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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 09:07

Allez ! Lâchons tout de suite le morceau : l’attente était probablement trop forte, l’anticipation trop longue. « PROMETHEUS » est une déception.

Quel que soit le bout par lequel on le prend, on n’y trouve pas son compte. Bien sûr, la PROMETHEUSsignature de Sir Ridley et l’excitation de le voir retourner sur les territoires du premier « ALIEN », plaçaient la barre très haut. Trop, sans aucun doute. Mais même… Même…

Après un prologue intrigant, une séquence étonnante sur la création de l’Homme sur terre, le scénario démarre fort : le vaisseau spatial ‘Promethée’ s'en va dans l’Espace à la rencontre de… Dieu. Pas moins ! Ou en tout cas, de l’extra-terrestre qui a offert son ADN pour donner naissance aux humains.

Une fois ces bases établies, il n’y a plus grand-chose à raconter, hélas. On assiste à d’incessants allers-retours sur une planète lointaine, entre le vaisseau terrien et l’énorme ‘spaceship’ des extra-terrestres. On se retrouve rapidement en terrain connu – et même archi-connu ! – avec le robot incontrôlable à bord, l’équipe conflictuelle, les monstres infiltrés à bord, etc.

Ça discute énormément, les personnages n’ont aucune épaisseur et le casting pour alléchant qu'il soit, s’avère uniformément désappointant et sous-utilisé. Ainsi Charlize Theron écope-t-elle d’un rôle quasi-incompréhensible de « méchante » aux motivations plus que floues. Noomi Rapace paraît égarée, Idris Elba méritait mieux. Seul Michael Fassbender s’en sort à peu près dans un rôle de cyborg policé, fan de Peter O’Toole dans « LAWRENCE D’ARABIE ».

Une ou deux séquences bien troussées comme la césarienne-express, le combat final entre le géant et la pieuvre (don’t ask !) rattrapent un peu le sentiment de vide laissé par « PROMETHEUS » et l’épilogue est heureusement là pour nous rappeler pourquoi le film fut annoncé comme une ‘prequel’ à la saga « ALIEN », mais le compte n’y est pas. Énervant !

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 07:44

Les contes de fées ont déjà inspiré nombre de films et de séries télé, dont la récente et réussie « ONCE UPON A TIME », mais jamais semble-t-il aucun n’avait capturé l’essence singulière de ces récits, aussi parfaitement que « BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR ».

En abordant cet univers à bras-le-corps, sans chercher à trop le décaler, sans forcer sur SNOWl’humour ou le clin d’œil, en gardant une approche concrète et le plus « réaliste » possible dans le traitement de l’image ou de la violence, le film entraîne dans son sillage avec une énergie qui fait plaisir à voir. Le travail sur le décor, la discrétion des F/X numériques, la poésie de certaines images, participent de la réussite de cette œuvre ambitieuse littéralement grouillante d’idées visuelles ou scénaristiques.

Le film appartient tout entier à Charlize Theron, absolument magistrale en reine cruelle et à demi-folle, sorte de succube monstrueuse qu’un flash-back discret, rend subitement presque humaine. Sans céder au cabotinage, l’actrice passe par tous les états pour créer une silhouette marquante, une « méchante » d’anthologie. Quelques images comme celle où – composée d’une nuée de corbeaux – elle rampe dans une flaque gluante, sont dignes des cauchemars les plus élaborés. Face à elle, Kristen Stewart, peut-être un peu trop contemporaine dans son allure et son jeu, est une Blanche Neige acceptable, mais dénuée de magie, Chris ‘Thor’ Hemsworth est très bien en chasseur-mercenaire au grand cœur et on a la joie de retrouver quelques immenses seconds rôles anglais comme Bob Hoskins, Eddie Marsan, Toby Jones, Ian McShane, Ray Winstone et Nick Frost, incarnant… les 7 nains !

Même s’il tire un peu trop à la ligne sur la fin et que la transformation de l’héroïne en Jeanne d’Arc en armure à la fin semble sortie d’un autre film, « BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR » est une franche réussite, qui utilise toutes les données simplistes et enfantines du vieux conte, pour les transcender en un film puissant et lyrique, d’une beauté plastique qui coupe fréquemment le souffle. Belle surprise…

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 16:07

Vous qui entrez dans « LA CABANE DANS LES BOIS », oubliez tous les clichés, toutes les certitudes, toutes les habitudes et même tout sens de la mesure. Oui bien sûr, le film commence comme un énième ersatz de « EVIL DEAD » : cinq étudiants idiots qui partent en CABINweek-end dans une bicoque perdue dans la forêt et réveillent une malédiction zombie. Mais ce n’est que l’intro et la dernière demi-heure part dans un délire qui va tellement loin, qu’on n’est même plus sûr d’être complètement éveillé.

Les auteurs ont bâti leur scénario comme un gros oignon cinéphilique qu’on pèle progressivement, révélant des couches sous les couches, comme une espèce de boule de neige monstrueuse qui finit dans un Armageddon lovecraftien. C'est indéniablement intrigant, parce qu’on ne sait jamais où on nous amène, ni jusqu'où cela peut aller, un brin systématique aussi, mais rares sont les films qui se jouent ainsi des genres et des idées toutes faites et avec une telle folie frisant l’hystérie.

Le montage parallèle entre le film d’horreur et la salle de contrôle, fait d’abord penser qu’on assiste à une télé-réalité particulièrement tordue, mais alors que bien des films se seraient arrêtés à cette simple – mais amusante – idée, « LA CABANE DANS LES BOIS » ne s’y attarde même pas. Et la conclusion hallucinée, portée par une Sigourney Weaver sanglée dans son tailleur, en grande prêtresse castagneuse, pousse à se demander qui avait fumé la moquette.

C'est donc un film quasi-expérimental, qui va probablement trop loin dans ses propres codes, mais laisse la sensation d’être allé au bout de son exploration.

À tenter donc, en laissant ses préjugés au vestiaire…

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:22

Le plaisir qu’on peut prendre à la vision de « AVENGERS » dépend de pas mal de facteurs et d’une bonne dose de patience. D’abord, il faut absolument avoir vu auparavant « IRON-MAN », « THOR » (surtout) et « CAPTAIN AMERICA » pour à peu près tout comprendre. Ensuite, il faut passer le cap d’une première heure languissante, bavarde et platement AVENGERSsolennelle. Surtout ne pas lâcher en route ! Car passé ce long tunnel, le film passe subitement à la vitesse supérieure avec l’attaque du vaisseau du SHIELD puis celle de New York, pour ne plus ralentir, jusqu'au final apocalyptique.

Bien sûr, ça ne raconte pas grand-chose, à part la formation d’un groupe de superhéros hétéroclite, qui s’associe pour combattre les invasions extra-terrestres, sous l’égide d’un Samuel L. Jackson borgne et mal embouché. L’essentiel est occupé par des bastons homériques entre mutants semi-numériques, des explosions en cascades, des fusillades à filer le tournis et – fort heureusement ! – quelques traits d’humour, dus pour la plupart au personnage de Hulk. Ainsi la façon dont il « casse la gueule » au méchant Loki provoque-t-elle un énorme éclat de rire : on se croirait dans un Tex Avery ! Et il faut l'avoir vu « ressusciter » Tony Stark en lui beuglant dessus. Délectable !

Ce n’est pas exactement un film « live », pas encore un jeu vidéo, cela tient un peu du film d’animation et du manga et pour peu qu’on en attende rien d’autre, « AVENGERS » fait passer deux (copieuses) heures de détente et de lavage de cerveau assez plaisantes. Du groupe d’acteurs en costumes ridicules se détache nettement le toujours parfait Mark Ruffalo en Bruce Banner/Hulk auquel il apporte une réelle humanité. À noter aussi la très courte apparition du cher Harry Dean Stanton, dans un rôle de témoin flegmatique.

Les familiers de l’univers Marvel savent que tous les films se terminent par un petit épilogue situé après le générique-fin. Ici, la séquence muette du « shawarma » est absolument géniale. Grand moment !

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:08

WAKELe label ‘Hammer’ fait toujours tilter quelque chose au fond de l’âme nostalgique du cinéphile. Aussi est-on automatiquement attiré par un nouveau film où ce nom magique figure sur l’affiche. C'est le cas pour « WAKE WOOD », même si le résultat n’est pas à la hauteur des espérances.

Ce qui frappe d’abord et avant tout, c'est l’extrême laideur de l’image, au rendu HD plutôt cru et ingrat, la mise en scène pas très gracieuse tout en focales courtes. On peut passer sur ces fautes de goût quand le scénario est original et prenant. Mais celui-ci est copieusement inspiré du « SIMETIERRE » de Stephen King. Donc côté nouveauté, on repassera ! Le thème des morts que l’on ramène parmi les vivants et qui reviennent un peu « modifiés » a déjà été bien traité dans l’adaptation du roman.

« WAKE WOOD » nous inflige des images d’animaux mutilés, qu'il s’agisse de la « césarienne » à vif d’une vache, de l’écorchage d’un chien, de l’égorgement d’un taureau, cela semble une constante. On n’est pas obligé d’aimer ça.

Difficile de se raccrocher au cast, pauvret et dénué de personnalité, hormis bien sûr le toujours excellent Timothy Spall, jouant une sorte de sorcier boiteux et débonnaire, avec sa rouerie habituelle. Nous lui sommes reconnaissants d’être là. Que dire de plus d’un film d’angoisse qui n’angoisse pas, d’un film de trouille qui laisse de marbre, d’un suspense qui ennuie ? Pas grand-chose d’autre, hélas. Espérons que la vieille firme anglaise nous proposera plus de « DAME EN NOIR » que de « WAKE WOOD » à l’avenir.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:50

Jacques Tourneur fut un maître du fantastique allusif. Son père Maurice, quand il s’essaie au genre avec « LA MAIN DU DIABLE » opte pour une optique radicalement opposée : le « poétique » revendiqué à la Cocteau, en adaptant un texte faustien de Gérard de Nerval.

Le film a une excellente réputation et il demeure un des rares exemples de réussite française dans le fantastique. Ce n’est pas le modeste « WWW » qui va démolir cette aura, mais force est de reconnaître qu’on n’est pas obligé d’adhérer à cette approche. C'est extrêmement bavard, d’une naïveté parfois confondante, la direction d’acteurs part en tous sens : il faut avoir vu Noël Roquevert en restaurateur italien exalté ! Et le jeu de Pierre Fresnay semble souvent à côté de la plaque, voire illogique. Et que dire de cette confrontation finale entre celui-ci et les fantômes des anciens propriétaires du talisman ? C'est d’un kitsch achevé.

MAIN DIABLE

Alors bien sûr, il faut replacer le film dans son contexte, admettre qu'il a essuyé les plâtres dans un genre alors bien peu exploré, qu'il pâtit probablement d’avoir été tourné en pleine occupation allemande. La photo est souvent magnifique et la grande réussite de Tourneur est sa vision du Diable : un petit bonhomme replet au sourire mielleux, au physique d’huissier de province, qui vient chercher les âmes comme d’autres collectent les impayés. Palau offre – et de loin – la meilleure interprétation du film.

 Que dire de plus ? Ne pas apprécier « LA MAIN DU DIABLE », c'est presque aussi sacrilège que d’avouer qu’on s’ennuie à la vision de « CITIZEN KANE ».

Donc, à chacun de se faire une opinion.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 19:25

FERME TERREUR (2)Dans « LES INCONNUS DANS LA VILLE », le cher Ernest Borgnine jouait un Amish qui finissait par transpercer Lee Marvin de sa fourche. 25 ans plus tard, il retrouve sa fausse FERME TERREURbarbe qui le transforme en clone de Robert Hue et devient le patriarche d’une secte quasi-Amish, les ‘Hittite’ dans « LA FERME DE LA TERREUR ».

Quand on sait que la dite-secte compte Michael Berryman dans ses rangs, que le scénario confronte un trio de pin-ups à des ploucs fanatiques, un travesti illuminé, sa mère folle à lier et un « incubus » sorti tout droit des enfers, on s’imagine que c'est un probable film-culte pour « WWW ».

Hélas ! Mille fois hélas ! Malgré la signature relativement rassurante de Wes Craven, ce film est une bouillieFERME TERREUR (1) absolument indigeste, aux effets horrifiques atterrants, aux scènes à faire vues et revues (l’héroïne prenant son bain pendant qu’un serpent se glisse dans la baignoire) et au rythme languissant.

Craven accumule les scènes à suspense interminables, les plans de nu totalement gratuits (le fessier de Maren Jensen est largement mis à contribution) et sur-mixe la BO de James Horner pour tenter de cacher la misère générale.

Que retenir de cette déception sur toute la ligne ? Quelques scènes de Borgnine, tout de même, l’œil exorbité, la narine frémissante, qui s’en donne à cœur-joie, malgré un rôle assez secondaire. Et puis la curiosité de voir une toute jeune et poupine Sharon Stone. On lui tire son chapeau pour les moments où une grosse tarentule crapahute sur sa poitrine ou fonce droit dans sa bouche ouverte, mais pour le reste, tout ce qu’on peut dire – pour rester charitable – c'est qu’entre ce film et « CASINO » par exemple, elle a fait d’ÉNORMES progrès ! Seule petite surprise dans ce fatras, le numéro hystérique de l’habituellement si douce Lois Nettleton.

FERME TERREUR (3)

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 18:02

MOREAULa première adaptation du roman de H.G. Wells est encore dans toutes les mémoires et provoque toujours autant de malaise et de questionnement. Aussi était-il déjà peu nécessaire d’en tirer un remake en 1977 avec Burt Lancaster succédant à Charles Laughton. Un remake plutôt scolaire, trop lisse pour inquiéter vraiment. Aussi quand fut annoncé 20MOREAU (1) ans plus tard, un second remake de « L’ÎLE DU DR. MOREAU », personne ne s’attendait à une révélation. Avec raison, hélas.

On sait que la gestation fut pénible, que John Frankenheimer remplaça le réalisateur original au pied-levé, que Val Kilmer s’attira les foudres des producteurs et que le tournage fut un enfer. Parfois de l’enfer sortent de grandes choses. Ce n’est certes pas le cas ici ! Après vingt minutes pas déplaisantes, le film part complètement en vrille avec l’apparition de Brando : enduit de crème solaire, vêtu d‘une robe blanche dissimulant plus ou moins un impressionnant embonpoint, l’acteur mythique des années 50 n’est plus que l’ombre de lui-même. En totale roue-libre, il s’amuse comme un petit fou, glousse, pérore d’une voix de canard, porte des chapeaux en pots-de-fleurs sur la tête, se promène partout avec un « mini-moi » et fait rigoureusement n'importe quoi. Ça pourrait être fascinant, ce n’est que pathétique et le film n’y survit pas. D’autant que Kilmer fait exactement la même chose et va d'ailleurs même jusqu'à faire une imitation – réussie – du monstre sacré.

Brando n’apparaît qu’une demi-heure dans ce remake, juste le temps de le torpiller définitivement. Comme il avait pastiché son propre Don Corleone dans « PREMIERS PAS DANS LA MAFIA », Brando semble donner ici une version clownesque du ‘Colonel Kurtz’, déjà lui-même à l’extrême limite de l’autoparodie. Ça devient vertigineux !

Et ce n’est pas le pauvre David Thewlis qui risque de sauver les meubles. Mal casté en naufragé, il erre de scène en scène, l’air perdu et hagard, essentiellement spectateur des MOREAU (2)délires de ses partenaires. Ron Perlman, Temeura Morrison et Mark Dacascos sont totalement méconnaissables en animaux à deux pattes.

Le scénario – ou ce qu'il en reste – est décousu, confus dans son message, les points de vue trop nombreux. Ainsi à mi-film l’homme-hyène devient-il subitement une sorte de Spartacus des humanimaux, avant de se transformer en tyran sanguinaire. À ce stade, on ne sait plus très bien ce qu’on est en train de visionner et on attend sagement le mot « fin ». Et comme maquillages et F/X sont étonnamment peu convaincants, il ne reste rien ou presque de cette bouillie sur pellicule, que tout admirateur de Brando s’empressera d’oublier au plus vite.

Un ‘director’s cut’ vient de sortir en DVD. Les changements ne sont vraiment pas probants !

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 17:25

PENITENT (2)Bien sûr, côté production « THE PENITENT MAN » se situerait plutôt au niveau du court-métrage, à l’extrême limite de l’amateurisme éclairé. Mais pour qui se passionne pour lesPENITENT (1) récits de SF sur le paradoxe temporel, c'est presque aussi fascinant que « TERMINATOR », « THE BUTTERFLY EFFECT » ou « L’ARMÉE DES 12 SINGES ».

L’essentiel du film est en fait une séance de psy : un long face à face entre un jeune thérapeute et un mystérieux vieil homme. Celui-ci affirme venir du futur et être responsable de la destruction de l’Humanité à cause d’une découverte qu'il a faite, concernant les voyages dans l’espace-temps. D’abord incrédule, le jeune homme va entrer dans le délire de son patient et commencer à croire ce qu'il raconte. En dévoiler davantage serait dommageable, en espérant qu’un jour, ce film sortira en France.

C'est – par essence – extrêmement bavard, mais la plupart de ce qui se dit est passionnant et même souvent intellectuellement stimulant. Tout le monde a eu un jour ou l’autre un échange sur le thème de « Et si on avait le pouvoir de remonter dans le temps et de tuer Hitler au berceau ? ». « THE PENITENT MAN » développe la question de façon inattendue, culottée et personnelle.

Il faut fermer les yeux sur une image HD pas toujours très jolie, sur des décors minimalistes et une BO pas toujours bien gérée, mais on est largement compensé par la PENITENTprésence de Lance Henriksen. Il apparaît ici sans aucun artifice : le visage buriné, le cheveu blanc dégarni, soudainement vieilli et émouvant. C'est un plaisir de le voir parler en gros-plan pendant de longues minutes, de cette voix inimitable, lui qu’on a si souvent vu dans des rôles secondaires ou indignes de lui. Traité en star, il habite ce film de sa personnalité sombre et tourmentée et l’enrichit de son aura de mystère.

Un film complètement méconnu, handicapé par un budget microscopique, mais qui mérite d’être vu et commenté.

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 17:59

INVASION« L’INVASION DES PROFANATEURS DE SÉPULTURES » (titre français totalement hors-sujet, une fois encore !) est un film de SF qui a profondément marqué les esprits à sa sortie. On l’a lu comme une parabole sur « l’ennemi intérieur » qui rongeait l’Amérique en catimini, un film anti-rouge. Aujourd'hui c'est, plus universellement, une fable paranoïaque sur la perte d’identité et la désensibilisation inéluctable du monde moderne, INVASION (2)qui perd en humanité ce qu'il gagne en technologie.

Formellement, cela reste une série B assez fauchée, adroitement réalisée par Don Siegel, habitué aux budgets serrés. Le film met longtemps à se mettre en place, perd de précieuses minutes avec une love story complètement inintéressante et peine à installer son « héros » : un médecin de province assez ringard, campé sans nuance par Kevin McCarthy au visage peu expressif. Malgré la naïveté des péripéties, les longues séquences explicatives, on reste accroché par le sujet-même et par l'inoubliable trouvaille de ces « cosses » géantes où naissent et grandissent des clones humains destinés à remplacer les véritables « terriens » dont ils imitent – on ne sait par quel phénomène – l’aspect physique sinon mental. La scène dans la serre, quoique rudimentaire, est encore assez stressante.

Dans un cast très terne, on reconnaît avec plaisir des ‘girls’ des fifties chères à « WWW » comme Carolyn Jones et surtout Jean Willes, jouant l’assistante sexy de McCarthy. L’amateur à l’œil exercé apercevra même dans deux scènes, un tout jeune Sam Peckinpah incarnant un employé du gaz appelé ‘Charlie’. Il était également assistant sur le film !

Le film connut plusieurs remakes au fil des décennies : un plutôt bon signé Philp Kaufman, un redondant d’Abel Ferrara et un récent et navrant avec Nicole Kidman.

L’original demeure toujours la référence, malgré ses côtés vieillots et sa fin ouverte (mais « heureusement » ouverte) excessivement décevante et bêtement rassurante.

INVASION (1)

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