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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 20:28

COPS ROBBERSONS (1)

On imagine tout à fait le brainstorming entre producteurs qui a donné naissance à « COPS & ROBBERSONS » : comment exploiter le succès d’un vieil acteur de 75 ans reconvertiCOPS ROBBERSONS (2) dans la comédie et récemment oscarisé ? En l’associant avec un autre comique, déjà : Chevy Chase succédant à Billy Crystal et en pondant un ‘pitch’ vite-fait, sorte de remake de « BEETHOVEN » où Jack Palance ferait office de saint-bernard au sein d’une famille dysfonctionnelle.

Car il faut bien reconnaître que la seule et unique raison d’être de ce film n’est autre que Palance. En flic grognon et asocial, il s’en donne COPS ROBBERSONSà cœur-joie et réinvente son image de tueur exalté en la transformant en papy gâteau. Bourru certes, mais si touchant au fond.

Lâché en roue-libre, l’acteur feule ses répliques, pousse des grognements de lion, plisse le nez, mâchouille ses clopes roulées à la main et joue les terreurs sans plus faire peur à personne. Il en devient même assez touchant et justifie à lui seul qu’on aille jusqu'au bout de ce film résolument pénible.

Car en face du vétéran, le pauvre Chevy Chase fait pâle figure en quidam fan de séries TV. Comme s’il savait d’avance qu'il n’a aucune chance d’exister, il n’essaie même pas et traîne une mine lugubre, une mollesse rédhibitoire. Dianne Wiest est heureusement plus amusante et sa scène finale est même franchement drôle : « N’oblige pas maman à le répéter deux fois », dit-elle en braquant un fusil à pompe sur le méchant !COPS ROBBERSONS (3) Les seconds rôles comme Robert Davi ou Richard Romanus, ne sont manifestement pas très doués pour le comique.

Comédie familiale à « high concept », « COPS & ROBBERSONS » manque d’âme et de spontanéité, on a presque l’impression d’assister aux réunions entre auteurs, en regardant le film. Une idée piquée ici, l’autre là, un clin d’œil bien lourdingue à « HAWAII, POLICE D’ÉTAT », un autre à la cérémonie des Oscars (une photo de Palance faisant des pompes sur un bras, au générique-fin), emballez, c'est pesé.

Reste que pour le fan du vieux « Jack the Knife », subsistent quelques instants délectables, un soupçon d’émotion et le plaisir de voir ce vieux de la vieille s’offrir un dernier tour de piste.

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Published by Fred Jay Walk - dans LES FILMS DE JACK PALANCE
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