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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 18:21

Ça démarre comme un film de ‘bikers’, avec son lot de grosses bécanes, de tatoués s’exprimant par « fuck » et par « shit », de scènes « explicites » et de bastons à coups de VIOLENT KINDsantiags. Et puis, alors qu’on s'apprête à zapper, « THE VIOLENT KIND » se transforme en… autre chose. En quoi ? Bonne question, à laquelle il n’est pas évident de répondre : un film de vampires ? Un ‘home invasion’ à la « FUNNY GAMES » ? Un film d’aliens ‘gore’ ? Oui et non. Et inversement…

Pour tout dire, c'est tout et n'importe quoi. Les auteurs se réfèrent à « LA FUREUR DE VIVRE », mais tentent de filmer comme David Lynch. L’accent est – lourdement – mis sur le sang et la torture, sans qu’on ne se sente jamais concerné. Après tout, si tous ces crétins et leurs copines se font trucider, en quoi cela nous regarde-t-il ? On reste accroché par réflexe pavlovien, en se demandant où tout cela va bien pouvoir nous mener. Et quand on a compris que ça ne mène nulle part et qu'il y a peu de chance pour que qui que ce soit y comprenne quelque chose, on renonce. Et on oublie quasi-instantanément après la dernière image.

Rien à sauver de ce film qui arbore pourtant fièrement le label « Festival de Sundance » ? Allez, si ! Une longue séquence où la première victime se réveille de son état comateux, dans un état à rendre jalouse Linda Blair dans « L’EXORCISTE » et qui dure et dure encore jusqu'à l’absurde.

Quant à l’épilogue, il nous renvoie subitement dans l’imagerie d’invasion extra-terrestre à la Spielberg. Est-ce que les Butcher Brothers (sic !) ne verraient pas trop de films ?

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 16:50

« WWW » filerait-il un mauvais coton ? Serait-il sur une pente dangereusement savonneuse ? Après qu'il ait récemment admis avoir détesté « INVICTUS » au point de ne l’avoir pas terminé, après avoir refusé de voir « J. EDGAR », après avoir revu et apprécié « EXPENDABLES », le voilà qui a adoré « JOHN CARTER » !

Oui, vous avez bien lu… Le même « WWW » qui n’a jamais pu achever la trilogie des « STAR WARS » et ne s’est même pas déplacé pour le ‘reboot’ des aventures de Conan le barbare !

Les romans d’Edgar R. Burroughs, créateur de « TARZAN » avaient l’étoffe dont son faits les rêves d’enfant et le film sans leur être excessivement fidèle, retrouve cette petite CARTERétincelle, cet enthousiasme débridé, cette candeur.

Entre la SF et l’Heroic Fantasy, « JOHN CARTER » réussit où tant d’autres ont échoué, même (blasphème ! Horreur !!!) « AVATAR ». On plonge dedans à pieds joints, on oublie tout sens critique et en se montrant indulgent envers quelques séquences dialoguées longues et pénibles entre les jouvenceaux, on passe deux heures absolument réjouissantes, une vraie fontaine de jouvence.

Tout fonctionne dans le film, les enjeux sont limpides, les personnages parfaitement typés qu'ils soient virtuels ou de chair et de sang, le spectacle est assuré sans dérapage dans le ‘blockbuster’ décérébré ou l’esthétique jeu vidéo. Non, rien de tout ça : c'est fait avec goût, humour et énergie. Quelques séquences comme l’affrontement dans l’arène avec les singes blancs sont carrément bluffantes. Et même le bellâtre de service, sorte de sosie de Timothy Olyphant, s’avère adéquat et attachant. Parmi les seconds rôles, on retrouve deux vétérans de la série « ROME » : James Purefoy et Ciarán Hinds (un peu gêné de se retrouver là-dedans), mais ils sont éclipsés par le chien-crapaud ‘Woola’, absolument irrésistible. Comment ne pas tomber amoureux d’un chien-crapaud martien appelé Woola ?

Pas vraiment film pour adultes, plus tout à fait spectacle pour enfants, attaché à ses origines littéraires au point d’intégrer le romancier lui-même à l’histoire (il est le neveu de son héros !), « JOHN CARTER » a certainement eu des difficultés à se situer dans le marché des superproductions à F/X qui envahissent les écrans depuis l’avènement des superhéros. C'est dommage, car on n’aura jamais la suite et… pour une fois, on aurait bien aimé en avoir une ! 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 08:59

Kenneth Branagh à pied d’œuvre pour tourner un film de superhéros Marvel ? L’idée peut sembler incongrue, mais au vu du résultat, on comprend vite que Stan Lee et Shakespeare présentent plusieurs points communs.

« THOR » déborde d’allusions à la mythologie et à l’œuvre du grand Will. Odin, sous les THORtraits d’Anthony Hopkins est une sorte de mélange de King Lear et de Prospero. Étonnant d'ailleurs de voir à quel point Hopkins a hérité de tous les rôles qu’auraient pu tenir Sean Connery ou Charlton Heston en leur temps. Thor et son « frère » Loki, semblent échappés de « HAMLET » (en plus musclés).

Étonnamment, la mayonnaise prend. D’abord parce que le scénario est loin d’être idiot, que les péripéties s’enchaînent sans arrêt mais jamais gratuitement et parce que le film étant focalisé sur l’évolution de son héros, on reste accroché : du belliqueux crétin du début, Thor apprend – au contact des humains, on aura tout vu ! – à devenir humble et réfléchi. Chris Hemsworth, sorte de clone de Brad Pitt dans « TROIE », rend le personnage concret et attachant, sans se départir de son air benêt. Face à lui, Natalie Portman et Stellan Skarsgård sont clairement surqualifiés pour des rôles simplistes et sans épaisseur. On retrouve avec plaisir l’immense Idris Elba dans un personnage énigmatique de sentinelle cosmique omnisciente. On a même le plaisir de revoir la toujours belle René Russo.

Les F/X sont irréprochables, les géants de glace sont plutôt impressionnants, les batailles bien réglées. À peine pourra-t-on chipoter sur le décor de la petite ville où a lieu l’essentiel de l’action terrienne, et qui paraît réduire notre planète à un coin perdu du Nouveau-Mexique.

On ne s’ennuie pas une seconde à la vision de « THOR » ce qui est déjà un exploit en soi, et surtout on a la satisfaction de n’être pas pris pour des bouffeurs de pop-corn analphabètes par les auteurs, ce qui en fait une belle réussite du genre. Merci pour nous.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:07

AFRAID TV (1)« DON’T BE AFRAID OF THE DARK » est un des rares téléfilms des seventies à être passé à la postérité en devenant quasi-culte et en inspirant des années après sa diffusion un remake cinéma. D'ailleurs, cela ressemble davantage à une série B qu’à un produit télé lambda, ceci expliquant probablement cela.

Passé l’intérêt rétrospectif de voir de quoi sont partis les auteurs du remake et de mesurer AFRAID TVleur (beau) travail d’adaptation, qu’en est-il de cet original ? Force est de reconnaître en premier lieu ses défauts : une vilaine photo de série TV, un scénario éhontément étiré alors qu'il aurait été un parfait 26 minutes pour « TWILIGHT ZONE », un dialogue d’une platitude inouïe. Alors d’où vient sa réputation ? De quelques détails : la voix des « créatures » chuchotant : « Sally ! Sally ! We want you, Sally ! », une litanie aussi glaçante que la petite voix de l’insecte mutant dans « LA MOUCHE NOIRE ». Et puis le look des monstres en question, petits gnomes à fourrure au faciès de momies énervées. À la fois ridicules et étrangement dérangeants. Cela n’empêche évidemment pas les maigres 74 minutes du film de sembler parfois très longues et de juger le décor –AFRAID TV (2) pourtant primordial – pauvret et sans mystère, mais il serait malhonnête de nier au film un certain pouvoir de fascination, envers et contre tout.

Kim Darby, l’ex-héroïne de « 100 DOLLARS POUR UN SHÉRIF » joue donc ‘Sally’ (qui sera une fillette dans le remake), une jeune femme pas très heureuse en ménage, harcelée par des gremlins insistants. Elle n’arrive pas vraiment à susciter la sympathie, pas plus que Jim Hutton en époux incrédule et borné.

À resituer dans son contexte donc, pour en apprécier les qualités et certainement à voir en double-programme avec le film de 2011, car le jeu des différences s’avère tout à fait intéressant et instructif.

 

À NOTER : le téléfilm fut diffusé en France sous le titre (trop) explicite « LES CRÉATURES DE L’OMBRE ».

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 09:22

Remake d’untéléfilm-culte (ça existe !) des seventies, « DON’T BE AFRAID OF THE DARK » fut pendant des années un projet cher à Guillermo Del Toro. S’il a seulement produit le film, on sent sa patte et ses obsessions à chaque détour de plan, dans tous les choix AFRAID DARKesthétiques.

Visuellement, le film est une réussite : le décor est étrange, parfaitement exploité, la photo est évocatrice entre cauchemar et conte enfantin et la mise en scène est précise, léchée. C'est au niveau du scénario, qu’on sent quelques soucis non-résolus. Les petits monstres qui rampent dans les sous-sols de la maison par exemple, n’ont pas d’identité très définie. On parle de « tooth fairies » (ces fées qui échangent les dents de lait des enfants contre des pièces d’argent glissées sous l’oreiller), mais cette piste qui ouvre pourtant le film, est abandonnée en route. Au bout du compte, les créatures ne sont que des espèces de gremlins particulièrement moches et agressifs qu’on voit d’un peu trop près pour qu'ils continuent d’effrayer.

Guy Pearce (en pilotage automatique) et Katie Holmes (un peu moins mièvre que d’habitude) ne sont pas très passionnants, d’autant que leurs rôles sont sans épaisseur, voire franchement agaçants. Heureusement, la petite Bailee Madison tient le film sur les épaules avec sa personnalité originale et loin de tout cliché.

Il faut donc fermer les yeux sur des impasses scénaristiques gênantes : le jardinier affirme être tombé dans l'escalier, alors qu'il est lardé de coups de ciseaux et de rasoir, et… tout le monde le croit ! Il faut accepter des ruptures de ton démotivantes, des incohérences à l’intérieur même des codes établis par les auteurs, pour jouir pleinement de ce joli film d’images qui aurait vraiment mérité d’être plus rigoureux.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 08:39

Ainsi donc, quelqu’un aurait enfin découvert la recette magique pour faire de bons films de superhéros ? Quelqu’un aurait enfin compris qu'il ne suffit pas d’enchaîner les explosions et les F/X les plus sophistiqués pour passionner et distraire le public ? Alors que l’exhumation de CAPT AMERICA« CAPTAIN AMERICA », le héros costumé – ridiculement costumé, devrait-on ajouter ! – créé pendant la WW2 pour remonter le moral des troupes, laissait craindre le pire, c'est une des plus franches réussites de la Marvel.

Pourquoi ? Parce que le scénario a été travaillé. Sans être du Shakespeare, il y a là-dedans le thème universel de la revanche du faible, du chétif, qui par ses seules qualités morales, va devenir un surhomme. Le fantasme ultime du ‘geek’ ! Et on sent un vrai boulot sur le dialogue : le film est truffé de répliques drôles et spirituelles, toujours à-propos. On n’en demandait pas beaucoup plus.

Les auteurs ont su contourner – et avec quelle finesse ! – le ridicule du costume « bannière étoilée » de leur héros, en l’assumant pleinement. La séquence où le ‘captain’ est utilisé comme homme-sandwich par un gouverneur ambitieux est un modèle de second degré et de réflexion sur le matériau. On ne peut pas contourner le kitsch ? Embrassons-le ! À peine pourra-t-on déplorer, mais ça devient une habitude, la durée inutilement excessive de tout cela. Les batailles sont trop longues, trop répétitives et on aurait été parfaitement heureux avec vingt minutes de moins. Là, le pudding est un peu lourd à digérer sur la fin.

Les acteurs sont impeccables, avec une mention au vieux Tommy Lee Jones qui s’en paie une bonne tranche dans un rôle de colonel à la Lee Marvin et Toby Jones en savant pleutre, un personnage qu’aurait certainement joué Peter Lorre dans les années 40.

Est-ce l’ambiance de guerre rétro ? La présence de nazis et d’objets magiques à la puissance dévastatrice ? Mais on retrouve l’univers des meilleurs Indiana Jones et on s’y sent très bien.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 07:39

Bien ancré dans la vague espagnole du nouveau film d’horreur, « INTRUDERS » est typiquement le genre de film dont il faut parler avec la plus extrême prudence, afin de ne pas le ‘spoiler’, ce qui serait vraiment dommage.

Avec ses deux actions parallèles apparemment déconnectées l’une de l’autre, son croque-mitaine inspiré à la fois de Freddy Kruger, Candyman et de l’ange de la mort de « FANTÔMES CONTRE FANTÔMES », son ancrage dans INTRUDERSune Espagne religieuse et comme hors du temps et un monde urbain plus moderne et pragmatique, le film révèle progressivement sa véritable originalité.

Car en empruntant des chemins balisés par des dizaines de ‘slashers’ avant lui, « INTRUDERS » se fait d’abord passer pour ce qu'il n’est pas : un film de trouille de plus, cherchant à capitaliser sur le goût du public pour les monstres du placard et les peurs enfantines. De fait, sa maîtrise des codes est convaincante et certaines scènes filent franchement le frisson. Mais tout doucement, subtilement, les auteurs tissent leur toile et pénètrent dans des territoires plus sombres et ambitieux : ceux de la psychanalyse et des lourds secrets de famille, qu’une âme traumatisée transforment en monstres.

Réalisé avec rigueur, agrippant le spectateur sans le lâcher une minute, soignant l’ambiguïté jusqu'à faire douter de tous les personnages, le film est également bien interprété, particulièrement par Clive Owen qu’on a rarement vu aussi humain et attachant. Seul petit regret, Carice Van Houten, qui tient une fois de plus un rôle unidimensionnel et à peine écrit, très en-dessous de son potentiel. On reconnaît également l’excellente Kerry Fox en psy attentive.

« INTRUDERS » est donc un film sous-estimé, au vu de la critique tiédasse qui accompagna sa sortie (il n'est noté que 5.3/10 sur IMDB par exemple), et à découvrir en en sachant – si possible – le moins possible à l’avance, car les coups de théâtre et révélations du scénario font partie intégrante du plaisir qu’on a à voir le film.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 09:39

Pour être parfaitement honnête, il a fallu le nom du réalisateur responsable de l’excellent « EDEN LAKE » pour nous convaincre de jeter un coup d’œil à un film d’horreur avec Harry Potter en seule et unique vedette. En y regardant de plus près, on s’aperçoit que l’œuvre est DAMEmarquée du sceau de la vénérable et ressuscitée firme ‘Hammer’. Bref, c'est donc plutôt rassuré qu’on se plonge dans « LA DAME EN NOIR ».

De fait, sans être un chef-d’œuvre immortel ou un renouveau du genre « maison hantée », le film s’avère tout à fait plaisant, très soigné au niveau du choix des extérieurs et des décors en studio. On sent de plus, une vraie recherche dans ce qui génère la trouille. Tâchant de s’appuyer le moins possible sur les effets de sursaut gratuits et de ‘gore’ facile, James Watkins tourne plutôt « à l’ancienne » et provoque plus de frissons que de bonds en l’air, ce qui est très appréciable.

On peut être moins enthousiasmé par un scénario qui enfile les clichés sans retenue : le jeune héros, qui rappelle le ‘Jonathan Harker’ de « DRACULA », veuf inconsolable et suicidaire (on aimerait bien voir un protagoniste heureux en mariage de temps en temps !), le spectre vengeur, l’enfant enseveli depuis des décennies dans la vase, qui renvoient aux films d’horreur japonais style « RING », etc. C'est donc plus dans le visuel et l’esthétisme qu'il faudra chercher l’originalité dans « LA DAME EN NOIR », plutôt que dans ce qu'il raconte. La fin parvient à émouvoir, même si on la voit venir des kilomètres à l’avance.

Et Potter ? Enfin – Daniel Radcliffe ? On dirait un cousin anglais d’Elijah Wood. Il fait preuve d’une certaine intensité, malgré ses traits poupins et son jeu assez catatonique. Le vétéran Ciarán Hinds est comme toujours, excellent.

« LA DAME EN NOIR » a reçu partout d’exceptionnelles critiques et il les mérite en partie. On pourra en profiter pleinement en le voyant comme un brillant exercice de style. Pas plus. Mais pas moins non plus…

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 17:44

PIT (1)Inspiré d’Edgar Poe, mais également truffé de références plus ou moins conscientes à « NOTRE DAME DE PARIS », « LE PUITS ET LE PENDULE » est une série B signée par un cinéaste inégal, mais qui garde une place à part dans le cœur du cinéphile amateur de bizarreries, grâce à son ineffable « RE-ANIMATOR ». Situé dans l’Espagne de l’Inquisition, PIT (2)ce film surprend d’emblée par son aspect hétéroclite : les décors ultra-fauchés font un peu SFP, le ton oscille entre le réalisme ‘gore’ et la parodie façon ‘Monty Python’, certains comédiens font rigoureusement n'importe quoi, se vautrant dans la plus totale clownerie, alors qu’un Lance Henriksen incarne Torquemada comme si sa vie en dépendait.

Le film laisse une sensation d’impro permanente, d’écriture au fil de la plume, comme si Stuart Gordon essayait de faire plusieurs films en un. Et pourtant, on ne sait par quel maléfice, on finit par prendre plaisir à regarder cette bouffonnerie pseudo-médiévale, où les tortures atroces succèdent aux plans de nudité (gratuite, évidemment), où on fouette des squelettes, où on coupe des langues au ciseau, où une sorcière se gave de poudre à canon avant de monter au bûcher, pour mieux exploser à la figure de ses bourreaux. À ce point de manque de complexe et de joyeux je-m’en-foutisme, cela devient franchement sympathique.

Henriksen donc, campe un inquisiteur étonnant. Le crâne rasé, les mouvements saccadés, reptiliens, l’œil exorbité à rendre jaloux Klaus Kinski, il hante le film de sa composition fiévreuse et hallucinée où perce parfois une pointe d’autodérision. Du grand art ! À ses côtés, des jeunes premiers insipides, mais aussi Mark Margolis en exécuteur aux mains percées (littéralement), Jeffrey Combs le re-animator en personne et aussi Oliver Reed qui apparaît dans une courte séquence en envoyé du Pape emmuré vivant. Un clin d’œil à ce qu'il avait subi dans « LES DIABLES » ?

PIT

« LE PUITS ET LE PENDULE » n’a rien d’un bon film, mais c'est indéniablement un vrai plaisir coupable, fait par des galopins qui auraient tant aimé avoir quelques millions de dollars de plus, pour pouvoir donner vie à leurs ambitions. Tel quel, cela fait sourire et… c'est déjà pas si mal.

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:04

« MANHUNT » est un film norvégien, mais il aurait parfaitement pu être américain ou anglais. L’action se passe en 1974 sans qu’on ne sache très bien pourquoi. Pour justifier MANHUNTl’absence de téléphones portables, peut-être, qui permettraient aux djeuns d’appeler du secours ? Toujours est-il que quatre post-ados s’en vont passer quelques jours dans une maison de campagne (n’ont-ils donc pas vu « EVIL DEAD » ?) et qu’en chemin, ils sont pris à partie par des ploucs à moitié dégénérés qui vont les utiliser comme gibier dans une partie de chasse en forêt.

Depuis « LES CHASSES DU COMTE ZAROFF », les films de chasse à l'homme sont devenus un sous-genre en soi. Et celui-ci s’inscrit dans une tradition de séries B fauchées, axées sur le suspense, le ‘gore’ et le retour à la sauvagerie primitive. Comme d'habitude, une héroïne se détache du lot et comme dans « THE DESCENT » ou « EDEN LAKE » se métamorphose en guerrière ensanglantée et couverte de boue pour éliminer ses poursuivants.

Le problème de « MANHUNT » n’est pas tant son image HD très vilaine, son dialogue pauvret et sa faible caractérisation de personnages (un macho, un geek, une casse-pieds, etc.), mais l’absence d’empathie pour tous les protagonistes. On les voit se faire flinguer, poignarder et même éviscérer sans que cela ne suscite la moindre émotion. Même chose pour notre héroïne, dont le périple laisse indifférent.

Alors on peut trouver quelque intérêt dans des moments de tension éprouvants (les canons du fusil de chasse dans la bouche, les caresses au couteau), apprécier le travail sur la bande-son, mais « MANHUNT » n’est qu’un ‘survival’ parmi tant d’autres, que rien ne distingue vraiment. À part la langue…

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