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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 16:52

RACK (1)Adapté d’un téléfilm ‘live’ de Rod Serling, « THE RACK » (litt. : « LA TORTURE ») est un film de prétoire dans la lignée de « OURAGAN SUR LE CAINE », mais annonçant plutôt par RACKson thème « UN CRIME DANS LA TÊTE ».

Torturé pendant la guerre de Corée, le capitaine Paul Newman aRACK (2) collaboré avec l’ennemi. À son retour au pays, il passe en cour martiale et doit expliquer pourquoi et dans quelles circonstances il a craqué. Le sujet est intéressant, le cast composé du haut-du-panier de l’époque, mais le film – malgré de nombreuses qualités – peine à enthousiasmer. D’abord, le personnage de l’accusé est peu sympathique, c'est un geignard sans caractère, que Newman incarne avec toute la panoplie « Actors Studio » dont il était coutumier dans les années 50. Il a d’excellents moments, comme son interrogatoire, mais n’arrive pas à donner vraiment vie à son rôle. Les enjeux du procès lui-même s’effilochent petit à petit. Le problème n’est plus RACK (3)de savoir s’il est coupable ou non, s’il a des excuses ou non, mais d’analyser s’il a réellement « craqué » ou a seulement eu peur de craquer. C'est un peu alambiqué et tiré par les cheveux et le film s’en trouve dévitalisé quand il arrive à son terme.

Walter Pidgeon est remarquable dans le rôle du père, un colonel incapable d’exprimer ses sentiments. Edmond O’Brien et Wendell Corey sont également parfaits en avocats opposés. Anne Francis est très touchante en belle-sœur, veuve de guerre, Lee Marvin apparaît dans trois séquences en officier horriblement torturé lors de sa détention, qui témoigne à charge et finit par ôter sa chemise pour dévoiler son corps mutilé. Marvin se retrouvera dans la position de Newman quelques années plus tard, pour un téléfilm. Et on aperçoit quelques figurants qui feront leur chemin comme Dean Jones ou Robert Blake.

 

À NOTER : Pidgeon et Anne Francis jouaient un père et sa fille dans le légendaire « PLANÈTE INTERDITE ». Newman et Marvin se retrouveront quinze ans plus tard pour « LES INDÉSIRABLES ».

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:41

INCONNUS VILLE (2)« LES INCONNUS DANS LA VILLE » est un très curieux film qui télescope deux univers à priori irréconciliables : le ‘film noir’ et le ‘soap opera’ provincial. Autrement dit, c'est une INCONNUS VILLEsorte de fusion contre-nature entre un épisode de « PEYTON PLACE » et « ULTIMEINCONNUS VILLE (1) RAZZIA » !

Technicien hors-pair, Richard Fleischer manie le (récent) format CinémaScope en maestro, dans un style qui n’est pas sans évoquer celui de « UN HOMME EST PASSÉ ». Le scénario et la réalisation créent une mosaïque de personnages, qui se croisent pendant les trois-quarts de l’action, pour tous se retrouver au même endroit au dénouement.

C'est brillamment filmé et monté, ce qui aide à avaler les aspects vieillots de l’entreprise : des personnages taillés dans le cliché le plus total (la petite ville grouille littéralement de kleptos, de nymphos, de voyeurs, d’ivrognes), une conclusion platement mélodramatique. Mais Fleischer n’a pas son pareil pour typer ses personnages en quelques plans et il ose des idées de casting surprenantes. Victor Mature et Richard Egan héros de péplums musculeux, INCONNUS VILLE (3)jouent de simples entrepreneurs de province, le ‘bad guy’ Ernest Borgnine se retrouve transformé en Amish pacifique et passif, la vénérable Sylvia Sidney est une bibliothécaire fielleuse, le costaud Brad Dexter campe un bellâtre joueur de golf.

Seul Lee Marvin n’apparaît pas à contremploi et c'est lui qui sort du rang. Il joue un des trois malfrats venus braquer la banque de la ville. Accro au… spray nasal, tourmenté par de constantes allergies, il crée une curieuse silhouette de flingueur frimeur et bas-du-front. Il a une excellente scène où, en pyjama rayé, il parle de sa vie maritale avec son complice Stephen McNally. Du grand Marvin !

Bâti comme un film-catastrophe avant la lettre (le braquage remplaçant le cataclysme des films des seventies), « LES INCONNUS DANS LA VILLE » n’a pas la portée universelle de « UN HOMME EST PASSÉ » tourné la même année, mais on retrouve la même ambiance, quelques comédiens communs et une aussi belle utilisation du Scope.

INCONNUS VILLE (4)-copie-1

Quant à la morale du film, elle est sans surprise : les seuls à mourir sont les gangsters et… la nymphomane et le gentil Amish finit par se rendre à l’évidence : on ne règle rien à l’amiable en ce bas-monde. Il finit donc par embrocher un des bandits avec sa fourche d’honnête homme et demande pardon au Seigneur. Amen…

 

À NOTER : le film est récemment sorti en zone 1, mais la 20Th Century-Fox n’a curieusement trouvé qu’un transfert en 4/3 (particulièrement dommageable avec le format CinémaScope) à proposer. Dommage…

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 18:40

COMANCHEROS (2)En revoyant « LES COMANCHEROS » on a la curieuse sensation de voir plusieurs films compressés en un seul. C'est dû d’abord à la construction du scénario, qui prend un temps fou à arriver au cœur de son sujet (pas avant le dernier quart, en fait) et se perd en COMANCHEROSdigressions ludiques, en conflits périphériques et en saynètes tragicomiques. Le meilleur exemple en est la séquence avec Lee Marvin, véritable « film dans le film », qui permet à l’acteur de composer un hallucinant COMANCHEROS (3)personnage de bandido querelleur et au crâne à moitié scalpé, bouffant tout et tout le monde sur son passage… Pour disparaître après quelques minutes sans crier gare ! La réalisation et même John Wayne se sont tellement effacés pour laisser le champ libre à Marvin, que le film met un certain temps à se remettre de son absence.

Il faut donc prendre ce film comme un récit picaresque, un peu fourre-tout, une sorte de bande-démo du genre. La sublime photo de William Clothier, les paysages désertiques et bien sûr la présence de John Wayne renvoient constamment à l’œuvre de Ford. Mais COMANCHEROS (1)Michael Curtiz ne se laisse guère aller à l’émotion ou la mythification. Il va droit devant, raconte ce qu'il a à raconter avec une efficacité sans défaut et un humour bon-enfant. Les Indiens eux, ivrognes glapissants et ridicules (le chef comanche en armure qui s’écroule plusieurs fois d’affilée, ivre-mort), n’ont pas encore droit à un traitement très objectif.

Ce qui fonctionne le mieux dans « LES COMANCHEROS » est son côté ‘buddy movie’ avant l’heure : le tandem Wayne-Stuart Whitman est très complémentaire et c'est tout à l’honneur du second de n’être jamais écrasé par son aîné et de ne jamais faire les pieds au mur pour tirer la couverture à lui. L’alchimie fonctionne toute seule, sans effort apparent.

COMANCHEROS (4)

Plus film d’aventures que western à proprement parler, « LES COMANCHEROS » est un plaisir pour l’œil, un film imparfait mais tellement mouvementé et plein de vie, qu’on ne garde finalement en mémoire que ses plus beaux morceaux de bravoure.

À noter que ‘Duke’ est surnommé « Big Jake » par plusieurs partenaires au cours de l’action. Ce qui deviendra le titre d’un de ses westerns de la décade suivante.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 17:04

SGT RYKER (1)« L’ODYSSÉE D’UN SERGENT » est un téléfilm en deux parties de la collection « KRAFT SUSPENSE THEATRE », diffusé en 1963. Remonté en un seul film de 82 minutes, il sortitSGT RYKER (2) en salles cinq ans plus tard, pour exploiter le succès de Lee Marvin dans « 12 SALOPARDS », aux U.S.A. puis en Europe.

Filmé à l’économie, dans des décors minimalistes et caviardé de stock-shots empruntés à d’autres productions (uniquement dans la version cinéma), cela n’en demeure pas moins une œuvre tout à fait digne d’intérêt. Et même un peu plus que ça.

En 1951 à Tokyo, en pleine guerre de Corée, un sergent déserteur de l’armée U.S. est capturé, portant l’uniforme nord-coréen. Condamné pour trahison, il va être pendu. Mais le procureur militaire (Bradford Dillman) a des doutes et poursuit son enquête. Il obtient que Ryker soit rejugé et assure cette fois sa défense, tâche rendue difficile par sa liaison avec la femme de l'accusé.

Entre film de guerre et ‘courtroom drama’ « L’ODYSSÉE D’UN SERGENT » est un scénario dans lequel on pénètre progressivement, pour se retrouver complètement accroché sans même s’en apercevoir. L’accusé est odieux, probablement coupable, il ne cesse de mentir comme un arracheur de dents, mais il existe un doute minuscule. Peut-être était-il réellement l’agent double qu'il prétend être.

Marvin est formidable dans ce personnage foncièrement ambigu, qu'il joue « entre deux », faisant basculer les convictions d’une séquence à l’autre. Pourtant son rôle fut très écourté par rapport à la version télé. Ryker est une grande gueule, un aigri, il a toujours l’air d’improviser une nouvelle version des évènements. Mais comment savoir ? L’ambiguïté sera maintenue – chose extrêmement rare – jusqu'après le mot ‘fin’.

Le casting est le point fort du film, puisqu’il réunit des pointures comme Bradford Dillman, Vera Miles, Murray Hamilton excellent en officier ivrogne, Norman Fell, le vétéran Lloyd Nolan et Peter Graves en procureur colérique.

SGT RYKER

Mais même s’il disparaît pendant de longues parties de l’action, c'est vraiment un show Marvin, qui dégage une puissance brute de fauve en cage, une duplicité madrée et un cynisme corrosif dans un personnage qui lui va comme un gant. « Traître ou héros ? », s’interroge la ‘tagline’ de l’affiche américaine. Peut-on être les deux à la fois ? C'est en tout cas l’option d’interprétation qu’a choisie Lee Marvin, avec une subtilité qui finit par mettre mal à l'aise.

 

À NOTER : invisible depuis de longues années, le film est disponible en DVD en Angleterre sous le titre « SERGEANT RYKER » dans une copie honorable, mais dénuée de sous-titres quels qu'ils soient.

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 17:38

M SQUAD willes 2 (1)« THE SLOW TRAP » est un épisode de la 1ère saison de la série « M-SQUAD », réalisé par Earl Bellamy et qui accueille Jean Willes, égérie de « WWW » comme ‘guest star’.

Contrairement à l’autre épisode qu'elle tourna plus tard et qui lui offrait un rôle de premier plan, celui-ci ne lui octroie que deux petites scènes. Elle joue la gérante d’un club de sport qui est en fait une arnaqueuse et la maîtresse d’un business man. Ensemble, ils piègent un pauvre employé naïf à qui ils dérobent une mallette de dollars pendant un transport et luiM SQUAD willes 2 font ensuite porter le chapeau.

Le scénario est classique mais plutôt malin en tant que ‘whodunit’ et Lee Marvin se montre étonnamment amusant au cours de son enquête : débarquant au club pendant un cours de gym réservé aux femmes, il arbore un sourire bêtement macho de ‘kakou’ et troublé malgré lui par ces dames en survêt, il se prend les pieds dans une chaise ! Sa relation avec l’épouse du suspect est plus subtile. Marvin parvient à faire comprendre que ce n’est pas elle qui lui plaît à proprement parler, mais l’idée qu'il pourrait – ou aurait pu – avoir un jour lui aussi, une gentille petite femme dévouée, au lieu d’être un flic solitaire et toujours sur la brèche. C'est au non-dit qu’on reconnaît parfois les grands acteurs.

À noter qu’à la fin du film, Marvin assomme le méchant d’un coup du tranchant de la main à la carotide et souffle à l’oreille de Jean Willes : « Judo ! ». N’était-ce pas plutôt du karaté ?

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 11:12

M SQUAD willes (1)« MAN WITH THE ICE » est un des derniers épisodes de la série « M-SQUAD », tourné en 1960 par l’acteur Marc Lawrence, second rôle connu pour son visage grêlé (il était l’indic dans « QUAND LA VILLE DORT »).

Dans cette histoire d’infiltration, Lee Marvin se fait passer pour un voleur de Detroit. Il descend dans un hôtel de Chicago pour revendre des diamants volés et confondre un gang de malfrats. Contacté au bar par une brune incendiaire, il entre bientôt en contact avec les acheteurs. Mais ceux-ci ont l’intention de le rouler et de l’abattre après la transaction. Heureusement, le charme viril de Lee a agi et la brune l’avertira juste à temps du mauvais plan.

Un bon épisode, très bien dialogué, qui vaut pour le face à face entre Marvin, plus ‘cool’ que jamais, avec son sourire canaille et la belle Jean Willes avec ses faux-airs d’Ava Gardner, dans un rôle de femme fatale au cœur tendre. Étonnant vraiment, que cette comédienne sensuelle et subtile n’ait pas fait une carrière plus marquante. Son couple avec Marvin est un vrai plaisir. Elle était d'ailleurs déjà apparue dans un épisode de la série.

M SQUAD willes

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 11:34

« HIDEOUT » est un épisode de la 1ère saison de « M-SQUAD », réalisé par John Brahm et inspiré de la situation de « LA MAISON DES OTAGES » de William Wyler. Deux braqueurs en fuite se réfugient dans un pavillon de banlieue où ils prennent une jeune veuve et sa petite fille en otages, en attendant qu’un complice vienne les chercher. La police les repère et le lieutenant Ballinger (Lee Marvin) s’infiltre dans la maison en se faisant passer pour le boy friend de la dame.

MSQUAD elam

Le scénario est simplissime, mais truffé de petits détails amusants comme ce revolver que Marvin suspend à une corde à linge à l’extérieur, pour pouvoir le récupérer une fois à l’intérieur. Ou ses relations avec la fillette qui s’avère beaucoup moins bébête que sa maman. Le grand Lee est d'ailleurs moins monolithique que d’habitude dans cette série, puisqu’il s’efforce de personnifier un « blaireau » nonchalant et pas bien futé.

Mais « HIDEOUT » vaut surtout pour ses ‘guest stars’. À leur tête, Jack Elam dans son numéro bien rodé de brute épaisse grimaçante. C'est – étonnamment – la seule et unique fois que ce roi du second rôle croisera la route de Lee Marvin (dans « LES COMANCHEROS », ils n’ont aucune scène ensemble). Il joue un psychopathe en chapeau mou, exactement le genre de rôle que tenait Marvin avant de passer du bon côté de la loi. On reconnaît également Dick Miller, fidèle des productions Roger Corman et DeForest Kelley en flic. Vintage...

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 15:53

CARNAGE (2)Sans être du même niveau que ses prédécesseurs, « CARNAGE » clôture bien ce qu'il convient d’appeler un tryptique Lee Marvin/polar, dans la droite lignée de « À BOUT PORTANT » et « LE POINT DE NON-RETOUR ». CARNAGE (1)

Tueur conceptuel dans le premier, vengeur spectral dans le second, son Nick Devlin est un peu un mélange CARNAGEdes deux et il est arraché à son décor urbain pour plonger dans les abysses du Kansas profond. Là, les mafieux n’ont plus de col blanc et d’attaché-case, ce sont d’horribles ploucs dégénérés, gavés jusqu'à la glotte de viande rouge, trafiquant les jeunes orphelines qu'ils vendent comme du bétail lors d’enchères privées.

« CARNAGE » est souvent choquant et ce, dès le générique-début montrant comment on transforme un homme en chair à saucisse. Littéralement ! Hélas, si l’atmosphère est excellemment rendue et plusieurs séquences laissent parfois deviner le grand film déjanté qu'il CARNAGE (4)aurait pu être, « CARNAGE » souffre d’un scénario déstructuré dont tout le milieu est un long ventre mou à peu près dépourvu de péripéties. Par contre, Michael Ritchie exploite à merveille ses extérieurs, utilise tous les éléments de son décor et filme très bien Marvin, moins minéral que d’habitude, à la fois implacable et étrangement détaché. Sa relation avec la débutante Sissy Spacek, qu'il a sauvée de l’esclavage, est ce qu'il y a de plus intéressant dans le film. Car contrairement à ce que laisserait penser l’affiche, il ne s’agit pas d’un face à face saignant avec Gene Hackman, qui n’apparaît qu’assez peu dans un rôle de boucher rubicond et abject. La composition de celui-ci est néanmoins remarquable, mais hélas, anecdotique.

CARNAGE (3)

Même s’il n’a rien d’un chef-d’œuvre, « CARNAGE » fait parfois penser aux classiques anglais du style « LA LOI DU MILIEU » et annonce curieusement des polars à venir comme « CANICULE » (dans lequel le même Marvin se retrouve souvent dans des situations identiques) ou les films de Johnnie To.

C'est paradoxalement dans les moments hors-sujet que le film trouve sa véritable identité : lorsqu’un des hommes de Marvin tient absolument à le présenter à sa mère avant de partir en mission, où lorsque Marvin emmène une Spacek à moitié nue dîner dans un restaurant chic.

 

À NOTER : Hackman qui venait de sortir du tournage de « FRENCH CONNECTION », a ici sa tête mise à prix par un mafioso joué par Eddie Egan, l’ex-flic qu'il interprétait plus ou moins dans le film de William Friedkin.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 11:01

KILLERS POSTERSQuand on a vu un grand film, on a parfois du mal à s’en extirper complètement. Alors on aime bien y revenir en lisant des articles à son sujet, des critiques et en regardant des images.

C'est pourquoi quelques affiches internationales de « À BOUT PORTANT » ne feront de mal à personne. Notons que le film est sorti en Belgique sous le titre « LES TUEURS SONT LÂCHÉS », qui fait un peu vieux nanar avec Eddie Constantine. Quant aux photos du poster allemand « DER TOD EINES KILLERS » (« MORT D’UN TUEUR »), elles sont tirées de… « LE POINT DE NON-RETOUR ».

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 17:40

SHOUT DEVIL (2)« PAROLE D’HOMME » est une importante production anglaise, qui tente de raviver la flamme de vieux films d’aventures africaines du style « LES MINES DU ROI SALOMON » ou SHOUT DEVIL (1)« AFRICAN QUEEN ». Les moyens se voient à l’écran, mais la technique est hasardeuse (emploi systématique du zoom très agaçant) et le scénario est complètement bancal.

Le film débute comme une vieille BDSHOUT DEVIL colonialiste : on peut même s’imaginer que Roger Moore joue une sorte de Tintin british et Lee Marvin un capitaine Haddock braconnier. La plupart des gags sont lourds et primaires, mais le SHOUT DEVIL (4)film suit son bonhomme de chemin jusqu'à ce que tout bascule avec la mort d’un bébé qui change le ton du film du tout au tout. Une violence plus graphique s’installe alors (même si les plans ‘gore’ ont été coupés dans les versions circulant en DVD) et l’humour disparaît totalement. Gagne-t-on au change ? Un peu, car Marvin est bien obligé de moins cabotiner.

Le duo d’acteur fonctionne mal : pas du tout dirigé, l’Américain surjoue à fond, roulant des SHOUT DEVIL (3)yeux, tirant la langue, montrant les dents. Encore pire que dans « LA KERMESSE DE L’OUEST » ! C'est dommage, car on le retrouve un peu vers la fin du film, surtout dans sa dernière séquence. Quant à Moore, un peu plus dégourdi que d’habitude, il n’a vraiment rien d’un homme d’action et semble avoir quinze ans de trop pour son rôle. Ian Holm est amusant en serviteur arabe muet et fidèle de Marvin.

On sait que « PAROLE D’HOMME » fut sévèrement mutilé par son producteur et cela se ressent dans quelques ellipses vraiment raides et des changements de ton abrupts. Malgré cela, il est clair que même agrémenté d’une demi-heure supplémentaire, le film ne sera jamais un chef-d’œuvre.

On préfèrera toujours le masque impassible du Lee Marvin du « POINT DE NON-RETOUR » aux numéros de claquettes épuisants de « CAT BALLOU » et quelques autres faux-pas. Comme le présent film…

 

À NOTER : un massacre d’éléphants (qui ne semble pas simulé) assez choquant vu aujourd'hui, même si la scène est jouée dans la bonne humeur générale, comme une partie de cricket. O tempora, o mores !

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