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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 08:43

Si depuis deux bonnes décennies, Burt Reynolds n’apparaît plus que dans d’obscures séries B « straight to video », et des apparitions modestes dans des films à budget plus raisonnable (« DRIVEN »), on a tendance à oublier qu'il fut pendant de longues années, le n°1 incontesté du box-office U.S. avec ses films de cascades (« COURS APRÈS MOI, SHÉRIF »), et même qu'il fut un excellent acteur de comédies dans un registre proche de celui d’un Cary Grant (« MERCI D’AVOIR ÉTÉ MA FEMME »), et un réalisateur tout à fait honorable. Athlétique, rigolard, éminemment sympathique, Burt Reynolds a du sang indien dans les veines, et c'est peut-être ce qui l’a rendu si évident dans le western, même s’il n’en a pas tourné autant que cela.

Il apparaît d’abord dans la première saison de « RIVERBOAT », où il joue un matelot à bord d’un bateau à roue sur le Mississippi, puis tourne 50 épisodes de « GUNSMOKE » dans le rôle de Quint Asper, le forgeron métis du village. On le voit en chef indien dans « LE PROSCRIT », puis il part pour l’Espagne, tourner « NAVAJO JOE » dans un rôle d’Indien (toujours) vengeur et implacable. Hélas, ce n’est pas un des meilleurs films de Sergio Corbucci, même si Reynolds s’en sort très bien, grâce à ses dons acrobatiques. 

Encore et toujours métis, il fait un carton dans « 100 FUSILS », en voyou mexicain, devenant leader révolutionnaire malgré lui. « SAM WHISKY LE DUR » est une parodie, dans laquelle Reynolds est un agent du gouvernement timide et binoclard. Dans le téléfilm « LA JUSTICE DE SIMON L’INDIEN », un western moderne, Reynolds cherche à venger son frère assassiné. Il est un hors-la-loi miné par la mort de sa femme indienne dans « LE FANTÔME DE CAT DANCING », qui révèle une facette plus sombre de la personnalité de l’acteur, qui devait s’accentuer avec les années. Dans le joli « NICKELODEON », Reynolds est une vedette de westerns, à l’époque du Muet.

À la suite d’un accident, lors d’une cascade de « HAUT LES FLINGUES ! », dont il partage l’affiche avec son ami Clint Eastwood, Burt Reynolds connaît de graves problèmes de santé, et dégringole dans les sondages de popularité. C'est avec un statut plus modeste, qu'il va réapparaître peu à peu, sans plus jamais retrouver son succès d’antan, hormis le temps de « BOOGIE NIGHTS », où il est nommé aux Oscars.

Dans le western, on le revoit en trappeur hirsute dans « THE CHEROKEE KID », il joue un marshal dans le téléfilm « JOHNSON COUNTY WAR ».

Un personnage attachant, une sorte de Belmondo made in U.S., et qui ne se prenait probablement pas assez au sérieux pour perdurer comme un Eastwood, dont il fut le rival amical, pendant des années.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS WESTERN
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commentaires

Marc Provencher 01/04/2013 23:08

C'est même le mal radical, sans blague. Mais bon, pour en revenir à Burt Reynolds sa fin de carrière peu exaltante, un rôle secondaire, certes, mais hilarant et suave : dans 'Citizen Ruth', un
bijou de comédie satirique où il incarne le riche, vieillissant et perruqué "poster-boy" de la cause anti-avortement. (Et son alter ego dans le camp d'en face est nulle autre que Tippi Hedren, tout
aussi fausse jetonne que lui !).

Marc Provencher 30/03/2013 17:46

C'est le jour de la polémique d'oncle Marc.

Jay Walk écrit : « Burt Reynolds a du sang indien dans les veines.»

Bon. Articulons les termes du débat à partir de l'opposition particulièrement claire et nette de deux citoyens du territoire mohawk de Kahnawake (à portée de vélo de mon domicile montréalais).

Pour comprendre pourquoi ce débat - qui concerne l'humanité même de l'Homme, comme le dit si bien Lévinas dans un article de 1934 pour une fois compréhensible par le commun des mortels - pourquoi
ce débat primordial s'est retrouvé en ce point particulier du monde, il faut suivre pas à pas tout le "dossier" des expulsions du territoire mohawk de Kahnawake, qui revient périodiquement sur la
table depuis le début des années 70. Pour cela, je renvoie Jay Walk à un article de Rue89 (17/04/2010) "Des Blancs exclus d'une tribu indienne au Canada".

Vous pouvez choisir:

Ou bien Michael Delisle, Grand chef du Conseil de bande, favorable aux expulsions: «Nous sommes Mohawks par le sang. On ne devient pas Mohawk.»

Ou bien Tracey Deer, éditrice du journal 'Eastern Door' et opposée aux expulsions: «Ce sont les valeurs que l'on partage qui font de nous une communauté. Notre histoire, notre culture, notre
langage. Pas notre sang».

Par le sang, dit l'un. Pas par le sang, dit l'autre.

Tels sont les termes du débat. Mais évidemment, je crois que certains événements particulièrement sombres survenus en Europe au XXème siècle ont fait la preuve par l'absurde - c'est-à-dire en les
mettant en application - que les théories du sang ne tiennent pas debout.

Le peuple mohawk, comme n'importe quel peuple, n'est pas du tout une "race mohawk", donc il s'agit d'un fait de civilisation acquis du vivant de chaque individu et non d'un fait héréditaire qu'on
serait déjà à la naissance. Être indien c'est l'être devenu. Il n'y pas de "sang indien" pas plus qu'il n'y a de "sang juif" ou de "sang allemand".

Fred Jay Walk 30/03/2013 18:30



Euh... D'accord, Marc... Désolé... C'est un terme usuel.


Mais c'est mal. Maintenant, je me rends compte que c'est mal... Je me repens. Bien que je ne manque pas de sang froid, je sens que je vais me faire du mauvais sang, car bon sang ne saurait
mentir, bon sang !



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