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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 09:25

Profondément ancré dans le vieux Sud pouilleux des bayous, véritable univers clos à l’intérieur d’un monde déjà exotique, « LES BÊTES DU SUD SAUVAGE » est une fable originale et déconcertante, entièrement écrite, conçue et filmée à travers le regard d’une petite fille noire, élevée par son père ivrogne et malade, dans une cabane insalubre.

À travers la voix ‘off’ de la petite Hushpuppy, à travers sa présence incroyablement intense etBEASTS mature, on apprend à connaître ses références, son univers, ses terreurs et hantises. Et quand survient l’inondation qui ravage son petit monde, la fillette est tellement centrée sur elle-même, qu'elle est persuadée d’avoir déclenché l’apocalypse. C'est à la fois sordide et charmant, angoissant et poétique, truffé de belles idées scénaristiques et visuelles, la plus puissante étant le réveil des « aurochs », sortes de sangliers préhistoriques géants (dont parlait l’instit au début du film),  qu’on voit s'approcher progressivement du bayou, de plus en plus menaçants. Qui sont-ils, ces monstres ? Les terreurs enfantines de la gamine ? L’âge adulte qui arrive trop tôt et à grands pas ? La peur de la mort ? La Mort elle-même ? La confrontation finale entre la minuscule Hushpuppy et les colosses, donnera la plus belle séquence du film. Indélébile !

Si on peut déplorer un filmage « à l’arraché » systématique, en caméra bougée, plein de flous pas toujours bienvenus et pas vraiment adapté au sujet, toute réticence est balayée par la petite Quvenzhané Wallis, qui parvient à tout faire passer avec une sobriété, une subtilité vraiment étonnantes.

Une œuvre unique dans laquelle il faut se glisser sans préjugé, sans tenter de la faire entrer dans un genre. Une expérience…

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:03

EYE DEVIL (1)Il est quelque part rassurant de se dire que J. Lee-Thompson n’a pas attendu « L’EMPIRE DU GREC » et les opus bronsoniens de la Cannon pour signer les plus hallucinants nanars qu'il soit donné de voir. Dès les années 60, il enchaînait déjà avec une belle régularité les EYE DEVILhorreurs les plus débridées, comme le prouve cet incroyable « L’ŒIL DU MALIN ».

Comme dans « BONJOUR TRISTESSE », David Niven et Deborah Kerr jouent un couple de… Français. Lui est un riche propriétaire du Périgord, dont la famille est adepte des messes noires sataniques. Sa vigne étant en rade depuis plusieurs années, il va devoir offrir une vie en sacrifice. Sa pauvre épouse quant à elle, affronte des bonhommesEYE DEVIL (2) encapuchonnés et – plus grave – Donald Pleasence, le crâne rasé, en curé démoniaque. On la plaint…

C'est filmé de façon indescriptible : coups de zoom fiévreux, travellings inutiles, caméra à l’épaule nauséeuses, montage à la tronçonneuse, un véritable festival de tout ce qu'il ne faut pas faire. Même chose pour le casting : qui a eu l’idée de donner à Niven, l’acteur le moins inquiétant du monde, un rôle d’illuminé fanatique ? Sans parler de David Hemmings à mourir de rire en Hamlet périgourdin armé d’un arc, tuant en plein vol les crapauds que sa sœur Sharon Tate, vient de transformer en colombes ! La grande Flora Robson se contente d’un personnage de vieille tante apeurée.

EYE DEVIL (3)

Il n’y a rien à sauver de cette bouillie anglo-française sans queue ni tête au scénario anémique, étiré artificiellement pendant plus de 90 minutes. Car hélas, si on rit beaucoup pendant la première moitié – même si ce n’était pas le but recherché – on s’assoupit lors de la seconde.

À noter tout de même – car il faut toujours finir sur une note positive ! – les magnifiques gros-plans sur le beau visage de Sharon Tate, marmoréenne en disciple de Satan prénommée… Odile. Car elle a dûment été post-synchronisée avec l'accent anglais pour jouer une Française. Logique.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 06:23

PIEGE (1)Le réalisateur aurait bien aimé s’appeler Tobe Hooper mais « LE PIÈGE » n’est hélas, pas « MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE », ni même « LE CROCODILE DE LA MORT ». C'est un petit ‘slasher’ dont le scénario tient sur un demi-ticket de métro (quatre djeuns tombentPIEGE (2) entre les mains d’un psychopathe) et dont l’unique décor n’a pas dû coûter très cher.

Le film reprend les prémices de « PSYCHOSE » et à la place de Norman Bates, nous offre un Chuck Connors plutôt réjouissant, qui est le seul intérêt de la chose. Plouc portant salopette, il incarne donc ce serial killer qui tient une sorte de musée de cire au milieu de nulle part et massacre tous les visiteurs qui passent à sa portée. Tout cela n’est pas très rigoureux : le bonhomme semble de temps en temps posséder des superpouvoirs télékinétiques qui lui permettent d’animer les objets et parfois, il les oublie. Connors s’en fiche comme d’une guigne et cabotine comme un petit fou, roulant de la prunelle, changeant de voix et souriant de toutes ses fausses dents. Comme on PIEGEl’aime bien, c'est amusant de le voir faire l’idiot. À ses côtés, quelques jolies filles de service comme Tanya Roberts et Robin Sherwood qui jouera la fille tout aussi malchanceuse de Paul Kersey.

La photo n’est pas toujours heureuse, le montage manque cruellement de plans ce qui donne une sensation de lenteur mortifère et en fait, la vraie star du film semble être la BO de Pino Donaggio, omniprésente, obsédante, crispante, plus élaborée que tout le reste de la production.

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 16:19

Il faut être fou ou inconscient pour vouloir passer après « L’EXORCISTE », le traumatisant chef-d’œuvre tant plagié et jamais égalé de William Friedkin. Mais tant d’années se sont écoulées, qu’on finit par se dire qu’après tout, une nouvelle histoire de possession démoniaque, pourquoi pas ?

« LE RITE » commence d'ailleurs très bien. Belle ambiance morbide de ce ‘funeral home’, RITEprésence inquiétante de Rutger Hauer en croque-mort pas très net, très flippante BO signée Alex Heffes, dépaysante arrivée au Vatican. Mais avec l’apparition d’Anthony Hopkins en vieux prêtre exorciste entouré de matous, les choses commencent à prendre une autre tournure. On a tellement vu le vieil acteur dans des personnages diaboliques, pervers ou fous à lier, qu’on sait – qu’on attend ! – qu'il soit à son tour possédé par le Démon, pour en avoir pour notre argent. Et quand cela arrive enfin (non vraiment, ce n’est pas un ‘spoiler’ !), on a droit à un festival : le brave papy gallois se transforme en une sorte de fils caché d’Hannibal Lecter et de Pazuzu. Et le film sombre dans les clichés usés jusqu'à la corde : portes qui claquent, rugissements de fauves, têtes qui tournent, injures en latin et en grec ancien, etc. Ne pouvant tout de même pas aller jusqu'à réutiliser les jets de bile, les auteurs y font une plate allusion en forme de clin d’œil.

Dommage oui, que « LE RITE » se réduise dans sa seconde moitié à une propagande catholique et délaisse l’ambiguïté qui faisait tout l’intérêt du début du film. Car pour peu qu’on se sente un peu rieur, on décroche complètement et on s'esclaffe de bon cœur au cabotinage éhonté de Sir Hopkins qui avale tout cru son jeune partenaire. Pour finir sur une note plus positive, disons qu'il ne s’agit pas là un nanar irregardable. C'est bien filmé, la bande-son est soignée et si on n’a pas peur une seconde, si à peu près tous les effets horrifiques tombent à plat, on passe deux heures inoffensives. Une façon comme une autre de tuer le temps. Pas plus, mais pas moins…

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:35

AUDELA (1)Il faut croire que « L’AU-DELÀ » n’est pas un titre qui porte bonheur. Clint Eastwood a récemment signé un de ses films les plus décevants intitulé ainsi et trente ans plus tôt, c'est l’italien Lucio Fulci qui tournait ce film d’horreur à New Orleans.

Plutôt bien coté chez les amateurs de cinéma d’horreur et de ‘gore’, « L’AU-DELÀ » est pourtant un drôle de salmigondis. Le scénario tient en quelques lignes (écrites en gros AUDELAcaractères !) et ressasse l’éternelle histoire de la maison hantée bâtie sur une des sept portes de l’Enfer (sic !) et on passe gaiment des fantômes aux zombies sans rime ni raison.

En fait, ce qui passionne réellement Fulci, ce sont les effets vomitifs. Là, il s’en donne à cœur-joie et s’attarde bien au-delà du raisonnable sur des gros-plans de visages rongés par la chaux-vive, fondant comme des chandelles sous l’effet de l’acide ou dévorés à pleins crocs par un chien féroce ou des mygales morfales. Sans compter les yeux crevés, les poignets percés par les clous et autres festivités.

Tout le reste est bâclé au zoom, sous-éclairé, on ne profite même pas des extérieurs de la Nouvelle Orléans. Et que dire du casting, uniformément désastreux ? Parmi ces pauvres acteurs qui finissent tous avec des lentilles de contact blanchâtres, l’amateur de Sergio Leone reconnaîtra au début le squelettique Antoine Saint-John, le ‘colonel Guittierez’ de « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION » en peintre lynché par les habitants.

Il faut sans doute être un vrai aficionado de cinéma-bis italien pour goûter les délices d’un tel film. Pour les autres, c'est à éviter.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 09:43

Alors ça, pour une surprise... ! Franchement, qui aurait misé un kopeck sur les chances de réussite du ‘reboot’ d’une trilogie aussi récente et qui a rencontré un tel succès ? D'ailleurs, la première réaction n’est-elle pas d’ignorer « THE AMAZING SPIDER-MAN » et de le considérer comme une vulgaire resucée destinée à soulager le public de quelques dollars de plus ?

Grossière erreur ! Ce film régénère complètement la mythologie du superhéros adolescent de Stan Lee et donne même un coup de jeune à ce genre de produit tout entier. ChapeauSPIDERMAN bas à l’équipe de scénaristes qui a eu l’intelligence de malmener les sacrosaintes bases des anciennes BD : excellente idée que d’intégrer les parents de Peter Parker à l’action, heureuse initiative d’avoir modernisé les personnages généralement ridicules de ‘Tante May’ et ‘Oncle Ben’, formidable invention que ce flic qui est aussi le père de ‘Gwen’. Et surtout, bonheur de constater que celui-ci n’est pas un abruti borné, mais un personnage à part entière. Bref, Marc Webb a tout bon !

Outre donc, un scénario sérieusement écrit, qui ne méprise pas son matériau d’origine, mais n’hésite pas à le revisiter en profondeur, le film bénéficie de F/X stupéfiants de perfection, qui renvoient le triptyque de Sam Raimi aux oubliettes. Ici, nulle impression de jeu vidéo ou de cartoon, c'est magnifiquement intégré aux prises de vue réelles et – plus important – à la dramaturgie. Et puis il y a l’excellent Andrew Garfield, né pour incarner ‘Spidey’, un personnage de répertoire auquel il donne vie et profondeur, sans le caricaturer ou le schématiser. Il en va de même pour Rhys Ifans en ‘bad guy’ tourmenté, Denis Leary en superflic psychorigide mais intelligent, Sally Field et Martin Sheen superbement complémentaires.

On ne sent pas passer les deux heures et quelques de projection, on compatit aux malheurs du héros, on s’émeut de la mort de certains protagonistes. Oui, c'est du bon, du très bon cinéma de distraction, jamais infantile, soigné jusqu'au moindre détail et truffé de morceaux de bravoure.

Que dire de plus ? À part que pour une fois, on attend la suite !

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 09:17

Étonnante et inattendue conséquence des incroyables restaurations effectuées par Universal sur son catalogue de classiques de l’horreur : nettoyés, liftés, sans le moindre scratch, le WOLFMAN (1)son parfaitement audible, le plus menu détail visible, les films apparaissent à nos yeux d’aujourd'hui, tels qu'ils sont réellement et ne génèrent donc plus la même indulgence, la même nostalgie. C'était le cas pour « DRACULA », ça l’est à nouveau pour « LE LOUP-GAROU ». Ce qui tendrait à prouver que, comme pour ces peintures noircies par le temps qui deviennent méconnaissables une fois restaurées, ce genre d’opération n’est pas forcément bénéfique à certaines œuvres. À méditer…

Le scénario est linéaire, simpliste, voire bébête, les décors de studio et matte-paintings sautent aux yeux et les fautes de casting sont impossibles à ignorer. Ainsi, Lon Chaney, Jr. avec son physique de pilier de bar, sa voix encrassée de tabac, est-il censé jouer le fils de Claude Rains, qui paraît bien plus jeune que lui ! L'effet frôle le comique involontaire. 

Il y a eu beaucoup de films sur la lycanthropie depuis celui-ci, aussi tout ce qui pouvait sembler nouveau concernant le folklore entourant ce mythe, a pu intéresser en 1940, mais paraît aujourd'hui redondant et laborieux : les gitans, la canne à pommeau d’argent, etc. Seule la pleine lune n’est pas utilisée comme composante de la métamorphose du brave ‘Larry Talbot’ en satyre poilu.

On s’ennuie donc pas mal, on aimerait se montrer plus patient et indulgent, mais le film n’avance pas ou plutôt, il progresse mais « by the book », sans laisser l’espace à la moindre surprise. Les comédiens n’étant pas particulièrement passionnants (le pauvre Bela Lugosi apparaît quelques minutes en diseur de bonne aventure nommé… Bela, avant de se transformer en loup et d’être tué à coups de canne), l’heure et des poussières que dure le film semble bien longue.

WOLFMAN

On préfèrera plutôt revoir « LE LOUP-GAROU DE LONDRES » ou même le récent remake avec Benicio Del Toro.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:32

DRACULAInspiré d’une pièce de théâtre elle-même adaptée du roman de Bram Stoker, classique parmi les classiques du cinéma d’horreur Universal des années 30, « DRACULA » estDRACULA (1) incontestablement une date dans l’Histoire du genre. Il fallait que cela soit dit ! Car, sans vouloir adopter une posture iconoclaste à tout prix, il faut bien admettre que le revoir 70 ans après sa réalisation tient de l’exploit. Même restauré en HD par le Blu-ray.

Le scénario est immuable depuis toujours et a déjà été bien exploré par l’immortel « NOSFERATU » de Murnau. Ici, l’histoire est condensée, les personnages télescopés les uns dans les autres, tout le monde joue comme s’il ignorait le passage au Parlant et on a souvent du mal à garder son sérieux. Ah ! L’inénarrable Dwight Frye dans le rôle d’un Renfield mâtiné de Jonathan Harker, qui cabotine tellement qu'il en ferait passer Klaus Kinski pour un acteur bressonien.

Mais le pire est encore Bela Lugosi, dans ce qui demeure pourtant le rôle de sa vie, pour lequel il sera toujours cité en référence. Son Dracula est une sorte de Luis Mariano au sourire figé, dont le regard de braise est rendu « hypnotique » par des petites lampes de poches braquées sur ses yeux dans les gros-plans. Il bouge avec la grâce d’un automate grippé et si lentement qu'il casse littéralement le rythme du film tout entier.

Car malgré ses petites 74 minutes, « DRACULA » paraît interminable et quand DRACULA (2)arrive la fin, elle est « torchée » en quelques secondes : Lugosi lui-même est tué hors-champ par le pieu fatal de ce gâteux de Van Helsing, ses râles de douleur dans le lointain, provoquant un ultime éclat de rire involontaire.

Le temps ne fait pourtant rien à l’affaire comme disait Brassens… Les contemporains « FRANKENSTEIN » de la même firme sont des œuvres achevées et encore émouvantes aujourd'hui.

Si vous aimez les chauve-souris en tissu gigotant au bout d’un fil, si vous êtes sensibles aux bellâtres gominés roulant des « r », si vous n’avez jamais vu aucune autre version du roman original, alors peut-être que ce « DRACULA » est pour vous… Ce n'est évidemment qu'un avis et il n'est pas majoritaire !

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 16:04

BLACK LAGOON (1)Les amoureux du premier « KING KONG » et des aventures de Tarzan et leur exotisme de BLACK LAGOONstudio aiment forcément « L’ÉTRANGE CRÉATURE DU LAC NOIR », qui suit une expédition scientifique sur l’Amazone à la recherche d’un humanoïde amphibie hantant un lagon depuis des millénaires.

Le scénario est réduit à sa plus simple expression : après un laborieux début de mise en train, le film se concentre sur le lagon et la façon de capturer le monstre, puis accessoirement de lui échapper. On essaie toutes les techniques de pêche, on s’engueule entre savants, on se fait déchiqueter de temps en temps. Comme il y a une jeune première, celle-ci consacre une bonne partie de ses scènes à pousser des hurlements stridents en se protégeant avec son avant-bras. La belle Julie Adams méritait tout de même un peu mieux ! Le héros, Richard Carlson passe tout le film en slip de bain noir peu seyant et BLACK LAGOON (2)ne risquait pas d’obtenir l’Oscar pour sa prestation.

Malgré tout, le film se laisse regarder et il est même plutôt sympathique dans son ensemble. Bien sûr, les effets « 3D » sont un peu redondants à force, mais les décors de carton-pâte ont acquis une certaine poésie avec le temps et le monstre lui-même est une réussite esthétique. L’étrange ballet lors de sa rencontre sous-marine avec Julie Adams est encore très beau à voir. À la fin du film, on ne peut qu’en vouloir à cette bande d’imbéciles armés jusqu'aux dents, d’être venus embêter ce pauvre homme-poisson qui ne demandait rien à personne.

Le film passe aujourd'hui pour un classique au même titre que les œuvres mythiques du cinéma d’horreur Universal des années 30. C'est peut-être lui faire beaucoup d’honneur, mais il demeure un aimable spectacle au kitsch émouvant.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 09:09

Des séries comme « AMERICAN HORROR STORY », on n’en trouve pas beaucoup par décennie. Prenant ses racines – comme le titre l’indique parfaitement – dans l’horreur américaine, qu'elle soit réelle ou cinématographique, elle revisite le mythe de la maison AMERICAN H Shantée et parvient à générer une trouille profonde, inédite, en fourrageant dans les angoisses de l’inconscient collectif. Les auteurs brassent très large : Frankenstein avec cet avorteur des années 20 devenu ‘reanimator’, le bébé de Rosemary avec cet enfant né d’un spectre et d’une « mortelle », le Dahlia Noir ressurgi des brumes du passé, sans oublier l’horreur quotidienne avec ce jeune ‘mass murderer’ façon Colombine. Et même les légendes urbaines…

L’approche scénaristique des fantômes est extrêmement inventive et perturbante. Rien ne les différencie au premier abord des vivants, ils peuvent influer sur leur environnement, se montrer ou choisir de demeurer invisibles, changer d’âge et d’apparence. Mais surtout, ils souffrent. Ils restent enchaînés à cette maison maudite à ruminer leurs échecs, leurs perversions, leurs péchés, pour l’Éternité.

Les 12 épisodes constituant la 1ère saison sont très homogènes et font plutôt penser à un long-métrage de dix heures. Pas de chute de tension, des coups de théâtre toujours plus surprenants et glauques, hormis peut-être l’ultime épisode passionnant, mais qui semble affublé de trop nombreuses fausses-fins successives.

C'est de la très grande télévision, visuellement somptueuse, qui va au bout de son sujet avec une témérité inouïe. Au sein d’un casting de premier ordre, se détache la grande, l’immense Jessica Lange étourdissante dans un rôle complexe de maîtresse-femme étroitement liée à l’au-delà et aux enfers. Et aussi Frances Conroy en femme de ménage protéiforme.

Il ne faut pas trop en dire sur « AMERICAN HORROR STORY » pour ne pas en déflorer les plaisirs et les pièges, mais c'est un magnifique accomplissement à tous niveaux. Chef-d’œuvre ? Oui, chef-d’œuvre.

Et un générique qui continue de donner la chair de poule, même au bout de la douzième vision !

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