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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:00

LONG RIDERS (3)Loin des enjolivures hollywoodiennes de la version King Vidor, très éloigné aussi de la vision « rebelle sans cause » de Nicholas Ray, mais pas proche non plus de la démystification radicale de Philip Kaufman, « LE GANG DES FRÈRES JAMES » de Walter Hill propose une regard inédit sur l’histoire de Jesse James.

Avec un souci de réalisme maniaque, jusque dans le plus petit détail de décor ou de costume et une narration « impressionniste » captant comme au hasard des moments-clé de la vie des hors-la-loi,LONG RIDERS (2) assemblés en scénario à peine structuré, le film est entièrement centré sur l’attaque de Northfield. Celle-ci LONG RIDERSdevient une sorte d’apothéose et d’apocalypse clôturant en un bel hommage à Sam Peckinpah, un film introspectif, voire contemplatif.

Le ‘gimmick’ de choisir de vrais fratries pour incarner les frères James, Younger ou Ford est aussi vain que sympathique. Il est surtout efficace concernant James et Stacy Keach, dont la ressemblance physique est frappante. Les paysages verdoyants du Missouri sont magnifiquement filmés, la BO de Ry Cooder ajoute encore au réalisme de ce film qu’on a peine à qualifier de ‘western’ tant il semble ancré dans l’authenticité. Démarche que Hill aboutira avec la série « DEADWOOD » dont il réalisera le pilote bien des années plus tard.

D’un casting plutôt riche, se détachent David Carradine, qui n’a jamais été plus charismatique qu’en Cole Younger placide mais dangereux, le tout jeune Dennis Quaid en jeune crétin impulsif et l’excellente Pamela Reed en prostituée.

LONG RIDERS (1)

Le film est beau à voir, souvent même impressionnant, mais on du mal à entrer en empathie avec ses protagonistes. À force de les montrer tels qu'ils devaient être réellement, c'est à dire d’anciens garçons de ferme incultes transformés par la guerre en machines à tuer, Hill a pris le risque de les rendre antipathiques. C'est flagrant dans le portrait que James Keach offre de Jesse, un leader terne, inexpressif, dénué de tout charme ou même de folie. Une sorte de fonctionnaire du braquage de banque. Rien d’une légende vivante.

À mi-chemin du rêve d’un John Ford et du cauchemar d’un Cimino, Walter Hill filme en fait la réalité dans une lumière mythique.

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Published by Fred Jay Walk - dans WESTERNS U.S. ET ITALIENS
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