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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 18:17

LE RAID (1)« LE RAID », basé sur des évènements réels survenus pendant la guerre de Sécession, est un excellent film, grâce à un scénario aux enjeux complexes, à l’ambiguïté fondamentale de ses protagonistes.

Des Sudistes évadés s’infiltrent dans une petite ville du Nord, pour fomenter un raid meurtrier, piller les banques et brûler les bâtiments. Autrement dit, on est censé sympathiser avec des traîtres, des usurpateurs, des menteurs profitant de la crédulité d’autrui. Le choix de Van Heflin, remarquable acteur mais totalement dénué de charisme, renforce la sensation de malaise : à l’instar du gamin qui le choisit comme idole, le public prend fait et cause pour le personnage fictif qu'il feint d’être, mais ignore tout de sa vraie nature.

LE RAID
Rondement mené, très bien filmé et photographié, « LE RAID » vaut aussi pour son formidable casting, alignant quelques grands noms du western des fifties : Peter Graves parfait en capitaine efficace, Anne Bancroft en jeune veuve craquant pour le félon qui vit sous son toit, Claude Akins, James Best, John Dierkes, et même le garçonnet qui sera plus LE RAID (2)tard le héros de la série TV « RINTINTIN » qui apparaît dans une séquence.

Deux grands acteurs sortent du rang : Lee Marvin, extraordinaire en « chien de guerre » haineux, incapable de réfréner son goût du sang. Sa dernière séquence à l’église est d’une incroyable tension. Il meurt hélas, bien avant la fin. Et Richard Boone qui compose un beau personnage de planqué aigri, s’éveillant sur le tard à l’héroïsme.

Œuvre sous-estimée, « LE RAID » est un superbe exemple de cinéma d’action ultra-professionnel, qui sans en avoir l’air, fait se poser de bonnes questions sur la guerre et ce qu'elle fait des hommes qui y participent.

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 20:34

GORILLA AT LARGE
Il y a des films comme ça, qui sont complètement irrésistibles. Par exemple ? Une série B GORILLA AT LARGE (4)de 1954 inédite en France, racontant par le menu l’enquête au sein d’un cirque à la suite d’une série de meurtres dont le suspect n°1 est…GORILLA AT LARGE (1) un gorille !

« GORILLA AT LARGE » est un splendide nanar, tourné en 3-D, avec un casting ahurissant : Lee J. Cobb et Raymond Burr (qui se ressemblent tellement, qu’on les confond pendant tout le film), Anne Bancroft qui a longtemps ramé avant son Oscar, Cameron Mitchell, Lee Marvin et Billy Curtis, le nain de « L'HOMME DES HAUTES PLAINES ». Sans oublier l’anonyme figurant dans son piteux costume de grand singe, qui GORILLA AT LARGE (3)n’est pas pour rien dans le charme kitsch de la chose.

« GORILLA AT LARGE » (s’il était sorti en France, « GARE AU GORILLE ! » aurait été le titre rêvé), c'est vraiment tout ce qu’on aime dans le film « so bad it’s good » : un whodunit absurde, des rebondissements tirés par les cheveux, des couleurs criardes, et quelques moments culte, comme ce face à face à travers les barreaux d’une cage, entre le flic Lee Marvin et le « gorille » dont il imite les mouvements. Du pur plaisir de connaisseur !

Le film est sorti il y a quelque temps en zone 1, dans la collection « MIDNITE MOVIES », en double-programme avec un autre nanar beaucoup moins rigolo : « MYSTERY ON MONSTER ISLAND ».
GORILLA AT LARGE (2)

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 11:42

C'est François Truffaut qui avait inventé l’expression « grand film malade », pour définir certaines œuvres malmenées, malformées, qui malgré de grands noms à leur générique, resteront à jamais des échecs difficilement explicables.
HOMME DU KLAN
« L'HOMME DU KLAN » fait indubitablement partie de cette espèce. Il devait être réalisé par Samuel Fuller, qui avait signé le scénario, et s’annonçait comme le « MISSISSIPI BURNING » des seventies : un brulot confrontant dans le vieux Sud raciste, des membres du KKK et des Black Panthers, autour d’une affaire de viol aussi sordide que biaisée par la HOMME DU KLAN (2)corruption ambiante.

Hélas ! Après moult conflits et réécritures, le scénario atterrit entre les mains de Terence Young, faiseur anglais sympathique mais à peu près dénué de talent, qui tournaHOMME DU CLAN suite sur les lieux même de l’action, avec un casting de rêve, comprenant à sa tête Richard Burton et Lee Marvin (deux des plus grands soiffards d’Hollywood), et… accoucha d’un nanar racoleur, vulgaire et mal fichu.

Bâclé comme un téléfilm bas-de-gamme, mal photographié, bavard à l’extrême, « L'HOMME DU KLAN » enchaîne les scènes de viol particulièrement vomitives et voyeuristes, filme platement les magouilles de notables pourris jusqu'à l’os. Seul Marvin parvient à faire quelque chose de son rôle de shérif prudent, au comportement ambigu, dont on ne saura jamais s’il fait partie du KKK, ou ferme seulement les yeux sur leurs agissements. Un personnage déplaisant, privé de toute dimension héroïque, que l’acteur joue honnêtement, sans avoir recours à son charisme habituel, quitte à ennuyer, parfois. Face à lui, Burton livide, visiblement malade (il fit un coma éthylique en plein tournage d’une séquence !), aHOMME DU KLAN (1) du mal à se déplacer, rendant quasiment comique la scène où il démolit Cameron Mitchell, en quelques manchettes de karaté, à la manière de Spencer Tracy dans « UN HOMME EST PASSÉ ».

Parmi les seconds rôles, on trouve O.J. Simpson connu pour d’autres raisons depuis, Linda Evans, et David Huddleston en maire affilié au Klan, mais pas totalement idiot.

Film pénible à regarder, « L'HOMME DU KLAN » décolle enfin lors de l’attaque finale de la propriété de Burton, étonnamment bien menée. Mais c'est insuffisant et beaucoup trop tardif. Reste à rêver du thriller âpre et sans concession qu’aurait certainement tiré Fuller de cette histoire, et à revoir « MISSISSIPI BURNING » au plus vite.

Pour couronner le tout, « L'HOMME DU KLAN » circule dans diverses contrées en DVD, sous des montages différents, allant de 90 à 108 minutes !

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 17:22

Lee Marvin participa à trois épisodes de la série « LES INCORRUPTIBLES » : « THE NICK ACROPOLIS STORY » où il jouait un gangster réglo, « A FIST OF FIVE », en flic ripou, et « ELEMENT OF DANGER », le plus intéressant, où il incarne Victor Rait, un porte-flingue à moitié fou, drogué à l’adrénaline, et se mettant lui-même dans des situations excessivement périlleuses, pour jouir du danger. « Travailler avec toi, c'est comme saigner en présence d’un requin », commente d'ailleurs un de ses acolytes.


Chargé d’une cargaison d’opium, pour le compte de l’industriel Victor Jory, autre « méchant » de haut-vol, habitué au western, Lee Marvin se jette sciemment dans la gueule du loup, en se faisant passer pour un témoin, et en se rendant dans les locaux d’Eliot Ness, pour faire sa déposition.

L’épisode, un des très bons crus de la série, vaut avant tout pour l’extraordinaire composition de Marvin, qui interprète ce personnage de malade mental avec nuances, un psychopathe capable d’exploser pour des broutilles, de tuer son propre patron sur un coup de tête, et de renoncer à un million de dollars, pour le seul plaisir de tuer. Victor Rait, c'est du pur concentré de Lee Marvin, dont on retrouve cette façon inimitable de manier les armes à feu, ce sourire blasé, et ces effrayantes colères homicides. D'ailleurs, lors de l'une d'elles, sa voix de basse dérape dans les aigus, et c'est encore plus réaliste.

La réédition des la série « LES INCORRUPTIBLES » ne fait que confirmer qu'elle est une de celles qui a le moins vieilli des années 50-60, et qui – en fermant les yeux sur quelques décors un peu fauchés – se hisse facilement au niveau de certains films de cinéma de cette période.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 17:44

Un scénario de Terrence Malick, la réunion de Paul Newman avec son réalisateur de « LUKE LA MAIN FROIDE », une jolie chanson de Carole King, Lee Marvin pour faire bonne mesure… Difficile de trouver de meilleurs augures pour un film. Et pourtant… « LES INDÉSIRABLES » est-il vraiment un film ? On dirait plutôt une longue dérive mexicaine sans queue ni tête, une sorte de gueule de bois carabinée imprimée sur pellicule, une interminable quarantaine.

L’idée était probablement de « déshabiller » les deux stars de leur habituel charisme, de leur machisme, et de ce côté-là, c'est parfaitement réussi : Newman joue un total abruti, un cowboy idiot, crédule, qui prend tout ce qu’on lui dit au pied de la lettre, et se laisse mollement ballotter par les évènements. Marvin lui, est un ringard de la pire espèce, jouant les « affranchis », alors qu'il ne comprend rien à rien, et se fait constamment rouler. Il faut au moins saluer l’audace des deux comédiens – alors au sommet de leur carrière – qui ont accepté des rôles aussi dévalorisants. Seul problème : qui s’intéresserait à des crétins pareils ? Surtout qu'il ne leur arrive rien. Rigoureusement rien, hormis quelques marchandages minables avec des vendeurs de bétail, une arnaque pathétique, une ou deux bitures.


La photo légèrement voilée, typique des années 70, fatigue l’œil, le son est parfois inaudible, et on se demande ce qui a pu motiver autant de gens talentueux à s’investir dans un tel projet. D’autant que Lee Marvin en avait tourné une sorte d’équivalent dix ans plus tôt à la TV, avec « THE LOSERS » de Sam Peckinpah, qui avait au moins le tact de durer moins d’une heure.


À voir donc, à l’extrême rigueur, pour quelques séquences dialoguées entre les deux stars, qui fonctionnent plutôt bien ensemble, une ambiance mexicaine rappelant justement un Peckinpah sous anesthésie générale. C'est à peu près tout…

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 18:07

Produite en 1961, la série « THE BARBARA STANWYCK SHOW » ne connut qu’une saison de 36 épisodes. Des courts-métrages de 26 minutes en noir & blanc, dans lesquels l’actrice des années 40 tenait à chaque fois des rôles différents. C'est également elle qui jouait l’hôtesse en début de programme, en annonçant le film. Pour « CONFESSION », elle fait un parallèle avec « ASSURANCE SUR LA MORT » dont elle tint le premier rôle.

Réalisé par le grand Jacques Tourneur, « CONFESSION » est effectivement un condensé de film noir, dans lequel Stanwyck, victimisée par un mari jaloux, va voir un avocat véreux, joué par Lee Marvin. Celui-ci la séduit sans mal, et monte un plan pour la faire passer pour morte, et faire accuser le mari. Sans oublier de lui voler 300.000 dollars au passage, bien sûr ! Car si le rôle a été distribué à Marvin, ce n’est pas pour lui faire jouer un enfant de chœur !

Soigné et bien mené, malgré son maigre budget, « CONFESSION » retrouve le ton des classiques du genre, aidé par la présence iconique de l’actrice, dont le duo avec Lee Marvin fonctionne étonnamment bien. Il faut avoir vu sourire celui-ci, quand elle comprend enfin qu'il ne s’intéresse qu’à son argent : le brave type amoureux des premières vingt minutes, se mue subitement en voyou arrogant, au plus grand bonheur des fans de l’acteur.

L’idée du manège qui tourne toute la journée, sous les fenêtres de la femme séquestrée, jusqu'à la rendre folle, est digne d’un long-métrage.
 

À NOTER : 15 épisodes de la série viennent de sortir aux U.S.A. (avec sous-titres anglais) dans la collection « THE ARCHIVE OF AMERICAN TELEVISION ». Nous y reviendrons.

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:16

Inspiré de faits réels – la révolte des Indiens Seminole de Floride – « L’EXPÉDITION DU FORT KING » est un bon western, bâti sur le principe éprouvé des mutinés du Bounty, à savoir un jeune officier apparemment insouciant, se dressant contre un supérieur hiérarchique insensible et détestable. Comme tous les premiers films de Budd Boetticher, celui-ci va vite, ne s’embarrasse pas de chichi, et brosse ses personnages de façon expéditive mais tout à fait efficace. Tout le trajet de la troupe harassée dans les Everglades, est une belle prouesse de mise en scène, utilisant parfaitement les décors, qu'ils soient naturels, ou reconstitués en studio.

Rock Hudson, fringant et dynamique, est très bien en héros bon-teint, tiraillé entre le devoir, et son amitié passée pour les Seminole. Richard Carlson est idéalement tête-à-claques, en colonel ambitieux et va-t-en-guerre, mais Anthony Quinn se débat avec un personnage mal défini de chef soi-disant charismatique, mais présenté comme faible et incertain. Il se fait littéralement voler la vedette par Hugh O’Brian, bien plus impressionnant, en guerrier emplumé et furibard, qui dans (l’abracadabrant) épilogue, s’avère être un bien meilleur leader qu’Osceola, pour son peuple. Parmi les seconds rôles, on apprécie Lee Marvin, jouant un sergent discipliné mais malin, avec cette façon bien à lui de se mettre au garde-à-vous, et de saluer.

« L’EXPÉDITION DU FORT KING » prend clairement le parti des « peaux-rouges », en les présentant comme un véritable peuple, avec ses traditions, et montre que tous les « visages pâles » n’étaient pas forcément des gens formidables. Pour un film de 1953, c'est déjà appréciable !


La photo est signée du grand Russell Metty (familier de Rock Hudson, grâce aux films de Douglas Sirk), et elle est particulièrement belle dans les séquences de marais, et dans la magnifique bagarre au couteau, dans la fosse, sous la pluie battante, entre O’Brian et Hudson.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 12:38

Malgré une imposante filmographie, pour l’essentiel consacrée au cinéma populaire, et au film « de genre », Richard Fleischer n’a tourné que très peu de westerns, ce qui peut sembler curieux.

Pour « DU SANG DANS LA POUSSIÈRE », il reprend les jeunes comédiens de « LA POUSSIÈRE, LA SUEUR ET LA POUDRE », leur offre des rôles à peu près identiques, et les lance dans un Far West glauque et sans la moindre grandeur fordienne. Ici, tout est plat, pouilleux, crasseux, et l’aventure n’a rien d’exaltant. Et ce qui démarrait en parcours initiatique vers l’âge adulte, s’achèvera dans la souffrance et le sang, sans que les ados n’aient appris grand-chose de la vie. À part ce qu'elle peut avoir de pire à offrir…


Même Lee Marvin, censé représenter au début, le bandit idéal, hors-la-loi de légende au grand cœur, le père de substitution dont rêvent tous les gamins maltraités, n'est au bout du compte, qu'une pâle fripouille, lâche et égoïste, qui n'hésite pas à sacrifier ses jeunes amis, pour sauver sa sale peau.


« DU SANG DANS LA POUSSIÈRE » (encore un titre français gratiné !) est un film infiniment triste, dénué de tout espoir, sans même la consolation de beaux paysages, puisqu'il fut tourné dans le monotone désert d'Almeria. Des scènes comme la mort d’Arthur Hunicutt, semblent annoncer le discours d’un Eastwood dans son magnifique « IMPITOYABLE ». Non, effectivement, il n’y a rien de glorieux à tuer un homme…


Le trio de jeunes acteurs, parmi lesquels le futur réalisateur Ron Howard, est excellent, et Lee Marvin, bien « tenu » apparaît en bonne forme, en bandido élégant aux manières raffinées, une vraie « merde dans un bas de soie », pour reprendre une expression célèbre. Le charisme naturel de l'acteur lui donne pourtant une certaine ambiguïté. Quand, lors de la confrontation finale avec Gary Grimes, il murmure « You're a fine boy », un accent de sincérité et de regret, parvient à percer.

Hormis quelques flash-backs superflus, « DU SANG DANS LA POUSSIÈRE » est meilleur que ne le laisse supposer sa maigre réputation, et fait partie des bons films de Fleischer des années 70.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 10:05

À l’origine, « LA HORDE SAUVAGE » devait être interprété par Lee Marvin, avec Charles Bronson dans le rôle de son co-équipier, et produit par Kenneth Hyman, qui avait déjà signé « 12 SALOPARDS » avec les deux comédiens, et réalisé par Sam Peckinpah, qui avait découvert le scénario grâce à Marvin. Mais celui-ci se laissa tenter par les sirènes hollywoodiennes, et jugea qu'il était préférable pour lui de tourner une comédie musicale tirée d’un succès de Broadway – l’ineffable « LA KERMESSE DE L’OUEST » - plutôt qu’un western avec un réalisateur iconoclaste et incontrôlable comme « Bloody Sam ». Mal lui en prit…

Malgré tout, les deux hommes ont tout de même deux films à mettre à leur actif commun. Deux téléfilms, pour être précis : le premier est « MON PETIT CHOU » (sic !), un épisode de la série « ROUTE 66 », dans lequel Marvin joue l’impresario d’une chanteuse française, campée par Macha Méril, qui préfère la maltraiter, plutôt qu’avouer qu'il l’aime. Un sujet probablement inspiré par une de nos chanteuses « à voix » et son manager (la chanteuse se nomme Perrette Dijon !), dans lequel le grand Lee joue les braillards maladroits sans se fatiguer. Le second film est plus intéressant : produit par Dick Powell, « THE LOSERS » est un 52 minutes suivant quelques jours de la vie de deux glandeurs professionnels, Marvin et Keenan Wynn, frayant avec des méchants joueurs de poker et des évangélistes. La chanteuse Rosemary Clooney (tantine de George, who else ?) apparaît également, et c'est la première fois que Peckinpah utilise le ralenti qui deviendra sa marque de fabrique, même s’il s’en sert ici à des fins de comédie. Il s'essaie aussi aux arrêts sur image, bien moins heureux, et qu'il abandonnera d'ailleurs par la suite. Notons que Lee Marvin s'est fait la même dégaine que son réalisateur (photo à droite), ce que fera aussi Warren Oates dix ans plus tard.

« THE LOSERS » est une inoffensive pochade, qui fait penser à un film que tournera Marvin dix ans plus tard : « LES INDÉSIRABLES », et se situe dans l’œuvre du réalisateur, dans la mouvance de films comme « JUNIOR BONNER, LE DERNIER BAGARREUR » ou « CONVOI ».

On ne peut s’empêcher de repenser à ce qu’aurait pu être « LA HORDE SAUVAGE », avec son casting initial…

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 16:50

« UN COWBOY EN COLÈRE » fut tourné pendant la pire période de la carrière de Lee Marvin, alors revenu pratiquement au bas de l’échelle du star system.

C'est donc dans une pauvre production AIP qu'il se retrouve, dix ans à peine après son accès au vedettariat et le moins que l’on puisse dire est que cela fait peine à voir.

Il y a les mauvais films, les films ratés, et ceux dont on se demande pourquoi ils ont été tournés. Ce film fait évidemment partie de la dernière catégorie. On sent une vague volonté de burlesque, de retour au « slapstick » qui fit les belles heures du Muet et le réalisateur a commis la pire erreur qu'il pouvait faire : convoquer des cabotins dans l’âme comme Marvin, Oliver Reed et Strother Martin et leur lâcher la bride sur le cou. Le trio n’a jamais donné de plus atroce prestation, même si Reed dans le délire incontrôlé, atteint parfois une sorte de grandeur (à se demander si Johnny Depp ne s’est pas inspiré de lui, pour les « PIRATES DES CARAÏBES »). Ce ne sont que vociférations, bras qui moulinent, yeux qui roulent, bousculades. On a du mal à croire qu’on voit là les acteurs du « POINT DE NON-RETOUR » et des « DIABLES ».

Kay Lenz et Elisabeth Ashley ne sont pas en reste et seul Robert Culp parvient à garder un semblant de dignité au milieu de ce foutoir sans queue ni tête.

« UN COWBOY EN COLÈRE » tente çà et là de faire croire qu'il veut parler de la fin du vieil Ouest et de ses légendes, mais c'est peine perdue : toutes les bonnes intentions sont noyées dans les poursuites interminables, les bagarres poussives et les numéros de soûlographie des vedettes.

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