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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:35

AUDELA (1)Il faut croire que « L’AU-DELÀ » n’est pas un titre qui porte bonheur. Clint Eastwood a récemment signé un de ses films les plus décevants intitulé ainsi et trente ans plus tôt, c'est l’italien Lucio Fulci qui tournait ce film d’horreur à New Orleans.

Plutôt bien coté chez les amateurs de cinéma d’horreur et de ‘gore’, « L’AU-DELÀ » est pourtant un drôle de salmigondis. Le scénario tient en quelques lignes (écrites en gros AUDELAcaractères !) et ressasse l’éternelle histoire de la maison hantée bâtie sur une des sept portes de l’Enfer (sic !) et on passe gaiment des fantômes aux zombies sans rime ni raison.

En fait, ce qui passionne réellement Fulci, ce sont les effets vomitifs. Là, il s’en donne à cœur-joie et s’attarde bien au-delà du raisonnable sur des gros-plans de visages rongés par la chaux-vive, fondant comme des chandelles sous l’effet de l’acide ou dévorés à pleins crocs par un chien féroce ou des mygales morfales. Sans compter les yeux crevés, les poignets percés par les clous et autres festivités.

Tout le reste est bâclé au zoom, sous-éclairé, on ne profite même pas des extérieurs de la Nouvelle Orléans. Et que dire du casting, uniformément désastreux ? Parmi ces pauvres acteurs qui finissent tous avec des lentilles de contact blanchâtres, l’amateur de Sergio Leone reconnaîtra au début le squelettique Antoine Saint-John, le ‘colonel Guittierez’ de « IL ÉTAIT UNE FOIS… LA RÉVOLUTION » en peintre lynché par les habitants.

Il faut sans doute être un vrai aficionado de cinéma-bis italien pour goûter les délices d’un tel film. Pour les autres, c'est à éviter.

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Published by Fred Jay Walk - dans HORREUR - SF ET FANTASTIQUE
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commentaires

Marc Provencher 20/12/2012 14:03

Avant de lancer la serviette sur ce cinéma-bis à l'italienne, on suggère à Jay Walk de tâter de 'La Maison aux fenêtres qui rient' (1976) et 'Le strelle nel fosso' (L'Étrange visite, 1979) de Pupi
Avati, deux films d'angoisse assez dissemblables, fauchés et "bis" - surtout le premier - mais qui puisent à un imaginaire et un sens du bizarre bien moins conventionnels (malgré quelques clichés
incontournables) et adol... euh, teenageoïdes que les séries Z à la Fulci ou Lenzi.

Fred Jay Walk 20/12/2012 15:32



"Teenageoïdes"... Je note...



Seb 19/12/2012 20:53

Bon, Fred, ce soir tu t'auto-flagelleras 10 fois. Demain, on verra...

Seb 19/12/2012 12:21

Eh bien à vrai dire j'aime à peu près tout dans ce film: l'ambiance lugubre et oppressante, les effets gore souvent un peu justes mais tellement dingues et inventifs, la musique tour à tour douce
et stridente de Fabio Frizzi, le travail sur la photo (l'utilisation du scope, les mouvements d'appareil, certaines scènes superbement éclairées comme celles dans l'hôpital ou la maison de
l'aveugle), David Warbek et Catriona McColl qui ne sont pourtant pas des De Niro ou des Meryl Streep mais qui restent assez attachants dans leur genre, le lynchage du peintre au début, le tableau
final, bref je ne me lasse pas de ce film baroque et sans aucun second degré que je considère comme un summum de l'horreur, un objet fascinant jusque dans ses faiblesses mêmes. Mais bon, je ne suis
sûrement pas très objectif dans la mesure où j'adore Fulci et j'arrive presque toujours à trouver un bon côté à ses films les plus catastrophiques (et crois-moi, le bougre n'a pas fait que des
chefs-d'oeuvre, loin de là).

Fred Jay Walk 19/12/2012 19:26



Tu l'as bien défendu ! Comme James Stewart pendant sa plaidoirie chez Capra.


J'ai presque des remords...



Seb 18/12/2012 21:41

Tu généralises un peu en disant que la vision de ce film tient de l'épreuve d'endurance Fred, tu ne crois pas ? Il y a quand même un certain nombre d'amateurs de films d'horreur qui admirent
L'Au-delà et je pense que ça va au-delà (tiens, jeu de mot du tonnerre) des aficionados de bis italien à eux seuls. Cela dit, je conçois parfaitement que l'ensemble puisse rebuter, le film étant
indéniablement ancré dans son époque et surtout son école. L'ayant revu récemment, je le place parmi les 3 ou 4 bandes horrifiques que j'affectionne le plus (avec Shining, La Nuit des
Morts-Vivants, The Thing '82 et quelques autres).

Fred Jay Walk 18/12/2012 21:47



Je ne généralise pas, ami. Au contraire ! Je ne donne que mon avis personnel qui vaut ce qu'il vaut. Les visiteurs assidus du blog font le tri !


Mais dis-moi ce qui t'a fait autant aimer ce film que j'ai tant détesté, ça m'intrigue.



Patrick 18/12/2012 15:23

J'ai bien aimé ce film au niveau de l'atmosphère mais il est vrai que le scénario est évasif.
De Fulci je préfère La Maison près du cimetière.
Sinon du même réalisateur je vous conseille L'Emmurée vivante avec la jolie Jennifer O'Neil, un thriller sans effet gore

verdun 18/12/2012 01:39

Commentaire inhabituel de nos jours où Fulci est devenu culte mais qui ressemble à ceux faits à sa sortie.

Fred Jay Walk 18/12/2012 08:29



Les années passent, les choses changent, évoluent. La vision de ce film aujourd'hui, tient de l'épreuve d'endurance.



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