stanwyck, flanquée ici de Joan Blondell tout aussi amusante en ‘nurse’ mâchant le chewing-gum. Mais le vrai plus du film, c'est la présence dans un second rôle du jeune Clark Gable. Loin de son emploi-type de macho viril et protecteur, il joue ici un chauffeur de maître brutal et odieux. Crapule gominée, sanglée dans son uniforme, Gable n’hésite pas à affamer d’innocentes petites filles et – ça, c'est inacceptable ! – à mettre Stanwyck KO d’un uppercut au menton.

Quelques plans comme ce générique-début en caméra « subjective » à l’intérieur d’une ambulance lancée à fond de train, ou ces diverses séquences où notre héroïne se déshabille avant d’enfiler sa blouse blanche, dénotent une volonté de racolage bon-enfant. Mais « L’ANGE BLANC » demeure une incongruité totale.

ANGEBLANC

À noter la séquence d’opération lors de laquelle le cœur du patient cesse soudain de battre. Réaction du chirurgien ? Il soupire d’un air agacé et remonte le drap sur le visage du défunt avant de quitter la salle d’op’. Apparemment, la réanimation n’était pas encore à l’ordre du jour…

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:17

La première constatation objective que l’on peut faire en visionnant « ILLICIT », c'est qu’à l’âge de 24 ans, Barbara Stanwyck était très mignonne. C'est peu, mais dans le cas présent, ILLICIT (1)c'est déjà beaucoup, car elle est aujourd'hui la seule et unique raison d’endurer cette comédie de mœurs pernicieusement antiféministe.

Notre héroïne a un amant qu'elle refuse d’épouser. Pourquoi ? Parce qu'elle ne croit pas au mariage après le divorce de ses parents et craint la routine et l’usure. Elle finit par céder, mais ses craintes s’avèrent fondées. Alors elle décide de faire appartement à part, pour raviver la flamme. Mais elle a joué un jeu dangereux et son mari commence à aller voir ailleurs… Quand enfin il revient, elle abdique toute « théorie » (c'est ainsi qu'il nomme ses idées absurdes) et tombe à ses genoux, enfin prête à devenir la parfaite ménagère américaine des années 30. C'est idiot et irritant, la mise en scène d’Archie Mayo est purement théâtrale et les comédiens sont extrêmement inégaux. Le jeune premier James Rennie est insupportable, mais Charles Butterworth est drôle en copain de bordée constamment ivre-mort. Mais répétons-le, « ILLICIT » vaut tout de même d’être vu pour l’extraordinaire naturel de Miss Stanwyck, dont le style de jeu est si intemporel et spontané, qu’on la dirait échappée d’un autre espace-temps. Elle fut vraiment le contraire d’un « monstre sacré » comme sa contemporaine et rivale Bette Davis, ce qui explique peut-être et paradoxalement, qu'elle n’a pas connu la même pérennité.

ILLICIT 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 13:33

BIGVALLEY baker« LIGHTFOOT » est un épisode de la 4ème et dernière saison de la série « LA GRANDE VALLÉE », réalisé par l’acteur Larry Dobkin et dont la ‘guest star’ n’est autre qu’une des icônes récurrentes de « WWW » : Joe Don Baker.

Celui-ci incarne ‘Tom Lightfoot’ un indien Modoc, élevé par la famille Barkley à la mort de ses parents et qui revient de Harvard après dix ans d’études. Devenu un brillant avocat, Tom est immédiatement pris à partie par des ivrognes racistes du coin qui le provoquent. Quand l’un des ploucs est retrouvé mort, Baker est arrêté et laisse éclater sa haine de l'homme blanc. Difficile pour Richard Long de le défendre, d’autant que Baker jure de tuer encore des tas de visages pâles, dès qu'il sortira de prison ! Il faudra tout l’amour de Linda Evans (qui sera à nouveau la girl friend de Baker dans le nanar-culte « LIQUIDEZ L’INSPECTEUR MITCHELL ! ») pour que le Modoc revienne à de meilleurs sentiments, une fois innocenté.

BIGVALLEY baker (1)

La bonne surprise de cet épisode, c'est son refus de l’angélisme : Joe Don Baker incarne un sale type impulsif et borné, ingrat et sarcastique qu'il faut vraiment se forcer pour aimer. Enduit de fond-de-teint rouge-brique, le regard modifié par les lentilles de contact noires et les cheveux longs, Baker est parfaitement crédible en ‘native’ et impose sa personnalité brutale et incontrôlable. Il fait le film à lui tout seul. Il n’a que de brefs échanges avec Barbara Stanwyck, qui ne fait que passer dans l’épisode, ce qu’on ne peut que regretter.

Un bon téléfilm donc, étonnamment mature et réaliste dans sa description du personnage central, pas uniquement réduit à son ethnie.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:16

NO MAN (2)Le roman de William Irish est surtout connu en France pour avoir été adapté dans « J'AI ÉPOUSÉ UNE OMBRE » dans les années 80 et dans la région bordelaise. Mais plus de 30 NO MAN (1)ans auparavant, « LES CHAÎNES DU DESTIN » en offrait déjà une adaptation très orientée ‘film noir’ en utilisant l’icône du genre, Barbara Stanwyck.

Le scénario – et très certainement le roman d’origine – est basé sur plusieurs « comme par hasard » un peu gros à avaler et les auteurs se donnent beaucoup de mal (un peu trop, même) pourNO MAN (3) justifier les actions de l’héroïne. Un abus de voix ‘off’ nous explique et réexplique qu'elle usurpe l’identité d’une jeune femme morte à ses côtés dans un accident de train (très mal filmé !), uniquement dans l’intérêt de son bébé. Tout est fait pour qu’on ne soupçonne pas Miss Stanwyck d’être une simple opportuniste sans foi ni loi. C'est, à dire vrai, assez peu convaincant, d’autant qu’on est plutôt habitué à voir la comédienne dans des personnages de dominatrices et de manipulatrices. Sa candeur est un peu difficile NO MANà accepter ! Malgré tout, elle porte le film sur les épaules avec une intensité qui n’appartient qu’à elle et fait oublier qu'elle a facilement dix ans de trop pour ce rôle. Face à elle, des partenaires bien falots, hormis l’éternel méchant Lyle Bettger ici odieux à souhait en affreux macho maître-chanteur que tout le monde a de bonnes raisons de dégommer.

« LES CHAÎNES DU DESTIN » est beaucoup trop abâtardi de mélodrame à grosses ficelles, pour être un classique du ‘film noir’, mais quelques séquences comme celle du cadavre encombrant balancé sur un train ou la construction en flash-back bien intégrée, suffisent à maintenir la tension et à rendre le spectacle accrocheur et pas trop poussiéreux.

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 17:43

Épisode de la 2ème saison de « LA GRANDE VALLÉE », « DAYS OF GRACE » fait partie des grandes réussites de la série, grâce à un scénario parfaitement charpenté et la présence de ‘guest stars’ qui ont fait leur chemin depuis.

Lee Majors vient rendre visite à son ex-fiancée devenue nonne (Ellen Burstyn, au générique sous le nom de ‘McRae’), mais il est arrêté pour avoir violé la fille d’un rancher (Karen Black). Le procès étant précipité par le père (Bert Freed), Majors s’évade avec l’aide de la bonne sœur. Arrivée en ville pour aider son fils, Barbara Stanwyck découvre que la « victime » est déséquilibrée et mythomane, qu'elle a évidemment tout inventé, et va tout faire pour sortir le fiston du bourbier.

BIG VALLEY burstyn

Outre une efficace réalisation de Virgil Vogel, le film est porté par l’intensité de ses deux comédiennes : Burstyn rayonnante d’énergie et Black, formidable en débile légère au bord de la folie. Intéressant par ailleurs de voir confrontées ces deux icônes d’un certain cinéma indépendant des seventies, avec Stanwyck rescapée du vieux système hollywoodien traditionnel.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:56

« YANQUI GO HOME » est un épisode mélodramatique de la collection « THE BARBARA STANWYCK SHOW » écrit par A.I. Bezzerides.

La révolution gronde dans un pays d’Amérique Latine et les américains décampent. Dana Andrews et Miss Stanwyck jouent un couple – lui est pétrolier – qui traînent à partir. Lui surtout, qui semble ne pas vouloir rentrer aux U.S.A. Ils sont capturés par des rebelles dirigés par Rodolfo Acosta qui s'arrêtent dans une église pour ramasser des objets précieux et une relique. La dame découvrira pendant leur fuite poursuivis par des ‘bandidos’ des secrets sur le passé de son mari : sa première épouse est morte en couches et il a toujours refusé de voir l’enfant. Peut-être grâce au « pouvoir » de la relique (l’os d’un doigt !), l'homme se confesse enfin et accepte d’affronter son passé.

YANQUI

Le scénario ressemble à une nouvelle. Andrews est très bien dans son personnage hanté et noyant sa honte dans l’alcool. Quant à Stanwyck, elle joue une ex-danseuse de cabaret, ce qu’on n’a aucune peine à croire vu sa silhouette parfaite à plus de 50 ans.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 18:05

HOOKAuteur de quelques westerns intéressants et créateur de la série « RAWHIDE », Charles Marquis Warren signe avec « TROOPER HOOK » un film dans une veine fordienne qui HOOK (2)apparaît comme un mix de « LA CHEVAUCHÉE FANTASTIQUE » (la diligence et ses passagers disparates, les attaques d’Indiens) et « LA PRISONNIÈRE DU DÉSERT » (pour l’héroïne kidnappée par les Apaches). Le tout a des allures de série B, mais le scénario est fort bien ficelé, les personnages sont tout à fait attachants et l’auteur esquive la plupart des clichés.

Si on peut être d’abord rebuté par le jeu catatonique de Joel McCrea dans un rôle de vieux sergent (il avoue 47 ans !) taiseux et tolérant, celui-ci finit par prendre du relief au cours de l’aventure, par son physique quelconque, sa petite moustache, son attitude réservée, à mille lieux des machos habituels du genre. Face à lui, Barbara Stanwyck joue la femme blanche devenue la ‘squaw’ du grand chef « peau-rouge » et revenant parmi les siens avec un ‘papoose’ métissé. L’actrice tient avec dignité et sobriété un personnage que l’on retrouvera des années plus tard dans une œuvre plus ambitieuse comme « L'HOMME SAUVAGE », sous les traits d’Eva-Marie Saint. Earl Holliman est excellent en jeune cowboy naïf traînant sa gueule de bois et Rodolfo Acosta parfaitement crédible en chef sanguinaire jamais caricatural. Sans oublier Royal Dano méconnaissable sous des tonnes de postiches, en cocher braillard.

HOOK (1)

Bien sûr, vu l’âge canonique du film, « TROOPER HOOK » a pris des rides : les transparences sont franchement moches, le mixage est parfois cavalier, mais son message subtilement antiraciste voire féministe touche encore. Notons un dénouement très « convenient » lors duquel Stanwyck se débarrasse de ses deux anciens époux (le blanc et l’Apache qui s’entretuent !) pour finir dans les bras du nouveau. Une jolie découverte.

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