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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 15:56

MOBILE HOTSHOTS (1)

Parfois des génériques de films semblent trop beaux pour être vrais. C'est le cas de « LAST OF THE MOBILE HOT-SHOTS », un scénario de Gore Vidal, tiré d’une pièce de Tennessee Williams et filmée par Sidney Lumet, sur une photo signée de James Wong Howe. Sans MOBILE HOTSHOTSoublier Quincy Jones à la BO !

C'est vraiment « la crème de la crème » comme disent les anglo-saxons croyant parler français. Et pourtant… C'est un échec sur toute la ligne, un film indéfinissable, infiniment long, pratiquement irregardable.

Le texte ressasse encore et encore les sempiternelles monomanies de l’auteur : le vieux SudMOBILE HOTSHOTS (2) pourrissant sur pied, incapable d’oublier son passé, la maladie qui ronge les corps, les souvenirs d’une sexualité avilissante… On a déjà vu tout cela dans la plupart des œuvres de Williams. En beaucoup mieux.

James Coburn sort de l’hôpital et épouse aussitôt une inconnue lors d’un show ringard à la télé locale. Il l’emmène dans sa vieille plantation familiale décatie où vit son demi-frère noir surnommé ‘Chicken’, avec lequel il eut jadis des relations homosexuelles. Hanté par sa mort prochaine, Coburn veut absolument faire un enfant à sa nouvelle épouse et récupérer un document qu'il signa à Chicken, en faisant son héritier. À partir de là, le film se fige sur place et n’est plus que la captation d’une pièce de théâtre, bavarde à mourir, complètement inerte et sans la moindre MOBILE HOTSHOTS (3)étincelle de vie.

Si Coburn, mal utilisé, fait ce qu'il peut d’un rôle pas vraiment fait pour lui (on aurait plutôt imaginé un Peter O’Toole bien émacié et dépravé à la place), Robert Hooks est assez pénible. Seule Lynn Redgrave tient la distance, même si elle joue sur une seule note cette idiote à la voix suraiguë. Au moins apporte-t-elle un minimum d’animation.

Il s’agit peut-être là d’un trop grand respect de l’œuvre originelle, qui a pétrifié tout ce beau monde. Trois personnages parlant, se disputant, couchant ensemble, se maudissant, dans l’unique décor d’une maison rongée par l’humidité et menacée par une inondation imminente, ça ne peut suffire à faire un film de cinéma. Et franchement, vu les immenses talents en présence, c'est bien dommage…

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JAMES COBURN
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