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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 09:11

Comme tous les scénarios basés sur une seule et unique idée, autrement dit leur ‘pitch’ de départ, « PERFECT SENSE » a visiblement du mal à remplir sa durée règlementaire de long-métrage. De fait, le film tire à la ligne, perd beaucoup de temps en scènes d’amour redondantes (les deux vedettes passent un temps fou à s’embrasser goulument, ce qu’on nePERFECT songerait pas à leur reprocher, d'ailleurs !) et se dilue un peu en progressant.

Reste que cette fameuse « idée » n’est pas mauvaise : l’apocalypse décrite ici ne vient pas de l’extérieur, les éléments ne saccagent pas la planète, les bombes ne détruisent pas la Terre, mais c'est l’Humanité elle-même qui est agressée. Et le « mal » s’en prend à ce qui justement, fait d'elle ce qu'elle est : une sorte de virus mystérieux détruit un à un tous nos sens. À commencer par l’odorat, puis le goût, etc. Comme c'est inéluctable, impossible à combattre, on assiste passivement à une lente agonie de l’homo erectus. C'est l’aspect intéressant de ce film qui donne à réfléchir sur ce qui fait de nous des humains. Privés peu à peu de notre identité, nous régressons jusqu'au néant. L’image noire qui clôt le film (non, ce n’est pas un ‘spoiler’ !) laisse sur un malaise tangible.

Trop long donc, pour la minceur de son scénario et le peu de profondeur de ses personnages, le film se repose énormément sur le charme de ses acteurs. Ewan McGregor fait toujours preuve du même naturel et de ce don de sympathie qui le rendent crédible dans tous ses rôles. En chef-cuistot rongé par la culpabilité, il est très attachant. Eva Green apporte son étrange et entêtante séduction dans un personnage dépressif tout en zones d’ombres. Quant à Connie Nielsen, on se demande pourquoi elle a accepté un rôle aussi… invisible. À peine si on l’identifie.

« PERFECT SENSE » est un joli film donc, plaisant à regarder, qui a fait le pari de l’intimisme plutôt que du grand spectacle, au risque de paraître parfois un peu creux et comme inachevé.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 06:06

Il ne faut que quelques minutes pour oblitérer définitivement l’affligeant souvenir de la première adaptation de la BD avec Stallone. Quand « DREDD » commence, on pense plutôt à un mix entre le « ROBOCOP 2 » d’Irvin Kerschner et le récent « THE RAID ». On s'apprête donc à suivre un produit calibré, une grosse bande-démo pour la 3D. Mais à mesure queDREDD l’action progresse, on se prend au jeu, on se dit que c'est quand même très bien fichu, que le temps passe à une vitesse-record et qu’on s’attache à des personnages totalement improbables, comme ce justicier casqué dont on ne voit jamais le visage et cette « bleusaille » mignonne, qui est aussi une mutante télépathe.

De fait, « DREDD » s’avère être un excellent spectacle de pure distraction, un ‘actioner’ ultra-violent, situé dans un futur qui compile des décennies de SF de cinéma, allant de « BLADE RUNNER » à « NEW-YORK 1997 » et oublie le blabla pour se concentrer sur une sorte de ‘survival’ extrême confiné en intérieurs. Ça n’arrête pas une seconde de tirer dans tous les sens, de hurler, de saigner, on démolit des étages entiers à la mitrailleuse lourde, on agrafe ses propres blessures et – cerise sur le gâteau – les auteurs nous ont concocté une drogue nouvelle appelée ‘Slo-Mo’ qui ralentit tous les mouvements. Une idée qui prend tout son sens à la fin du film, pour la punition de la méchante. Car le Némésis de Dredd est une femme. enfin – un monstre balafré aux allures de femme plutôt, magnifiquement jouée par Lena Headey qui irradie de malveillance. Il est plus difficile de juger la prestation de Karl Urban, dont on ne voit pas les yeux de tout le film et dont la voix gutturale rappelle un peu trop celle de son prédécesseur dans le rôle.

Sans marquer une pierre blanche dans le genre qu'il illustre sans démériter, « DREDD » fait passer 90 minutes stimulantes et fait espérer – une fois n’est pas coutume – qu'il n’est que le premier opus d’une ‘franchise’.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 06:26

MASQUE (2)« LE MASQUE DU DÉMON » est devenu au fil des années, un classique du film d’horreur européen et aussi un cult-movie révéré par les cinéphiles un peu pointus. Il est aujourd'hui réédité en Blu-ray en Angleterre, dans une copie complète et immaculée, qui permet de leMASQUE (1) (re)découvrir dans les meilleures conditions possibles. Ce fut pour « WWW » une première fois.

Alors qu’en est-il de ce chef-d’œuvre tant adulé ? Mario Bava a mixé sans complexe les grands mythes du cinéma fantastique U.S. : les films gothiques pleins de sorcières et MASQUE (3)de malédictions, le film de vampire dont il recycle les grands standards (l’arrivée en calèche, l’auberge, le sang qui régénère les morts, etc.) sans vraiment présenter ses morts-vivants comme des vampires à proprement parler, sans oublier les villageois furieux armés de fourches courant à travers bois, échappés tout droit des aventures de Frankenstein.

Si le scénario est terriblement linéaire et simpliste, si les personnages ne sont que des pantins sans réelle personnalité et si le dialogue prête souvent à sourire, force est d’admettre qu'il se dégage de ce film une magie singulière. Due en grande partie à la photo MASQUEabsolument magnifique, également signée Bava, au noir & blanc intense et contrasté, aux beaux décors de château, de cimetière et de crypte qui font pénétrer dans un  univers factice et fascinant. Sans oublier Barbara Steele dont le physique étonnant, hors du temps, donne à son double personnage une présence peu commune et une beauté inquiétante.

« LE MASQUE DU DÉMON » est un film à voir donc, essentiellement pour ses images, en acceptant ses naïvetés et ses redites. À noter un prologue impressionnant, situé deux siècles plus tôt, avec une pose de masque hérissé de pointes sur un visage à coups de maillet, assez stupéfiante !

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 08:44

« ROBOT AND FRANK » est un film tombé de nulle part, au casting dépourvu de grosse star, qui ne se situe dans aucun genre précis mais flirte avec la comédie, la science-fiction, leROBOT mélodrame familial, le ‘buddy movie’ et déroule sa petite histoire tranquillement, intelligemment, sans souci de s'adresser à un large public, mais sans aucun hermétisme non plus.

Sous couvert d’un face à face drolatique entre un ex-cambrioleur atteint de la maladie d’Alzheimer et un aide-ménager robot, le film parle avec une certaine acuité du vieillissement, de solitude, de vie gâchée, d’incommunicabilité, de regret. C'est à la fois drôle et poignant, jamais prévisible et le ‘twist’ final, complètement inattendu, serre le cœur.

Dans un rôle omniprésent à l’image, Frank Langella trouve un des meilleurs rôles de son étrange carrière. Vieux ronchon mal embouché, il traduit avec finesse le lent « glissement » de son personnage vers la totale amnésie et n’y met pas une once de sentimentalisme. Sa relation avec le petit robot est un véritable régal par la grâce d’un dialogue finement ciselé.

Autour de lui, de bons comédiens bien utilisés comme Susan Sarandon en bibliothécaire attentive, la toujours craquante Liv Tyler en fille légèrement casse-pieds et le sous-estimé James Marsden excellent en fils excédé mais toujours fidèle au poste.

Petit film intimiste, original sans ostentation, tout en demi-teintes et en non-dits, « ROBOT AND FRANK » laisse un arrière-goût nostalgique et un brin cafardeux, tout particulièrement le dernier plan. Mais c'est vraiment une jolie réussite.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 06:17

Film d’horreur espagnol – sur lequel on part donc avec un a priori favorable –, « SHIVER : L’ENFANT DES TÉNÈBRES » (on le voit, les titres « français » n’ont rien perdu de leur saveur !) est le genre de film dont on n’a pas envie de dire du mal, tout en trouvant difficile SHIVERd’en dire beaucoup de bien.

La première séquence est forte, efficace, elle rappelle « AUX FRONTIÈRES DE L’AUBE » de Kathryn Bigelow. Mais… ce n’était qu’un cauchemar et l’action démarre vraiment.

L’idée de jouer avec les grands mythes du fantastique, ici le vampirisme et le monstre-dans-la-forêt, pour ensuite les ancrer dans le réel et donner une explication terre-à-terre à des évènements qu’on croit d'abord surnaturels, est plutôt valable. Mais c'est l’exécution qui est pauvrette, au même titre qu’un scénario excessivement linéaire et sans surprise, qui accumule les redites, les fautes de goût. Ainsi le gros copain ‘geek’ censé être comique, tombe-t-il comme un cheveu sur la soupe et achève-t-il de désamorcer des scènes de suspense déjà pas bien effrayantes.

Car le vrai problème de ce « film de trouille » est qu'il ne fait jamais peur. Au mieux, on sursaute de temps en temps, presque par politesse. Au pire, on regarde sa montre en attendant le dénouement et l’explication sur ce « monstre » égorgeur qui hante la montagne et terrorise un petit village. Ne parlons même pas de coïncidences (les meurtres commencent à l’arrivée du jeune héros et de sa mère dans la région… pourquoi ?) jamais explicitées et de comportements illogiques. Les comédiens étant à peine compétents, on ne se console pas là-dessus.

« SHIVER » est donc une œuvrette sympathique et traversée d’une vraie envie de cinéma, mais qui ne parvient jamais à dépasser son pitch qui tient en trois lignes et dont on comprend trop vite les tenants et aboutissants.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 07:00

RAGE« RAGE » aurait été tourné quatre ans plus tard, on aurait pu penser qu'il s’agissait là d’une parabole sur le SIDA. Mais en 1977, la maladie n’avait pas encore fait ses ravages et la série B d’un David Cronenberg de 34 ans apparaît donc comme prémonitoire deRAGE (2) l’épidémie qui devait marquer la décennie suivante et également des films « d’infectés » qui connaîtraient une vraie vogue dans les années 2000.

Ces éléments « historiques » mis de côté et quand bien même on observe déjà les grands thèmes récurrents de l’œuvre du réalisateur et son goût de la chair mutante, « RAGE » est un fastidieux petit film d’horreur dont le maigre postulat de départ est étiré jusqu'à l’exaspération et dont l’interprétation est d’une nullité ahurissante et parfois presque drôle. Seule s’en sort à peu près la star emblématique du porno Marilyn RAGE (1)Chambers, qui – sans révéler des dons d’actrice époustouflants, n’exagérons rien ! – fait preuve d’une vraie présence physique dans ce personnage de « porteuse saine ».

Et elle a bien du mérite, car il faut dire qu'elle a sous l’aisselle, une espèce de petit orifice plissé (si, si…) d’où émerge une sorte de dard qui pompe le sang de ses victimes ! On le voit, le Canadien n’a pas attendu « VIDÉODROME » ou « LE FESTIN NU » pour explorer ce genre de « porte ouverte » dans l’organisme humain.

Le fan exhaustif des films de zombies trouvera peut-être son compte dans quelques séquences de panique sanguinolentes, mais franchement « RAGE » ne vaut le dérangement que pour tout savoir du parcours de Cronenberg, dans lequel – et malgré ses manques et maladresses – il s’inscrit avec une totale logique.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 06:45

Contrairement aux films de superhéros Marvel qui veulent avoir une approche « adulte » des vieilles têtes de gondole des comic books, « GREEN LANTERN » s'adresse clairement à un public beaucoup plus jeune, voire enfantin. Il faut dire qu’à la base, le héros en question est difficile à définir, ses pouvoirs et les univers où il évolue sont compliqués à mettre en place etGREEN L surtout, il n’est pas le plus célèbre des musclors en collants bariolés.

Les auteurs adoptent une narration spielberguienne avec ce prologue sur l’enfance du futur héros et ne craignent pas le prêchi-prêcha avec leur discours sur les « vraies valeurs » : ici, la toute-puissance vient de la volonté, alors que le Mal est engendré par la peur, dont se nourrit le gros monstre galactique. Pourquoi pas ? Tout cela est bien gentil, mais force est de reconnaître que le casting est très faible, les comédiens manquent du charisme le plus élémentaire, à commencer par Ryan Reynolds qui – pour rester courtois – n’a pas l’air excessivement dégourdi. Peter Sarsgaard quant à lui, joue un ‘geek’ qui se transforme en Elephant Man au cheveu gras. Il a bien du mérite ! Une fois de plus, on déplore le sous-emploi d’Angela Bassett qui apparaît brièvement en savante.

Le scénario se résume à des allers-retours incessants entre la Terre et la planète Oa (sic !), à des bastons en F/X un brin lassantes. Mais pour fastidieux qu'il soit, « GREEN LANTERN » est presque sauvé par une seule séquence : alors que le superhéros vient rendre visite à sa copine d’enfance sur son balcon (sympathique clin d’œil à ‘Superman’), celle-ci le reconnaît immédiatement, malgré son petit masque vert. ENFIN ! On attendait de voir ça depuis « ZORRO » ! Des décennies à se demander pourquoi personne ne parvient à identifier les héros masqués uniquement par la grâce de quelques centimètres de tissu. Ces quelques secondes de plaisir cathartique sauvent (presque) la mise !

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 06:36

BROOD (3)Même s’il se présente sous la forme d’une série B horrifique canadienne à budget réduit, interprété par des acteurs inconnus ou en perte de vitesse, « CHROMOSOME 3 » (non, non… Ce titre français n’a rien à voir avec le contenu du film !) est un pur Cronenberg.BROOD (1) Peut-être même le premier qui mérite ce label. Il contient en embryon tout l’univers obsessionnel et malsain du réalisateur et parvient à transcender – et ce n’était pas gagné d’avance ! – un matériau BROOD (4)scénaristique complètement abracadabrantesque.

Oliver Reed, d’une retenue très inhabituelle, joue un psychiatre-gourou qui parvient à extirper les névroses de ses patients en faisant s’exprimer leurs corps. Cela peut se traduire par ses pustules, voire des cancers. Voire pire encore… Car Samantha Eggar a poussé la réussite du procédé un peu loin, en générant des enfants-monstres « nés de sa rage », en véritable « reine des abeilles » monstrueuse et insatiable. BROOD (2)Oui, c'est totalement délirant, mais comme c'est un grand cinéaste (en devenir) qui est aux manettes, c'est également fascinant et jamais grotesque.

On reconnaît la façon de filmer du futur auteur de « LA MOUCHE » : linéaire, frontale, sans le moindre chichi esthétisant. Seule compte l’histoire et celle-ci est tellement tordue, tellement démente, qu'il n’est nul besoin d’en rajouter au filmage. On reste scotché par ce maelström de dinguerie qui, parce qu'il garde le cap de sa propre logique, ne dérape jamais dans le n'importe quoi.

Eggar est hallucinante dans ses monologues en gros-plan, créant un véritable malaise par ses seules expressions faciales. Sa dernière scène est tout bonnement anthologique.

En passant sur l’aspect un peu fauché des décors, sur des seconds rôles pas toujours géniaux, « CHROMOSOME 3 » est une formidable introduction à l’univers malade et intoxiquant de son auteur. Indispensable, autrement dit.

BROOD

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 06:06

Il est de ces films dont on ne trouve rien à dire pour la bonne raison qu'il n’y a rien à en dire. Pourquoi s’attarder sur un scénario qui est un démarquage total de celui de John CarpenterTHING pour son petit bijou des années 80 ? Pourquoi louer les F/X numériques tout à fait réussis (il ne manquerait plus qu'ils soient ratés !), pourquoi parler d’idées alors qu'elles sont toutes recyclées d’œuvres précédentes ? Ce nouveau « THE THING » ne pousse qu’à se poser la même question que pour « TRUE GRIT » des Coen ou le remake de « LE FLINGUEUR » : pour quelle raison refaire des films qui sont des classiques aimés de tous et qui tiennent encore parfaitement la route ? Bien sûr, les producteurs le présentent comme une ‘prequel’ à celui de Carpenter. L’action est censée de dérouler quelques jours avant le début du film de 1982. Mais ça ne change pas grand-chose, au fond : on retrouve les mêmes situations à quelques variantes près, les mêmes archétypes de personnages, à part qu’ici c'est une femme qui prend la place de Kurt Russell et qui joue les ‘Ripley’ de service, lance-flamme au poing.

On regarde ce « THE THING » passivement, sans émotion particulière, pas même la trouille ce qui est tout de même gênant, sans trop d’ennui non plus. Comme on voit tomber la pluie.

Comme souvent avec ce genre de resucée, le seul conseil que l’on puisse donner à ceux qui seraient malgré tout tentés d’y jeter un coup d’œil curieux, c'est de n’avoir jamais vu le classique de Hawks des fifties bien sûr, mais surtout le premier remake signé Carpenter. Là, peut-être… À la rigueur…

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:47

Dans la mouvance relativement récente des films de superhéros tous issus de la BD, « HANCOCK » fait figure de ‘maverick’. Avec un certain humour, les auteurs se jouent des codes du genre, retournent les conventions comme un gant et proposent un négatif deHANCOCK Superman : un SDF noir alcoolique, misanthrope et incontrôlable, haï des foules, alors même qu'il leur sauve la vie.

L’intérêt principal du film n’est pas tellement dans ce postulat, mais dans les cassures de son scénario, la succession de coups de théâtre et les changements d’humeur, qui font qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. Ainsi, le petit couple d’Américains moyens qui prend Hancock sous son aile s’avère-t-il en plein milieu être une version « superhéros » de la vieille série « MA SORCIÈRE BIEN-AIMÉE » (n’allons pas plus loin, pour ne pas ‘spoiler’ !) et la tonalité du film s’assombrit-elle à mesure que celui-ci progresse.

Will Smith, très contrôlé, ne cède jamais au cabotinage ce qui est déjà un exploit en soi vu le contexte. Il est malgré tout éclipsé par la superbe, la magnifique, l’incomparable Charlize Theron qui n’a peut-être jamais été plus belle, dans un personnage à multiples facettes qui focalise tout l’intérêt sur elle. Si Jason Bateman est très transparent dans un rôle il est vrai ingrat de faire-valoir, on retrouve avec bonheur l’inénarrable Eddie Marsan en ‘bad guy’ particulièrement immonde. Vraiment un grand second rôle !

En déplorant une réalisation inutilement chargée d’effets fatigants et de mouvements de caméra pas toujours indispensables qui polluent un peu l’ensemble, « HANCOCK » est une plutôt bonne surprise donc et une tentative louable de s’amuser avec les codes d’un sous-genre qui a souvent tendance à radoter sur ses acquis.

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