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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 08:21

Dès la séquence d’ouverture en pré-générique, David Fincher le temps d’un long champ/contrechamp sous-exposé, nous plonge dans un monde à part : celui des « geeks » surdoués en informatique, à peu près incapables de communiquer normalement avec des êtres humains. Le langage est ultra-codé, les références impénétrables, l’autisme affleure. Ce n’est qu’après-coup qu’on réalise qu'il s’agissait d’une scène de rupture ! C'est à la fois simple et vertigineux et cela annonce de façon brillante tout ce qui va suivre.SOCIAL NETWORK

Sous couvert de ‘biopic’ traditionnel, de ‘success story’ à l’Américaine, « THE SOCIAL NETWORK » ouvre les portes d’un monde mutant, d’un univers quasi-virtuel où les relations humaines sont quantifiées en données et où on devient riche et même très riche, en pianotant sur son ordi 24/24.

L’objet de cette biographie ? Un « nerd », un post-adolescent asocial qui vit en pyjama et en tongs, absolument antipathique, que seul le tout dernier plan du film rachète un tant soit peu. Ou tout du moins rend moins odieux, en laissant entendre que toutes ces trahisons, ce manque d’éthique, masquaient en réalité son vrai moteur : épater une fille inaccessible, comme n'importe quel pubère mal dans sa peau. À part que sa méthode à lui, est d’inventer ‘Facebook’ et de changer à jamais la façon d’aborder les échanges sociaux.

« THE SOCIAL NETWORK » n’est pas un film facile à aimer, car il lève le voile sur une Humanité désincarnée, glacée et peut-être plus angoissante que celle décrite dans tous les vieux films d’anticipation. Le futur n’est pas celui d’Orwell ou de Pierre Boulle, mais un monde profondément modifié, dans lequel nous vivons déjà. Fincher maîtrise parfaitement sa narration complexe en flash-back, ne ralentit jamais un rythme frénétique idéalement adapté à son sujet et laisse filtrer çà et là des éclairs de générosité, voire d’émotion qui n’en paraissent que plus anachroniques.

Après le mot « fin », un peu soûlé et groggy, on se dit qu’un bon vieux western avec John Wayne ou Gary Cooper, des bons et des méchants, des grands espaces et une gentille love story avec la fille du shérif serait tout à fait bienvenus ! Est-ce du passéisme ?

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:24

Réalisateur de la première aventure de Jason Bourne et du désolant « MR & MRS SMITH », Doug Liman se lance dans le thriller politique avec « FAIR GAME ». C'est le genre de film qui aurait probablement davantage eu sa place sur une chaîne comme HBO, car le traitement du scénario est d’une totale platitude, d’une froideur rébarbative et la réalisation s’entête à enchaîner les plans en caméra à l’épaule, qui commencent à dater un peu. Surtout quand le sujet ne s’y prête pas forcément.FAIR GAME

« LE PRIX DU SILENCE », film moins ambitieux, avait trouvé un axe narratif très malin pour relater la même histoire (vraie). Ici, c'est une succession de séquences pesamment dialoguées, d’engueulades, d’affrontements, dans laquelle l’émotion n’arrive pratiquement jamais à percer. Tout est démonstratif et les changements mondiaux se succédant si vite, ces évènements situés en 2003 semblent déjà faire partie de l’Histoire et le film paraît enfoncer des portes ouvertes. Même s’il est bon de rappeler certaines vérités, parfois.

Si Naomi Watts est une héroïne-martyre crédible et impliquée, Sean Penn légèrement vieilli, commence à calquer son jeu sur son pote De Niro : grimaces, mimiques, hurlements intempestifs, on ne peut pas dire que ce rôle de diplomate Don Quichotte fasse partie de ses grandes réussites. Le couple qu'il forme avec Watts était bien plus convaincant dans « THE ASSASSINATION OF RICHARD NIXON », il y a quelques années.

On suit donc « FAIR GAME » avec une attention flottante et l’étrange sensation d’avoir déjà vu le film. Quand arrive le générique-fin, sur des images de la vraie Valerie Plame, on se surprend à regretter de n’avoir pas vu un documentaire sur cette affaire…

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 17:06

Grande nouvelle passée complètement inaperçue !

Les éditions Seven7  - qu'elles en soient remerciées – viennent de rééditer et à un prix très abordable (moins de 7 € !) un des films-culte de « WWW » : « MIDNIGHT RUN » en DVD et pour la toute première fois dans le monde (sauf erreur) en 16/9 !

MIDNIGHT RUN

L’occasion de revoir enfin cette petite merveille de thriller mâtiné de polar et de road movie dans les meilleures conditions possibles. Bientôt un ‘post’…

« Jack ? »

« Shut the fuck up ! ».

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 10:33

Ça y est ! Comme nous l’apprend ce mois-ci la vénérable revue « LES ANNÉES LASER », une des réclamations principales de « WWW » va être exaucée.

La Paramount s'apprête à sortir en juin 2011 « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » en Blu-ray.

BLURAY LEONE

On suppose bien sûr (jamais content !) qu'il s’agira du montage international déjà brillamment édité en DVD partout dans le monde, ce qui sera déjà très bien. Mais si en plus, en bonus, on pouvait avoir le ‘director’s cut’ de Sergio Leone dans sa version italienne qui diffère sensiblement dans son montage et son étalonnage des couleurs (même pas besoin de sous-titres, si c'est trop cher !), ce serait le Nirvana…

On compte les jours.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 19:57

La Warner U.S. annonce la sortie en Blu-ray de quelques nouveaux ‘Clint Eastwood’ pour le tout début juin 2011 : deux doubles disques avec « DOUX, DUR ET DINGUE » et sa sequel « ÇA VA COGNER ! » (no comment sur les titres français) et « FIREFOX, L’ARME ABSOLUE » accolé à « LE MAÎTRE DE GUERRE ». Autant dire pas vraiment les chefs-d’œuvre indispensables de la filmo du Clint ! Heureusement, un troisième disque en solo vient remonter le niveau : le magnifique « JOSEY WALES, HORS-LA-LOI », second film de la tétralogie western d’Eastwood réalisateur.

JOSEY BLU

Espérons maintenant que le grandiose « CHASSEUR BLANC, CŒUR NOIR » fasse partie de la prochaine fournée…

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 09:09

PORTE D'ORLes hasards des rééditions DVD exhument « PAR LA PORTE D’OR », un film qui connut un grand succès en son temps et qui est grandement oublié aujourd'hui. Drôle de film, en réalité… Et qui ne suscite la curiosité que par la présence au générique des scénaristes Billy Wilder et Charles Brackett (qui signeront « SUNSET BOULEVARD ») et de l’éternellementPORTE D'OR (1) craquante Paulette Goddard.

D’emblée, le scénario semble bizarrement bâti. Le prologue amenant le flash-back, puis l’épilogue en improbable happy end semblent rajoutés à posteriori, sans doute pour vivifier une narration exagérément linéaire et monotone. Le ton général est au mélodrame lacrymal, mais des touches de farce burlesque – surtout dans les seconds rôles – tombent comme des cheveux sur la soupe. Voir le garagiste mexicain qui cabotine et gesticule avec un accent italien !

On suit donc avec indifférence ce gigolo roumain (Charles Boyer, peu inspiré) coincé au Mexique, qui séduit une oie blanche américaine (Olivia de Havilland, irritante) dans le seul but d’obtenir son visa. Évidemment, l’amour viendra s’en mêler, etc. etc.

On peut s’accrocher au film pour ses extérieurs pittoresques et pour Paulette, bien qu'elle n’ait qu’un rôle périphérique de garce joyeuse et sans scrupule, comme elle seule savait les composer. Mais on la voit vraiment trop peu pour qu'elle fasse oublier la chape d’ennui qui plombe le film tout entier.

À voir donc en priorité pour le « complétiste » de l’œuvre de Billy Wilder qui retrouvera l’esprit de son auteur préféré dans certaines répliques et la méchanceté avec laquelle sont traités les petits rôles. Sorti de cela, il faut soit être fan de Boyer-Havilland (après tout…), soit être armé d’une patience à toute épreuve.

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 12:42

Bonne nouvelle pour les westerners bilingues : la série « LE VIRGINIEN » (favorite deVIRGNINAN UK « WWW », la seule série à avoir sa rubrique perso sur le blog !). L’intégrale est annoncée en zone 2 en Angleterre. Et c'est rassurant, car on sait que les éditeurs de la zone 1 n’hésitent pas à stopper les sorties de séries quand ils n’en vendent pas suffisamment : voir « RAWHIDE » ou « LES INCORRUPTIBLES ». Nos voisins britons eux, ont plutôt tendance à poursuivre, comme le prouve la série « KOJAK » arrêtée à la 1ère saison aux U.S.A. et dont les deux suivantes sont disponibles au Royaume-Uni.

À partir du 4 avril prochain, on pourra donc se procurer la 1ère saison de l’excellent « LE VIRGINIEN » pour le prix de 44 £ 99, sur les sites de vente UK.

Éditeurs français, ça ne vous tente pas ?

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 17:56

PSYCHO blu (3)Depuis un demi-siècle, « PSYCHOSE » a été tellement analysé, disséqué, plagié, pillé, pastiché, que tout le monde connaît par cœur le moindre de ses plans, au photogramme PSYCHO blu (1)près. Le film tout entier est devenu iconique et sert encore de référence à des générations de réalisateurs.

Ceci pour dire qu'il est difficile, voire complètement impossible de revoir le film d’un œil neuf et d’en jouir comme ont pu le faire les spectateurs innocents de 1960. PSYCHO blu

Grâce au Blu-ray, le film connaît aujourd'hui une nouvelle jeunesse qui permet de le redécouvrir dans ses plus beaux atours visuels et sonores. La photo en paraît plus soignée (alors qu’on a souvent dit qu'elle avait l’aspect des séries télé d’Alfred Hitchcock, ce qui est faux) et la BO de Bernard Herrmann devient la seule et vraie star du film. La précision clinique de l’image permet de mieux ressentir l’idée majeure du maître : choisir une héroïne et la filmer de telle façon, qu’on la trouve à la fois désirable – c'est Janet Leigh – et qu’on entre en totale empathie. La multiplication d’extrêmes gros-plans, les voix ‘off’ imaginaires, la paranoïa grandissante de la voleuse-amateur nous la rendent infiniment proche. C'est pourquoi l’arrachement que représente sa mort à unePSYCHO blu (2) heure de la fin du film est-il si violent. Et le glissement se fait tout naturellement : privé d’héroïne, le public donne sa sympathie à Norman Bates, le jeune homme visiblement dérangé vivant avec sa maman étouffante. De la pure manipulation, prouvant la parfaite connaissance qu’avait le réalisateur de son art et du langage cinématographique.

Pour le reste tout a été très bien dit et redit ailleurs. Mais « PSYCHOSE » a eu trop de ‘sequels’, trop de produits dérivés, il a même eu son remake il y a quelques années : trop d’éléments extérieurs qui brouillent la mémoire du film lui-même et son impact. Pour ce genre de film, on aimerait posséder l’outil des « MEN IN BLACK » qui permet d’effacer des parties de la mémoire. Découvrir « PSYCHOSE » en 2011… Quel bonheur ! Heureux ceux qui ne l’ont encore jamais vu. S’il en reste…

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 07:23

CYRUS (1)« CYRUS » se présente comme une comédie U.S. type, à ‘high concept’ : un divorcé dépressif rencontre la femme de sa vie, mais celle-ci a un fils obèse de 22 ans quelque peu bizarre, qui veut sa maman pour lui tout seul. À partir d’un tel postulat, on peut s’attendre à une grosse rigolade à la Jim Carrey, à une semi-rigolade à la Adam Sandler, à une rigolade ‘trash’ à la Farrelly brothers, mais « CYRUS » étant un film « indépendant », il CYRUSesquive certains lieux communs et emprunte une voie médiane pas inintéressante. En effet, il n’en faudrait pas beaucoup pour que le scénario se transforme en ‘psycho-killer’ et vire au cauchemar. Cette option potentielle plane au-dessus de tout le film et crée une tension indéfinissable mais réelle qui en fait tout l’intérêt.

Le plaisir est hélas, un peu gâché par la mise en scène excessivement agaçante, qui systématise les coups de zoom incessants, le filmage « à l’arrache », un pseudo-style déjà bien démodé, qui n’est en fait qu’un cache-misère et s’avère qui plus est, en contresens avec l’humeur du film. Énervant, vraiment !

Le film doit énormément à son casting. En premier lieu le jeune Jonah Hill, tout à fait étrange et dérangeant, d’une intelligence aiguë et au physique déconcertant : un enfant immature et vicieux dans un corps de routier en surpoids. John C. Reilly – qui fait de plus en plus penser à Gene Hackman – est excellent dans un rôle peu valorisant (voir sa toute première apparition dans le film !) et les toujours fiables et belles Marisa Tomei et Catherine Keener assurent à l’arrière-plan.

Dommage qu'il existe un tel fossé entre une écriture assez pointue et un filmage mal pensé, car « CYRUS » contient son lot de bonnes idées et de surprises.

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 11:00

QUOI ? « TRUE GRIT » est déjà disponible en Blu-ray alors qu'il ne sort en salles que le 23 février en France ? Est-ce une erreur ? Une dérogation spéciale ?TRUE GRIT BRD

Holà ! On se calme ! On rengaine les portefeuilles !

Le film est effectivement sorti un peu partout, mais il s’agit bien sûr de l’original de 1969. Même si l’éditeur a – finement – inscrit en énorme le titre en v.o. qui est le même que celui de la version des frères Coen, et en petit au-dessous le titre français qui apparaît maintenant comme un sous-titre : « CENT DOLLARS POUR UN SHÉRIF ». 

Ce sera l’occasion pour ceux qui ne l’ont jamais vu, de découvrir ce classique d’Henry Hathaway dans les meilleures conditions possibles, de pouvoir comparer l’oscarisé ‘Duke’ Wayne avec l’oscarisable Jeff Bridges. Et de se demander au passage ce que peut bien vouloir dire « True grit ». Eh bien, cela veut tout simplement dire « Le vrai cran ». Il est clair que le titre français, même si on y est habitué à force, n’a rien de transcendant…

En attendant la nouvelle mouture…

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