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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 18:21

« RÈGLEMENT DE COMPTES À OK-CORRAL » n’est pas un chef-d’œuvre, mais il garde une aura indéniable, grâce à son casting, à l’excellence de ses scènes d’action. John Sturges revisite le sujet dix ans plus tard, avec une sorte de sequel, « 7 SECONDES EN ENFER » (titre en v.f. qui n'a rien à voir avec la v.o., mais s'avère tout aussi inadéquat), qui malgré de nombreux atouts, tombe quelque peu à plat.

Le scénario est confus, inabouti, part en tous sens : ainsi, lorsque Doc enrôle des pistoleros (clin d’œil aux « 7 MERCENAIRES » du même réalisateur ?), ceux-ci n’ont strictement rien à faire, ils font juste un peu d'équitation, et finissent par disparaître du film, aussi vite qu'ils y sont entrés. L’amitié entre Earp et le même Doc est incompréhensible : le second ne cesse de culpabiliser le premier, en lui donnant d’illogiques leçons de morale sur le respect de la loi. Le film n’a de cesse de nous démontrer que Earp n’est qu’un salaud de tueur assermenté, alors que chacun de ses meurtres survient en état de légitime défense. Tous ces approximations et contresens finissent par dévitaliser le film, et faire naître un ennui qui ne cesse de croître.

Célèbre pour son flair en matière de casting, Sturges ne sait visiblement que faire de James Garner, Jason Robards et Robert Ryan, généralement excellents comédiens, qui sont tous en petite forme, et se traînent l'air boudeur, sans jamais parvenir à donner vie à leurs personnages de répertoire. Surtout Robards, qui semble confondre maladie et léthargie. Parmi les seconds rôles complètement transparents, on reconnaît un jeune Jon Voight dans le rôle de Curly Bill Brocius, qui finit une balle dans le front, après trois courtes apparitions.

« 7 SECONDES EN ENFER » est donc une vraie déception, malgré quelques séquences brillamment exécutées (comme la mort de Warshaw, criblé de balles par Wyatt Earp), et la volonté de réalisme annoncée au générique-début, semble avoir ôté à Sturges tout sens du spectacle et du rythme.


C'est à peu près le même souci que rencontrera le « WYATT EARP » de Lawrence Kasdan, comparé au « TOMBSTONE » de George Cosmatos : le premier se veut sérieux, réaliste, respectueux des faits historiques, le second est un western décomplexé et tonitruant. Alors pourquoi préfère-t-on le second ?

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE ROBERT RYAN
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 09:27

James Arness, géant de deux mètres, au visage buriné, est connu pour plusieurs raisons : d’abord, pour avoir incarné l’entité extra-terrestre, visible dans quelques plans de « LA CHOSE D’UN AUTRE MONDE », ensuite pour avoir tenu le même rôle – celui du marshal Matt Dillon dans la série « GUNSMOKE » – pendant vingt ans, puis pour avoir été un protégé de John Wayne, qui lui signa un contrat d’exclusivité, et finalement pour être le frère aîné de l’acteur Peter Graves, le célèbre chef de la série « MISSION : IMPOSSIBLE ».

« GUNSMOKE » étant inédite en France, Arness est donc beaucoup moins populaire en dehors de ses frontières, même s’il a joué quelques autres westerns : il est un méchant dans « LE CONVOI DES BRAVES » et « WYOMING TRAIL », un homme de main dans « CAVALRY SCOUT », un ex-soldat nommé shérif-adjoint dans « LE TRAÎTRE DU TEXAS », un scout de l’armée dans « HONDO, L'HOMME DU DÉSERT », on le voit également dans « L’AVENTURE FANTASTIQUE », en « bad guy » amoureux de Ginger Rogers dans « LA VRP DE CHOC », en hors-la-loi trahi par son gang dans « GUN THE MAN DOWN ».


Arness apparaît non-mentionné au générique, dans son rôle de Dillon dans « ALIAS JESSE JAMES ». Puis pendant des années, il ne fait qu’enchaîner les… 617 épisodes de « GUNSMOKE », devenant l’acteur préféré du public U.S. Il tourne ensuite le téléfilm « THE MACAHANS », qui devient la série « LA CONQUÊTE DE L’OUEST », dans laquelle Arness arbore un look moustachu et hirsute d’homme des bois. On le revoit dans le rôle de Jim Bowie dans le téléfilm « THE ALAMO : 13 DAYS TO GLORY », il reprend le rôle de son « mentor » John Wayne, dans un remake télé de « LA RIVIÈRE ROUGE », puis entre 1990 et ’94, il remet l’étoile de shérif de Matt Dillon, le temps de quatre téléfilms tardifs.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 17:32

Écrit, réalisé et interprété par Alan Alda la star de la série TV tirée de « M*A*S*H* », « SWEET LIBERTY » est une très charmante comédie, confrontant une petite ville universitaire de province sortie tout droit d’un roman de John Irvin, à la « Hollywood bullshit », via une équipe de tournage venant s’installer pour quelques semaines.

David Mamet avait quelques années plus tard, tourné « SÉQUENCES ET CONSÉQUENCES », sur un postulat très similaire, mais le film d’Alda est moins méchant, plus ludique, et réserve même quelques instants d’émotion.

Il y a de jolies idées, comme cet auteur tombant amoureux de l’actrice jouant son héroïne (Michelle Pfeiffer, parfaite), pour réaliser qu'elle n’a aucun rapport avec elle. Michael Caine est formidable, en acteur hyperactif séduisant et insupportable, et la légendaire Lilian Gish apparaît en mère à moitié gâteuse d’Alda, dans des scènes douces-amères, qui n’ont que peu de rapport avec l’histoire. Seul Bob Hoskins cède à la caricature grossière, dans un personnage mal écrit de scénariste ringard et lèche-bottes.

Le tournage de la bataille finale est un beau morceau de bravoure, par les enjeux dérisoires qui se nouent : les habitants de la ville défendent la vérité historique, contre la bêtise hollywoodienne. Et le credo du réalisateur : « Défier l’autorité, détruire la propriété privée, et enlever les vêtements des gens », se retourne drôlement contre lui.
Léger et acidulé, « SWEET LIBERTY » se laisse regarder avec un sourire permanent, et donne envie de découvrir les autres films réalisés par Alan Alda.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE MICHAEL CAINE
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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 11:54

C'était un buveur invétéré, un acteur génial mais rebelle, qui refusa son Oscar pour « PATTON », un homme intimidant, qui effrayait ses partenaires, à la scène (Julie Christie) ou à la ville (Ava Gardner). Acteur d’une intensité rare, il connut quelques années glorieuses, mais sa carrière s’avéra de plus en plus décevante.

George C. Scott tourna peu de westerns, mais on le vit à ses débuts, en prédicateur givré dans « LA COLLINE DES POTENCES », et à la télé dans « LE VIRGINIEN », dans la série « THE ROAD WEST » (la photo noir & blanc), et le téléfilm « THIS SAVAGE LAND ».

Il aurait eu 82 ans aujourd'hui, mais George C. Scott est mort il y a dix ans. Son fils, Campbell Scott, est un comédien et réalisateur apprécié.

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 10:19

Geoffrey Lewis est connu pour deux raisons : il a très souvent tourné aux côtés de, ou pour Clint Eastwood et il est le père de la sulfureuse Juliette Lewis.

Second rôle pittoresque jouant volontiers les abrutis sympathiques, Lewis n’a jamais cessé de tourner et sa filmo de plus de 200 titres est là pour en témoigner.

Il apparaît dans « BONANZA » et « CHAPARRAL », joue un cowboy querelleur dans « LA POUSSIÈRE, LA SUEUR ET LA POUDRE », un hors-la-loi dans « BAD COMPANY », un des bandits cherchant à se venger des villageois dans « L'HOMME DES HAUTES PLAINES ». Il est le chef de la Horde Sauvage dans « MON NOM EST PERSONNE » (même si on ne voit son visage qu’à la toute fin du film, sans que ce ne soit vraiment justifié par le scénario), il est trappeur dans « LE RETOUR D’UN HOMME NOMMÉ CHEVAL » et « LA PORTE DU PARADIS » (où il a une scène très amusante avec Mickey Rourke, dont il attrape la langue), shérif dans la minisérie « COLORADO », joue le procureur qui fait condamner McQueen dans « TOM HORN ».


Il incarne le célèbre braqueur de banques Cole Younger dans un épisode de « LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE », joue un comanchero dans le téléfilm « THE SHADOW RIDERS », un des bandits pour rire de « LUST IN THE DUST », le banquier malhonnête  (oui, ça existe...) de « MAVERICK ». On le voit même dans le film français « BLUEBERRY ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 19:18

Comme les Corleone ont déménagé dans le Nevada pour le second « PARRAIN », les Bettoun émigrent à Miami. Et on démarre évidemment, le film par une grande fête. Ensuite, on pioche plutôt dans le « SCARFACE » de DePalma, et même copieusement, sans oublier d’innombrables allusions au premier « PARRAIN » (les chiens de course étripés, au lieu du pur-sang décapité). Mais cette fois, pas de bonne surprise, comme pour le précédent : ce n°2 est ce qu'il est, rien de plus : un n°2.

Un peu disproportionné et bourratif, ce « GRAND PARDON II » se laisse regarder sans déplaisir, ne serait-ce que pour voir côte à côte Navarro et le « KING OF NEW YORK » lui-même : l’inimitable Christopher Walken, qui reprend le rôle de Paul Shenar (Sosa) dans « SCARFACE », poussant le luxe à en faire un fils de nazi, histoire de pimenter son face à face avec les gangsters juifs de Montmartre. On a même droit à Jill Clayburgh, l’ex « FEMME LIBRE » des seventies, qui finit ici dans le lit de Raymond Bettoun. Là aussi, plutôt surréaliste !

Le choc des cultures ne se fait pas toujours aisément, le scénario a vraiment du mal à réintégrer des évènements non-prévus dans le n°1, mais en tant que sequel, c'est dans la bonne moyenne, à voir impérativement juste après l’original. D’autant que le DVD récemment sorti, est de toute beauté.

 

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 14:00

Il aurait eu 89 ans aujourd'hui, mais il est mort à 46, après une vie agitée et tourmentée, marquée par un accident de voiture qui le laissa défiguré.

Montgomery Clift, comédien fragile, à fleur de peau, souvent génial, tourna un classique du western : « LA RIVIÈRE ROUGE » d’Howard Hawks, où il tenait admirablement tête à John Wayne pourtant en plein dans son élément. Il apparut également dans « L’ARBRE DE VIE » (film pendant lequel survint son accident), situé pendant la guerre de Sécession.

Un de ses derniers bons rôles lui fut offert par John Huston dans « LES DÉSAXÉS », où « Monty » Clift, jouait un cowboy de rodéo complètement sonné par les coups, à côté de ses pompes.

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 11:52

Nouvelle sortie en salles, et dans des copies entièrement restaurées, de deux films de Sergio Leone : « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION », le 21 octobre 2009, qui sera suivi de « ET POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS », le 4 novembre.

Il n’est pas interdit de leur préférer « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » ou « LE BON, LA BRUTE, LE TRUAND », bien sûr, mais ce genre d’initiative permettra à une génération qui n’a connu Leone que par la vidéo ou la télévision, de découvrir sa vision dans son glorieux format Scope d’origine et sur grand écran.


À quand une sortie du même genre du montage intégral « Director’s cut » de « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST », totalement inédit en France, et sorti en DVD en Italie, il y a déjà quelque temps ? Voilà qui serait un véritable évènement !

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Published by Fred Jay Walk - dans ACTU DU WEST
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 09:54

Étonnant qu’un réalisateur typiquement américain, et même new-yorkais, ait si souvent tourné des films intrinsèquement anglais, comme « EQUUS », « THE OFFENCE » (peut-être son chef-d’œuvre), « LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS » et ce « M15 DEMANDE PROTECTION »  (« LIAISON MORTELLE », en v.o. !).

Avec ce film, Sidney Lumet explore l’univers glauque de John LeCarré, ses espions semi-retraités, son Londres glacé et pluvieux, ses embrouilles inextricables, ses trahisons feutrées, et y nage comme un poisson dans l’eau. Dire que « M15 DEMANDE PROTECTION » est un film très excitant, serait exagéré, on s’y ennuie même, de temps en temps, mais il est remarquablement interprété par James Mason, en vieil espion grugé, fragilisé par sa jeune épouse nymphomane, et sa relation père-fils avec une  barbouze « venue du froid ».

Les personnages secondaires sont très bien dessinés, comme Harry Andrews en flic amorti, mais redoutablement efficace quand il le faut, et Simone Signoret en rescapée des camps nazis, au comportement des plus ambigus. On aperçoit même David Warner (non-mentionné au générique) sur la scène de la Royal Shakespeare Company, en pleine représentation.

Anti-James Bond parfait, « M15 DEMANDE PROTECTION » est une bonne illustration de l’œuvre du romancier, et l’occasion de voir James Mason dans un « vrai » rôle, loin de ses habituels « caméos » dans ces copros internationales, qu'il enchaînait à la fin de sa carrière.

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Published by Fred Jay Walk - dans MADE IN UK
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 19:04

Quatorze ans après la sortie du film « HONDO, L'HOMME DU DÉSERT », produit et interprété par John Wayne, celui-ci – au travers de sa société Batjac – tenta de ressusciter ce héros, via une série, diffusée par la chaîne ABC.

Malgré la haute qualité du produit, « HONDO » ne dura qu’une unique saison de 17 épisodes, et curieusement son excellent interprète Ralph Taeger, ne profita nullement de cette occasion pour faire une belle carrière.


« HONDO » contait les aventures d’un scout dur à cuire, travaillant pour l’Armée, escorté de son ami Buffalo (Noah Beery, Jr.) et du chien Sam, dont il refusait de devenir « officiellement » le maître : « Non, il n’est pas à moi. Pourquoi ? Vous le voulez ? ».

Parmi les acteurs qui participèrent à cette courte aventure télévisuelle, notons : Michael Pate (reprenant son rôle de chef Indien du long-métrage, pour plusieurs épisodes), Robert Taylor, l’incorruptible Abel Fernández, Charles McGraw, Jim Davis, Ricky Nelson (dans le rôle de Jesse James), James McArthur, Forrest Tucker, L.Q. Jones, Claude Akins, Jack Elam et Annette Funicello.

Un petit coffret gentiment restauré serait, ma foi, bienvenu…

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