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Grand gaillard bâti en armoire à glace, au cou de taureau, à la bonne tête d’Italien, Victor Mature s’est fait connaître par le péplum, et fut un Samson parfaitement casté. Son jeu simple et – il faut bien le dire, souvent limité à de curieux mouvements de cuir chevelu –
l’a fait traiter de « pithécanthrope » par les auteurs de « 30 ANS DE CINÉMA AMÉRICAIN ». S’il a toujours été un peu lourdingue, parfois pachydermique, Mature fut un comédien éminemment sympathique, et il a prêté sa silhouette massive à quelques westerns.
Il trouve son meilleur rôle dans « LA POURSUITE INFERNALE », où il campe un Doc Holiday inattendu mais crédible, créant un parfait contrepoids à la
finesse retenue d’Henry Fonda. On le revoit en fils d’un général cherchant à laver l’honneur de son père dans « MASSACRE À FURNACE CREEK », en lieutenant de cavalerie dans « LA BRIGADE GLORIEUSE », il devient « native » pour incarner Crazy Horse dans « LE GRAND CHEF », joue un homme des bois bagarreur dans « LA CHARGE DES TUNIQUES BLEUES », un ancien officier sudiste dans « ESCORTE POUR L’OREGON ».
Mais l’essentiel de sa fin de carrière se situa plutôt du côté des films « de barbares » italiens, où Mature qui était selon les mémoires du réalisateur Richard Fleischer, un monsieur très douillet, exposait ses pectoraux vieillissants.
Un peu le Stallone de son époque…
D'ailleurs, « Sly » qui était un admirateur de Mature, faillit monter un remake de « LA RIVIÈRE ROUGE », où ils auraient partagé l’affiche. L’a-t-on échappé belle ?