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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 17:05

SURSIS (2)Sorti de « L’OR SE BARRE » considéré comme un classique du ‘caper’ anglo-saxon, le réalisateur anglais Peter Collinson n’a pas réussi grand-chose dans sa carrière, malgré de belles opportunités et l’occasion de travailler avec des stars américaines.

« LE SURSIS » fait partie de ces improbables coproductions fréquentes dans les années 70, surfant sur la popularité des films d’espionnage. Entièrement tourné en Israël, le film fait penser à « SCORPIO » sorti trois ans plus tôt : un vieil espion de la CIA et son disciple, des règlements de comptes crapuleux entre l'Agency et le KGB, des extérieurs pittoresques et… Gayle Hunicutt dans un rôle similaire de traîtresse qui connaît exactement le même sort. Mais autant le film de Winner s’améliore avec les années, autant ce « SURSIS » a-t-il pris un coup de vieux phénoménal. On dirait que le scénario a été écrit en fonction des repérages. La caméra deSURSIS Collinson nous fait visiter Jérusalem de long en large et même en travers, aucun site touristique ne nous est épargné. Le dialogue a beau empiler les clins d’œil aux classiques de Bogart, on est bien loin de « CASABLANCA ». Sans même parler d’une BO qui est un supplice pour les tympans.

Alors pourquoi voir « LE SURSIS » ? Parce qu’on aime Richard Widmark, d’abord. Il est ici SURSIS (3)tout à fait au bord de changer d’emploi et de jouer les vieillards. Mais il subsiste encore dans sa silhouette et sur son visage parcheminé les vestiges de l’aventurier des fifties qu'il fut jadis. Et cela fait toujours plaisir de le retrouver dans n'importe quoi. Ou presque. Face à lui, Oliver Reed ventru, rubicond (trop de bronzette entre les prises ?) et absolument pas dirigé, joue les agents doubles avec une évidente mauvaise volonté, mais leur face à face est parfois savoureux. Vladeck Shaybal joue un méchant espion efféminé qui semble sorti tout droit des « BARBOUZES » de Lautner.

Il n’y a donc pas grand-chose à recommander dans « LE SURSIS », hormis sa visite guidée en Israël et une ou deux scènes où l’étrange triangle amoureux formé par les trois stars, laisse entrevoir le film que cela aurait pu (dû) être. Avec un autre réalisateur, peut-être ? Tel quel, on frise l’amateurisme.

SURSIS (1)

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