Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:58

On le sait, une bonne partie de la filmo de Klaus Kinski pourrait figurer dans cette rubrique « IL EST DUR PARFOIS DE GAGNER SA VIE ». Mais dans cet amoncellement de navets multinationaux, il est un rôle qui se distingue tout particulièrement et sort du lot : Karl Gunther dans « FOU À TUER ».

Propriétaire d’un immeuble, Klaus mate les jeunes filles par les bouches d’aération et accessoirement les étripe de temps en temps. Dans son grenier, il garde une jeune femme prisonnière comme dans un mini camp de concentration (je n’invente rien) et parfois, joue à la roulette russe.

Une séquence de « FOU À TUER » vaut à notre acteur de figurer ici à la place d’honneur. Passant un film Super-8 d’un discours d’Hitler, il se met du rouge à lèvres qui bave partout, chausse une casquette nazie et l’air complètement allumé, lève le bras en claquant les talons et en hurlant : « Heil Gunther ! ».

KINSKI dur

On ne sait pas trop comment on en arrive à tourner des moments pareils, mais on espère que la paie a été bonne !

Repost 0
20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 18:28

Elle avait 28 ans, elle était apparue dans les séries TV « SOMERSET » et « THE BEST OF FAMILIES » et dut être très heureuse quand Woody Allen la choisit pour être sa girl friend dans « ANNIE HALL ».

Difficile de dire si son rôle a complètement disparu au montage (c'est un film qui a connu de gros soucis de structure), mais ce qu'il en reste, c'est… Cette photo ! Un plan large d’exactement dix secondes chrono en main. Sigourney Weaver – car c'est bien d'elle qu'il s’agit – qui dépasse Woody d’une bonne tête, sort du cinéma qui passe « LE CHAGRIN ET LA PITIÉ » et croise l’ex de l'homme aux lunettes. On se serre la main et… adieu.

SIGOURNEY dur

Depuis, Sigourney a prouvé son talent dans la série des « ALIEN », elle est apparue dans « AVATAR » le plus succès de l’Histoire du 7ème Art et s’est révélée grande comédienne dans des œuvres plus confidentielles comme « SNOW CAKE » ou « LA FILLE DANS LE PARC ».

« ANNIE HALL » ne doit probablement pas faire partie de ses meilleurs souvenirs…

Repost 0
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 13:03

À l’époque Mickey Rourke débutait et il devait être bien content de faire partie de cette énorme production qu’était « LA PORTE DU PARADIS ».

Un jour, il tournerait avec le même réalisateur « L’ANNÉE DU DRAGON » en vedette, mais en 1980, il dut se contenter d’un petit rôle assez peu valorisant : un benêt de la bande de Christopher Walken, dont la grande scène consiste à se faire saisir la langue par Geoffrey Lewis. Celui-ci voulait prouver qu’on peut capturer un loup par ce moyen étrange : impossible pour la bête de mordre !

ROURKE dur

Le pauvre Mickey gémit et pleurniche avant d’être relâché sous les rires de l’assistance. Lors de sa prochaine apparition, il se fera descendre.

On était alors loin de « RUSTY JAMES » ou de « THE WRESTLER ». Mais quoi… Il faut bien débuter par quelque chose !

Repost 0
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 13:34

En 1966, Ellen McRae a 34 ans, elle rame à la télé en jouant dans des séries de tous poils. Dans l’épisode « CRACK OF DOOM » de la série « AU CŒUR DU TEMPS », elle joue la fille d’un scientifique étudiant l’île de Krakatoa, le jour de l’explosion du volcan. La malheureuse passe tout le film à rouler des yeux horrifiés, le front perlé de sueur. Décors peints, palmiers en plastique, figurants yankees enduits de fond de teint pour jouer les indigènes, sans oublier les deux héros de la série eux-mêmes pas piqués des vers : on se croirait presque dans du Ed Wood.

BURSTYN dur

Qui aurait imaginé que cette pauvre Miss McRae allait bientôt changer de nom pour devenir le grande Ellen Burstyn, jouer en vedette dans « L’EXORCISTE », « ALICE N’EST PLUS ICI » de Scorsese et même gagner un Oscar ? Certainement pas grand-monde, en 1966…

Repost 0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:30

En 1973, Kirk Douglas n’était déjà plus tout à fait au sommet de la chaîne alimentaireDOUGLAS dur hollywoodienne et tentait de se refaire une santé professionnelle en Europe. Depuis l’excellent « REPTILE » de Joe Mankiewicz, il traînait en Italie, en Angleterre ou en Espagne pour tourner des semi-navets multinationaux comme « UN HOMME À RESPECTER » avec Giuliano Gemma, « LES DOIGTS CROISÉS » avec Marlène Jobert et… Bernard Blier ou « LE PHARE DU BOUT DU MONDE » d'après Jules Verne.

« DR. JEKYLL & MR. HYDE » fait partie de ces équipées improbables : c'est une version musicale du roman de Robert Louis Stevenson tournée pour la TV britannique. Oui, musicale

Aux côtés de Susan George, Donald Pleasence, Susan Hampshire ou Michael Redgrave, l’héroïque Kirk s’est donc retrouvé à pousser la chansonnette sur un plateau télé briton, affublé de faux sourcils à la Claude Allègre et d’une bouche excessivement tordue. Le téléfilm fut diffusé aux U.S.A. par la NBC, mais est demeuré inédit chez nous.

Spartacus en chapeau-claque, la tronche en biais, gazouillant dans les rues de Londres recréées en studio, voilà qui titille la curiosité…

Repost 0
6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:25

BRONSON dur (1)Quand un criminel anglais irrécupérable se choisit un pseudo, c'est Charles Bronson. Quand on se réfère aux ‘tough guys’ incontournables du cinéma U.S., son nom revient systématiquement, quand des cinéastes de la génération de Tarantino doivent citer des durs à cuire dans leurs films, c'est lui qui revient automatiquement. Bref, Charles Bronson n’a pas une réputation de lavette !

BRONSON dur

Il a donné des coups, tiré sur beaucoup de gens, il est mort quelques fois. Mais ce qu’on oublie parfois, c'est que des gnons il en a reçu quelques uns lui aussi. Des qui l’ont mené direct à l’hosto. La preuve, c'est quelques images inhabituelles où l’invincible Charley a montré ses limites, tirées de « CITÉ DE LA VIOLENCE » (en haut) et « THE HONEST MAN » (la plus ridicule), « MAN WITH A CAMERA », « LE FUGITIF » et « UN JUSTICIER DANS LA VILLE ».

Well…. Nobody’s perfect.

BRONSON HOSTO2 

 

Repost 0
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 13:41

HENRY SILVA dur« LUST IN THE DUST » est une sorte de parodie de western à tendance ‘drag queen’, réalisée par Paul Bartel. L’héroïne est jouée par le travesti obèse connu sous le pseudo de HENRY SILVA dur (1)« Divine » star du cinéma underground, le bel étranger a les traits du has-been des sixties Tab Hunter (également producteur). Mais là n’est pas le plus triste…

Le film n’est déjà pas spécialement drôle en soi, mais voir Henry Silva qui débuta avec Kazan, Sturges, Frankenheimer faire le clown en bandit mexicain excité, bavant de désir devant Divine, apercevoir Woody Strode l’acteur de Ford et Leone, faisant de la figuration muette en hors-la-loi portant un ridicule manteau de fourrure synthétique, et même le vieux Cesar Romero l’ex-capitaine de « VERA CRUZ », ça ce n’est plus drôle du tout !

Comme disait le vieux pistolero de « MON NOM EST PERSONNE » : « Il est plus difficile de finir que de commencer ».

Repost 0
24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 21:02

C'était en 1965, soit un an avant le premier coup de manivelle de la série « MISSION : IMPOSSIBLE ». À l’époque, Martin Landau – parce qu'il devait bien se nourrir – jouait des dresseurs d’éléphants givrés dans « AU NOM DE LA LOI », des Mexicains basanés un peu partout et même un vampire dans « DES AGENTS TRÈS SPÉCIAUX ».

LANDAU dur
Il n’était donc pas encore en mesure d’être regardant. Aussi quand John Sturges lui proposa un rôle dans « SUR LA PISTE DE LA GRANDE CARAVANE » aux côtés de Lee Remick, Burt Lancaster, Brian Keith et Donald Pleasence, dut-il penser que sa chance avait tourné. Il ne pouvait pas deviner qu'il s’agirait du plus mauvais western de ce généralement bon réalisateur qui s'essayait à la comédie lourdingue, ni qu'il y jouerait un Indien abruti et ivrogne, coiffée d’une terrible perruque emplumée et trimbalant constamment un drapeau blanc d’un air ahuri.

Le grand Landau connut encore quelques avanies avant de prouver qu'il était un des meilleurs dans « CRIMES ET DÉLITS » ou « ED WOOD » qui lui valut un Oscar bien mérité. Là, on en était encore loin…

Repost 0
20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 11:38

Robert Vaughn n’est pas le seul à avoir tâté de la Préhistoire de carton-pâte…

Aujourd'hui, Senta Berger est devenue une Grande Dame du cinéma allemand avec à son palmarès des films avec Fassbinder ou Peckinpah. Giuliano Gemma (à droite sur la photo) lui, a acquis un statut d’acteur-culte du ‘spaghetti western’.

Mais en 1970, ils sont apparus côte à côte dans « QUAND LES FEMMES AVAIENT UNE QUEUE », une comédie préhistorique signée Pasquale Festa Campanile dans laquelle une tribu de Cro-Magnons mâles capturent une femelle qui leur apprend les joies du sexe. À leurs côtés, Frank Wolff incarnait « Grr » (sic !).

SENTA BERGER dur
Le pire est que la belle Senta et ce pauvre Wolff signèrent deux ans plus tard pour la sequel « QUANDO LE DONNE PERSERO LA CODA », alors que le plus sage Giuliano déclara forfait…

Repost 0
19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 12:29

Quand on a 26 ans, qu’on débute et qu’on vous offre le premier rôle d’un film, difficile de refuser, n'est-ce pas ? C'est ce qu’a dû se dire le jeunot Robert Vaughn, quand Roger Corman lui a proposé de jouer ‘the boy’ dans « TEENAGE CAVE MAN » (littéralement « L’ADO DES CAVERNES » !). Portant une sorte de minijupe en peau de daim, le futur Napoléon Solo joue donc le fiston du chef d’une tribu de Cro-Magnons, bien décidé à découvrir ce qui se trouve au-delà de leur territoire. La chute annonçant « LA PLANÈTE DES SINGES » donnera heureusement un petit côté SF à cette série B risible.

VAUGHN dur
Comme son copain Steve McQueen qui jouait encore les ados à 28 ans dans « THE BLOB » la même année, Vaughn débuta donc sous de peu encourageants augures, mais sut se rattraper par la suite…

Repost 0

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens