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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 17:14

CONVICTS (1)Entre l’acteur Robert Duvall et le dramaturge Horton Foote, il y a une longue histoire qui commence avec « DU SILENCE ET DES OMBRES », le film qui marqua les débuts de DuvallCONVICTS au cinéma. Ils se retrouvent pour « LA POURSUITE IMPITOYABLE », puis pour « TOMORROW » que le CONVICTS (2)comédien considère comme son meilleur rôle. Ensuite, « TENDER MERCIES » lui vaut son premier Oscar et ils se retrouvent finalement pour « CONVICTS ».

Adapté par Foote lui-même d’une de ses pièces, ce drôle de huis clos se déroule en 1902 sur une plantation sudiste. Le propriétaire (Duvall, vieilli de vingt ans par le maquillage) cultive ses terres en faisant trimer des prisonniers, recréant à sa façon le « bon vieux temps » de l’esclavage de ses aïeux. Le film raconte sa dernière journée et sa rencontre avec un jeune garçon travaillant pour lui.

Ce n’est pas mal réalisé et l’écriture suinte l’authenticité, seulement pour être tout à fait honnête, il n’y avait pas là matière à scénario. Pendant 90 minutes, on assiste à la décomposition d’un vieillard dont les neurones sont littéralement bouffés par le whisky et sans doute par Alzheimer (même si ça ne s’appelait pas encore ainsi !). Il ressasse sans arrêt les mêmes obsessions, ne reconnaît jamais personne, sombre dans des gouffres de paranoïa, tire sur du gibier invisible et s’émeut devant des cadres vides, pitoyable fantôme du vieux Sud disparu. 

Duvall est absolument prodigieux, il fait un incroyable travail de composition. On ne doute pas une seconde qu'il ait vraiment l’âge de ce ‘Soll’ et son gâtisme n’a rien de surjoué. Il CONVICTS (3)provoque un véritable malaise. On finit par souhaiter qu'il meure, pour interrompre enfin sa diarrhée verbale soûlante. Face à lui, le petit Lukas Haas lui tient très bien tête et James Earl Jones a un rôle plus effacé d’ancien esclave préposé aux enterrements expéditifs.

« CONVICTS » est un film très ingrat et il faut une sacrée patience – et une immense admiration pour Duvall – pour le voir jusqu'au bout. Le rythme est totalement délaissé, les péripéties sont inexistantes, c'est un long monologue de ce grand acteur qui marche jusqu'au tombeau, en oubliant parfois jusqu'à son nom.

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Published by Fred Jay Walk - dans A LA FRONTIERE DE L'OUEST
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