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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 09:49

L’œuvre littéraire de Philip K. Dick, pape de la SF U.S. a donné lieu à de grandes adaptations comme « BLADE RUNNER » ou « MINORITY REPORT », à des films semi-réussis comme AGENCE« TOTAL RECALL » et à des catas comme « PAYCHECK ». Aussi la vision de « L’AGENCE » suscite-t-elle autant l’excitation que la prudence…

Le film démarre très bien, du biopic politique, il glisse adroitement dans la love story, bascule brutalement dans le fantastique avec l’irruption de « Men in black » inquiétants. Puis le scénario devient de plus en plus infantile et niaisement symbolique et le (mauvais) souvenir de films comme « RENCONTRE AVEC JOE BLACK » ou « LA CITÉ DES ANGES » s’impose de façon évidente. Les ‘gimmicks’ comme les chapeaux « magiques » des anges ou les portes menant d’une dimension à l’autre, apparaissent plus idiots que fascinants. Quant à la morale du « love conquers all » : l’amour qui fait tout plier, jusqu'à… Dieu lui-même, on nage dans la guimauve la plus rédhibitoire. Et le film devient une sorte de mix entre la SF et le « chick flick ».

Matt Damon qui a su se sortir d’autres échecs (« AU-DELÀ ») semble en petite forme et traîne une silhouette alourdie et un visage peu expressif. Tournerait-il trop, Matt ? Quant à Emily Blunt, disons qu'elle ne crève pas vraiment l’écran. On a plaisir à revoir ce vieux Terence Stamp dans un rôle injouable, qu'il interprète avec un masque impassible et vaguement agacé.

« L’AGENCE » n’est pas un navet monumental, il est juste passé à côté de son sujet. Seul avantage, il donne envie de revoir « INCEPTION » !

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 17:07

DAMNATION ALLEY (3)Inspiré d’un roman de Roger Zelazny et tourné trente ans avant la mode des films post-apocalyptiques du style « LA ROUTE » ou « LE LIVRE D’ELI », « LES SURVIVANTS DE LA FIN DU MONDE » est une série B qui semble ambitieuse sur le papier, mais manque DAMNATION ALLEYcruellement de moyens et sombre très rapidement dans le ridicule le plus achevé.

L’odyssée d’un petit groupe à travers la terre dévastée, à bord d’un affreux autobus blindé, est plombée par des F/X antédiluviens, des transparences inacceptables aujourd'hui et un total manque de profondeur dans les personnages. LeDAMNATION ALLEY (2) casting est d'ailleurs extrêmement curieux, puisqu’aux côtés du jeune premier baraqué Jan-Michael Vincent et du vétéran George Peppard, défiguré par une vilaine petite moustache de gendarme, on trouve… Dominique Sanda. Comment l’égérie d’un certain cinéma d’auteur franco-italien des seventies a-t-elle fait pour atterrir là ? D’autant qu'elle n’a strictement rien à faire, à part pousser des hurlements à intervalles réguliers. Le seul vraiment bon acteur, Paul Winfield disparaît beaucoup trop vite, bouffé par de dégoûtants cafards carnivores, dans la seule séquence qui tienne encore à peu près le coup.

Tout cela est monotone, d’une mollesse désespérante, aucun thème n’est abordé (deux DAMNATION ALLEY (1)hommes privés de femmes depuis deux ans et aucun ne fait d’avance à Sanda ?) et le film n’est au fond qu’une espèce de road movie complètement linéaire. On s’attend tout de même à une chute finale à la « PLANÈTE DES SINGES », on espère jusqu'au dernier moment, mais… non.

Le film est récemment ressorti en zone 1 en DVD et Blu-ray. On ne peut pas dire que la beauté du transfert améliore le produit…

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 08:05

LIMITLESS (1)Le scénario de « LIMITLESS » ne va pas beaucoup plus loin que son ‘pitch’ : un écrivain raté, semi-clochardisé, se voit offrir une nouvelle drogue qui décuple ses facultés cérébrales. Il devient subitement un génie de la finance mais découvre les effets secondaires.

Une idée qui en vaut une autre et aurait été à sa place dans un « TWILIGHT ZONE » de 26 minutes. Hélas, les innombrables pistes de ce genre de postulat sont à peine exploitées. Dans une séquence, Bradley Cooper est agressé dans le métro. Il ne sait pas se battre, mais la drogue lui permet de plonger dans sa « banque de souvenirs » : extraits de films de Bruce Lee, émissions sur les arts martiaux, etc. et il démolit tous ses assaillants. Tout le film aurait dû ressembler à ce moment isolé, tout à fait réjouissant.

Mais « LIMITLESS » après un excellent début, s’embourbe dans une histoire de fusion de multinationales à Wall Street, peu passionnante et beaucoup trop envahissante. Et qu’en est-il de ce ‘subplot’ impliquant le meurtre d’une maîtresse fortuite de notre héros ? Une piste lancée qui ne va nulle part. Les allers-retours d’un caïd russe menaçant, d’une fiancée-girouette, ne parviennent pas à maintenir l’intérêt. Quant à Robert De Niro, pourquoi accepte-t-il des rôles pareils ? Son magnat de la finance n’est qu’un rôle secondaire. Pas même un ‘caméo’ de prestige. Et il ne prend même pas la peine de lui donner une dimension méphistophélique. Il apparaît sporadiquement, l’air constipé, l’œil plissé, pour des scènes dialoguées sans substance. Mystère d’une carrière dont on comprend mal les méandres…

Bien réalisé, mais beaucoup trop long pour la minceur de ses données de départ, « LIMITLESS » se laisse regarder, mais manque cruellement de colonne vertébrale.

LIMITLESS

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 06:45

On a pu lire çà et là que « INSIDIOUS » était « le film le plus terrifiant depuis ‘L’EXORCISTE’ ». C'est de la bonne promo certes, mais on est bien loin de la frayeur quasi-religieuse qu’inspira le chef-d’œuvre de William Friedkin en son temps. Au début, on penseINSIDIOUS plutôt à « AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE », ce qui est déjà moins flatteur. Mais peu à peu d’autres références s’imposent, comme « L’EMPRISE » (sensation renforcée par la présence de Barbara Hershey) et finalement « POLTERGEIST », ce qui est déjà plus honorifique.

Peu original donc, mais dans l’ensemble très efficace, « INSIDIOUS » parvient à procurer quelques frissons bien gratinés, une bonne dose de cheveux dressés sur la tête et propose des revenants au look original et dérangeant. Les passages dans l’Au-Delà sont à la fois simples et déstabilisants (une sorte de réalité parallèle, sans couleur, aux sons étouffés) et le démon-en-chef est monstrueux.

Le film n’évite pas toujours les fautes de goût, comme l’intrusion de ce duo de ‘geeks ghostbusters’ véritables clichés sur patte, ni drôles, ni attachants, qui font dangereusement retomber la tension. Mais Rose Byrne l’héroïne de la série « DAMAGES » et Patrick Wilson jouent le jeu à fond, ne laissant filtrer aucun second degré dans leur interprétation. On leur en sait gré.

Il manque un petit quelque chose à « INSIDIOUS » pour être un grand film d’horreur. Un peu d’originalité dans le déroulement, peut-être, un ‘climax’ plus apocalyptique. Mais la fin est plutôt inattendue et malgré de brefs passages à vide, on ne voit pas le temps passer. Que demande le peuple ?

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 06:15

Produit par le créateur des « films de flotte », alias James Cameron, « SANCTUM » est un ‘survival’ australien entièrement situé dans une gigantesque caverne inondée.  On s’imagine tout de suite une version aquatique de « THE DESCENT », ce qui nous réjouit d’avance, maisSANCTUM le carton de générique indiquant « d'après des faits réels » nous ramène sur terre. Enfin – dessous, plutôt. Ici, pas de monstres gluants, pas de batailles sanglantes, juste quelques personnes coincées à des centaines de mètres sous la surface, qui tentent de regagner l’air libre. Une seule y parviendra.

Un peu trop pensé pour la 3D, « SANCTUM » met un moment à démarrer, puis trouve sa vitesse de croisière dès que l’urgence s’installe et que les cadavres commencent à s’empiler. Dire que c'est totalement passionnant serait exagéré : le scénario – si tant est qu’on puisse parler ici de scénario – patine souvent, les personnages ne sont pas assez attachants pour qu’on se soucie réellement de leur sort. Mais quelques moments de suspense claustrophobiques sont éprouvants à souhait (quoi de pire que de ramper sous l’eau, sans air, dans le noir, à la recherche d’une issue ?) et la relation entre le père dur à cuire et le fils rebelle est plutôt bien menée dans son évolution. Richard Roxburgh est très bien dans le rôle du premier et on reconnaît le toujours transparent Ioan Gruffudd (quel nom !) dans un personnage improbable de milliardaire casse-cou qui vire mal.

Du cinéma-spectacle pour l’âge de la 3D, qui est en quelque sorte l’équivalent des films-catastrophe des seventies : pas de dramaturgie, des personnages à peine silhouettés mais des décors et de grosses intempéries. Selon l’humeur…

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:04

Comme pour beaucoup de films d’action U.S. récents, on imagine tout à fait le brainstorming qui a précédé la mise en production de « WORLD INVASION : BATTLE LOS ANGELES » : on prend une des réussites du film de guerre contemporain à tonalité semi-documentaire comme « LA CHUTE DU FAUCON NOIR » et on le mixe vigoureusement avec de la SF du style « LA GUERRE DES MONDES ». Autrement dit, des ‘fuckin’ marines’ contre les aliens ! ÇaWORLD INVASION semble fun, dit comme ça, mais James Cameron l’a déjà fait en beaucoup mieux il y a 25 ans dans « ALIENS, LE RETOUR ».

Pourtant, le réalisateur connaît parfaitement son affaire, la mise en scène est vive, constamment en mouvement, les F/X sont idéalement intégrés et dosés. Mais même le plus grand génie ne peut pas grand-chose pour supplanter un scénario très sommaire et surtout un dialogue désolant de banalité.

L’excellent Aaron Eckart fait ce qu'il peut dans un rôle de sergent vieillissant et tourmenté, mais son personnage n’est qu’une compilation de clichés vieux comme le monde. À un moment donné, son lieutenant lui dit : « C'était du pur John Wayne ! », et un des jeunes soldats répond : « C'est qui, John Wayne ? ». Clin d’œil qui ne fait que mettre l’accent sur le côté paradoxalement vieillot des situations et du dialogue. L’indispensable Michelle Rodriguez est très bien en soldate dure à cuire. Mais l’idylle naissante entre notre sergent et la jolie vétérinaire, le papa héroïque (et latino), le marine qui accuse le sergent d’être responsable de la mort de son frère… Tout cela est hélas, d’un ridicule achevé.

Sans être désagréable, le film se suit facilement, sans jamais impliquer vraiment. La succession de fusillades, de bombardements, finit par devenir monotone et l’issue ne faisant aucun doute, on se désintéresse un peu du spectacle.

On attend maintenant un film plus personnel de la part de Jonathan Liebesman.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 18:11

KINGDOM SPIDERS (1)C'était l’époque où les animaux vindicatifs faisaient recette au cinéma. Autrement dit, les années qui suivirent « LES DENTS DE LA MER ». Pas mal de bestioles ont alors mal tourné KINGDOM SPIDERSsous les caméras hollywoodiennes ou italiennes. Dans « L’HORRIBLE INVASION », ce sont les araignées qui s’énervent parce que le DDT a détruit leurs proies habituelles. Aussi s’en prennent-elles d’abord au bétail, puis – elles auraient tort de se gêner – aux humains responsables de tout.KINGDOM SPIDERS (2)

Mixant sans complexe les pitches du Spielberg (le maire refuse d’écouter nos héros, pour ne pas gâcher une foire importante qui se profile) et des « OISEAUX » d’Hitchcock, cette série B fonctionnera magnifiquement sur le spectateur arachnophobique et semblera un brin longuette et bâclée aux autres.

Ce qui fonctionne encore à plein régime, ce sont les plans où les arachnides (tarentules et mygales bien velues) grimpent sur les comédiens ou courent sur les planchers. Pourquoi ? KINGDOM SPIDERS (3)Parce que sont de vraies bestioles et pas des CGI désincarnés. Notre ami William Shatner est plusieurs fois littéralement couvert de mygales, dont une qui s’est collée à sa figure ! Rien que pour ces plans, il aurait mérité l’Oscar.

Le scénario est complètement linéaire, mais réserve des moments d’humour, comme ce faux suspense montrant l’héroïne sortant de sa douche et trouvant une tarentule dans le tiroir de sa coiffeuse. Alors qu’on s’attend à ce qu'elle se mette à hurler, elle prend l’araignée dans ses mains en disant : « Mais qu'est-ce que tu fais là, toi ? », avant de la remettre dehors. Une jolie façon de tordre les clichés du genre. Quant à la fin, même si elle eût nécessité des moyens plus importants, elle bifurque franchement vers le fantastique.

Dans un casting d’inconnus méritants, on retrouve ce vieux Woody Strode en fermier moustachu et l’acteur de westerns David McLean en shérif ridé.

Fauché et vieillot, « L’HORRIBLE INVASION » n’en garde pas moins un petit charme éventé grâce à quelques plans d’attaques d’araignées effroyablement réels. Le genre de film qui donne envie de se gratter…

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 08:29

Les sources d’inspiration, elles sont très claires : « BLOOD SIMPLE » des frères Coen et « HITCHER ». De bonnes références, à priori. Le scénario lui, semble sorti de la vieille série des « TWILIGHT ZONE ». À la différence, que Rod Serling imaginait des historiettes àDARK COUNTRY chute de 25 minutes, alors que « DARK COUNTRY » étire la sienne jusqu'à pratiquement 1 H 30. Sans beaucoup plus de matière…

Conçu pour la 3-D, entièrement filmé sur fond vert, photographié comme une pub des années 80 mais avec un hideux rendu HD, ce nanar d’horreur réalisé par son acteur principal Thomas Jane, est ce qu’on pourrait pudiquement appeler un désastre. La mise en scène se résume à une succession ininterrompue de mouvements de grue, d’effets ridicules pensés pour le relief (papillon qui fonce sur la caméra, etc.) et la chute est prévisible une bonne heure à l’avance, pour quiconque a regardé une fois dans sa vie les vieilles séries des années 60 ou lu les BD de « CREEPY » ou « EERIE ».

Pas grand-chose à se mettre sous la dent, donc. Pas même une interminable séquence « érotique » en voiture, sortie de « 9 SEMAINES ET DEMI » qui provoque l’hilarité au lieu de l’effet escompté. Pas même l’apparition tardive et inutile de Ron Perlman en flic des autoroutes.

Rares sont les films dont on a du mal à extirper une qualité, un détail amusant, une intention originale. « DARK COUNTRY » en fait hélas, partie.

Ben Affleck a su trouver la rédemption via son passage derrière la caméra. Il est à craindre que Thomas Jane n’ait pas cette chance…

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 17:12

TERMINAL MAN (1)Le réalisateur anglais Mike Hodges a toujours été capable du meilleur (« LA LOI DU MILIEU ») comme du pire (« FLASH GORDON ») avec tout de même un net penchant pour le pire. Aussi quand il s’attaque à l’univers médico-paranoïaco-anticipatoire de Michael Crichton, le cinéphile curieux ne peut s’empêcher d’être attiré. Eh bien, le cinéphile curieux a bien tort ! TERMINAL MAN

« THE TERMINAL MAN » est une espèce de fable sur les dangers du progrès scientifique et sur la trouille très seventies des machines prêtes à prendre la place de leurs créateurs. Ici, un informaticien (il fabrique des ordis ressemblant à des Minitel TERMINAL MAN (3)et des robots sortis de « STAR TREK ») qui connaît des attaques cérébrales le rendant violent, se laisse implanter des électrodes dans le cerveau. Elles sont censées réprimer ses pulsions assassines. Au lieu de cela, évidemment, elles les amplifient. Lâché dans la nature avec une perruque blonde le faisant ressembler à un Bee-Gee de mauvaise humeur, le pauvre George Segal révulse ses yeux, tue Jill Clayburgh sous l’œil effaré de son cacatoès, assassine un curé et va jusqu'à taper sur un de ses propres robots en fer blanc. L’horreur !

La mise en scène est délibérément froide et déshumanisée, comme du sous-Kubrick, le TERMINAL MAN (2)rythme mortifère et le cast apparemment sous anesthésie générale, débite son texte avec l’émotion d’un computer en panne. Sans doute pour être en phase avec la thématique ?

De bons comédiens comme Segal, Joan Hackett en psy coiffée comme la princesse Léia avec trois ans d’avance, Donald Moffatt ou Richard A. Dysart, font ce qu'ils peuvent, mais le futur vu à travers le prisme des années 70 s’avère aujourd'hui du plus haut comique.

L’admirateur de Crichton et de ses obsessions préfèrera revoir l’excellent « MORTS SUSPECTES » tourné l’année suivante par l’auteur lui-même, qui a également pris un petit coup de vieux, mais a su passer plus sereinement le cap des années.

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 18:30

MONSTERSTourné avec un budget microscopique, une petite équipe anglaise, « MONSTERS » fut comparé à sa sortie à « CLOVERFIELD », ce qui est assez mal vu. En fait, avec sa traversée d’un pays en guerre par deux « civils », ses scènes de carnage, son réalisme quasi-documentaire, le film fait plutôt penser à « LA DÉCHIRURE » ou « RANGOON ». À part qu’au lieu de soldats ou de miliciens surarmés, l’ennemi prend ici la forme de pieuvres extra-terrestres de 150 mètres de haut qui ont infesté le Mexique. Ah oui ! N’oublions pas de mentionner qu'il ne s’agit pas d’un film sur les guerres modernes, mais d'une série B de SF !

La mise en scène est tellement rigoureuse et maîtrisée, qu’on accepte d’emblée ce postulat dément sans se poser de question de vraisemblance. Les deux personnages sont crédibles dans leurs réactions : un photographe malchanceux flanqué d’une fille de riche qu'il doit ramener à la frontière U.S.  L’évolution de leur relation esquive le cliché et que ce soit la très (très !) jolie Whitney Able – découverte dans « TOUT LE MONDE AIME MANDY LANE » – et l’irréprochable Scoot McNairy, ils composent des protagonistes attachants et sympathiques.

« MONSTERS » se suit sans une seconde d’ennui, ne trahit son manque de ‘dineros’ que le temps de ses quelques F/X à peine acceptables (mais heureusement très parcimonieux). C'est presqu’un sans-faute, ne serait-ce la dernière scène qui frise subitement le ridicule. Mais après 90 minutes de tension et d’entertainment sans faille, ce n’est franchement pas très grave.

Avons-nous mentionné que Whitney Able est très (très !) mignonne ?

MONSTERS2

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