Samedi 4 août 2012 6 04 /08 /Août /2012 17:45

McQuade est un ‘Texas Ranger’, comme le sera ‘Walker’ après lui. Il est grand et légendaire comme John Wayne, taciturne et barbu comme Eastwood, baraqué comme Bronson, poilu comme Burt Reynolds et charismatique comme les quatre réunis. Seul tout petit problème, c'est Chuck Norris qui l’incarne !

« ŒIL POUR ŒIL » est un festival de ringardise pompière comme on en voit rarement dans une vie de cinéphile. Affublé d’un scénario qui aurait déjà du mal à remplir un pauvre 52 minutes télévisé, le film tâche d’iconiser le champion de karaté par tous les moyens possibles et imaginables. On filme un prologue à la Sergio Leone, la BO morriconise sans OEILaucun complexe, on l’entoure de partenaires en adoration devant lui, qu'ils soient femmes ou hommes. Quand Norris s’entraîne à tirer au Magnum, c'est torse-nu et en sueur, quand il fait l’amour à Barbara Carrera, c'est au ralenti sous un jet d’eau suggestif. Même sa voiture est dotée de superpouvoirs, au point de s’extirper du trou où on l’avait ensevelie d’un simple coup d’accélérateur. Son co-équipier (L.Q. Jones) et son supérieur (R.G. Armstrong) viennent de l’écurie Sam Peckinpah et ils lui servent docilement la soupe. Bref, McQuade n’est pas seulement un loup solitaire, c'est pas n'importe qui !

On peut ressentir – entre deux fous-rires incrédules – un fugace plaisir coupable pendant une petite demi-heure, mais le cirque dure trop longtemps et le brave Chuck n’a vraiment pas l’étoffe des héros. Avec son brushing, sa barbe bien taillée, son œil inexpressif, il traverse les scènes comme un zombie qui irait pointer à l’usine. Comme son Némésis est incarné par David Carradine, à peu près aussi dynamique que lui, la torpeur gagne peu à peu le spectateur le plus patient et c'est comme anesthésié qu’on ressort de la projection. Le ‘showdown’ final vaut son pesant de cacahuètes, avec Carradine refaisant ses mouvements désopilants de la série « KUNG FU » et Carrera se sacrifiant pour le Chuck avec une admirable abnégation. Le problème, c'est qu'il faut tenir jusque-là !

Ici s’achève donc l’exploration de la carrière de Mr Norris sur « WWW ». Merci de votre attention.

Par Fred Jay Walk - Publié dans : A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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