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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 11:35

On trouve un moment particulièrement intéressant dans « LE SOLITAIRE DE FORT HUMBOLDT », même s’il n’est pas forcément volontaire.

Il se situe vers la conclusion du film : le shérif ripou tente d’échapper à son sort, mais le héros, un agent secret du gouvernement surgit devant lui et l’accule au duel. Rien d’exceptionnel. À part que c'est le soudain télescopage des univers westerniens de John Ford et Sergio Leone.

FORD VS LEONE

Le shérif est en effet campé par Ben Johnson le héros du « CONVOI DES BRAVES » et l’agent secret n’est autre que Charles Bronson, l’ex-Harmonica. De Leone, on retrouve encore ce duel face à face, avec gros-plan de visages tendus et la présence du train entre les duellistes.

Les deux cowboys de légende dégainent en même temps, mais – signe des temps – c'est l’ex-méchant Bronson qui abat l’ex-héros Johnson. Pourquoi ? « ‘cause the times, they are a-changing » !

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:17

Il y a quelque temps, « WWW » se demandait où pouvait bien se trouver George Clooney dans la minisérie « COLORADO ». Difficile à repérer, la série étant longue, touffue, grouillant de personnages et notre amateur de Nespresso n’y faisant qu’une figuration.

Sa fiche IMDB indiquant qu'il serait un ‘village extra’ dans un des épisodes et le bruit circulant qu'il apparaîtrait aux côtés de Raymond Burr, nous avons poussé l’enquête plus loin.

CLOONEY colorado

Et il semblerait qu'elle ait finalement porté ses fruits : au début du 2ème épisode, Richard Chamberlain débarque à Saint-Louis et tombe sur ce brave Burr (et son accent allemand). Tandis qu'ils discutent dans la rue, quelques figurants passent à l’arrière-plan, histoire de faire un peu d’animation. Et soudain, un jeune type tête baissée en haut-de-forme, aux sourcils épais nous interpelle ! Ne serait-ce pas George ? Il repasse quelques secondes plus tard en sens inverse (il faut bien amortir le salaire des figurants !) mais de dos.

Impossible d’être sûr à 100%, c'est furtif, en mouvement et flou qui plus est. Mais cela semble bien être le jeune George Clooney de 17 ans. Who else ?

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 19:24

Fut un temps où quand un cowboy prenait une balle, elle ne laissait aucune trace sur ses vêtements. Rien ! Il prenait un air ahuri, se serrait le ventre et s’écroulait en avant en grimaçant. Vinrent ensuite les années 60, Sam Peckinpah et le ‘spaghetti western’. Là, c'était beaucoup moins austère : la balle entrait en faisant voler de la poussière et… ressortait dans un geyser d’un rouge carmin du plus bel effet.

TROUS

Et puis en cherchant bien, on trouve une troisième forme d’impact : le trou. Un vrai trou, comme dans les BD comiques : bien net et à travers lequel on aperçoit le paysage. Le premier à avoir gratifié le western de cet effet (un peu pourri à l’époque, c'est normal) est John Huston dans « JUGE ET HORS-LA-LOI ». Paul Newman y tirait dans le dos du tueur albinos Stacy Keach qui venait d’injurier son idole Lily Langtry. C'était mal fichu, mais nul n’a oublié la scène. C'est même souvent l’unique souvenir qu’on garde du film !

Quelques années plus tard, Sam Raimi remit ça dans « MORT OU VIF ». Gene Hackman tire dans le front de Keith David et sa silhouette apparaît à travers le trou qu'il vient de forer dans la tête du pauvre type.

TROUS (1)

Hors western, on a pu voir ce même genre d’effet dans « UNE NUIT EN ENFER » et la main de Tarantino et surtout « LA MORT VOUS VA SI BIEN » où Meryl Streep se promène un bon moment avec un trou gros comme un 33 tours dans l’estomac.

Pas très réaliste, mais tout à fait rigolo…

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:52

« LA SENTINELLE DES MAUDITS » sorte de sous-produit de « ROSEMARY’S BABY » réalisé par Michael Winner en 1976, regorgeait de vieilles stars comme Ava Gardner, José Ferrer, Arthur Kennedy, John Carradine et de débutants totalement inconnus comme Jeff Goldblum, Tom Berenger, Beverly D’Angelo, Jerry Orbach et pas mal d’autres.

Mais il en est un que nul n’avait jamais mentionné – ni même remarqué – avant que le réalisateur n’en parle dans ses mémoires « WINNER TAKES ALL », c'est Richard Dreyfuss.

DREYFUSS sentinel
Alors frais émoulu de son succès dans « LES DENTS DE LA MER », le jeune acteur new-yorkais apparaît fugitivement dans une figuration : en cherchant bien, et avec de bons réflexes, on l’aperçoit effectivement en train de discuter dans la rue, avec une fille en pull rouge. Pas même un ‘caméo’, juste une figuration !

Pourquoi a-t-il consenti à ce clin d’œil ? Eh bien, tout simplement parce que quatre ans plus tôt, Michael Winner s’était battu pour que Dreyfuss partage la vedette du « FLINGUEUR » avec Charles Bronson. Mais celui-ci n’aimait pas le jeune homme et refusa tout net, pour accepter Jan-Michael Vincent… qu'il détesta tout autant.

C'était un tout petit bout de l’Histoire des coulisses hollywoodiennes, résumé en un plan furtif, dans un film antédilluvien…
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 08:07

Qui se souvient du soldat Dumont ?

Ceux qui ont vu « LES TUNIQUES ÉCARLATES » de Cecil B. DeMille peuvent citer Gary Cooper, Paulette Goddard, Robert Preston à la rigueur, et Akim Tamiroff pour les plus cinéphiles. Mais le soldat Dumont ?

D'accord, il faut dire qu'il apparaît essentiellement dans des séquences de foule, et toujours à l’arrière-plan. Toujours… sauf dans une scène d’infirmerie, où il balance un bout de réplique et occupe l’écran pendant une bonne seconde. Ou presque.

BOB RYAN first role
Ce fut la première apparition à l’image de Robert Ryan qui faisait en 1940 ses premières armes au cinéma, avant de devenir le grand acteur qu'il sera pendant trois décennies. Le géant tourmenté de « L’APPÂT », « LA HORDE SAUVAGE » ou « L'HOMME DE LA LOI » avait comme tout le monde, commencé petit…

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:33

Juste pour le plaisir, cette photo montrant le « Duke » fêtant ses 40 ans de carrière avec quelques copains, un jour de l’an de grâce 1969.

Avec lui, pour partager le gâteau : Lee Marvin, Clint Eastwood, Rock Hudson (qui tournait « LES GÉANTS DE L’OUEST » avec Wayne), Fred McMurray, James Stewart, Ernest Borgnine, et les brittons Michael Caine et Laurence Harvey (qui tourna « ALAMO » sous la direction de Wayne).

Dans ses mémoires, Caine raconte que le « Duke » lui donna un précieux conseil : ne jamais porter de chaussures en daim. Car s’il se retrouve un jour dans des WC publics avec un fan qui le reconnaisse, celui-ci dans son émotion, serait capable de lui uriner sur les pieds...
ANNIV WAYNE

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 16:52

SCOUMOUNES’il est un acteur français – hormis Lino Ventura – qui avait une tête à jouer dans un western, c'était bien Jean-Paul Belmondo. D'ailleurs, le dessinateur Jean Giraud avait « croqué » son visage pour en faire son lieutenant Blueberry dans les premiers albums de la série de BD. Ensuite, le personnage avait physiquement évolué.

Belmondo on le sait, s’est spécialisé dans le polar franco-français à cascades, puis la comédie, mais il a plusieurs fois frôlé le genre qui nous préoccupe ici. Il est déguisé en Indien et poursuivi par une tribu à cheval dans une séquence onirique de « UN HOMME QUI ME PLAÎT », et il faillit tourner « DUBIOUS PATRIOTS » un film d’aventures réalisé par… Raoul Walsh.SCOUMOUNE (1)

Mais il est une séquence d’un film qui n’a rien d’un western, qui donne une parfaite idée de Jean-Paul Belmondo en héros westernien. C'est le début de « LA SCOUMOUNE » de José Giovanni.

Pendant qu’un malfrat paie un tueur à gages dans une église de Marseille, Belmondo se fait cirer les chaussures dehors, par un petit black. Le tueur surgit, Bébel le descend, puis va tranquillement rejoindre un Mexicain basané (Enrique Lucero, vu dans une myriade de westerns), jouant sur son orgue de Barbarie, la sublime musique de François de Roubaix. La caméra s'avance, pour terminer en un gros-plan microscopique sur l’œil droit de la star.

Pas un mot n’a été échangé. Nous sommes à Marseille, il n’y a pas de chevaux à l’horizon, mais nous venons de voir une scène de pur « spaghetti western ».

Sans compter que la vedette féminine n’est autre que Claudia Cardinale !

Où va se nicher le Far West, parfois…

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:51

Dans « Z », le chef-d’œuvre de Costa-Gavras, mi-thriller mi-pamphlet, il y a un plan assez intrigant.

Envoyés pour « casser » une manif, des gros bras arrachent les affiches et tabassent les manifestants à coups de matraque.

À un moment donné, une des brutes épaisses – Marcel Bozzuffi, pour ne pas le nommer – fait gratuitement tomber un panneau, où est collée l’affiche du « BON, LA BRUTE, LE TRUAND », et sur lequel finira d'ailleurs un badaud assommé.

Z poster Leone
Pourquoi s’en prend-il au beau poster de Jean Mascii ? Y a-t-il une signification ? Le film de Leone est-il censé représenter la liberté d’expression foulée au pied ? Gavras fait-il un clin d’œil à un genre populaire dont il a su retrouver l’efficacité dans son film ? Ou alors… Est-ce la seule affiche qu’a pu trouver l’accessoiriste à Alger, pour le tournage de la scène ?

Toujours est-il que ce télescopage entre le western italien et le western politique a une résonnance étrangement cohérente…

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 13:16

FRANKENSTEIN GOES WEST (1)
C'est le cinéma d’horreur qui a fait entrer l’Anglais Boris Karloff dans le panthéon des « immortels », grâce à ses rôles dans trois « FRANKENSTEIN » où il jouait un monstre tragique, trop humain, et des succès comme « LA MOMIE ».

Ce qu’on sait moins, c'est que dans une filmo de 200 titres, Mr. Karloff aFRANKENSTEIN GOES WEST tourné quelques (rares) westerns : il figura en 1920 en Indien dans « LE DERNIER DES MOHICANS » et quelques autres films totalement oubliés.

C'est son rôle de chef dans « LES CONQUÉRANTS D’UN NOUVEAU MONDE », qui reste en mémoire, pas forcément pour de bonnes raisons, d'ailleurs. Sauvage passablement abruti, belliqueux et aux mœurs étranges (on se croirait dans une tribu cannibale !), Karloff se fait blouser par Gary Cooper qui joue sa vie et celle de Paulette Goddard, en terrifiant les Indiens avec… sa boussole. Ordonnant à celle-ci de pointer dans une direction, il défie le sorcier d’en faire autant.

L’œil idiot du chef, sa voix sépulcrale, et son vocabulaire limité font de Karloff un personnage quasi-comique. La vision incroyablement raciste qu’offre Cecil B. DeMille des « natives » est ce qui a le plus vieilli dans ce beau film d’images. Mais au dixième degré, il faut reconnaître que le moment est délectable. Il n’en faudrait pas beaucoup pour se croire dans du Mel Brooks…

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 12:11

MIDAS pub
On sait que George Kennedy et Lee Van Cleef ont repris le rôle de Chris Adams, le leader des « 7 magnifiques » dans « LES COLTS DES 7 MERCENAIRES », et « LA CHEVAUCHÉE DES 7 MERCENAIRES ».

Ce qu’on sait moins, c'est que ces deux « Chris » se sont affrontés dans unMIDAS pub (1) duel sans merci… Pour une pub Midas intitulée « MIDAS TOP GUNS ».

Kennedy débarque furieux dans le garage Midas où Van Cleef – vêtu en gunfighter, normal ! – l’attend de pied ferme. Kennedy lui lance un défi (réparer une voiture, vite ET bien) que Van Cleef remporte haut la main.

« OK, Jesse », grogne Kennedy, « Tu es bon ! Mais je ferai savoir à tous les fous de la gâchette de cette ville où te trouver ! »

« Fais donc cela », sourit Van Cleef, « On se sent seul, au sommet… »

C'est amusant et gentiment ringard, et c'est visible sur YouTube, par le lien ci-dessous…

http://www.youtube.com/watch?v=0emkCqE5J3c

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