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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 10:48

CONNERYL’Oscar du meilleur second rôle obtenu pour son rôle de vieux patrouilleur goguenard dans « LES INCORRUPTIBLES » fait de l’Écossais Sean Connery à plus de 60 ans, une valeur sûre du marché U.S. et l’arrache au cinéma européen dans lequel il faisait jusqu’alors des allers-retours plus ou moins couronnés de succès.CONNERY (5)

Comédien physique, d’une séduction faite d’un mélange de virilité agressive, d’autodérision, de candeur et d’une énergie inouïe, Connery tient de petits rôles en Angleterre à ses débuts : un camionneur bagarreur dans « TRAIN D’ENFER », un malfrat dans « LES CRIMINELS DE LONDRES », un trafiquant irlandais dans « LA PLUS GRANDE AVENTURE DE TARZAN », un reporter marié dont s’amourache Lana Turner dans « JE PLEURE MON AMOUR », un bon gars confronté aux Lilliputiens dans « DARBY O’GILL ET LES FARFADETS » (où il pousse la chansonnette !), un trouffion pour rire dans « 2 DES COMMANDOS », un racketteur sexy dans « L’ENQUÊTE MYSTÉRIEUSE ».

Il apparaît dans deux plans du « JOUR LE PLUS LONG » en soldat débarquant en CONNERY (1)Normandie, avant d’éclater enfin en 1962 dans « JAMES BOND 007 CONTRE DR. NO » où dans le rôle-titre de l’espion de sa Majesté, Connery fait preuve d’une présence ahurissante, qui en fait une superstar du jour au lendemain. Le contraste entre l’aspect bestial de l’acteur et les smokings de l’espion, n’a jamais été retrouvé par les interprètesCONNERY (3) ultérieurs du personnage.

Sean Connery incarne Bond sept fois en tout dans « BONS BAISERS DE RUSSIE », « GOLDFINFER », « OPÉRATION TONNERRE », « ON NE VIT QUE 2 FOIS », « LES DIAMANTS SONT ÉTERNELS », jusqu’à « JAMAIS PLUS JAMAIS » et cela faillit couler sa carrière. Mais l’acteur n’a jamais voulu se laisser enfermer dans ce rôle et accumule très tôt les performances diverses, souvent culottées : le business man amoureux d’une déséquilibrée de « PAS DE PRINTEMPS POUR MARNIE », l’héritier comploteur dans « LA FEMME DE PAILLE ». Il est extraordinaire en prisonnier irréductible dans « LA COLLINE DES HOMMES PERDUS », moins emballant en poète séducteur dans « L’HOMME À LA TÊTE FÊLÉE », en héros westernien dans « SHALAKO », ou en explorateur de « LA TENTE ROUGE ».

CONNERY (4)

À partir des seventies, Sean assume à la fois sa calvitie jusque là soigneusement camouflée et son accent chuintant de plus en plus prononcé : il tourne aux U.S.A. « LE GANG ANDERSON » en chef d’une bande de voleurs, joue un pithécanthrope à natte dans « ZARDOZ » (un rôle écrit pour Burt Reynolds), un colonel de l’Armée des Indes dans « LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS ». Il connaît une année 1975 faste avec trois de ses meilleurs rôles d’affilée : le Robin des bois perclus de rhumatismes de « LA ROSE ET LA CONNERY (2)FLÈCHE », le bandit berbère dans « LE LION ET LE VENT » où il a des répliques savoureuses (« Vous m’êtes une grande perturbation ») et le soldat de fortune dans « L’HOMME QUI VOULUT ÊTRE ROI », où il forme un tandem inoubliable avec Michael Caine.

Connery tourne énormément, parfois à tort et à travers, mais met souvent dans le mille. Il est excellent en ‘marshal’ de l’espace dans « OUTLAND : LOIN DE LA TERRE », en voleur élégant dans « LA GRANDE ATTAQUE DU TRAIN D’OR ». Avec l’âge il se spécialise dans les personnages de mentors autoritaires et charismatiques : le moine enquêteur dans « LE NOM DE LA ROSE », l’hidalgo immortel dans « HIGHLANDER » et sa première sequel, le père d’Indy dans « INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE » où Connery est un régal de chaque seconde, le patriarche cambrioleur de « FAMILY BUSINESS », le capitaine russe looké comme Nemo dans « À LA POURSUITE D’OCTOBRE ROUGE », le chercheur misanthrope dans « MEDECINE MAN », l’ancien as des services secrets évadé d’Alcatraz dans « ROCK ». Il est un avocat manipulé dans « JUSTE CAUSE » (excellent suspense injustement méconnu), un flic nipponisant dans « SOLEIL LEVANT », le roi Arthur dans « LANCELOT », le méchant Shakespearien de « CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR » où il s’attire les pires critiques de sa carrière et qui marque un peu pour l’acteur le début de la fin.

On le revoit en cambrioleur séduisant (à pratiquement 70 ans) dans « HAUTE-VOLTIGE », CONNERY (6)en producteur de TV atteint d’une tumeur dans « LA CARTE DU CŒUR » où il forme un beau couple avec Gena Rowlands, en prof jouant les pygmalions dans « À LA RENCONTRE DE FORRESTER », dans le rôle d’un poussif Allan Quatermain dans « LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES » qui sera son dernier film avant qu'il n'annonce sa retraite.

Sean trouve son meilleur rôle dans un de ses films les moins connus : « THE OFFENCE » où il est un flic londonien obsédé et frustré, d’une terrible ambiguïté. Une interprétation complexe et subtile dont on ne savait pas Connery capable.

À noter qu’il apparaît dans quelques ‘caméos’ : Agammenon dans « BANDITS, BANDITS », le roi Richard à la fin de « ROBIN DES BOIS, PRINCE DES VOLEURS » et dans son propre rôle dans « MEMORIES OF ME ».

Connery prête sa voix au dragon dans « CŒUR DE DRAGON ».

À la TV, Sean Connery incarne le boxeur sonné de « REQUIEM FOR A HEAVYWEIGHT », le jeune premier de « ANNA KARÉNINE ». À la fin des sixties, il apparaît dans un des sketches de « MALE OF THE SPECIES ».

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Published by Fred Jay Walk - dans LES ACTEURS CULTE DE "WWW"
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commentaires

lemmy 28/05/2013 12:01

J'ai revu "Les incorruptibles" de De Palma en blu-ray (très belle image). Que voilà un film qui vieillit bien. Sean Connery y est bien entendu impérial. Sa scène finale dans "Les incorruptibles"
est impressionnante et pour le moins marquante (D'après les bonus Connery a détesté filmé ce mitraillage).

Fred Jay Walk 28/05/2013 12:30



J'aime bien sans adorer.


Il faudrait que je le revoie. Mais bizarrement, je m'en souviens parfaitement alors que je ne l'ai vu qu'une fois... Curieux !



VAL 16/12/2011 22:48

Je vient juste de voir ce chef-d'oeuvre de John Huston : ces deux roublards de Connery et Caine s'en donnent à coeur joie, et ça se sent...j'ai passé une excellente soirée (deux grands films le
même jour, ça fait du bien).

DANIEL 14/12/2011 16:31

Tu ne vas pas etre décu avec "L homme qui voulut etre roi",c est un véritable chef d oeuvre!Connery fait aussi une belle composition dans "Les incorruptibles" mais c est vrai que sa fin de carrière
est plutot passable mais on a vu pire...bien pire!!

VAL 14/12/2011 11:02

Je viens juste de commander "L'homme qui voulut être roi" et "La rose et la flèche"... et de recevoir le livre de Michael Caine : c'est déjà Noël pour moi :-) !

VAL 13/12/2011 18:11

N'ayant jamais été fan des "James Bond", je n'ai découvert Sean Connery qu'en...1986, dans "Highlander" (mieux vaut tard que jamais) ; autant le dire, je n'ai pas encore vu tous ses films, mais je
l'ai énormément apprécié dans "La rose et la flêche" (superbe), "Le nom de la rose", et mon préferé, "Indiana Jones, la dernière croisade". J'adore aussi son apparition à la fin du "Robin des Bois"
de Kostner.
J'ai été déçue par "La ligue des gentleman extraordinaires" : j'ai trouvé que c'était beaucoup de bruits pour rien (je suis sortie du ciné avec un gros mal de tête).
Enfin, s'il y a un film de Connery que je rêve de voir depuis très longtemps, c'est bien "L'homme qui voulut être roi" (allez savoir pourquoi, j'ai toujours raté ses diffusions à la TV).

Fred Jay Walk 13/12/2011 21:31



A quelques rares exceptions près, la fin de carrière de Sean n'a pas été à la hauteur du bonhomme. Dommage...


Mais il est magistral dans "L'HOMME QUI VOULUT ETRE ROI".



claude kilbert 10/12/2010 16:02


J'ai un bon souvenir du filme Brooks, c'était une charge contre les médias et la politique US, cela reste d'une actualité brulante! Il y avait de bon second rôle comme Robert Conrad en général
parano, henry Silva en leader charismatique gay et Leslie Nielsen en candidat à la présidence (caricature de Reagan)obsédé par les jeunes demoiselles...
Le titre original du filme est "Wrong is rignt" tout un programme! Bonne journée à tous.
Le titre original du filme


Zach 10/12/2010 14:27


Et "Meutres en direct" de Richard Brooks, est-ce que la rencontre de ce grand réalisateur et ce cher Sean a donné un film intéressant ?


Fred Jay Walk 10/12/2010 15:09



Ce n'est pas nul, mais très confus et la satire des médias est lourde. Brooks n'était déjà plus à son top.


Le dernier plan où Connery arrache sa moumoute face caméra est très savoureux. Peu d'acteurs ont eu ce cran-là !



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