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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 18:03

KK 3« WWW » avait déjà parlé de la sortie en DVD de « KINSKI TALKS », une compilation composée d’interviews diverses de notre ami Klaus à travers les années et les médias.

Coups de gueule sur les plateaux de télé allemands, vociférations en plein air, hurlements pendant la promotion de films ou de spectacle, tout y est.

Seul regret, c'est en v.o. et sans sous-titre. Dommage pour ceux qui ne comprennent pas un mot de la langue de Goethe, on sent bien qu’on loupe quelque chose !

Le pire est qu'il y eut un n°2 et plus dingue encore, voilà que sort un 3ème volume de 137 minutes entièrement consacré aux coups de sang de Klaus Kinski. Bon, même « WWW » reconnaît qu'il faut être gravement ‘addict’ pour s’infliger six heures d’un tel traitement, mais nous nous devions de mentionner cette sortie, ne serait-ce que pour contempler les tenues de la « Colère de Dieu », en pleine période hippie.

Faut avouer que c'est quand même tentant… Non ?

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:32

AMANTI (2)Que dire de « LE AMANTI DEL MOSTRO », sinon qu'il se classe à égalité avec « FOU À TUER » dans le cercle très fermé des nanars les plus kinskiens de la filmo délirante de Klaus AMANTI (1)Kinski ? Pourquoi ? Parce que le film n’existe que par et pour, à cause ou grâce, à travers le numéro hallucinant de l’acteur le plus démentiel de l’Histoire du 7ème Art.

Impossible de résumer le scénario : disons que nous sommes au 19ème siècle, Kinski qui ressemble au début à un sosie du sympathique chanteur Dave doté d’une belleAMANTI (3) mise-en-plis, arrive dans la maison de sa femme. Il a ruiné leur vie de couple à cause de sa jalousie. Sur place, il découvre les manuscrit de son défunt beau-père (qui se nomme Ivan Rassimov, comme l’acteur de ‘spaghetti western’) et décide de… réanimer les cadavres. Ça ne marche apparemment pas, mais subitement, Klaus ne ressemble plus du tout à Dave : il se met à suer abondamment, à respirer comme Dark Vador, il est tout décoiffé et va arpenter la campagne pour violer des filles et tuer des innocents. Bref, il devient… Klaus Kinski ! Pourquoi ? Ce n’est pas très clair. On sent des tentatives d’immiscer la mythologie de Frankenstein et Dr. Jekyll & AMANTI (4)Mister Hyde, mais l’important est de laisser la bride sur le cou de l’acteur.

Et là, on est gâté ! Complètement libre de ses mouvements, Kinski éructe, se contorsionne par-terre, roule des yeux, se met du coton dans la bouche pour avoir l’air encore plus monstrueux (franchement, ce n’était pas la peine !) et vampirise goulument tout le film, ne laissant aucune chance à ses partenaires d’exister. C'est mal photographié, pourri de coups de zoom, la BO semble sortie d’un mauvais pastiche de Visconti et la fin, bâclée en quelques plans et un arrêt sur image fort cavalier, est très frustrante.

Mais bon… Impossible de ne pas aimer « LE AMANTI DEL MOSTRO » (litt : « LES MAÎTRESSES DU MONSTRE »), parce qu'il permet de profiter pleinement des délires du maestro polonais qui a réinventé le sens du mot cabotinage et s’est mué en F/X de chair et de sang.

AMANTI

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:29

PLEASURE GIRLS (3)Quand un film s’intitule « LES FILLES DU PLAISIR » et qu’un des rôles principaux est PLEASURE GIRLS (2)tenu par Klaus Kinski, on sait à peu près à quoi s’en tenir.

Eh bien, pas du tout ! Le film ne ressemble en rien aux nanars semi-porno que l’acteur allemand tourna parfois en Europe ou au Japon. En fait, ilPLEASURE GIRLS s’agit plutôt d’une comédie douce-amère sur la vie quotidienne de quatre colocs délurées dans le ‘swinging London’ des sixties, leurs relations aux hommes. Dire que la chose a vieilli est un doux euphémisme : la découverte de l’homosexualité du frère de l’une des héroïnes est vécue comme un choc traumatique et ne parlons même pas des séquences « orgiaques » où de jolis jeunes gens en costard-cravatePLEASURE GIRLS (1) dansent le twist au son de pickups déchaînés !

Alors que vient faire Kinski là-dedans ? À peine sorti de ses polars allemands et s'apprêtant à tourner son premier ‘spaghetti western’, il incarne un semi-gangster sophistiqué et mielleux, une sorte de racketteur exploitant ses locataires avec l’aide de quelques gorilles. Précieux et délicat, Kinski joue les séducteurs sans grande conviction mais apparaît heureusement dans l’unique séquence d’action du film : quand il se fait copieusement tabasser par quelques-unes de ses victimes dans un parking. À ses côtés, on voit le tout jeune Ian McShane, futur protagoniste de la série « DEADWOOD », en glandeur sympathique séduisant la rondelette Francesca Annis.

On peut à l’extrême rigueur jeter un coup d’œil aux « FILLES DU PLAISIR » pour son aspect documentaire. L’image noir & blanc capture par instant le quotidien de ce monde révolu à jamais, mais le scénario – ou ce qui en tient lieu – ressemble à une improvisation sans la moindre colonne vertébrale. Les déambulations de désœuvrés passant d’une « surboum » à une boîte de nuit, en faisant un crochet par de sinistres salles de jeu. Rien d’indispensable, donc. Sauf pour le fan complétiste de Klaus Kinski, bien sûr.

 

À NOTER : le film est sorti récemment en Angleterre dans une double édition DVD-Blu-ray des plus soignées. Le film le mérite-t-il ? C'est une autre question…

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 07:01

VENOM« VENIN » fait partie de ces films dont on aurait rêvé de voir un ‘making-of’ et qui ne parvient jamais à égaler les promesses implicitement contenues dans son sujet et son VENOM (1)affiche. Il a certainement fallu beaucoup de courage et/ou d’inconscience pour réunir sur un même plateau deux fauteurs de troubles portés sur la bouteille comme Sterling Hayden et Oliver Reed, une bombe à mèche courte comme Klaus Kinski et des reptiles venimeux.

C'est en fait son casting qui fait tout l’intérêt de « VENIN », puisqu’on y retrouve également les belles Sarah Miles en spécialiste des serpents, Susan George en bonniche nymphomane, le toujours fiable Nicol Williamson dansVENOM (3) un rôle de flic mollasson et l’inévitable Michael Gough.

Passé la première bonne idée de départ (un petit garçon commande un serpent inoffensif, mais reçoit par erreur un mamba extrêmement venimeux qui prend la fuite dans sa maison) le scénario n’est qu’une banale tentative de kidnapping d’enfant qui tourne mal, une sorte de « MAISON DES OTAGES » en huis clos pimentée par la présence d’un serpent noir menaçant filmé au grand-VENOM (4)angle, qui surgit de sous les tapis de temps à autres pour éliminer (libérer ?) un membre du casting.

C'est tourné de façon académique, comme un téléfilm BBC, la lumière est sans relief et il est hélas, très peu demandé aux vedettes qui se contentent de rouler des yeux et de transpirer en abondance. Hayden en roue-libre, joue un papy alcoolisé et hagard avec ce look barbu-débraillé qu'il arborait à la fin de sa carrière, Kinski est presque sobre en chef de bande autoritaire et sans pitié. On a tout de même droit à un « Klaus moment » à la fin, alors qu'il se fait mordre parVENOM (2) le mamba au ralenti. Ça vaut presque le voyage ! Reed lui, n’a qu’un rôle ingrat de chauffeur corrompu et chaud-lapin.

Pas vraiment polar, pas tout à fait film d’angoisse, trop aseptisé pour être apprécié au second degré par l’amateur de curiosités, jamais assez glauque pour s’aligner avec d’autres « Klaus classics » comme « FOU À TUER », « VENIN » est donc une occasion manquée, une réunion de monstres sacrés à qui on a limé les crocs et qui se contentent ici d’une routine qu'ils connaissent tous par cœur et qu'ils répètent sans passion, ni humour.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 16:38

Après avoir édité l’inestimable « JESUS CHRISTUS ERLÖSER », montrant une représentationKINSKI TALKS hystérique et complètement foirée d’un spectacle de Klaus Kinski à Berlin, voici que les mêmes éditeurs remettent le couvert avec un DVD des plus alléchants : « KINSKI TALKS » (première partie !) regroupant sur plus de deux heures vingt, diverses apparitions de l’acteur dans les talk-shows en Allemagne au cours de l’année 1977.

Amusant de voir comment, progressivement, Kinski est passé d’acteur excentrique et adulé des « happy few » à personnalité publique dont les films n’ont plus vraiment d’importance, mais qu’on aime à revoir pour ses colères cataclysmiques et ses ruades de pur-sang écumant.

On est curieux de voir ça…

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 08:07

CRAWLSPACE (1)Puisque c'est l’anniversaire de Klaus Kinski, comment ne pas revenir sur un film totalement inconnu, mais qui résume à la fois ce qu'il y a de pire et de plus drôle dans sa carrière en CRAWLSPACEdent de scie ? Nous avions déjà donné un aperçu de « FOU À TUER » en citant sa séquence la plus inouïe, mais il est toujours bon de revenir aux vraies valeurs.

Cette petite production américaine offre à Kinski un rôle taillé sur-mesure de fils de nazi exilé aux U.S.A., où il gère un immeuble. Doucereux et serviable, il passe en fait son temps à ramper dans les conduits d’aération pour mater les jeunes filles prenant leurCRAWLSPACE (2) douche et (accessoirement) les assassiner de temps en temps. Pour ce qui est de ses hobbies, « Karl Gunther » s’est installé un petit camp de la mort dans son grenier, avec une déportée enfermée dans une cage qu'il torture à loisir, en se projetant de vieux films des années hitlériennes.

Oui, « FOU À TUER » dépasse l’entendement ! Et le personnage de Kinski est une sorte de concentré de Klaus : il faut l’avoir vu se brûler délibérément la main au feu de sa cuisinière, ou jouer à la roulette russe entre deux meurtres : « Dommage » murmure-t-il chaque fois qu'il se loupe. Sans oublier son exaltation orgasmique quand il se déguise en nazi barbouillé de rouge à lèvres, devant ses vieux films Super8. C'est en fait un film de monstre sans monstre, sans F/X : Kinski se suffisant amplement à lui-même.

Monument de mauvais goût, au budget tellement riquiqui que le petit nombre de plans donne la sensation que le film dure deux fois sa (pourtant courte) longueur, « FOU À TUER » n’est en fait qu’un écrin-hommage à sa vedette, visiblement écrit par un fan. CRAWLSPACE (3)Dans un casting d’inconnu(e)s qui heureusement le sont restées, on reconnaît Talia Balsam, fille du célèbre second rôle Martin.

En 1999, le réalisateur David Schmoeller monta un court-métrage de 9 minutes intitulé « PLEASE KILL MR KINSKI », sur ses déboires avec l’irascible Polonais. Il paraît qu’on y assiste à quelques crises d’hystérie mémorables sur le plateau. Le supplément rêvé pour une réédition de ce nanar que tout amateur de Kinski se doit de posséder.

 

À NOTER : le film est sorti en zone 1 dans la collection « MIDNITE MOVIES » en double-programme avec « THE ATTIC », un suspense freudien avec Ray Milland et Carrie Snodgress. Sous-titrés en Français !

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 18:25

CLINIQUE (1)Qui connaît « LES INSATISFAITES POUPÉES ÉROTIQUES DU DR. HITCHOCK » ? Et CLINIQUE« LA CLINIQUE SANGLANTE » ? Ou « LES INSATIABLES POUPÉES ÉROTIQUES » ? « LA CLINIQUE DES TÉNÈBRES », peut-être ? « LA BÊTE TUE DE SANG-FROID » (titre italien) sera sans doute plus familier… À moins que « ASYLUM EROTICA » (titre U.S.) ? « HÔTEL MASSACRE » (titre anglais) ?

Voici un florilège sélectif des quelques titres d’un même ‘giallo’ de Fernando di Leo, qui ressortit quelques années après sa réalisation « caviardé » de plans ‘hard’ afin de capitaliser sur la réputation d’érotomane de Klaus Kinski. Celui-ci apparaît en effet dans le film, dans un rôle de psy à tignasse raide, à la moue dédaigneuse, qui est le principal suspect d’une série de meurtres au sein d’un HP truffé de nymphomanes et de lesbiennes. Mais comme souvent, à force de trop avoir la tête de l’emploi, l’ami Klaus s’avèrera victime d’un délit de faciès. D’autant que l’assassin armé d’une hallebarde et portant un masque et une cape noirs a très visiblement deux bonnes têtes de plus que lui !

Si l’amateur de jolies starlettes européennes se console avec les scènes dénudées de CLINIQUE (2)Margaret Lee ou Rosalba Neri, si le voyeur moyen appréciera probablement les séquences de massage entre filles grassouillettes et cellulitiques, l’amateur de suspense se sentira rapidement floué par ce nanar poussif aux personnages caricaturaux.

Apparaissant sporadiquement – et pour une fois du bon côté de la camisole ! – Kinski cachetonne d’un air distrait, fumant clope sur clope et ne participe même pas aux scènes « chaudes ». Un comble ! En même temps, après l’avoir vu dans « LES FRUITS DE LA PASSION », on ne va pas s’en plaindre…

Édité, réédité, doublé, coupé, intégral, soft ou hard, « LA CLINIQUE SANGLANTE » est réservé au collectionneur compulsif et peu exigeant des œuvres du grand Klaus.

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 11:34

BLOODY DEAD« LA MAIN DE L’ÉPOUVANTE » est un de ces nombreux films allemands inspirés de l’œuvre ‘pulp’ du romancier Edgar Wallace et dans lesquels Klaus Kinski fit ses classes. Sorti en 1967, il offrait à l’acteur un double rôle : des jumeaux ennemis. L’un interné en HP (pour changer un peu), l’autre en liberté mais peu recommandable. Évidemment, il y aura échange d’identité. Sinon à quoi cela servirait-il d’avoir des jumeaux dans un film ?

Ça peut être amusant au énième degré : les nuits d’orage, les couloirs de l’hôpital, une armure dont le gant dissimule des poignards rétractiles, des flics du Scotland Yard menant leur enquête comme Hercule Poirot, avec l’explication finale réunissant tous les suspects en rang d’oignon. Rien ne manque…

Quelques années plus tard, un producteur américain nommé Sam Sherman acquit les droits du film. Mais celui-ci était très désuet et n’avait aucune chance sur le marché du film d’horreur contemporain. Aussi décida-t-il de tourner quelques séquences supplémentaires ainsi que des « inserts » gore, afin d’attirer un public averti. Le film original est donc caviardé de gros-plans de gorges tranchées, d’infirmières étripées, de scènes de poursuite mal fichues dans des décors tentant maladroitement de ressembler à celui du film d’Alfred Vohrer. Le plus drôle est que malgré ces « rajouts », c'est beaucoup plus court !

BLOODY DEAD (1)

La chose est tout à fait irregardable, mais comme toujours dans ces tripatouillages, assez jouissive si on est dans le bon état d’esprit. Le « film » s’intitule à présent « THE BLOODY DEAD » (« LE MORT SANGLANT » !) et c'est un cas d’école.

Les deux versions sont éditées en zone 1 par « IMAGE Entertainment » dans des transferts granuleux et antédiluviens. Le fan masochiste de Klaus Kinski pourra s’infliger les deux films pour comparer.

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 10:59

S’il est un couple bizarroïde du cinéma d’horreur qu’aucune adaptation n’a jamais séparé, c'est bien le comte Dracula et son fidèle Renfield. Fonctionnaire possédé par le vampire, celui-ci est interné en HP où il attend patiemment l’arrivée de son maître comme d’autres le messie. En attendant, et pour garder la forme, il se nourrit de mouches et autres insectes. Il est comme ça, Renfield.

Des films tirés de l’œuvre de Bram Stoker, il y en a eu et il y en aura encore des dizaines, des centaines même. Mais un seul comédien a interprété les deux rôles : Klaus Kinski. Qui d’autre ?

Dans « LES NUITS DE DRACULA » de Jess Franco, il apparaît à intervalles réguliers dans sa cellule, badigeonne les murs capitonnés de… matière organique et bien sûr, gobe quelques coléoptères. Comme sur notre photo. Le comte lui, est incarné par Christopher Lee. Mais ils n’ont aucune scène ensemble.

KK drecula rendfield (1)

Quelques années plus tard, Renfield monte en grade et devient lui-même le comte dans « NOSFERATU, FANTÔME DE LA NUIT ». Kinski adopte le look de Max Schreck dans le classique muet de Murnau et son Renfield à lui a les traits de Topor, le dessinateur-dramaturge français au rire démentiel. Cette fois, ils se rencontrent et Renfield se frotte même à son maître, très excité comme un chienchien.

KK drecula rendfield

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:46

VENGEANCE DIEU (3)Quand Klaus Kinski tournait en Allemagne des polars tirés des romans d’Edgar Wallace, il tenait à peu près toujours le même emploi : le détraqué inquiétant, le coupable idéal, la menace rampante à tête deVENGEANCE DIEU (1) gargouille… qui se révélait innocent au bout du compte ! Une sorte de fausse-piste sur pattes, en somme. Il faut dire qu'il avait le physique de l’emploi.

« LA VENGEANCE DE DIEU » est un ‘spaghetti western’ de modeste envergure qui lui offre le même genre de rôle : un voyou arrogant et peu sympathique, emprisonné pour le meurtre d’une prostituée qu'il n’a pas commis. Kinski passe tout le film – ou presque – dans sa cellule àVENGEANCE DIEU (2) maugréer et à contempler le gibet en train de se construire à travers les barreaux de sa fenêtre.

Gianni Garko, sorte de dandy snob à la Roger Moore, est engagé pour enquêter sur ce meurtre. Abandonnant ses leçons de judo (sic !), il endosse sa tenue noire des ‘Sartana’ et va fouiner en ville. Là, le western se fait ‘whodunit’ et Garko va soupçonner les notables, les patrons de bordel et même le prêtre très peu catholique.

Malgré tout (c'est quand même Klaus Kinski !), innocenté du meurtre, le dénommé Chester VENGEANCE DIEUConway ne s’en tirera pas aussi facilement, puisque notre héros aura découvert entretemps qu'il est coupable d’un autre crime. Rares sont les ‘spaghettis’ que l’ami Klaus a fini sans mordre la poussière.

Malgré sa ressemblance avec le titre du plus beau rôle de l’acteur, « LA VENGEANCE DE DIEU » est une série B fauchée et bâclée à tous niveaux, pas drôle puisque Klaus ne prend même pas la peine d’en faire des tonnes. Il se contente de quelques moues et de postures tourmentées… Franchement !

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