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News, photos, critiques films et DVD, avis et commentaires sur le cinéma populaire, ses stars, ses mythes, mais aussi sur les séries TV et quelques à-côtés.

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"PARANOÏAQUE !" (1963)

PARANO (2)Il faut bien dire que le ‘package’ proposé par « PARANOÏAQUE ! » est alléchant : un sujet à la Daphné Du Maurier, avec secrets de famille, revenants, inceste et suicide à la clé, le nom magique de la firme Hammer à la production et la présence toujours bienvenuePARANO (1) d’Oliver Reed en tête d’affiche.

Freddie Francis fut un immense directeur de la photo et un réalisateur compétent, sans plus. Aussi l’image et les cadrages en Scope sont-ils soignés et imaginatifs, mais le film lui-même est un catalogue de clichés dont la plus insigne faiblesse est une direction PARANO (3)d’acteurs pour le moins flottante. Les actrices minaudent jusqu'à l’exaspération (Janette Scott), cabotinent éhontément (Sheila Burrell en tantine givrée) ou affichent une gaucherie éprouvante (Liliane Brousse). D’un cast masculin tout aussi désolant, l’ami Reed n’a aucune peine à surnager, même si, manifestement pas dirigé du tout, il se laisse aller à des excès qui prêtent parfois PARANOà sourire. Il faut l’avoir vu péter un plomb après que son « frère » ait échappé à une tentative d’assassinat, et littéralement « bouffer le décor » en mordant dans les rideaux !

Il est néanmoins intéressant de le voir, jeune et mince, jouer un alcoolique incontrôlable et un émule de Norman Bates, comme nous le révèlera le dénouement. On note aussi au passage que c'est un des derniers films où Reed apparaît sans la vilaine cicatrice qui lui abimera le visage cette même année 1963, à la suite d’une bagarre.

On peut voir « PARANOÏAQUE ! » (avec un point d’exclamation) pour son ambiance de falaises fouettées par le vent, son noir & blanc contrasté, pour ses tentatives maladroites de faire basculer le film dans l’horreur pure et simple et le gothique, alors que le scénario n’est au fond qu’un mélodrame vaguement freudien aux ressorts usés.

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