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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 11:22

Il fit d’abord ses armes comme scénariste, enrôlé par John Wayne au sein de sa production Batjac. Et son premier script demeure un de ses meilleurs « 7 HOMMES À ABATTRE », mêlant une aventure classique, à une psychologie poussée et complexe des protagonistes. Burt Kennedy poursuivit sa collaboration avec le réalisateur Budd Boetticher pour la plupart de ses westerns avec Randolph Scott, atteignant le sommet de son art avec « L'HOMME DE L’ARIZONA », au dialogue ciselé, d’une diabolique intelligence. Ses personnages de méchants se distinguent toujours par leur humour grinçant et leur fondamentale ambiguïté.

Il se lance dans la mise en scène en 1961 avec un plutôt raté « THE CANADIANS », avec Robert Ryan. Il se console à la télé, et revient en ’64 avec « À L’OUEST DU MONTANA », où se précise son goût pour le mélange des genres, et tout particulièrement la comédie débridée. « LE MORS AUX DENTS » est un western moderne, dans lequel Kennedy emploie deux stars vieillissantes comme Henry Fonda et Glenn Ford. Il retrouvera le premier pour « WELCOME TO HARD TIMES », un très bizarroïde western quasi onirique, se prenant très au sérieux. Au même titre que la médiocre sequel « LE RETOUR DES 7 », où Kennedy démontre cruellement ses limites, incapable de transcender un matériau moyen, comme aurait peut-être pu le faire un John Sturges.

« LA CARAVANE DE FEU » et « LA VENGEANCE DU SHÉRIF » mêlent action et comédie, sans convaincre. Mais « NE TIREZ PAS SUR LE SHÉRIF » trouve enfin le ton juste, la « petite musique » que recherchait manifestement Kennedy depuis des années. Et James Garner, roi de l’humour pince-sans-rire, semble l’acteur idéal pour le réalisateur. Il le ré-emploie d'ailleurs dans « TUEUR MALGRÉ LUI », et… se plante royalement.

« UN HOMME FAIT LA LOI » et « UN BEAU SALAUD » (une horreur !) sont des échecs, et commencent à sentir le 3ème Âge. L’étrange copro « LES DYNAMITEROS » est plus intrigante, utilisant un casting étonnant. « UN COLT POUR TROIS SALOPARDS » tutoie le kitsch qui tue, mais s’en sort magnifiquement, jusqu'à devenir un authentique film-culte, grâce à la figure héroïque-érotique créée par Raquel Welch. « LES VOLEURS DE TRAINS » lui fait retrouver John Wayne, et Kennedy adopte étonnamment un style dépouillé à la Boetticher.

Il finit sa carrière à la TV, avec « WILD WILD WEST REVISITED » et « MORE WILD WILD WEST », revivals plus ou moins réussis des « MYSTÈRES DE L’OUEST », avec le cast d’origine. Il signe « THE ALAMO : 13 DAYS TO GLORY » avec Brian Keith (Crockett), James Arness (Bowie) et Alec Baldwin (Travis).

« LE DERNIER WESTERN », n’est pas tout à fait son dernier western, puisque Kennedy signe encore « COMANCHE », dont le héros est un cheval, survivant de Little Big Horn.

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Published by Fred Jay Walk - dans LA MYTHOLOGIE DU WEST
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