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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 18:54

FAUVE (1)Polar typique des seventies, « LE FAUVE » est d’abord un hommage au ‘film noir’ des grandes années et tout particulièrement au « GRAND SOMMEIL ». Le client qui engage le ‘privé’ Burt Reynolds le reçoit dans un bureau rendu glacial par la climatisation, comme leFAUVE (2) colonel recevait Bogart dans une serre surchauffée. La séquence où le même Burt séduit une libraire à lunettes très sexy est un clin d’œil direct à Dorothy Malone dans le film de Hawks.

Sorti de ce sympathique jeu de piste, « LE FAUVE » est à peu près incompréhensible – comme il se doit ! – et ressemble à s’y méprendre au ‘pilote’ d’une série TV, impression renforcée par la réalisation routinière de Buzz Kulik, vieux faiseur du petit écran et par une lumière assez moche.

Si le film vaut tout de même d’être vu, ce sera essentiellement pour la prestation de Reynolds, sorte de version U.S. de Belmondo : un cascadeur rigolard et séducteur d’une totale décontraction qui a du mal à se prendre au sérieux. L'homme est infiniment attachant, souvent drôle et il balance quelques répliques bien senties qu’on sent écrites sur-mesure pour lui. Le dialogue ‘hard boiled’ est d'ailleurs l’autre point fort du « FAUVE », avec le rire communicatif d’une Dyan Cannon qu’on n’a jamais vue aussi à son aise.

FAUVE

En respectant la vieille tradition de l’enquête embrouillée et que tout le monde semble comprendre sauf le spectateur, le film prend le risque de lasser et tente de se rattraper par de très (trop) longues poursuites à pied et en voiture, permettant au moustachu de sauter en l’air comme s’il était monté sur ressort. Évidemment, depuis on en a vu d’autres !

En tournant cette série B totalement dénuée d’ambition juste après son succès dans un classique du 7ème Art tel que « DÉLIVRANCE », Burt Reynolds laissait déjà pressentir les soucis qu’allait rencontrer sa carrière pendant encore plusieurs décennies.

À noter : un excellent générique-début montrant le héros se réveillant sur la table de billard lui servant de lit, auprès d’une totale inconnue, et tentant de démarrer sa journée malgré une gueule de bois carabinée.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE BURT REYNOLDS
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