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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 08:21

HOPKINS (3)Anthony Hopkins fête aujourd'hui ses 73 ans, excellente raison pour brosser le portrait d’un des comédiens les plus imprévisibles du cinéma anglo-saxon.

Remarquable acteur gallois, dans la lignée d’un Richard Burton (qui fut longtemps son modèle), la séduction physique en moins, Hopkins met de longues années à trouver sonHOPKINS (1) plein emploi et à acquérir le charisme d’un vrai premier rôle via Hollywood et un parcours assez tourmenté.

On le découvre en Richard Cœur de Lion homo dans « LE LION EN HIVER », en agent secret dans « COMMANDO POUR UN HOMME SEUL », en mari d’une otage dans « TERREUR SUR LE BRITANNIC », en époux autoritaire dans « MAISON DE POUPÉE », en général dans « UN PONT TROP LOIN ». Il commence à émerger avec le rôle du ventriloque assassin de « MAGIC » (où il met franchement mal à l'aise), du père obsédé de la fillette morte dans « AUDREY ROSE » et surtout du médecin généreux qui s’occupe du cas de « ELEPHANT MAN ».

Il a une liaison avec Bo Derek dans « CHANGEMENT DE SAISONS », joue un capitaine Bligh des plus ambigus dans « LE BOUNTY », incarne un libraire coincé dans « 84, CHARING CROSS ROAD », le bourgeois pris en otage de « DESPERATE HOURS ».

Anthony Hopkins explose dans « LE SILENCE DES AGNEAUX » avec le rôle hallucinant HOPKINS (4)d’Hannibal Lecter psy de son état, mais également serial killer cannibale. Il y fait froid dans le dos (« J'ai mangé son foie avec des fèves et un bon Chianti ») et devient un nom important aux U.S.A. aussi bien qu’en Europe. Plus de dix ans plus tard, il retrouve ce rôle dans l’esthétiquement magnifique sequel « HANNIBAL » et tient le même rôle dans la triste prequel « DRAGON ROUGE ».

Hopkins n’apparaît qu’en images de synthèse dans « FREEJACK », joue un Van Helsing gesticulant très irritant dans « BRAM STOKER’S DRACULA », un homme de la CIA dans « L’INNOCENT », l’éditeur des mémoires de « CHAPLIN », un médecin gourou à dents de rongeur, dans le rôle-titre de « AUX BONS SOINS DU DR. KELLOGG », un écrivain célibataire découvrant l’amour sur le tard dans « LES OMBRES DU CŒUR » où il a une scène de larmes anthologique vers la fin.

Sa collaboration avec James Ivory donne des fruits inégaux mais intéressants : le bourgeois rigide et hypocrite de « RETOUR À HOWARDS END », le serviteur trop zélé dans « LES VESTIGES DU JOUR » où il est prodigieux de subtilité et le plus discutable rôle-titre de « SURVIVING PICASSO » où il est ressemblant (le pull rayé, surtout !) mais guère convaincant. Il retrouve son réalisateur préféré dans « THE CITY OF YOUR FINAL DESTINATION » sans grand écho.

HOPKINS (5)

Il en fait des tonnes dans « LÉGENDES D’AUTOMNE », en patriarche à demi paralysé et joue le héros masqué à la recherche d’un successeur dans « LE MASQUE DE ZORRO » : deux rôles qu’on dirait écrits pour le plus « épique » Sean Connery. Hopkins est plus à sa place en ex-président des U.S.A. (vieilli de vingt ans) de « AMISTAD » où il a uneHOPKINS (2) exceptionnelle séquence de procès, en milliardaire introverti s’échouant en Alaska dans le sous-estimé « À COUTEAUX TIRÉS ». Mais en acteur amateur dans « A CHORUS OF DISAPPROVAL » (de Michael Winner !), en business man confronté à la mort elle-même dans l’insupportable « RENCONTRE AVEC JOE BLACK », en explorateur se prenant pour un gorille dans « INSTINCT », en mystérieux locataire de « CŒURS PERDUS EN ATLANTIDE », en chef de la CIA dans « BAD COMPANY », il est ouvertement gaspillé.

Il est saisissant dans le rôle-titre de « NIXON », de « TITUS » où sa confrontation avec HOPKINSJessica Lange est ébouriffante, curieusement casté en Noir à la peau claire, prétendant être juif (sic !) dans « LA COULEUR DU MENSONGE » et il fait le narrateur dans « ALEXANDRE », apparaît en vieux motard dans « BURT MUNRO », en juge dans « LES FOUS DU ROI », en manager de l’hôtel dans « BOBBY », dans le rôle du romancier dans « HEMINGWAY & FUENTES », incarne rien moins que le dieu Odin lui-même dans « THOR ».

Au lieu de ralentir sur ses vieux jours, Anthony Hopkins semble au contraire de plus en plus actif : il joue le lycanthrope dans « WOLFMAN », tourne avec Woody Allen dans « VOUS ALLEZ RENCONTRER UN BEL ET SOMBRE INCONNU », il assassine sa femme dans « LA FAILLE »,

À noter que Hopkins réalise lui-même « AUGUST » dans lequel il incarne l’Oncle Vanya et « SLIPSTREAM » où il est un scénariste hanté par ses personnages et qu'il apparaît non-mentionné au générique de « MISSION : IMPOSSIBLE 2 », en chef de Tom Cruise. Il prête ses traits et sa voix au personnage virtuel du roi dans « BEOWULF ».

À la TV, on le voit en suspect allemand dans « THE LINDBERGH KIDNAPPING », dans le rôle de Hitler dans « THE BUNKER », dans le rôle-titre de « OTHELLO », en tortionnaire nazi dans « QB VII », dans le rôle de Quasimodo dans « THE HUNCHBACK OF NOTRE-DAME », du gendre de Mussolini dans « MUSSOLINI : THE DECLINE AND FALL OF IL DUCE », d’un avocat français rescapé des camps dans « THE TENTH MAN ».

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Published by Fred Jay Walk - dans HAPPY BIRTHDAY
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