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Écrit par Stirling Silliphant qui fera ses preuves quelques années plus tard, réalisé par le bon faiseur de séries B Phil Karlson, « ON NE JOUE PAS AVEC LE CRIME » flirte avec le
« caper movie » (film de braquage) et le film noir sans jamais se décider tout à fait et monte un soufflé qui met longtemps à se mettre en place pour décevoir quelque peu à la fin.
L’originalité vient de l’identité des apprentis-braqueurs, une bande d’étudiants infantiles qui organisent le hold-up d’un casino à Reno dans le seul but de s’amuser. En oubliant que l’un d’eux est un vétéran de la guerre de Corée, revenu du front plutôt dérangé et qui emporte un revolver à l’insu de ses copains.
Si le scénario se traîne un peu, le dialogue est vif est souvent amusant, et l'image possède ce look particulier des photos noir & blanc de l’époque. Le casting est faible, tout particulièrement les rôles principaux : Guy Madison, Kerwin Matthews et même Kim Novak aussi gauches et inexpressifs les uns que les autres, qui
empêchent qu’on éprouve la moindre empathie pour leur problèmes. Heureusement, Brian Keith est excellent dans le rôle du psychopathe et ses crises de violence sont impressionnantes, le défigurant complètement. On reconnaît de bons seconds rôles comme William Conrad en employé du casino, John Larch en flic et la sexy Jean Willes, draguée par Keith, au début du film.
« ON NE JOUE PAS AVEC LE CRIME » est une agréable série B bâtie sur pas grand-chose, qui ne laisse guère de souvenir mais annonce les « OCEAN’S ELEVEN » à venir.