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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:32

Gary Cooper fut une icône du western, et y consacra l’essentiel de sa carrière, et Jack Elam fut un de ses seconds rôles les plus prolifiques. Étonnant qu'ils ne se soient croisés que deux fois, et… très fugitivement. 

La première fut en 1952, pour « LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS ». Cooper sentant la fin arriver, ouvre la porte de sa cellule, pour libérer le pochetron local, Elam, qui s’en montre fort aise. Durée de la rencontre : dix secondes.

Deux ans plus tard, les deux comédiens se retrouvent pour « VERA CRUZ ». Cette fois, Cooper arrive dans un village mexicain, et dit bonjour à un « gringo » (Elam, toujours), assis sur les marches de la cantina. L’autre lui répond en armant bruyamment son pistolet, l’air revêche. Durée du face à face : dix secondes.

En tout vingt secondes donc, lors desquelles deux acteurs du western, chacun à une extrémité de l’échelle du star system, ont fait route commune.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 12:36

À la fin de « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE », on peut voir un bref moment, qui rétrospectivement, prend des accents hautement symboliques que John Ford ne pensait certainement pas y mettre.


Alors que l’horrible bandit Lee Marvin vient de se faire abattre en pleine rue, ses deux acolytes, Lee Van Cleef et Strother Martin sont allés au saloon, et tentent de monter la population à lyncher son meurtrier. John Wayne qui est venu boire un verre, commence à s’agacer de cette agitation, et balance Martin à travers la porte battante. Van Cleef s’insurge : « Personne n’est venu t’embêter, Doniphon ! ». « Si : toi ! », rétorque le Duke. Van Cleef porte la main à son holster, mais Wayne l’assomme d’un méchant coup de crosse.


Le film fut tourné en ’62, et marque le début de la fin pour le tandem Ford-Wayne, ainsi que celle du western U.S. et de son monopole. Le troisième couteau Lee Van Cleef, qui n’avait pas ouvert la bouche de tout le film, apparaît mal rasé et – lors de sa première apparition dans le film – en cache-poussière. Un peu comme si le « spaghetti western » tentait de faire une irruption un peu prématurée dans le domaine réservé de son aïeul américain. Avant l’heure… C'est pas l’heure. « Jetez-moi cette ordure dehors », ordonne John Wayne, après avoir mis Lee Van Cleef KO.


Celui-ci allait mettre encore trois ans, avant de prendre sa revanche, et concurrencer directement le « Duke » vieillissant.

Un tout petit moment, totalement anodin au moment où fut tourné « L'HOMME QUI TUA LIBERTY VALANCE », mais qui prend aujourd'hui une coloration prémonitoire…

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 17:33

Un des grands mystères de ce début de 21ème siècle, réside dans le tout premier rôle de George Clooney à l’écran. C'était en 1978, une figuration dans la minisérie « COLORADO » (« CENTENNIAL » en v.o.), réclamée à corps et à cris depuis des années, par les fans inconsolables, depuis sa diffusion télé.

Seulement voilà… Depuis, « COLORADO » a fini par être édité, en France comme aux U.S.A., et personne n’a encore repéré Clooney.

Une des raisons réside déjà dans le fait qu’apparemment peu de « fans » ont réussi à aller jusqu'au bout de la saga, car après les premiers épisodes de Robert Conrad, kitsch mais sympathiques, la série devient un festival de perruques hideuses, de maquillages au latex éprouvants pour l’œil, et vire progressivement au « soap » le plus indigeste. De là à affirmer qu’on a affaire à une déception, il n’y a qu’un pas.


Pour revenir à George (who else ?), le Web international vibre littéralement de questionnements : OÙ EST-IL ?

IMDB le définit comme « figurant au village ». OK, mais quel village ? Il y en a plein. D’autres affirment qu'il apparaît aux côtés de Raymond Burr… D’aucuns enfin, l’ont vu – c'est juré – en étudiant studieux, assis dans une salle de classe.

Il faut de l’abnégation pour aller jusqu'au bout de « COLORADO », et seuls les vrais adorateurs du beau George en seraient capables.

Attendons des réactions… Avec un peu de chance, qui sait…

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 19:46

L’inoxydable Christopher Lee (vu ici dans son seul western, « UN COLT POUR TROIS SALOPARDS »), a été anobli par le prince Charles vendredi dernier, à l’âge vénérable de 87 ans.

Certainement un des comédiens les plus prolifiques de l’Histoire du 7ème Art, avec plus de 260 films à son palmarès, Sir Christopher n’a pas volé cet honneur. Well done, sir !

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:47

La critique s’était beaucoup gaussée de Jean Gabin, quand il avait enfilé une jupette, pour jouer le rôle de Ponce-Pilate dans « GOLGOTHA ». Henri Jeanson écrivit même qu'il « s’en lavait les pognes », dans un mot d’auteur resté fameux.


Mais ce ne fut rien à côté des railleries que subit John Wayne, le « Duke » lui-même, quand il se déguisa en centurion romain, pour accompagner le Christ pendant son chemin de croix ! Son unique réplique : « C'était véritablement le fils de Dieu », marmonnée avec l’accent texan, pendant l’agonie de Max Von Sydow, fut citée par tous les chroniqueurs de l’époque. Et avec très peu de charité chrétienne !

« LA PLUS GRANDE HISTOIRE JAMAIS CONTÉE », tourné dans des décors de western à la John Ford, est un étrange film biblique, un défilé de stars plus ou moins absurdes, mais il faut bien reconnaître que le « Duke » est le plus gratiné.

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 10:19

Les avis ont toujours été partagés sur « DUEL AU SOLEIL », l’incroyable mélo de King Vidor, produit par David O. Selznick, qui voulait offrir un autre « AUTANT EN EMPORTE LE VENT » à sa femme Jennifer Jones. Monument de ringardise bariolée, ou grandiose poème épique en TechniColor ?

Sous couvert de western, « DUEL AU SOLEIL » est un film-monstre, flamboyant, magnifique et ridicule, excessif et audacieux, frôlant le kitsch absolu, et qui culmine dans un des affrontements les plus surprenants qu’on ait vu de mémoire de cinéphile : l’héroïne fusil à la main, va tuer l'homme qu'elle aime, dans la montagne, parce qu'il est irrécupérable.

En fait, ils s’entretuent sans pitié, et finissent criblés de balles, ensanglantés, rampant l’un vers l’autre dans la rocaille, pour se crier une dernière fois leur amour.

Jennifer Jones ne lésine pas sur les grimaces enragées, les larmes amères, Gregory Peck à contremploi joue les « bad boys », et ce moment assez hallucinant fait partie des annales du western. À voir pour le croire…

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:41

Nous avons déjà mentionné cette fameuse bagarre, dans le polar « LA TRAHISON SE PAIE CASH », sorti en 1975.

Qu’a-t-elle de si extraordinaire ? On dirait que le réalisateur Phil Karlson a décidé de se venger de toutes les « bastons » à poings nus, vus dans les westerns de John Wayne : ces grosses bousculades viriles, dont on ressort avec les vêtements en désordre et – dans le pire des cas – un filet de sang au coin de la bouche.

Là, c'est tout autre chose, et Karlson a apparemment tenu à montrer ce qu’est vraiment une bagarre. Hurlements de douleur, gémissements d’agonie, os brisés à coups de pieds, doigts qui cherchent à crever les yeux, crâne fracassé contre le béton, sang qui souille le sol, visages tuméfiés… On est loin, très très loin de « brawls » de « LE GRAND SAM » ou « LE GRAND McLINTOCK » !

L'ex-cascadeur Roy Jenson joue un shérif ripou, chargé d’éliminer un joueur devenu gênant. L’autre se défend et le carnage commence. La carrure de Jenson et de Joe Don Baker rend tout cela affreusement plausible, et même si le film n’est pas tout à fait à la hauteur de cette séquence anthologique, il restera dans les annales uniquement pour elle.

 

À NOTER : le film est complètement inédit en zone 2, mais est récemment sorti en zone 1, sous son titre original « FRAMED », hélas sans aucun sous-titre. Mais enfin… Pour la scène décrite ci-dessus, ce n’est pas indispensable…

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 11:52

Qu'est-ce qu’un « caméo » ? Ou plus exactement une « cameo appearance » ? C'est tout simplement l’apparition dans un film, d’une vedette connue, dans un petit rôle non-mentionné au générique. Généralement un clin d’œil amical au réalisateur, ou à un des acteurs principaux du film, ou à son conjoint. Certains acteurs comme Bruce Willis ou Robin Williams sont coutumiers du fait, au point d’avoir pratiquement une filmo parallèle !

Dans le western, on peut dénombrer quelques « caméos » célèbres : John Wayne apparaît sous le pseudo de Michael Morris (presque son vrai nom !) en silhouette dans un épisode de « LA GRANDE CARAVANE » réalisé par John Ford. Il y incarne le général Sherman. Gary Cooper apparaît dans le rôle du « cowboy » dans « NE TIREZ PAS SUR LE BANDIT », Chuck Connors est un tueur au (faux) crâne chauve dans « TUEUR MALGRÉ LUI », Warren Oates joue dans un orchestre dans « RANCHO DELUXE », Stephen Boyd est un mystérieux chasseur de primes vêtu de noir dans « UN COLT POUR TROIS SALOPARDS » (photo), Tom Cruise apparaît grimé et méconnaissable en homme de main descendu par les hors-la-loi dans « YOUNG GUNS » (photo), Danny Glover vient faire un clin d’œil à Mel Gibson (« I’m too old for this shit ») dans « MAVERICK », dans ce même film apparaissent aussi incognito Margot Kidder, James Drury, Will Hutchins, Leo Gordon, Doug McClure. Charlton Heston apparaît très fugitivement en rancher hospitalier dans « TOMBSTONE », Woody Strode figure dans un plan de « MORT OU VIF ».

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 11:26

La série « LE PROSCRIT » ne dura que deux saisons, entre 1965 et ’66, mais les amateurs de westerns ne l’ont jamais oubliée. L’officier dégradé, McCord, cherchant à laver son nom, était un héros pathétique et humilié, malgré son physique de géant blond. Il croisait l’assassin de Lincoln (joué par Martin Landau), le président Grant, le général Custer et pas mal d’autres personnages réels.

Les films, supervisés par Larry Cohen, étaient intéressants et réalistes, mais ce qui est surtout resté dans les mémoires, c'est cet exceptionnel et pourtant simple générique de début, résumant l’histoire de McCord, se faisant dégrader en public et chasser du fort, sur une chanson racontant sa déchéance d’un ton solennel. Imparable ! Nous reparlerons plus avant du « PROSCRIT », récemment sorti en zone 1 chez Timeless.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 19:43

Juste pour le plaisir de l'oeil, cette photo de plateau prise pendant le tournage de "GUET-APENS", en 1972 et marquant la seconde collaboration de Sam Peckinpah et Steve McQueen, après que le premier ait été "remercié" par la production du "KID DE CINCINNATTI" quelques années plus tôt...

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