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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:29

« MON ÉPOUSE FAVORITE » est un très populaire classique de la comédie américaine, réalisé par le scénariste Garson Kanin et interprété par des acteurs roués à l’exercice.

WIFE (1)Sur le principe, c'est un « boulevard » sans grande finesse, partant d’un postulat déjà très tiré par les cheveux : sa femme (Irene Dunne) naufragée étant portée disparue depuis sept ans, un avocat (Cary Grant) se remarie. Mais la première épouse reparaît le jour même de son départ en lune de miel (ben voyons !). Le scénario est une succession de quiproquos, de portes qui claquent, de mensonges, de courses-poursuites drolatiques. On pourrait croire que le film se moque de la société puritaine américaine, en réalité il s’attaque directement au Code Hays. Comment en 1940, parler d’un héros bigame ? Comment faire croire une seule seconde que les nouveaux mariés n’aient jamais couché ensemble, puisqu’ils n’étaient que fiancés ? Comment contourner le fait que l’épouse disparue est restée des années sur une île déserte avec un Appolon, sans qu'il ne se passe jamais rien entre eux ?

Cet assaut frontal contre l’hypocrisie hollywoodienne fait tout le prix de ce film par ailleurs un peu pénible et répétitif, qui fait la part belle à Miss Dunne qui minaude à outrance, se montre crispante dans son imitation outrancière d’une « Belle du Sud » et finit par devenir exaspérante. Grant est égal à lui-même en grand dadais pleutre et vite débordé. Et Randolph Scott surprend en M. Muscles suffisant mais pas très brillant intellectuellement. Mais ils sont tous éclipsés par deux seconds rôles géniaux : Granville Bates grandiose en juge distrait et soupe-au-lait et Donald McBride hilarant en employé d’hôtel puritain.

WIFE

On sourit parfois à la vision de ce film charmant et aimable qui a trop tendance à tirer à la ligne et à répéter dix fois d’affilée les mêmes gags ou sous-entendus. Mais la robe de chambre « panthère » de Cary vaut le coup d’œil au même titre que les plongeons acrobatiques de ‘Randy’ alors bien loin de l’univers de Boetticher.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE RANDOLPH SCOTT
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