Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 10:06

3 CHAMBRES (1)Signalons la sortie chez « GAUMONT À LA DEMANDE » (l’équivalent de « WARNER ARCHIVES » aux U.S.A.) de « TROIS CHAMBRES À MANHATTAN » un film de Marcel Carné datant de 1965 et inspiré d’un roman de Georges Simenon.

Le film vaut d’être vu pour son duo d’acteurs : Annie Girardot qu’on a rarement vue aussi belle et émouvante que dans ce rôle de déracinée à la dérive, de ‘barfly’ pathétique. Et l’inégalable Maurice Ronet, qui traîne ce sempiternel air de lendemain de cuite dans un personnage odieux de jaloux immature. Ils font passer des dialogues ampoulés et littéraires, des situations répétitives et surtout aident (un peu) à gober le gros vice de forme du film : il  n’a pas été tourné à New York ! Alors que la ville aurait dû être l’âme du film, tout a été filmé en studio à Boulogne, hormis quelques plans de coupe. Et ne parlons même pas de l’épisode mexicain encore moins convaincant, où les employés d’ambassade sont habillés comme dans « ZORRO » !

Malgré ses défauts, il faut voir « TROIS CHAMBRES À MANHATTAN » pour ses vedettes, pour sa BO jazzy, pour quelques flashes étonnamment lucides sur la relation amoureuse. Et aussi pour s’amuser à repérer Robert De Niro dans sa toute première apparition à l’écran : lors de la rencontre entre Girardot et Ronet, on l’aperçoit en reflet dans le miroir d’un ‘diner’, avant qu'il n’effectue un aller-retour à l’arrière-plan. Dans cette même séquence, c'est Donal O’Brien futur pilier du ‘spaghetti western’ qui joue le barman.

3 CHAMBRES

Repost 0
27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 09:51

Inspiré de plusieurs nouvelles de Tchekhov (on retrouve le nom de Suso Cecchi d’Amico récemment disparue parmi les auteurs), « LES YEUX NOIRS » est un curieux télescopage de baroque italien et de drame russe, un film aux ambiances diverses qui se succèdent et parfoisYEUX NOIRS s’empilent dans une série de flash-backs parfaitement gérés par la discussion entre deux hommes d’un certain âge sur un bateau. L’un un Italien racontant sa vie à l’autre, un Russe récemment marié.

Selon les scènes, on se retrouve balancé entre Fellini et Kusturica, soûlés de musiques et de paroles. C'est une œuvre bouffonne et poétique à la fois, à l’image de Marcello Mastroianni, formidable dans sa composition de clown vieillissant et romantique, tiraillé entre un amour fou, des scrupules, une lâcheté et une paresse naturelles. Il porte le film sur les épaules, cimente le scénario par sa composition tendre et cruelle d’un homme passé à côté de la vie.

Il n’est pas interdit de trouver parfois le temps long et la « chute » excessivement prévisible, mais cela n’entache pas l’impression laissée par ce film complètement à part qui se déroule dans des décors d’un autre âge, dans une blancheur irréelle et se perd par moments dans d’inextricables digressions, comme ce long périple de Romano parmi les officiels russes auxquels il veut soutirer un permis de voyager en trimbalant sa vitre incassable, si hautement symbolique.

Une sorte de film-rêve dont certaines images demeurent gravées dans l’imagination…

Repost 0
26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 09:12

Saluons le réalisateur Alain Corneau récemment disparu, en signalant l’édition par la Fnac d’un coffret regroupant ses meilleurs films. Et tout particulièrement « LE NOUVEAU MONDE » (rien à voir avec celui de Terrence Malick !) qui parle d’une fascination qui n’est pas totalement étrangère à « WWW » : celle de l’Amérique.NOUVEAU MONDE

À Orléans dans les années 50, des milliers de soldats américains ont recréé l’American Way Of Life et vivent en circuit fermé. Deux adolescents amoureux depuis l’enfance, vont tenter de s’immiscer dans ce monde inconnu qui les fait rêver. C'est un film touchant parce que très visiblement truffé de souvenirs personnels, de détails vécus. La musique y tient un rôle prépondérant, quitte à plomber parfois le rythme général, mais la reconstitution est impeccable. À peine pourra-t-on regretter une mise en scène souvent académique, particulièrement sensible dans les séquences de concert, là où on aurait apprécié un peu de folie et d’ivresse. Le film offre son premier rôle important à James Gandolfini – presque mince – qui incarne un sergent de l’U.S. Army à moitié fêlé, à la fois généreux et paternel et aussi raciste et suicidaire. L’acteur y déploie déjà son sens inné de l’ambiguïté et du danger latent qui sera si bien développé dans « LES SOPRANO ». À ses côtés, les jeunes comédiens sont intéressants, surtout Sarah Grappin en ado exaltée aux passions exclusives.

Pour la petite histoire, Corneau à ses débuts, tout aussi obnubilé par l’Amérique que ses personnages, tentera de monter « 1275 ÂMES » d'après le roman de Jim Thompson, avec en têtes d’affiche un trio très ‘peckinpien’ : Ernest Borgnine, Warren Oates et Ben Johnson. Une curiosité jamais tournée, qui deviendra « COUP DE TORCHON » sous la caméra de Bertrand Tavernier avec un cast français.

Une filmo à redécouvrir donc dans ce coffret à 49, 99 € comprenant entre autres « SÉRIE NOIRE », « POLICE PYTHON 357 », « NOCTURNE INDIEN », « FORT SAGANNE », etc.

Repost 0
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 10:39

Signalons la sortie en DVD de « MAMMUTH » un film français qui emprunte à la mythologie du ‘road movie’ à l’Américaine pour suivre le périple dérisoire d’un retraité partant en quête de fiches de paie. À l’heure de la réforme des retraites, le timing est parfait, mais le film vaut mieux que cela.MAMMUTH

Les auteurs retrouvent le mood des films « expérimentaux » des sixties et seventies comme « EASY RIDER » ou les œuvres de Monte Hellman, les séquences intimistes évoquent obligatoirement les mânes de Cassavetes. Mais c'est surtout à un autre film plus récent que « MAMMUTH » fait souvent penser : « THE WRESTLER ». Ne serait-ce que par certaines situations (une séquence de supermarché très similaire) et surtout l’utilisation qui est faite de la star (en l’occurrence Gérard Depardieu, à peine reconnaissable), son look général et l’abandon avec lequel il s’est prêté à l’aventure. Souvent filmé de dos, n’hésitant pas assumer des scènes estomaquantes comme les retrouvailles très… chaleureuses avec le cousin, l’acteur retrouve sa liberté des « VALSEUSES » et efface des années de déception.

Filmé « salement » en 16MM, tourné en son direct, « MAMMUTH » délaisse progressivement toute forme de narration traditionnelle, se délite volontairement et s’achève comme un rêve filandreux.

Certainement pas la « cup of tea » de tout le monde, c'est un film singulier qui génère une curieuse émotion.

Repost 0
10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 08:31

GUAPPI (2)À première vue, « LUCIA ET LES GOUAPES » fleure bon la série B transalpine, avec en têtes d’affiche deux vedettes de ‘spaghetti western’ et la femme du réalisateur en ‘guest GUAPPIstar’. Et puis, grosse surprise : on s’aperçoit qu'il s’agit là d’un vrai bon film ! D'une incroyable minutie dans le détail, les décors et costumes, bénéficiant d'une belle écriture dans le dialogue,GUAPPI (1) d'une véritable étude historique, le film empoigne dès son générique dans les rues de Naples, pour ne plus lâcher. Certaines séquences, comme le meurtre du « crieur » sont dignes d'un grand réalisateur. On peut le voir comme un cours d’Histoire et un prélude à tous les classiques du film de mafia.

Le mélange d'acteurs professionnels et d'amateurs aux tronches taillées dans le roc est efficace et l'atterrissage final dans l'Italie moderne, d'une belle efficacité dramatique. Si Fabio Testi et Franco Nero ont rarement été aussi bons et impliqués, le premier GUAPPI (3)est trop jeune pour son rôle de « parrain » arrogant et le second trop âgé en étudiant en droit. Cela fausse la lisibilité de leurs relations, même s'ils sont irréprochables dans leur jeu. Claudia Cardinale n'a qu'un rôle périphérique mais intéressant, de prostituée aimant les baffes (seulement celles de sa ‘gouape’, attention !), mais sa présence ne justifie aucunement le fallacieux titre français. Quant à Raymond Pellegrin, il assume courageusement son rôle de ripou libidineux, suant et abject. On est loin du bellâtre des films de Pagnol !

« LUCIA ET LES GOUAPES » souffre seulement d'une réalisation parfois hasardeuse. Pasquale Squitieri – comme la plupart de ses contemporains – use et abuse du zoom, véritable fléau abîmant énormément de films tournés à cette époque, en Europe comme aux U.S.A. La moitié de ses plans sont flous ou décadrés et les travellings sont nauséeux. C'est dommage, car une rigueur stylistique comme celle du « GUÉPARD » dans la mise en scène, aurait sans doute permis à ce film d'atteindre le statut de classique qu'il a failli mériter. Quoiqu'il en soit, un film passionnant, dont le final au palais de justice, pourtant logique et inévitable, laisse pantois.

 

À NOTER : Cardinale et Testi apparaissaient déjà ensemble dans « IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST » : elle en vedette et lui en figurant muet dans la séquence de la vente aux enchères.

Repost 0
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 16:40

CHRONIQUE HOMICIDE (1)« CHRONIQUE D’UN HOMICIDE » fait partie de ce cinéma politique qui fleurit pendant les années 70 en Italie (et un peu en France). Un cinéma ancré dans l’actualité, militant et partisan, cherchant à faire évoluer les mentalités.CHRONIQUE HOMICIDE

Dans l’Italie des « années de plomb », le film met en présence un étudiant secrètement affilié à un mouvement extrémiste et son père, juge d’instruction dans l’affaire d’un meurtre de policier… commis par son propre rejeton.

Belle façon de faire s’affronter deux générations, deux mentalités et de créer un dilemme cornélien. La surprise vient du fait que Mauro Bolognini ne prend pas forcément partie pour le fiston Massimo Ranieri, qui passe parfois CHRONIQUE HOMICIDE (2)pour un irritant post-ado ingrat et capricieux, mais fouille le portrait du juge. Et des deux hommes face à face, ce n’est pas celui qu’on imaginait qui sortira le plus changé de cette affaire. C'est Martin Balsam qui tient ce rôle de père, avec son humilité et sa sobriété coutumières. Engoncé dans son petit costume de fonctionnaire, on devine l'homme foncièrement honnête, même s’il fait partie intégrante d’un système pourri, symbolisé par ce flic horripilant habillé comme un ‘mac’. Doublé en Italien, Balsam s’intègre parfaitement dans une distribution exclusivement italienne où on retrouve aussi l’excessive Valentina Cortese.

Le scénario est efficace, va toujours de l’avant, les personnages sont simples mais bien brossés et la BO de Morricone a quelques accents de son célèbre ‘Chi mai’ (utilisé dans « LE PROFESSIONNEL »).

C'est en revoyant ces films qui ne sont pas des chefs-d’œuvre, mais de bons produits de leur époque, en repensant à ces films engagés mais aussi aux comédies des années 60-70, que le cinéma italien nous manque le plus.

Repost 0
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 16:28

MUSSOLINI (1)Carlo Lizzani est un auteur-réalisateur estimable et versatile qui a touché à tous les genres, même au ‘spaghetti western’. « LES DERNIERS JOURS DE MUSSOLINI » emploie MUSSOLINId'ailleurs trois grandes figures du genre : Rod Steiger, Henry Fonda et Franco Nero. Sans oublier Ennio Morricone à la BO !

Mais du western, nous sommes bien loin. Concentré – MUSSOLINI (2)comme son titre l’indique – sur la chute du ‘Duce’, le scénario suit pas à pas sa fuite désespérée vers la Suisse, alors qu'il n’est plus qu’une vulgaire marchandise convoitée par les Américains (pour l’utiliser), les partisans (pour le fusiller) et les Allemands (pour l’échanger). Traqué de toutes parts, abandonné par ses fidèles, Mussolini n’a plus rien de l’arrogant conquérant fasciste. C'est un pauvre type apeuré, qui a perdu jusqu'à son honneur. Un thème intéressant qui hélas, n’est pas développé de manière très cinématographique. « LES DERNIERS JOURS DE MUSSOLINI » ressemble à un ‘docudrama’, enchaînant les séquences dialoguées et figées, les face à faces informatifs, sans générer la moindre étincelle de vie.

MUSSOLINI (3)Le choix de Steiger pour le rôle-titre n’était peut-être pas des plus judicieux. La mollesse naturelle du comédien américain détonne complètement. Lui qui n’était pourtant pas avare de numéros de cabotinage, est ici paradoxalement anesthésié, privé de l’énergie mauvaise qui habitait le Duce. Quelques plans où il met sans conviction les mains sur ses hanches, ne changent pas grand-chose.

Henry Fonda apparaît au début du film en évêque diplomate, sans faire de vague et Franco Nero survient sur le tard pour jouer le partisan qui finira par exécuter Mussolini comme un chien.

En tant que film, c'est un pensum interminable. En tant que cours d’Histoire, à la rigueur…

Repost 0
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 18:12

PEAU (1)« LA PEAU » avait tout pour être une sorte de film définitif sur les horreurs de la guerre, la honte des vaincus et l’abjection du guerrier entre deux champs de bataille. Dantesque, PEAUglauque jusqu'à la nausée, s’achevant en paroxysme apocalyptique (même le Vésuve en éruption se mêle à l’orgie d’horreurs !), le film est handicapé par un scénario morcelé, composé d’une succession de vignettes à peine reliées les unes aux autres et par la réalisationPEAU (2) étonnamment académique de Liliana Cavani.

« LA PEAU » se vautre délibérément dans le vomitif : images de ventres ouverts, de tripes à l’air (même les chiens n’y coupent pas), séquences choquantes comme celle où des mères vendent leurs garçonnets à des soldats « hypersexués » (sic !), ou encore ce poisson cuit au four, ressemblant étrangement à un bébé humain. Pour finir par ce plan dont tout le monde a parlé à la sortie : celui de ce pauvre homme complètement aplati par un tank. Symbole (trop) évident de l’Italie humiliée, écrasée par ses propres alliés PEAU (3)venus se repaître de ses pauvres vestiges.

C'est aussi fascinant que dérangeant, parfois beau et souvent écœurant. La photo est magnifique comme les décors : la villa de Malaparte à Capri est celle immortalisée par « LE MÉPRIS ». Heureusement, Marcello Mastroianni tout en élégance fatiguée fait le lien et maintient l’intérêt sur sa personne, ainsi qu’un semblant d’émotion. Sorte de narrateur-chœur antique, il déambule avec une classe innée, assistant résigné, au naufrage de son pays en décomposition. À ses côtés, quelques ‘guests’ de prestige comme Claudia Cardinale en princesse évanescente et Burt Lancaster parfait en général yankee grossier, mégalo et insensible. Les scènes où il marchande avec un mafioso des prisonniers allemands au kilo, sont totalement surréalistes.

Si « LA PEAU » est trop long, inégal, parfois confus, impossible de nier son impact immédiat et le malaise persistant sur lequel il laisse le spectateur après le mot ‘Fin’.

 

À NOTER : la v.o. italienne est un peu curieuse, car tout le monde parle italien même les Américains. Ce qui n’empêche pas Mastroianni de faire le traducteur, alors que tous parlent la même langue ! Très perturbant…

Repost 0
30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 21:18

Belle (re)découverte que « VERTIGES », œuvre unique en son genre, flottant comme son personnage central dans les limbes très flous séparant la normalité de la folie. Dans une ambiance décadente, poussiéreuse, malsaine au possible, c'est un des films qui décrit avecVERTIGES le plus d’acuité la vie dans un asile psychiatrique. Certaines images comme ces malades couchés nus dans des cellules pleines de paille, sont extrêmement frappantes.

Présenté comme un saint-homme légèrement libertin, le professeur Marcello Mastroianni se fissure progressivement, pour révéler ses véritables motivations qui sont égoïstes : la peur, la terreur abjecte de devoir occuper un jour un lit au côté de ses patients.

« VERTIGES » baigne dans un érotisme morbide et suffocant. Le sexe est intimement lié à la démence et seule Françoise Fabian, apparemment frigide et abstinente, semble échapper à l’abime béant.

Mais la vraie folie, la plus grave, la plus terrifiante, ce n’est pas à l’hôpital que Mauro Bolognini nous la montre. C'est dehors. À la fin, quand le professeur comprend soudain avec horreur, qu’en dehors de ses murs, l’Italie a bougé, qu'elle est en proie au fascisme et qu'elle est devenue tout entière un asile à ciel ouvert.

La BO d’Ennio Morricone est riche et extrêmement variée, allant de l’abstraction déstabilisante pour les séquences d’hôpital, à la nostalgie poignante quand il se rapproche des protagonistes, tout particulièrement de la belle Lucia Bosè.

Un film inconfortable, mais constamment fascinant.

Repost 0
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 18:50

ENQUETE...Pantin grotesque et terrifiant, chefaillon bouffi de suffisance et d’orgueil, despote grisâtre au cheveu gras peigné comme un communiant, Gian Maria Volontè compose un personnage d’une horrible banalité, en adoptant un jeu pourtant théâtral et survolté.

ENQUETE... (1)C'est sa composition hallucinée qui porte « ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPÇON » et fait passer le message d’Elio Petri sur le pouvoir et ses inévitables dérives.

Complètement perverti, le flic campé par Volontè commet un meurtre, laisse sciemment des preuves aveuglantes l’incriminant, dans le seul but de prouver qu'il est ENQUETE... (2)intouchable. Il l’est d'ailleurs tellement, que lorsqu’il voudra finalement expier, ce droit lui sera dénié. Formidable dissection de la machine étatique qui fait une bouillie des idéologies, mélange allègrement les criminels et les opposants politiques, pratique une torture permanente sous toutes sortes de formes, le film est une espèce de cauchemar paranoïaque qui semble s'éloigner progressivement du réel, pour se transformer en absurde ballet de marionnettes sans visage.

C'est, avec « LE CHRIST S’EST ARRÊTÉ À EBOLI » dans un registre totalement opposé, le plus beau rôle de Gian Maria Volontè qui compose un monstre misérable et odieux, ENQUETE... (3) absolument répugnant, qui n’est au fond qu’un banal rouage de la machine, qui s’est grippé. L’acteur est fascinant de bout en bout, semblant faire corps avec la BO pulsante et obsédante d’Ennio Morricone qui paraît émaner de sa cervelle avariée. À ses côtés, Florinda Bolkan apparaît essentiellement en flash-back, en mondaine sado-maso qui se plaît à l’humilier et sait le voir tel qu'il est : un vieil enfant impuissant et ridicule.

Du grand cinéma politique, mais pas seulement. Un chef-d’œuvre qui plonge aux tréfonds du marécage humain.

Repost 0

Présentation

  • : Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • Le blog du West (l'Ouest, le vrai !)
  • : News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.
  • Contact

Recherche

Catégories

Liens