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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 16:20

RAZORBACK (2)À l’époque de sa sortie, « RAZORBACK » avait fait illusion et avait même laissé espérer que son réalisateur Russell Mulcahy allait faire une belle carrière de faiseur d’images visionnaire à la Ridley Scott. Presque 30 ans plus tard, qu’en reste-t-il ? Pas grand-chose, RAZORBACK (1)hélas. Un manifeste de l’esthétique des eighties qui prête à sourire : la photo ultra-clipée, qui fait ressembler les nuits dans l’outback australien à des discothèques enfumées, les séquences d’action tellement storyboardées qu'elles en deviennent figées et maladroites, sans compter bien sûr, le brushing inaltérable du comédien principal, aussi inexistant que les figurants du cru !

Pourtant, le premier quart est alléchant : une héroïne new-yorkaise luttant pour la cause animale, débarque pour faire un reportage dans l’Australie profonde. Là, elle sera attaquée par les ploucs locaux échappés d’un mauvais « MAD MAX » et surtout par un énorme sanglier qui la bouffe toute crue. Elle disparaît donc, comme Janet Leigh dans « PSYCHOSE » avant elle, laissant la place à son fiancé qui arrive à son tour et fait la connaissance d’un vieux chasseur obsédé par la bestiole, tel un capitaine Achab de Prisunic.

Voilà. Le scénario ne va pas plus loin que cela. Pour le reste, c'est une succession de plans à la courte focale, d’attaques tellement mal filmées et montéesRAZORBACK qu'elles sont à peine lisibles et de contrejours ridicules. Parfois, la caméra capte – presque sans le faire exprès – une ambiance de terre ocre, désolée, de carcasses d’animaux suintantes, de chaleur accablante, qui font regretter le film que cela aurait pu être en de meilleures mains. Car Mulcahy sait faire des plans mais pas des séquences et « RAZORBACK » a beaucoup trop vieilli pour qu’on y prenne encore un quelconque plaisir.

Reste quelques images qui rappellent « OUTBACK », des décors bien choisis et la conclusion qui s’impose : il y a définitivement des films qu'il faudrait ne jamais revoir !

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 08:50

Survivant des années 90, Joel Schumacher fait partie de ces réalisateurs dont on se méfie a priori, surtout depuis les désastres que furent ses deux « BATMAN ». Dans son éclectique BLOODCREEKfilmo, on peut sauver un ou deux titres dont le controversé « CHUTE LIBRE », mais le bilan n’incite pas à la réévaluation.

« BLOOD CREEK » est une drôle de chose. S’il n’avait pas porté sa signature, on l’aurait pris pour une anonyme série B d’horreur, un DTV à la production plutôt soignée et au scénario débile. Comment un ancien ‘player’ hollywoodien comme Schumacher s’est-il retrouvé aux commandes d’un tel film ? C'est la seule question que soulève « BLOOD CREEK ».

Pourtant cela démarre plutôt bien et la première demi-heure est même franchement intrigante, puisqu’on ignore tout des personnages, de ce qu'ils ont enduré, de ce qui se passe dans cette ferme occupée par une famille d’émigrés allemands qui ne semblent pas vieillir depuis la WW2. À partir du moment où le nazi/zombie/sorcier/vampire s’échappe de sa prison, le scénario se contente d’aligner les morts violentes, le ‘gore’ facile, avec pour unique souci l’efficacité immédiate. Henry Cavill, le prochain Superman et Dominic Purcell jouent deux frères associés pour détruire le Mal incarné, auquel Michael Fassbender qu’on est bien surpris de retrouver là-dedans, prête ses traits. Enfin – façon de parler, puisqu’il est complètement méconnaissable pendant les trois-quarts de l’action sous un masque visqueux inspiré de « HELLRAISER ».

Que dire de plus de « BLOOD CREEK » ? Pas grand-chose, hélas. C'est visible, le temps que ça dure, la photo est belle, les F/X sont originaux et quelques séquences valent le coup d’œil (l’attaque du cheval-zombi à l’intérieur de la maison), mais cela aurait-il vraiment coûté plus cher de prendre le temps d’écrire un scénario qui se tienne ? De donner de l’épaisseur aux personnages ? De raconter quelque chose, en somme ?

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:34

LEPUS (2)Il y a plusieurs catégories de films de séries B. D’abord les bons, ceux qui sont pauvres par les moyens mais riches par les thèmes et/ou le style. Ensuite les ringards qu’on regarde avec LEPUS (1)plaisir, en se gaussant entre amis. Et puis les atroces, les irregardables, même au 100ème degré, même en période de disette. Ceux qui nécessitent une zapette en bon état de marche car ils ne sont visibles qu’en accéléré. Vitesse maximale.

« LES RONGEURS DE L’APOCALYPSE » se range hélas, dans cette 3ème branche. Déjà, on aimerait rencontrer le génieLEPUS qui a pondu le concept : des lapins géants – créés accidentellement par des apprentis-sorciers écolos – s’attaquent aux humains. Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes : TOUS LES ANIMAUX NE FONT PAS PEUR. Et les lapins tout spécialement ! Filmés au ralenti, circulant au milieu de maquettes de ranches et d’intérieurs à peine dignes de maisons de poupées, les pauvres rongeurs ont beau pousser des rugissements de tigres enragés et galoper avec un grondement de troupeau de vaches, ils restent de mignonnes bestioles aux grandes oreilles.

On est un peu gêné de voir quelques has-beens vieillissants comme Janet Leigh (oui, LA LEPUS (3)Janet Leigh !), Stuart Whitman ou Rory Calhoun, cachetonner dans des rôles indignes d’eux, même s’ils n’en sont pas à un navet près. Ils jouent tous des rôles vingt ans plus jeunes qu'ils ne sont réellement. Tout comme le brave vieux Paul Fix, quasi-octogénaire en shérif mou du genou. Leur indéniable métier n’est pas suffisant pour faire avaler les situations grotesques qu'ils ont à jouer : tirer au fusil de chasse sur les gros Bunnys, rouler des yeux terrorisés devant des peluches surdimensionnées ou prendre l’air affairé alors qu'il ne se passe rigoureusement rien la moitié du temps.

C'est en voyant des choses telles que « LES RONGEURS DE L’APOCALYPSE » qu’on n’en respecte que davantage encore un Hitchcock qui avait réussi à nous terroriser avec des mouettes et des corbeaux.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:41

DRX (3)Il est dur parfois de gagner sa vie, pour paraphraser une des rubriques de « WWW ». C'est probablement ce qu’a dû se dire Humphrey Bogart, quasi-quadragénaire, quand il a accepté DRX (2)le scénario de « LE RETOUR DU DR. X », deux ans avant de trouver enfin la consécration.

Ce petit film d’à peine une heure est un pot-pourri des grands thèmes du cinéma fantastique : réanimation de cadavres issue de « FRANKENSTEIN », victimes dont on aspire le sang comme dans « DRACULA » et morts-vivantsDRX (1) échappés des films de zombies. Pourquoi pas ? Encore aurait-il fallu ne pas mélanger les plaisirs. Les auteurs ont tenu à donner un ton de semi-comédie à leur œuvre, en créant un héros journaliste digne jumeau de Spirou ou Tintin. Wayne Morris en donne une interprétation lourde et pénible, portant son chapeau comme un Fernand Raynaud yankee et désamorçant par ses mimiques et son air benêt toute espèce d’angoisse. À force de chasser plusieurs DRXlièvres, le film échoue sur tous les tableaux. Dommage d'ailleurs, parce que c'est honnêtement réalisé et la photo est très soignée.

Si on peut tout de même jeter un coup d’œil, ce sera pour ‘Bogie’. Le visage plâtreux, la moumoute inspirée de celle de la Fiancée de Frankenstein, boiteux et suant, il parvient – et ce n’est pas un mince exploit ! – à surmonter le ridicule ambiant, pour être parfois inquiétant et malsain. Ses apparitions derrière des fenêtres, ses plans filmés en contre-plongée et son regard fixe font merveille, même si on sent clairement qu'il aimerait être ailleurs.

À noter pour l’amateur de kitscherie, une séquence anthologique où le réanimateur de cadavres ressuscite un lapin sous les yeux ébahis des deux jeunes premiers. Ah ! Ces leviers en bois ! Ces éprouvettes bouillonnantes ! Du pur plaisir de gourmet…

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 09:53

CURSE (2)Autant le dire tout de suite aux amoureux de « LA FÉLINE » originale : pour ce qui est de sa suite « LA MALÉDICTION DES HOMMES-CHATS », passez votre chemin ! Car l’affaire a tout de l’arnaque organisée. Non pas qu'il s’agisse d’un navet et le coréalisateurCURSE (1) Robert Wise n’a jamais rien fait de nul, pas du tout… Mais il paraît CURSE (3)clair que le scénario n’avait strictement rien à voir avec le film de ’42 et qu'il a ensuite été adapté pour le faire (plus ou moins) coller avec l’œuvre de Jacques Tourneur : on a repris les deux personnages principaux et transformé Irena, la femme-chat en bonne fée-fantôme !

En fait, le film se rattache plutôt à « ALICE AU PAYS DES MERVEILLES » ou « PETER IBBETSON » et traite du monde onirique de l’enfance et du pouvoir des rêves. L’héroïne est une petite fille solitaire qui s’invente une « amie imaginaire » (jouée par Simone Simon, donc, qui a oublié qu'elle est censée être serbe et chante en français !) qui n’est autre que le spectre de l’ex-femme de son père. Parallèlement à cela, elle se lie d’amitié avec une vieille voisine à moitié cinglée, qui accuse sa propre fille CURSEd'être une usurpatrice. Ce ‘subplot’ n’a absolument rien à voir avec le reste de l’histoire, cela va sans dire !

Cette fausse ‘sequel’ est une véritable bouillie, écrite n'importe comment (peut-on être plus bête et borné que le personnage de Kent Smith ?), mais par contre admirablement filmée et photographiée. On retrouve donc le trio d’acteurs de « LA FÉLINE » qui a bien du mal à raccrocher les wagons et même l’étrange et fascinante Elizabeth Russell qui jouait la « sœur » dans une séquence-choc du film précédent, dans le rôle de la fille brimée et névrosée de la vieille folle.

Cela donne une curiosité absurde et déconcertante, à voir non pas comme suite de « LA FÉLINE », mais comme premiers pas d’un futur grand réalisateur, qui était déjà extrêmement prometteur. Techniquement, s’entend…

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 09:01

CAT (2)« LA FÉLINE » est une série B de la RKO à tout petit budget, que la réalisation ingénieuse du français Jacques Tourneur et un scénario suggestif, tout empreint de maléfices, de CAT (1)psychanalyse et de sexualité réprimée, ont transformée en petit classique de l’horreur intelligente.

Le film parvient à instaurer en quelques séquences laconiques toute une mythologie ancestrale de peuple maudit (lesCAT (3) serbes !), d’adorateurs du diable mutés en félins sataniques, de jeunes vierges qui deviennent panthères et tuent leur mâles dès qu’on « les embrasse ». L’intelligence du scénario est de laisser la possibilité de croire qu’Irena n’est qu’une mythomane illuminée et que tout cela n’est que fantasme d’enfance et peur du sexe. Si plusieurs moments sont inoubliables : la brève mais fulgurante rencontre de l’héroïne CATavec une « sœur » le soir de ses noces, la longue et magistrale séquence d’angoisse dans la piscine, d’autres moments frisent le ridicule : tout ce qui concerne ce personnage de psy-hypnotiseur-gigolo avec sa canne-épée, par exemple, qui prête franchement à rire.

Mais le casting de Simone Simon est une véritable trouvaille. Avec son visage singulier qui évoque réellement un félin, sa candeur mêlée de sensualité, son imprévisibilité, elle occupe l’écran avec autorité et fait à peu près tout passer. Face à elle, des comédiens sans grand intérêt comme l’aimable Kent Smith, qui semble vieux avant l’âge.

Court, ramassé, imaginatif et porteur d’un vrai mystère, « LA FÉLINE » contient en germe tous les éléments qui furent développés avec grand talent par Paul Schrader dans son remake, 40 ans plus tard. En beaucoup moins suggestif !

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 06:23

Est-il encore possible de renouveler le film de zombies (ou « d’infectés » qui semble être devenu la terminologie exacte, à présent) ? Apparemment oui, comme le prouve brillamment « THE DEAD », une production anglaise entièrement tournée en Afrique.

Le continent est envahi de morts-vivants cannibales. Un ingénieur américain n’a pu quitter le pays et doit survivre en milieu hostile. D’abord allié à un jeune militaire, qui finit sous les crocs des DEADmutants, il va traverser les pires dangers, aller jusqu'au bout de lui-même pour finalement trouver ce qui ressemble plus ou moins à de l’espoir. Ça a l’air bête comme ça, mais ça ne l’est pas. Parce que les auteurs ont eu l’intelligence de faire un cinéma primitif, presque sans dialogue, en respectant à la lettre leur propre cahier des charges. Leurs zombies sont lents certes comme le veut la tradition, mais ils ne cessent jamais d’avancer. Jamais. Si les protagonistes s'arrêtent, ne serait-ce que quelques minutes, ils se retrouvent encerclés. Ce mouvement incessant obligatoire donne au film une tension et un stress permanents qui font qu’on reste accroché à son siège, malgré un scénario réduit à portion congrue et des personnages très vaguement typés.

Bonne initiative de prendre des comédiens inconnus, puisqu’ils sont immédiatement identifiés à leurs rôles et n’en sont que plus crédibles. Avec sa tête de politicien yankee-type, Rob Freeman commence le film en envahisseur blanc égoïste prêt à tout pour sauver sa peau, pour l’achever en icône quasi-mythologique, mélange entre Mad Max et Lawrence d’Arabie. Il porte le film sur les épaules avec une formidable présence et un regard aussi angoissé qu’angoissant.

Certaines images – les massacres de zombies à la machete, les cadavres jetés au bord des pistes – renvoient à une actualité africaine toujours brûlante et ne font qu’augmenter le malaise qu’on ressent pendant toute la projection.

« THE DEAD » est un film sorti de nulle part, plus ambitieux qu'il n’en a l’air et dont plusieurs séquences sont destinées à hanter la mémoire.

Décidément, les films de zombies/infectés auront-ils un avenir plus radieux que les films de vampires ?

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 15:29

La mythologie grecque revue et corrigée par le prisme du réalisateur de l’hallucinant « THE CELL », ça peut être absolument sublime, comme totalement kitsch. Eh bien, pas de jaloux, « LES IMMORTELS » c'est les deux à la fois !

Utilisant la technique numérique créée par « 300 » et récemment affinée dans la série IMMORTALS« SPARTACUS », le film entraîne dans un univers visuel factice à 100% et mise tout sur le mouvement, la surenchère et… le manque de complexe. On peut sourire au début d’un dialogue ampoulé et solennel, de la voix de bande-annonce du méchant roi Hypérion et de la luxuriance presque écœurante du moindre décor, mais force est de reconnaître qu’on est peu à peu happé par ce monde inconnu, d’autant que Tarsem Singh a l’intelligence de faire se dérouler tout son film dans une semi-pénombre mordorée où on devine les lieux et les silhouettes plutôt que de les voir vraiment. Hormis les scènes dans l’Olympe, franchement risibles et dignes d’une opérette gay, le film réussit son incroyable pari et finit par convaincre, presque malgré soi.

Si les héros Henry Cavill, le prochain Superman by the way et Stephen Dorff, sont un brin pâlichons et manquent de présence épique, Mickey Rourke déchire l’écran dans le rôle du méchant roi scarifié et suant la testostérone. Qu'il arrive à « vendre » un tel personnage et même à le rendre effrayant, prouve la puissance de l’acteur. Il vaut à lui seul qu’on voie le film. Quant à Freida Pinto, elle est une Phèdre qui donne envie de relire ses classiques.

Ni chef-d’œuvre, ni catastrophe, « LES IMMORTELS » imprime dans la mémoire des images dignes des rêves les plus déments, comme ce village à flanc de montagne, ces vierges enfermées et cuites vivantes dans un taureau d’acier ou cette montagne qui s’effondre sur ces milliers d’attaquants. Du vrai grand spectacle visionnaire et sans limite, qui n’a pour seul ennemi que ses propres excès, qui finissent par endormir l’émerveillement. À voir, de toute façon.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:56

« ATTACK THE BLOCK » est un film d’ados pour ados. Il a beau avoir les mêmes producteurs que l’ineffable « SHAUN OF THE DEAD », il ne vise – et n’atteint – pas le même public. Le ‘pitch’ est simplissime : une bande de ‘djeuns’ « issus de l’émigration » de laBLOCK banlieue sud de Londres, assiste à l’arrivée d’extra-terrestres hargneux. C'est grâce au chef de gang de 15 ans nommé Moses que l’invasion sera repoussée.

Si le pitch est rudimentaire, le scénario l’est plus encore. Et l’énergie forcenée, le montage frénétique, l’agitation des interprètes peinent à masquer l’absence de vraies péripéties, d’un semblant de développement de personnages. Le film arrive à bout de carburant à mi-chemin et on assiste à la seconde partie d’un œil morne et indifférent, d’autant que les F/X ne sont franchement pas terribles et que les aliens ne sont pas du tout convaincants avec leurs dents vertes fluo.

« ATTACK THE BLOCK » n’en demeure pas moins et très miraculeusement sympathique, par le regard positif qu'il porte sur les loubards des cités, par le charisme de son jeune héros qui ressemble de façon frappante à Denzel Washington en culottes courtes et par son amateurisme généralisé qui incite à l’indulgence. On se souviendra de quelques bonnes séquences d’action, d’inserts ‘gore’ surprenants et de seconds rôles bien croqués.

À noter que la v.o. uniquement parlée en argot est quasiment incompréhensible, quel que soit le niveau d’Anglais qu’on peut avoir. Ça tient quasiment du patois !

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 09:29

Ça démarre bien. Et même très bien. Avec un générique-hommage à Hergé et à son œuvre étonnamment peu « américain », un début de film charmant et mouvementé et l’émerveillement de voir littéralement incarnés les personnages de la légendaire BD sans qu’on TINTINressente la moindre trahison ou interprétation excessive.

« LES AVENTURES DE TINTIN : LE SECRET DE LA LICORNE » s’annonce donc sous les meilleurs augures et on s'apprête à retomber en enfance avec délectation. Mais voilà… Spielberg étant Spielberg, son côté ‘Monsieur Plus’ finit par prendre le dessus, le film s’emballe progressivement, la machine devient folle et à partir de l’arrivée de nos héros au Maroc, rien ne va plus. Le scénario se transforme alors en une longue course-poursuite conçue pour la 3-D, la caméra virevolte au-dessus des toits, flotte dans les ruelles, s’insinue au milieu d’une bataille de grues géantes et… tout semble se dissoudre sous nos yeux impuissants (sans parler de nos oreilles malmenées) : l’histoire, les personnages, les enjeux, l’ébahissement qu’on pouvait ressentir jusque-là pour la technique de ‘motion capture’. Ne reste qu’une profonde lassitude, une envie pressante que tout cela se termine au plus vite. Un peu ce qu’on avait déjà vécu avec le dernier opus des aventures d’Indiana Jones ou – et là, Spielberg n’y était pour rien – avec le premier Sherlock Holmes de Ritchie.

Alors bien sûr, il y a de magnifiques morceaux de bravoure, comme le flash-back avec Rackham le Rouge, oui Andy Serkis donne une vie incroyable au capitaine Haddock et oui encore, Milou a beau n’être qu’une créature numérique, il n’en est pas moins tout à fait attachant. Mais trop c'est trop. Le charme singulier de l’œuvre d’Hergé ne fait surface qu’à de rares occasions, il y a quelques ratages (l’apparition poussive et hors-sujet d’une Castafiore beaucoup trop mince) et le mot ‘FIN’ apporte un vrai soulagement.

Rageant !

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