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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 12:58

Un fan de western (William Devane) découvre une photo de 1886, sur laquelle un pistolero (Klaus Kinski) tient un .357 Magnum estampillé 20ème siècle. Aidé de Lauren Hutton, il va voyager dans le temps, et retourner à l'époque du Far West, pour résoudre l’énigme.

« TIMESTALKERS » est un téléfilm de 1987, écrit par Brian Clemens (« CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR »), et annonçant avec trois bonnes années d’avance « RETOUR VERS LE FUTUR III ». Aux côtés des trois comédiens déjà cités, on voit également Forrest Tucker dans son dernier rôle, et des « tronches » comme Tracey Walter ou R.D. Call.

Kinski, vêtu d’un cache-poussière blanc, et portant un chapeau trop grand pour lui, transpose son personnage de tueur de « spaghetti western » dans un Ouest 100% made in U.S., ce qui est déjà très intrigant en soi, et le nom de Clemens incite à la curiosité.

Le film fut jadis édité en VHS sous le titre « TUEUR DU FUTUR », et mériterait peut-être une petit exhumation en DVD ?

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 18:56

Il est certain, que s’il se réfère uniquement aux classiques de Leone ou Corbucci, ou aux quelques westerns italiens connus du grand public comme « EL CHUNCHO » ou « LE DERNIER FACE À FACE », le néophyte aura du mal à comprendre pourquoi le genre fut si décrié, pourquoi il a encore parfois une si exécrable réputation.

Pour bien saisir que les films cités font plutôt partie des exceptions confirmant la règle, il serait édifiant de visionner des films comme « BLACK KILLER », qui aide à comprendre pourquoi le terme « spaghetti western » a pu être péjoratif.

Tourné avec un budget de misère, sur un scénario évoquant vaguement « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS », le film se passe à « Tombstone » (quelques baraques de bois blanc, alignées au milieu de nulle part), et fait s’affronter une famille de Mexicains appelés… O’Hara, un vengeur mal rasé nommé shérif, et un avocat planquant des armes dans ses livres de droit.

« BLACK KILLER » dépasse presque l’entendement : festival de maquillages hideux, de costumes hilarants (les tenues de velours rouge-sang ou vert-pomme des méchants !), de papiers-peints monstrueux, ce n’est qu’une enfilade de séquences bavardes et répétitives, d’angles de prises de vues inutilement biscornus, d’acteurs innommables. Les deux comédiennes se déshabillent dans pratiquement toutes leurs scènes, sans aucune justification scénaristique, bien évidemment. À voir : le héros ôtant une balle du corps d’une Indienne complètement nue, déconcentré par son fessier.


Au milieu de ce marasme, Klaus Kinski vient cachetonner. En faux avocat, il passe son temps à palabrer avec un juge ripou, à apparaître mystérieusement derrière des rideaux, et à tripoter son colt à l’intérieur de ses bouquins. Il faut l’avoir vu, portant ceux-ci, aussi gros que des annuaires téléphoniques, et flinguant les méchants, sans même viser, en tirant sur un anneau. Énorme !

Pratiquement irregardable, « BLACK KILLER » est donc le témoin de ce que pouvait être un mauvais « spaghetti » bas-de-gamme, et ne vaut même pas pour Kinski, qui ne prend pas la peine de cabotiner. Service minimum, comme tout le monde !

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 12:10

Alors qu'il enchaînait les westerns italiens, les films d’horreur multinationaux à travers toute l’Europe, où il était devenu une valeur commerciale, Klaus Kinski décida de retourner sur les planches, à Berlin, là où il avait débuté.


Le 20 novembre 1971, fut annoncé « JESUS CHRISTUS ERLÖSER » (« JÉSUS CHRIST LE SAUVEUR »), un spectacle de one-man-show, dans lequel Kinski devait raconter à l’Humanité, qui était réellement le Christ.

Jusque là, rien d’extraordinaire, à part que Kinski étant ce qu'il est, le spectacle tourne rapidement au chaos, les spectateurs huent, montent sur scène, le tout se termine en eau de boudin, et l’acteur annule la représentation. Il finit par jouer devant quelques fidèles demeurés sur place, de plus en plus identifié à son rôle de martyr.

Un très grand moment de fureur, teintée de pathétique, dont on n’avait vu jusqu'ici que des extraits sur le Net. Édité par « THE KLAUS KINSKI ESTATE EDITION » en Allemagne, ce document assez décoiffant dure 84 minutes, et vaut à lui seul toutes les apparitions de Kinski dans ses « spaghetti westerns ». Les prises de vues sont parfois dommageables (il passe la moitié du temps avec un micro lui dissimulant complètement le bas du visage !), mais ce morceau d’anthologie vaut largement le coup d’œil, d’autant que le DVD a des sous-titres anglais.

À un spectateur qui lui dit que le Christ était quelqu’un de patient, qui tentait de convaincre les gens, plutôt que leur dire « Ta gueule », Kinski se met à hurler : « Tu sais ce qu'il aurait fait, le Christ ? Il aurait pris un fouet, et te l’aurait mis en travers de la gueule ! Sale porc ! ».

Ils étaient quand même plus rigolos qu’aujourd'hui, les acteurs !

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 12:55

Franchement, si le terrible « ON M’APPELLE KING » est sorti en DVD, dans une belle copie restaurée, on ne voit pas pourquoi le non moins navrant (mais pas plus) « NEVADA KID » n’aurait pas, lui aussi, sa galette argentée !

D'accord, Miles Deem (alias Demofilo Fidani) est un réalisateur honni par les fans les plus indulgents du « spaghetti western », d'accord, le héros Nevada Kid (pas Smith, « Kid » !) est incarné par l’invisible Jeff Cameron (alias Nino Scarciofolo), mais dans ce nanar photographié par le futur réalisateur de films bis, Joe D’Amato, il y a Klaus Kinski. Et par n'importe quel Kinski : celui des grands jours !

Tourné à peine quelques mois avant « AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU », « NEVADA KID » offre à l’irascible Polonais, un rôle de chef de bande rendu fou furieux, après le meurtre de ses frères par la famille de Nevada Machin. Et quand Kinski devient fou furieux, on sait ce que ça donne !

Donc, pour quelques séquences « over the top » de Klaus, pour la présence toujours bienvenue de Gordon Mitchell dans un rôle sympathique de chasseur de primes, qu’un éditeur nous exhume « NEVADA KID » des oubliettes où il croupit depuis… 40 ans.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 19:18

SANTA CRUZ suiteComment se fait-il que ce western viennois, tourné un an avant « POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS », soit totalement inédit en DVD ?

« LA CHEVAUCHÉE VERS SANTA CRUZ », de Rolf Olsen, a pour vedette (enfin… rôle principal, disons) l’Anglais Edmund Purdom, dans un rôle d’ex-shérif devenu employé de banque, et qui doit affronter un bandido mexicain échappé du bagne, et qui rêve de se venger de lui. C'est Mario Adorf, éminent spécialiste allemand du vilain Mexicain, qui incarne l’infâme Ortiz, et parmi les hommes de sa bande, se trouve Klaus Kinski dans le rôle de « José l’Apache » (sic !), un voyou en chemise rouge et à l’œil torve.

Marianne Koch, vedette l’année suivante du premier western de Leone, joue ici la femme du caissier, et l’Autrichienne Marisa Mell, la maîtresse du « chicano ».


Soyons francs, ce western teuton tourné aux îles Canaries fleure bon le nanar, et même à plein nez… Mais cela n’a jamais empêché la curiosité de l’amateur !
Malédiction ! Comme dirait José l'Apache...

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 09:58

Coproduction italo-espagnole tournée en 1969, « DEUX FOIS TRAÎTRE » de Nando Cicero, fait partie des – rares, donc précieux – bons westerns « spaghetti » de Klaus Kinski.

Sans être un classique du genre, le film bénéficie d’un scénario intrigant, avec héros amnésique, faux-frère hypocrite (devinez qui ?), chausse-trappes, et volte-faces. De plus, Kinski y apparaît brun, pour l’unique fois de son parcours westernien, et y est surnommé… Dingus. Et le héros est joué par Antonio Sabato, vu dans « PAS DE PITIÉ POUR LES SALOPARDS ».

Le film est inédit à peu près partout, sauf en Allemagne, où il est sorti sous le titre « ZWEIMAL JUDAS ». Hélas, la copie est recadrée du format Scope en 1.85.1., l’image est quelque peu verdâtre et abîmée, et… l’unique piste sonore est allemande.

Pas mal de handicaps, qui nous font espérer une sortie française plus adéquate, de la même qualité technique que la série récemment sortie chez M6 Vidéo, avec ses jaquettes dessinées par les auteurs de « FLUIDE GLACIAL ».

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 13:49

« CHACUN POUR SOI », sorti en 1968, sans être considéré comme un classique du western européen, est-il tout du moins unanimement reconnu comme un film intéressant, réussi dans son créneau, et faisant partie des « spaghetti westerns » ayant passé l’épreuve du temps.

À son générique, deux vétérans américains comme Van Heflin (« L'HOMME DES VALLÉES PERDUES ») et Gilbert Roland, le fade George Hilton, et Klaus Kinski dans un de ses rôles les plus flamboyants : un hors-la-loi homosexuel et fébrile, absolument terrifiant. Le film est réalisé par Giorgio Capitani, musiqué par Carlo Rustichelli, et… il est absolument introuvable !

Étant donné que quelques uns des pires westerns italiens de Kinski sont récemment sortis en France, comme « BLACK KILLER » ou « ON M’APPELLE KING », il n’y a vraiment aucune raison pour qu’un éditeur avisé ne s’empare de « CHACUN POUR SOI », qui mérite réellement d’être exhumé.

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 12:34

Tourné en 1970 par Antonio Margheriti, également connu sous le pseudonyme de Anthony M. Dawson, « ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE » est un curieux « spaghetti western », mixant adroitement un récit de vengeance classique, avec des éléments fantastiques, qui ne sont pas sans annoncer « L'HOMME DES HAUTES PLAINES » de Clint Eastwood, sorti trois ans plus tard. Le film est aussi notable, car c'est un des rares rôles « héroïques » de Klaus Kinski, qui est très présent à l’image, alors que généralement, ses apparitions dans les westerns italiens, se résumaient à des participations fugitives, en « vedette invitée ».

Le film ressortit en France sous le (moins bon) titre « UN HOMME, UN CHEVAL, UN FUSIL », sans qu’on ne sache très bien pourquoi. À vrai dire, le titre original qu’on peut traduire par « ET DIEU DIT À CAÏN », était tout à fait attrayant.

Le film est disponible en Allemagne, dans une copie correcte 16/9, mais recadrée en 1.85 :1., alors qu'il était tourné en Scope, et uniquement doublé en Allemand. On peut également le dénicher aux U.S.A. chez un petit éditeur confidentiel, doublé en Anglais.

« ET LE VENT APPORTA LA VIOLENCE » fait partie des bons westerns transalpins, des ces films unaniment estimés des amateurs, il offre un de ses vraiment bons rôles à Kinski dans ce genre qu'il écuma de long en large, et il serait le bienvenu dans nos bacs DVD.

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